vallée d’Ossau : Coos en boucle

cristaux de givre face au Jaout

Départ : depuis le village d’Aste
Destination : boucle par le Tousseau et le pic de Coos. Retour par le col d’Agnoures et le vallon du Lamay
Participants : Bernard et Maïlys Boutin. Invité surprise : Georges Lanusse-Cazalé
Météo : Grand soleil. Pas de vent. Idéal ! Cristaux de glace au sol au Coos. Quelques plaques de neige sous le Coos.
Température : fraiche.
Date : 10 janvier 2019

Répétition d’une sortie faite le 6 décembre 2018 par « mauvais temps ». Sans regret : le temps est « idéal » et la sortie permet d’apprécier de superbes vues à 360°.
Une randonnée plus longue que la précédente avec la remontée intégrale, depuis le bas, de la crête de Guttères et celle de Coos jusqu’au col de Lallène.
Un coup de colère contre les écobuages qui n’ont pas aucun « support scientifique » de référence et tuent le vivant : vu des carcasses d’escargots et des arbres brûlés (de beaux houx parmi eux). Dans un monde qui ne change pas, les traditions sont solides : écobuages et chasse. Et, les politiques, pensant aux élections, s’alignent.
Une randonnée faite avec l’agréable surprise d’être rejoint par Georges Lanusse-Cazalé, 10 minutes après notre départ.
Pour plus sur la sortie, se reporter à la précédente. C’est ICI.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking à Aste-Béon 510 , le plus haut : le Tousseau 1693 et le pic de Coos 1840, dénivelé : 1450 m, distance parcourue : 14,5 km, temps de la sortie : 7h45, carte 1546ET
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

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Barétous : pic Salhagagne en boucle

froide arrivée au pic Salhagagne

Départ : depuis le gite de Logibar sous Larrau
Destination : boucle par le pic Salhagagne, le Cayolar de Olhaberria et descente par le GR 10
Participants : Maïlys et Bernard Boutin
Météo : nuages, brouillard, vent froid du nord. Cristaux de glace au sol. Peu ou pas de neige.
Température : de fraiche à très fraiche. Meilleur au soleil dans l’après-midi.
Date : 10 janvier 2019

Maïlys voulait à tout prix aller marcher en Barétous. Fouinant sur le net, elle tombe sur une trace GPS qui paraît plutôt sympa : le pic Salhagagne en boucle. Départ bas : 353 m. Point culminant à une altitude raisonnable : 1050 m. Tout à fait de qu’il faut pour une journée annoncée couverte et froide.
Décision est prise de parcourir la boucle en sens contraire des aiguilles d’une montre. Depuis le gite de Logibar, descente sur la route, à pied, sur environ 1,5 km. Au point d’altitude 353 sur la carte IGN, en face d’un barrage, sur le gave de Larrau, doit se trouver le sentier permettant de grimper, d’une traite, vers le Salhagagne. Gagne (lire « gagné ») en basque signifie sommet.
Face de nous, une petite « falaise » rocheuse et pas le moindre sentier. Après avoir cherché en vain, nous commençons à grimper « façon sanglier » sur le côté gauche de la « falaise » pour la dépasser et espérer trouver la sente enregistrée dans le GPS et sur le fond de carte. Passé le « pensum » du contournement, devant nous rien de nouveau. Seulement de la broussaille, des ajoncs, des ronces et autres piquants de ce genre. Démarre une séquence pénible d’environ 300 m de dénivelé et de plus de 1 km.
Des traces d’anciens sentiers apparaissent mais ils sont tous littéralement recouverts d’une végétation sauvage et piquante. Pantalons lacérés pour les deux. Ça tombe bien, c’est le moment des soldes…
Les sentes finissent par s’améliorer. Des routes forestières descendant du haut permettent d’irriguer les granges éparpillées. La « progression » est plus facile dans un vent froid, une belle végétation givrée et des nappes de brouillard qui vont et viennent. Les sentes finales, alternent entre sous-bois et « végétation basque ». Quelques escarpements rocheux et le modeste pic Salhagagne est devant. Pas de pause. Du givre partout. Une nature qui appelle à la photographier mais les rafales de vent, du nord nord-est, sont trop fortes pour flâner.
Passé le pic Salhagagne, une route forestière, puis une route bitumée amènent au GR 10. Cheminement en « courbe de niveau ». Le plafond nuageux s’élève. Le regard porte plus loin dans les vallées.
13h22 : pause à mi-chemin sur le route. Il est temps de s’arrêter. Le ventre crie famine. Dans les sacs, soupe et thé chaud attendent de jouer leur rôle réparateur. Maïlys s’assoie sur le sol gelé. Bernard reste debout, dos au vent. Malgré le chaud absorbé, le froid attaque sans cesse. 30 minutes plus tard, départ rapide sur la piste pour rejoindre le GR 10. Quelques tentatives pour trouver des cheminements plus courts mais la broussaille, une fois de plus, a fait disparaitre les cheminements.
GR 10 atteint. Il vient d’Iraty. Tout en descente vers Logibar. Ici, pas d’ajoncs, de ronce, de piquant mais un chemin bien tracé et jalonné. Le ciel se dégage. Le vent est laissé sur le versant nord alors que le cheminement passe sur le versant sud de la crête de Saltéburia. Belles vues sur le village de Larrau, lové au fond de la vallée. Photo ! Enfin, un peu de respiration. Il reste toutefois plus de 7 km à parcourir. Un peu montagnes russes au début. Le rythme est bon.
Proche de l’arrivée, la descente s’accélère, le fond de vallée se rapproche rapidement. Quelques belles fermes. Un peu de goudron et le parking de Logibar est là. Il est 16h45. Pas trop tard après une longue virée, de plus de 19 km, débutée dans une ambiance « chèvre ou sanglier ».
Licq-Atherey : chocolat chaud chez « Les Touristes », coeur-battant du célèbre rallye des Cimes (61ᵉ édition en 2019). Aux murs de vieilles photos de jeeps, quads et autres 4*4 vrombissant sur les pentes du Barétous et de la Soule. Par chance pour nous, ce jour-là, ils étaient reclus dans quelques granges authentiques attendant des jours meilleurs.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1,5 km en aval du parking de Logibar. Altitude 353 m, en face d’un barrage sur le gave de Larrau, le plus haut : pic Salhagagne 1053 m, dénivelé : 1122 m, distance parcourue : 19,1 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

