Néouvielle en boucle : Vieille neige pour vieux mecs !

Belle perspective de la descente depuis le Néouvielle

Départ : chez Louisette à Barèges pour étape au refuge de la Glère
Destination : pic du Néouvielle (3085m)
Arrivée : parking de Tournaboup/Barèges
Qui : collective de 4 du CAF de Pau et de la vallée d’Ossau
Météo : de menaçante le 16 à (trop) chaude le 17

« Vieille neige pour vieux mecs » : « Vieille neige », traduction française du gascon Néouvielle. Quand aux « vieux mecs », le plus vieux, c’est mézigue. Se rapproche inexorablement de la barrière des 70 ! Il souffrira un peu dans cette sortie « hors-catégorie ». Les autres, à plus ou moins 60 (Michel Thomas et Patrick Sicé), ne sont pas non plus de petits jeunots. Ils démontreront que l’expérience compense largement les effets du temps qui passe.
Dernier de la troupe : Jérome Bonnemason. Un « petit jeune » remarquable de 37 ans qui fera toute la sortie avec un seul bâton. Essayez-donc de monter intégralement, sur vos skis, à la brèche de Chausenque avec un seul « pole » ! Bravo Jérome qui sait largement compenser son handicap.
15h45 : départ du parking, à deux pas de chez Louisette, institution barégeoise. Ciel menaçant. Pause dans la pluie toutefois. Remontée de la vallée de la Glère. La neige recule vite. Le portage alterne avec la glisse.
Sous les pentes qui conduisent au barrage et au refuge, le brouillard nous rattrape. Atmosphère humide. Grosses gouttes sur le front. Le bruit sourd d’une avalanche envahit la vallée. Impossible de savoir où elle descend ! Instinctivement nos yeux se tournent au-dessus de nous. Accélération et espacement des effectifs (avec des gradés dans la troupe, il faut adapter la terminologie !). Dans le brouillard, le refuge se dévoile. Etape pour la nuit.
Une heureuse surprise que ce refuge. Beau bâtiment. Très propre, très bien entretenu. Un dortoir nickel avec des couvertes propres et taies d’oreillers « fraiches ». Eau chaude et électricité. Remarquable. Pourtant, il est à 3 ou 4 heures de marche en hiver !
Repas inespéré : soupe de légumes (comment les carottes sont-elles montées là?). Boeuf en daube. Fromage du pays aux herbes et noix (façon cidrerie basque), dessert aux amandes. Béatrice Caucat, gardienne, fait un travail remarquable. A visiter et revisiter. 40 euros la demi-pension pour les Cafistes. Imbattable rapport qualité/prix.
5h30 : réveil au son du clairon ! (blague). 6h déjeuner généreux. Miel de la vallée. 6h45 départ alors que les tous premiers rayons du soleil caressent le massif du Néouvielle.
Progression facile sur une neige « ferme ». Couteaux jusqu’au sommet de la brèche de Chausenque. Pour qui ne la connait pas, la brèche est un bel exercice en Z où l’on trace au milieu des galettes de neige qui l’ont envahie. Au moment de virer, elles ne simplifient pas la vie. Les pentes entre 35 et 40° ajoutent au charme de l’exercice. Je plante la main pour tourner ! Plus commode.
Jérome casse un couteau puis le second. Ils n’avaient que 2 ans d’âge. Il passe tout de même avec un self-contrôle rare.
Brèche atteinte : 2790m.
Dépeautage et descente vers les pentes nord de l’ancien glacier du Néouvielle. Repeautage et montée en larges virages. Plutôt sympa et tranquille après l’exercice de la brèche.
Sous le sommet, la progression se complique. Les derniers mètres sont impossible à parcourir à ski. Crampons, piolet et c’est parti pour tracer dans une neige qui s’enfonce bien volontiers. Court couloir terminal demandant attention et l’exigu sommet est atteint (11h25). Pas place pour une collective de 12 ! Photo session. Le premier 3000 à ski de Jérome. Le premier Néouvielle à ski des autres.
L’heure avance et, avec elle, la chaleur. La neige, peu stabilisée sur tout le cheminement retour, impose un « rythme » : descendre le plus vite possible. « Pour la neige de printemps, c’est semaine prochaine » annonce Michel qui installe une corde pour « passer à l’ancienne » le couloir terminal. Gain de temps indiscutable.
Descente à ski, toujours sans tarder, vers la Hourquette d’Aubert. Neige de plus en plus lourde. Plein les cuisses. Sous la Hourquette, repeautage pour 35m80 de dénivelé ! Les GPS, c’est imparable… Toujours pas de pause casse-croûte. Il est 12h56. Le petit déjeuner remonte à plus de 6 heures. « On fait la pause là-bas au sapin. La pente nord est délicate. Mieux vaut la passer le plus vite possible » (à nouveau). Espacement. Descente, dans une neige très sympa, pour atteindre l’objectif : un petit promontoire (2300m) en direction Dets Coubous. 13h10 : début d’une bonne demi-heure de pause bien méritée.
Retour sans difficulté particulière. Des « baleines » nous menacent sur les fortes pentes, situées sous le lac Dets Coubous. Passage espacé sans perte de temps. Traversée du pont sur le gave d’Aygues-Cluses.
Long cheminement dans la vallée conduisant au parking de Tournaboup. Entre glisse et portage. 14h45 : « The End » pour une très belle boucle de 1709m de dénivelé et 23,4 km.
A Tournaboup, les skieurs sont partis. Les touristes sont déjà là. C’est pourtant si laid. « Montez donc voir du côté du Néouvielle »…
Une sortie plébiscitée par toute de la troupe. Un grand merci à notre chef et maître Michel.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1466 m (pk de Tournaboup), le plus haut : 3085 m (pic Néouvielle), dénivelé montant et descendant : 1709 m, distance parcourue : 23,4 km, durée de la sortie : 8h le deuxième jour.
– Encadrant : Michel Thomas
– Participants : Jérome Bonnemason, Patrick Sicé et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
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la trace du jour

