Pique Longue du Vignemale depuis Ossoue : conditions idéales !


Pique Longue du Vignemale

Plus haut : 3300 m (Pique Longue du Vignemale)
Dénivelé montant/descendant : 1690 m
Distance parcourue : 17,2 km
Sortie familiale avec Maïlys, Mathieu et Bernard 
Météo idéale : grand beau, température agréable, léger vent du nord rafraichissant.
Date : 17 juillet 2021

Trente-cinq ans après sa montée en solitaire, la « Pique Longue du Vignemale » est enfin, à nouveau, au programme du randonneur-chroniqueur. Souvenirs diffus d’un long cheminement « facile », entre le barrage d’Ossoue et le glacier éponyme, pour finir au sommet sans difficulté.
Trente cinq ans plus tard, le glacier est toujours là. Il a maigri et s’est retiré des pentes qui l’entourent. Résultat : un rapaillon final, pour atteindre le sommet, bien plus long que lors de la première édition. Un instant totalement oublié à cette époque là ! Aujourd’hui, main au rocher un long moment avec du monde devant (pierre) et derrière (cailloux). Les pyrénéens parlent de cailloux quand les alpins parlent de pierres. Izards ou chamois : same, same but different.
Une première pour Maïlys et Mathieu, contents de gravir le sommet des Pyrénées françaises : 3300 m. Un chiffre rond atteint uniquement à la condition de se positionne sur le cairn final, les mains tirées haut vers le ciel. Sinon les géographes attribuent mesquinement, à votre exploit, 3298m !

3 des 7 grottes du comte Henry Russell

Dans la même veine, l’homme aux 7 grottes – nous en verrons 5 -, le comte Henry Russell, aurait fait réaliser, au sommet, un cairn de plus de 2 mètres pour atteindre la barre des 3300. Il n’en reste rien. Vents contraires.

Beaucoup de monde sur la trace de la voie normale. Souvent peu ou mal équipé comme cette équipe de 4 jeunes, qui n’ayant que 2 paires de crampons, se les partage ! Essayez donc de monter sur un glacier avec soit un crampon amont, soit un crampon aval ! Heureusement, il n’y a ni taule, ni glace sous les pieds. Neige humide, couleur Sahara, seulement. Neige du sud.
Sous le sommet, la séquence « main au rocher » impressionne plus d’un. Pour autant, les prises sont nombreuses et souvent bien solides. Pas toutes toutefois. Quelques cailloux partent sans gravité. Quelques randonneurs encordés. Maïlys et Mathieu à l’aise.
De la vue au sommet que dire ? Tous les grands de ce petit monde pyrénéen sont autour de nous. En mentionner un : ce sera… un col tout proche. Celui de Cerbillona, 3198 m, avec ses quatres cercles de pierres délimitant des aires de bivouacs et, à coté, les trois grottes Russell qui dominent le glacier. Etonnant.
Pause déjeuner et contemplation. Anxiété aussi pour certain, le rapaillon, à redescendre, est juste sous nos yeux. Il nargue les « alpinistes ».
Descente, souvent face à la pente. Plus sur, même si certains sont tentés par un toboggan aléatoire !
Traversée retour du glacier d’Ossoue sans difficulté. L’eau de fonte surgit, de temps à autre, au-dessus de la glace, puis reprend son cheminement souterrain. Fin prochaine d’une époque ? Magie éphémère des glaciers.
Sous le Petit Vignemale (3032) fin du glacier. Place à la rocaille, sillonnée de cheminements qui vont dans tous les sens. Certains montent vers la Hourquette d’Ossoue, d’autres vers le col des Gentianes.

9 juillet 2015

Passage du Barranco d’Ossoue. Sur une langue de neige, quelques brebis se rafraîchissent les pattes… à moins qu’il ne s’agisse que de tuer, par le froid, de mauvais parasites ! Bizarre, ils sont moins d’une dizaine. Le 9 juillet 2015, lors de la traversée des Pyrénées, par la HRP, du randonneur-chroniqueur, il y en avait bien plus. De même pour la neige.
Des « trailers » pressés nous dépassent. Le premier fait brailler une bruyante musique rythmée pour se donner… du rythme. Les autres suivent, les yeux fixés sur le chemin. Ils ne voient ni les moutons, ni les magnifiques iris qui tapissent les Oulettes d’Ossoue. Seul compte pour eux, éviter la chute. On les comprend : vive la lenteur !
Arrivée au barrage. Satisfaction pour le trio. Une belle journée. Conditions idéales. Déjà, la montée à l’Anéto se dessine.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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