Larrau au fond de la vallée

la trace du jour

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Eaux-Bonnes_Eaux-Chaudes et vice-versa : de l’eau mais aussi du Jurançon !

20 cafistes pour ouvrir 2019 sous le Gourzy !

Départ : parking du Casino des Eaux-Bonnes pour la collective de Cathy Roques, parking de « La Caverne » des Eaux-Chaudes pour celle de Bernard Boutin
Destination : Eaux-Chaudes pour la collective de Cathy, Eaux-Bonnes pour celle de Bernard
Encadrants : Cathy Roques et Bernard Boutin. Co-encadrants : Jacky Gaüzeres et Didier Mazoin
Participants :
– collective Cathy : Marie-Claire Barizien, Marie Bénichou, Michel Cambayou, Laure Colinet, Françoise Gaüzere, Genevieve Jaillard, Valerie Mari et Laurence Roux.
– collective Bernard : Brahim Amazine, Anne Blanchet, Jean-Pierre Caillois, Ghislaine Capot, Catherine James, Dominique Plée, Dominique Vialatte et Annie Solange Viroleau
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraiche à l’ombre, bonne au soleil
Date : 6 janvier 2019

Il est 8h30, les uns partent des Eaux-Bonnes 720, les autres des Eaux-Chaudes 680. Tous doivent se rejoindre sous les crêtes du Signal du Gourzy (belvédère à 1557). Motif de cette sortie à double entrée : parcourir les estives qui dominent la vallée d’Ossau et Laruns. De belles vues à en attendre même si les écobuages vont « enfumer » l’entrée de la vallée, entre Louvie-Juzon et Laruns. Plus tard, en fin de journée, à Laruns, il neigera… des cendres !
Les traversées, c’est sympa : on ne repasse pas sur sa trace ! Mais que faire pour récupérer les voitures laissées au point de départ ? Simplement troquer les clefs quand les chauffeurs se croisent à mi-parcours. Encore faut-il qu’il y ait deux équipes allant à la rencontre l’une de l’autre et que les départs soient synchronisés ! Un vrai boulot d’organisation pour les encadrants. Bravo Cathy, bravo Bernard : un peu d’auto-congratulation en ce début d’année 2019 !
Pour les deux équipes, la sortie démarre par le même pensum : s’extraire du bois d’Assouste, au-dessus des Eaux-Bonnes, pour les uns, s’extirper du bois d’Haouquère, au-dessus des Eaux-Chaudes, pour les autres. Cinq à six cent mètres de dénivelé à se « coltiner » dans la pénombre et la fraicheur. Il fait 0°, plus ou moins. Flaques d’eau gelées au sol : attention glissade ! Pas de neige sur tout le parcours.
Sortis des bois, le soleil enfin. Très belle luminosité. Pour ceux qui montent des Eaux-Chaudes, le « gendarme » du Caperan de Sesques se détache particulièrement bien. De quoi donner quelques idées aux alpinistes.
Cabane de Lacarret et pause pour l’équipe de Bernard. Pause fatale ! Temps perdu qui permettra à l’équipe de Cathy d’arriver la première au point de rencontre prévu. A moins que cela ne soit qu’un beau geste galant ! Nul ne saura jamais…
Jonction des équipes : abrazos et voeux de bonne année. Larges sourires. Retrouvailles entre « vieux » amis qui ne s’étaient pas vus depuis si longtemps. Depuis l’année dernière !