le profil du jour

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pic Durban : première rando pédestre 2018

Au fond le Jaoüt

Départ : parking fond du plateau de Castets (918m)
Destination : pic Durban (1699m)
Qui : Maïlys et Bernard Boutin, Didier Mazoin
Météo : « sol y sombra » avec faible luminosité

Le pic Durban est devenu un classique pour marquer les premières sorties pédestres de printemps. Maïlys m’accompagnait dans cet exercice en 2017. Cette année, Didier Mazoin se joint à nous.

Une belle sortie avec de superbes vues sur la vallée de Pau jusqu’à Tarbes par la plaine de Nay. Pour plus de détails, se reporter au compte-rendu 2017.

A plus sur les pentes

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 918 m (pk au plateau de Castets), le plus haut : 1699 m (pic Durban), dénivelé montant et descendant : 1050 m, distance parcourue : 12,7 km, durée de la sortie : 5h40
– Participants : Maïlys et Bernard Boutin, Didier Mazoin
– Les randos d’avant : c’est
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Arre Sourins : boulettes, fissures, corniches et autres soucis.

Direction l’Arre Sourins : les Bécottes cachent le Sanctus

Départ : Gourette
Destination : Arre Sourins
Qui : collective du CAF de Pau et de la vallée d’Ossau
Météo : Trop chaude

