J 48 Lizuniaga – Hendaye par La Rhune : The end of my HRP !


La Rhune depuis Lizuniaga

Il aura fallu parcourir 922,7 kms, avec un dénivelé grimpant de 49.844 mètres, en 48 étapes (dont 3 doublées) pour achever une traversée des Pyrénées, Banyuls à Hendaye, par la HRP. Réalisée à moitié en solitaire et à moitié avec mes amis ariégeois, Connie et Jérome, cet exercice restera un souvenir à part dans ma vie. Pour comprendre : « Préparez vos basket… and just do it ! »
Deux remerciements : un pour ma femme qui a su accepter mes absences. Il a fallu tout de même 15 jours/2014, 15 jours/2015, 10 jours/2016 avec un arrêt prématuré à Roncevaux suite à un problème de santé. Une traversée reprise et terminée par 4 derniers jours en 2017.
Un autre pour Mariano qui, sachant que je partais en solitaire, m’avait initié à l’utilisation d’un GPS qui m’a permit de marcher en « tout confort » d’orientation.
De la dernière étape, réalisée avec Mathieu, copain de ma fille Charlotte, il faut retenir qu’elle est belle et la plus longue de la traversée : environ 30 kms. Jusqu’au bout le « challenge » vous suit !
La montée par l’est de La Rhune permet de découvrir une montagne plus escarpée que lors de son « ascension », bien connue des français, depuis le nord, par Ascain ou le col de St Ignace.
Au sommet, des randonneurs et touristes arrivent de partout. L’ambiance est à la détente avec la pluie absente. En Pays Basque, ce n’est pas vrai qu’il pleut toujours ! « Cafecito » dans une des ventas qui jouxte les antennes relais.
Longue descente, par la partie sud de La Rhune, pour arriver à un col d’Ibardin qu’il faut vite oublier. « Paradis » des ventas, le lieu est assailli de touristes à la recherche de bonnes affaires. Un monde « cheap ». En Andorre, lors de la traversée, ce pénible moment avait été évité. Une bonne chose.
Passé Ibardin et ses « marchands du temple », nous rejoignons le GR10. Les cheminements tranquilles, souvent en ligne de crête, permettent de belles vues vers le golfe de Gascogne, Hendaye, Saint Jean-de Luz, Bayonne, la côte landaise et le Pays Basque espagnol. Une longue descente « cool ».
Arrivé à Biriatou, nous demandons à un habitant, dont la maison est longée par le GR10, s’il veut bien remplir nos gourdes d’eau. Il nous demande d’où nous venons et devine de suite qu’il s’agit de la HRP. Fier – et il peut l’être ! – il nous annonce qu’il est le premier basque du nord à avoir gravi les 129 sommets de plus de 3000 mètres des Pyrénées et qu’il se prépare à une traversée des Pyrénées aller… et en retour. Il prévoit 26 jours pour l’aller. J’en ai mis 48. Baah, il ne saura pas en profiter aussi bien !
Il nous reste 4 ou 5 kms à réaliser, nous le quittons rapidement. La discussion aurait pu se prolonge toute la journée. On rencontre des gens extraordinaires partout !
La « périf » d’Hendaye, avec toutes ses petites maisons au style basque bien léchées, est bien plus belle que celle de Banyuls. Une heureuse surprise. Reste la traversée des pensums : l’autoroute, la nationale puis la voie de chemin de fer.
Descente vers la mer, en longeant la baie d’Hendaye, et arrivée au Casino qui fait face à l’Atlantique. HRP terminus. Le GPS marque -3 m. Nous sommes sous l’eau !
Photo souvenir face à la mer et aux surfeurs. Un look un peu décalé avec nos sacs à dos et bâtons parmi les badauds du dimanche qui déambulent et mangent goulûment leurs glaces artisanales.
Reste à attendre la famille qui, à 16h, est encore les pieds sous la table dans la célébre « Sidrería Petritegi Sagardotegia » à Astigarraga. Vive la marche et vive la montagne. A chacun sa vérité !

– par Bernard Boutin

Nota :
– Le verdict du GPS, Lizuniagoa-Hendaye : 4,2 k/h, 7h de marche, 9h10 de rando, 29,8 kms parcourus, 1246 m de dénivelé positif, plus haut : 893 m, plus bas : -3 m.
– Les étapes précédentes de la traversée des Pyrénées, d’est en ouest, c’est ICI
– Crédit photo : Bernard Boutin
 dit Beñat64
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Fin de traversée : plage d’Hendaye !

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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