Echanges de clefs solennels entre Jacky et Jean-Pierre d’une part, Brahim et Michel d’autre part. Un peu d’inquiétude à l’idée de conduire une voiture « étrangère » pour les uns et les autres.
Dialogue entre Michel et Brahim :
« Brahim, ta voiture a combien de kilomètres ?
« 100.000 »
– Michel content « tu viens d’en récupérer une qui a 200.000 km ! ».
Il en faut plus pour faire perdre la bonne humeur au « lion de l’Atlas ». Brahim sort de son sac un « Jurançon doux Cauhapé », petit manseng et offre la tournée. Plus tard, au moment du dessert, c’est Annie qui offrira des canelés arrosés au Rhum.
Sieste et détente au soleil face aux crêtes allant des Cinq Mont jusqu’à l’Ossau.
Le départ arrive trop vite, comme toujours en cette saison de courtes journées.
Pour les participants du tracé Eaux-Chaudes_Eaux-Bonnes, la vue se dégage enfin sur Laruns et l’entrée de la vallée. Une vue en grisaille. Les fumées des écobuages stagnent. Particules fines, dans l’air : objet de discussions sur le pour ou contre des écobuages.
Le cheminement, année après année, disparait sous la végétation qui reprend ses droits. Si les bergers ne passent plus par là, qui pour les remplacer ?
Un virage et la cabane Laga de Haut est devant nous. Le Montcouge et le massif du Ger se dévoilent. Pas de pause et continuation vers le bois qui domine les Eaux-Bonnes.
Chemin de l’Impératrice Eugénie de Montijo. María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, 20ᵉ comtesse de Teba. Avec un tel pédigrée, Napoléon III n’avait qu’à bien se tenir (ndlr : redite d’un précédent CR). Ces deux, les Pyrénées, leurs doivent beaucoup. Ils devraient avoir des statues, de Biarritz à Luz-St-Sauveur, en remerciement pour la promotion qu’ils ont fait de la région.
Dominique P. : « Peut-être, mais la politique étrangère, de Napoléon III, a été désastreuse ». La descente, dans la monotone forêt, s’achève alors par un long débat sur la colonisation, les démocraties européennes et autres grands sujets de notre petit monde. Randonner, avec des chaussures crottées, n’empêche pas de faire « salon ».
Jean-Pierre revient sur un sujet qu’il connait bien : les collectivités territoriales. Il va d’ailleurs démarrer un cycle de conférences sur le sujet à l’UTLA. Un titre ambitieux : « Y voir plus clair ».  Est-ce possible ? Avis aux amateurs !
Casino des Eaux-Bonnes. Les voitures de Jacky et Michel attendent. Nos chaussures de rechange étant au départ, à Eaux-Chaudes, pose de journaux sur les tapis de sol et départ pour Laruns où la collective « Cathy » attend bien sagement dans « nos » voitures. A trop bavarder, double peine : retard à la pause, retard au regroupement !
Pot de fin de sortie. Difficile de se caser à 20 au « Pamplona ». Gâteaux fait maison. Galette des rois et bonne humeur.
C’est promis, l’an prochain, on refait une double traversée, sur une journée plus longue, en passant par le Gourzy cette fois-là. Ce jour là, le dénivelé grimpera à plus de 1300m.