7 h, Pont d’Oly : la collective attend un absent. 10 minutes passent. Par portable, connexion à l’agenda pour se rendre compte que le « no-show » s’est désinscrit. Quand ? On ne sait. Départ avec retard !
A Louvie-Juzon, Jean-Pierre, encadrant de la sortie, nous rejoint. Coup de colère : « si j’avais su, j’aurais pu valider B. qui était en attente ! » Un petit coup de fil de « no-show » à l’encadrant aurait été utile. Pas sympa.
Une collective de la vallée d’Ossau embarque pour la même destination. Salutations. Sympas de retrouver nos amis ossalois. Minutes supplémentaires de retard.
A Laruns, Olivier, nous rejoint : pause-pipi, boulangerie, nouvelle rencontre et compteur qui tourne.
A force de minutes perdues, là-haut, quand les boulettes rouleront en masse devant nous, nous regretterons un départ tardif.
Gourette, parking sous les Chalets des Jonquilles. Pendant que nous nous préparons, les ossalois sont déjà sur les pentes de la « glacière ». Ils ont mis le turbo. On ne les verra plus. Peut-être voulaient-ils nous signifier « ici, on est chez nous ! ».  Sourire.
Couteau de rigueur suite à un regel de fin de nuit. Progression en accordéon. Sous les pentes du Pène Sarrière, des coulées ont tracé leur voie. Les corniches sur la crête n’attendent qu’un réchauffement pour faire de même.
Un animal a devisé. Une longue trace rouge sur la neige identifie sa glissade. Mort, abimé dans sa chute, on dirait un chevreau. Que fait-il ici ?
Le pic des Bécottes, qui cache le Sanctus, capte les premiers rayons du soleil. C’est beau : photo !
La progression avance sans difficulté. Passons quelques coulées anciennes. La chaleur grimpe rapidement.
A l’embranchement lac d’Uzious/lac d’Anglas, la collective fait un 90° à droite pour monter sur les pentes fermes qui conduisent à Anglas. Séance en Z. Reste plus qu’une longue traversée pour atteindre le ressaut derrière lequel se trouve le lac d’Anglas.
Des boulettes descendent en continu. Il n’est pourtant que 10h passé ! La pente est martelée de leur trace sautillante. Pas une, pas dix, des centaines de boulettes. Les yeux se tournent vers le haut : corniches, fissures nous dominent. Le soleil tape de plus en plus. Crème solaire.
Jean Pierre consulte sa carte. Evalue. Soupèse : « Passer maintenant : c’est possible. Descendre dans 3 heures environ, par le même cheminement, c’est risqué et il n’y a pas d’alternative possible… ».
Monter directement par le couloir menant à l’arrivée du télésiège des Fontaines de Cotch est envisagé. Trop de corniches aussi. Retour décidé. Unanimement même si pas de gaité de coeur.
Une vieille douleur au mollet gauche de Mézigue, datant du séjour à Val Meira, s’est réveillée. Le retour trouve là une autre raison d’être.
Quelques beaux virages avant la longue traversée vers le haut de la piste de la Glacière. Elle porte bien son nom : au lieu d’une belle piste damée, c’est plutôt une patinoire inégale et bosselée qui nous attend. Tôle qui peut !
Déjeuner aux Crêtes Blanches. Sylvie offre une tournée générale de canelés. Excellents! Les encadrants vont s’arracher sa présence. Attention, Sylvie n’ira qu’avec ceux qui la valident tôt. Il lui faut du temps pour préparer la pâte !
Pour arrondir le dénivelé, la collective monte, à ski, jusqu’au Turon de l’Ausetch Lounc, au dessus du col de l’Aubisque. Sur la digestion : quel courage !
Mézigue, boitillant, prend ses quartiers au bar des Crêtes Blanches. Les gérants, Jean-Jacques Espiaube et son épouse, sur place depuis 1966, connaissent tout de la vallée et de ses petits secrets. Ils ont l’ensemble du massif calcaire de Gourette sous leurs yeux et rien ne leur échappe : « Le gypaète qui vient de passer niche au Cézy où il y a un couple !!! Il y en a un autre sur l’autre versant de l’Aubisque. »
Retour de la collective. Pot de fin de sortie sur place. Les gérants, peu habitués à voir des randonneurs à ski faire étape chez eux, sont tout ouïe. Ici, c’est le royaume des touristes et des cyclistes.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas (parcours du matin) : 1382 m (pont sur le Valentin), le plus haut : 1930 m (sous le lac d’Anglas), dénivelé montant et descendant : 618 m, distance parcourue : 7,8 km, durée de la sortie : 3h40
– Encadrant : Jean-Pierre Petit
– Co-encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Bernard Boutin, Sylvie Darrouzin, Brigitte Dupuch, François Leveque, Christophe Marnas
– Les randos d’avant : c’est
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Secteur Ossau – lac et cabane du Peyreget : neige excellente !

Nuage « circulaire » au-dessus de Formigal

Départ : parking en épis du cirque d’Anéou
Destination : col de l’Iou, lac du Peyreget, cabane du Peyreget et retour
Qui : collective du CAF de Pau et de la vallée d’Ossau
Météo : « sol y sombra », – 2° au départ, vent au col de l’Iou