– par Beñat

Le verdict :
– Points le plus bas : parking du Casino à Eaux-Bonnes 720 et de La Caverne à Eaux-Chaudes 680, le plus haut : belvédère à 1557, sous les crêtes du Signal du Gourzy, entre les cabanes Lacarret et Laga de Haut, dénivelé : 1000 m, distance parcourue : 14 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Cathy Roques, Beñat

la trace du jour

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boucle par le Haboura : beau belvédère bigourdan !

vallée glacière de Campan

Départ : parking pont de Manau 770m
Destination : pic Le Haboura 1628m
Encadrant : Bernard Boutin
Participants : Marimar, Maïlys, Nicolas
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraiche
Date : 3 janvier 2019

Marimar, Maïlys, Nicolas et BB en vadrouille autour du Haboura (1628m), situé entre le Casque du Léris et le « Bigorre », au dessus de Campan. De superbes vues par un temps frais magnifique. Une douzaine de mouflons pour compléter le spectacle. Une sortie 2/2. Facile, pas technique, d’une longueur et d’un dénivelé raisonnable. Le CAF y était allé quelques jours auparavant et les photos, envoyées par le « google group »,  laissaient imaginer de belles vues et une randonnée à la portée de tous. Bonne pioche. Merci à Clapy, encadrant du CAF, pour l’idée !
Parking devant l’Adour, traversée du pont de Manau, situé à 3,3 k de la sortie de Campan. Surprise de Nicolas devant un gave de taille si modeste : « Je ne connaissais que l’Adour vu à Dax ! ». Les petites rivières font de grands fleuves.
Montée, en sous-bois, sur un chemin « historique » de bergers qui conduit aux granges d’Ordincede. Sortie du bois et vue magnifique vers le pic du Midi de Bigorre et la champètre vallée de Campan qui conduit à la Mongie et au col du Tourmalet.
Des granges, il reste peu de chose mais la vue permet de découvrir un bel exemple de vallée glacière avec une moraine latérale bien marquée et symétrique. Pause rapide. Sympa d’imaginer là, une langue de glace qui lentement avance. Son retour n’est pas pour demain : il n’y a jamais eu si peu de neige sur les sommets en ce 3 janvier !
Continuation, parmi les estives d’herbes et de fougères séchées, vers le col de Courouaou. La couleur or domine. Sentes animales tranquilles.
Au loin, une harde d’une douzaine d’animaux file vers le sud-est. Ni izards, ni bouquetins, il s’agit de mouflons réintroduits, souvent par des fédérations départementales de chasseurs. Bref, de la viande à abattre… Plus tard, plus loin, les chiens aboieront. Les fusils parleront.
Au col, devant à gauche, la cabane de Banios. Pas très différente des « cujalas » béarnaises d’avant (que l’IPHB ne les rénove avec « l’argent de l’ours !) : dépouillée, sol en dalles, foyer en pierre, fenêtre minuscule etc. A voir pour mesurer la chance d’avoir un bon lit dans la vallée.
Retour dans un bois, et succession de petites montagnes russes pour rejoindre le col du Lhèris. Un sol couvert de feuilles séchées. Attention à la glissade. La pente file vite.
Au col, notre cheminement part vers le SO alors que nos yeux se tournent, direction NE, vers les cheminées qui permettent de rejoindre la masse imposante du Casque du Lhèris : « Y-a du monde sur les pentes et bientôt au sommet ». Le Casque : à mettre au programme d’une prochaine sortie.
Remontée en sous-bois en direction du soum d’Arra, virage à 90 ° pour aller SE. Une ou deux petites langues de neige et le Haboura est atteint. Quelques affleurements calcaires. Des banquettes herbeuses et un beau soleil : un site idéal pour la pause déjeuner.
Soupe chaude pour Marimar et Bernard. Soupe froide pour Maïlys et Nicolas. Ils finiront bien par acheter un Thermos, ces deux-là ! Déjà Maïlys fait la sieste. Comme d’hab. Nicolas et Bernard en recherche d’un site pour faire une photo de groupe avec le retardateur.
Sous nous, un jeune poulain vient de naître. Il flageole sur ses jambes et ne lâche pas sa mère. Bucolique. Curieux, ils ne sont que deux. Où est le reste du troupeau ? Pas vu.
Descente retour sur le col de Courouaou. La boucle est bouclée.
Les granges d’Ordincede à nouveau. Quelques randonneurs mais moins qu’au Pibeste, 8 jours plus tôt. Longue traversée descendante vers le pont de Manau. Clap de fin ? Pas tout à fait !
Excellent chocolat maison chez « Pause Café », allée des Coustous, sur la place principale de Bagnères-de-Bigorre. Un bon spot à retenir tout comme le parcours de la randonnée.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking pont de Manau 770 m , le plus haut : pic Le Haboura 1628m, dénivelé : 1000 m, distance parcourue : 13,3 km, temps de la sortie : 7h00, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