La météo est mi-figue, mi-raisin. Capricieuse. Au parking, le temps est calme. Le soleil levant tente de traverser les nuages. Une fine-couche de poudreuse recouvre une sous-couche ferme, parfois tôlée.
La caravane s’ébranle et zigzague en direction du col de L’Iou. Lové dans son écrin, le cirque d’Anéou est toujours aussi beau. Les pentes de la crête SO du Peyreget se rapprochent. D’impressionnantes corniches nous narguent. Le BERA du matin disait risque limité (2) pour la journée en Béarn. A voir les corniches menaçantes, le risque parait fort (4) qu’elles ne dévalent. Contournement logique des pentes exposées.
Pendant qu’Olivier et Jacques discutent de la suite à donner à la sortie face aux risques, l’un d’entre nous se lance dans un trait d’humour pour détendre l’atmosphère : « Savez-vous comment font les espagnols pour éviter une avalanche qui dévale sur eux ? »… « Simple, comme dans l’arène : Olé ! »
Xixili s’affaire à prendre des photos. Le « rapporteur » lui-aussi. L’une et l’autre ont le même appareil. D’avance, il se sait distancé : Cécile fera les meilleures photos. Il se réfugie dans l’écriture.
Conclusion des encadrants : « on ne monte pas le long de la crête SO : trop exposée et, comme les pentes nord sous le col de Peyreget doivent l’être aussi, décision est prise de skier vers le lac de Peyreget et la cabane de Peyreget. »
Dépeautage et descente tout du bonheur. Neige totalement vierge. Un vrai plaisir. Virages en S, comme dirait MT, pour tous. Et, si c’était cela le ski de printemps ? La saison démarre t-elle enfin ?
Pause au-dessus de la cabane de Peyreget. Là où le sentier du tour de l’Ossau fait un virage à 90° en direction du nord, avant de descendre vers le plateau de Bious-Artigues.
Devoir de mémoire : à proximité, en direction du bois des Arazures, la Jeanpiarretour (course à ski de rando autour de l’Ossau) organisée par Pyrénéa, s’interrompit dramatiquement en 1996. Lors de la reconnaissance de la onzième édition, une avalanche emporte 13 membres du club. Deux décèdent.
Repeautage et montée vers le col de l’Iou. Au lac du Peyreget, Brahim, « le Killy de l’Atlas », souhaite s’arrêter pour manger : « Ici, on est à l’abri du vent ». Pas idéal pour faire la sieste cependant ! Seule la neige nous entoure. Votation pour continuer. Il est trop tôt pour manger (11h30).
Christophe perd une rondelle de ses bâtons. Rien de plus pénible en montant ! Comment s’appuyer sur un bâton qui s’enfonce ? Solution du jour : il tiendra le bâton à l’envers.
Col de Peyreget. Quelques skieurs s’attaquent à la crête qui monte au Peyreget. Risqué pour eux. D’autres traversent les pentes dominées par les corniches ! L’heure avance. Le risque d’avalanche aussi.
Dépeautage et descente vers le parking. Exposée SE, au soleil donc, la neige est molle et peu franche. Pas de « grand S » en final de sortie.
Chez Sancho, le casse-croûte se termine avec les canelés de Sylvie, le gâteau aux pommes de Mayalen et les « cornes de gazelles » de Brahim. Au moment de valider les participants des collectives, Messieurs les encadrants, surtout n’oubliez pas les susmentionnés !
Merci à eux pour leurs douceurs. Merci aux encadrants confrontés à une saison, de ski de randonnée, compliquée au moment du choix des itinéraires.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1707 m, le plus haut : 2199 m (col de l’Iou), dénivelé montant et descendant : 800 m, distance parcourue : 12,4 km, durée de la sortie : 4h30
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Co-encadrant : Jacques Resplandy
– Participants : Brahim Amazine, Bruno Basty, Bernard Boutin, Sylvie Darrouzin, Cécile Dumergue, Christian Ferrere, Christophe Marnas, Agnes Pourquet, Mayalen Soteras
– Les randos d’avant : c’est
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Vallée d’Ossau – pic d’Astu : une sortie presque parfaite…

remontée en direction du col d’Astu

Départ : parking en épis du cirque d’Anéou
Destination : col de Bious (dit aussi col d’Anéou), vallon de Bious-Artigues, pic d’Astu et retour
Qui : collective du CAF de Pau et de la vallée d’Ossau
Météo : très beau soleil, -10° au départ, fort vent glacial au pic d’Astu

Dès la sortie de Gabas, le bitume se colore en blanc. Un blanc brillant, couleur glace. Il en faut bien plus pour les pneus neige du 4*4 de Benoît. Ambiance posée.
Arrivé au parking d’Anéou (celui en dangereux épis), un vent glacial envahit les voitures. Le thermomètre affiche -10°. Le ressenti monte à -15. Plus ?
Personne ne « moufte ». Il s’agit de s’équiper au plus vite et rattraper le soleil qui apparait du côté du Centre Pastoral. Le contrôle des DVA attendra lui aussi le soleil. Le ciel est impeccablement bleu. Pas un nuage. Une belle journée en perspective.
Le cirque d’Anéou est recouvert uniformément d’une épaisse couche de neige fraîche. Les montagnes sont plâtrées. Le plein hiver à l’aube du printemps.
Benoît démarre. Avec son rythme de métronome, il trace un rail régulier, sans à-coup, de 15 à 20 centimètres de profondeur. Cool pour les suivants ! De temps à autre, il s’arrête, sort son « smart-phone », consulte la carte. Objectif : rejoindre le col d’Anéou, appelé aussi col de Bious, en passant toujours par des pentes inférieures à 30%. Le BERA va de risque marqué (3) à fort (4) à partir de 2200 m. Méfiance.
Froid qui fige : en fin de sortie, après avoir parcouru près de 15 kilomètres, pas une coulée, pas une avalanche n’auront été vues ou entendues dans les vastes secteurs d’Anéou et du vallon de Bious-Artigues.
Le col est atteint (2090). Dépeautage rapide. Le vent froid rend les gestes précis. A nouveau. Pose des casques et descente dans le vallon de Bious (1850). Très bonne neige. Godilles pour tous ou presque. Pas de baigneurs, ni de baigneuses. Depuis décembre, on a appris…
A la hauteur du Pène dou Lapassa, repeautage et cap sur le col d’Astu. Magnifique cheminement dans la poudre. Un effort tranquille et apaisant. Le Pène Blanque est longé. La crête frontalière atteinte. Le vent du nord redouble de violence. Gaby est même projetée à terre ou plutôt « projetée à neige » !
Coté vêtement : troisième, voire quatrième couche nécessaire. Remontée vers le pic d’Astu. Ne pas s’approcher de la crête qui ne demande qu’à descendre vers le sud. Le vent crée de magnifiques sculptures en neige. Le pic est simple bosse.
Trop de vent : le casse-croûte, en plein soleil, face au sud et les pics de la Moleta et de la Pala de Ip, c’est pour plus tard. Dommage.
Dépeautage rapide, réglage (rapide aussi) des chaussures et des skis. Descente avec retour sur nos traces. Pente trop prononcée pour aller sur Canaourouye. Objectif premier : évacuer le vent en passant sous la ligne de crête.
Session fun. Godille à nouveau même si la neige sait être traître.
Au fond du vallon de Bious, chacun dame son carré de neige et s’installe, pour déjeuner, en veillant à ne pas trop s’enfoncer. Têtes rentrées dans les épaules : le froid veille toujours malgré l’heure qui tourne.
Pas de pose soleil. Repeautage et montée tranquillou vers le col d’Anéou. Sur la digestion, même légère, c’est toujours un peu plus difficile.
Au-dessus du col, un beau vol de grues passe. Il arrive de la « meseta » espagnole, battue par vent et neige. Vu ce qui les attend au nord, on peut se demander si elles n’ont pas perdu… le nord !
Depeautage n°3 : dextérité maximale acquise en cette fin mars. Descente tout schuss dans un vallon de la Glère toujours aussi long et peu propice aux exploits skiès.
A la voiture, pourtant en plein soleil, le thermomètre est à peine au-dessus de zéro. Au col du Pourtalet, chez Sancho, les « cañas », « claras », « chocolates » et autres « cortados » achèvent une très belle journée où la montagne était d’une rare beauté froide.
Un grand merci à Benoit Bourdon qui a su trouver le bon tracé dans un univers potentiellement compliqué. Un grand merci aussi à Dominique Vialatte qui fermait la collective avec une attention constante.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1707 m, le plus haut : 2284 m (pic d’Astu), dénivelé montant et descendant : 1151 m, distance parcourue : 14,5 km
– Encadrant : Benoit Bourdon
– Co-encadrant : Dominique Vialatte
– Participants : Olivier Bayle, BB, Béatrice David, François Delage, Serge Depart, Gabi Haubitz, Nicolas Joly, Cathy Roques, Christine Rubichon, Patrick Sicé
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

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