La trace du jour

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Boucle Lariste – Burcq ou comment finir 2018 en beauté !

crête de Burcq

Départ : pk Aumet au-dessus de Lhers, vallée d’Aspe (1108)
Destination : pic Lariste (2168), col de Pau (1942) et pic de Burcq (2105)
Encadrant : Jean-Maurice Cazaux-Bic 
Participant : Bernard Boutin
Météo : très belle journée ensoleillée (sans rafale : enfin !)
Température : fraiche
Date : 31 décembre 2018

Une collective pour le dernier jour de l’année. Terminer 2018 en beauté. Une belle idée !
Départ Pau, 7h15 : une épaisse couche de brouillard recouvre la région. Galère sur la nationale Gan-Oloron : purée de poix épaisse dans la nuit, tout plein de virages, dans tous les sens, des ilots de séparations ici et là, des intersections. Vraiment pas sympa. Que fait Macron !
Gare d’Oloron : nous nous retrouvons en « petit comité » : un encadrant, un participant. Pour la participant, c’est génial d’avoir un encadrant à lui tout seul. Jean-Maurice Cazaux-Bic aux petits soins. Là-haut, crampons sous les pieds, sur les pentes plus ou moins raides, plus ou moins en dévers, son attention ne se relâchera jamais : « Ça va ? ». C’est bref. C’est répété avec régularité. Au fil des kilomètres, l’encadrant voyant l’encadré, nouveau pour lui, plutôt à l’aise. Le rythme des « Ça va ? » ralentira. Jamais, il ne se tarira.
Départ depuis le parking d’Aumet pour la cabane de Bonaris. Cheminement tranquille. Quelques flaques d’eau gelées. Se méfier. Rattrapage limite pour l’encadré…
Discussions : les CAF de Pau et de la vallée d’Ossau, les Gilets Jaunes, pastoralisme et/ou vie sauvage, la cotation des collectives etc. Ces deux-là, il ne fallait pas qu’ils se rencontrent ! Trop à échanger.
Cabane de Bonaris, direction est prise vers le col de Lariste (2019). Cheminement hors sentes, la neige arrive. Contournement divers. La pente se raffermit. Main au rocher. Petites difficultés et le col est atteint.
Au col, vues magnifiques : plein sud, la Punta de Oza et le Castillo de Acher. Sur 180°, la palette est trop grande. Impossible à résumer. D’Anie à Collarada et plus.
La neige est bien présente. Ferme voire taulée. Crampons chaussés. Elle accompagnera les randonneurs pendant plus de 6 kilomètres. Du col de Lariste jusqu’à la cabane de Bonaris en passant par le col de Pau (2 fois) et le pic de Burcq. Marcher les pieds écartés (un peu), planter le talon dans les descentes, léger « canard » aussi, pied aval horizontal dans les montées… Cramponner sur une aussi longue distance, chose rare pour deux skieurs de randonnée.
Direction le pic Lariste par la crête. Corniche en neige pour commencer. Une « goulotte » plutôt risquée, côté nord bloque le cheminement. Alternative : rebrousser, descendre (assez) au sud et contourner. Pas trop tenté par la manœuvre. Le Lariste sera pour la prochaine fois. Il est là à deux encablures. Comme si déjà fait.
Retour au col et continuation direction SE vers le col de Pau. Passage sous la Marmina et le Cotdoguy. Que de noms à apprendre, en plus souvent en deux langues !
Le cheminement, crampons aux pieds, alterne, au début du moins, entre neige et herbe.
Au col de Pau pour les uns, Puerto del Palo pour les autres, un randonneur espagnol. Solitaire, il attend, depuis 2 heures, des amis qui doivent arriver depuis le secteur Arlet. Curieux endroit où se donner rendez-vous. Il ne veut pas aller à leur rencontre. Les pentes, plein nord, sous le pic de Burcq, sont totalement enneigées. Une neige ferme et taulée : un risque certain. Il a raison d’attendre.
Sous le col de Pau, côté sud, de nombreux izards nous observent, sur une crête sans neige. Bizarre, ils ne s’échappent pas. Contents de voir des bipèdes ?
Cheminement toujours en neige vers le col de Burq. Pas de difficulté particulière. Des pentes enneigées régulières. Remontée au pic du même nom. Bonne séance photo. Vent frais et replis, de quelques mètres, sur les pentes sud. Pause face au soleil. Très beau coin.
Retour sur le col de Pau. Le randonneur espagnol n’est plus là. Il a du retrouver ses amis.
Plongée plein nord, sous le Cotdoguy vers le Boucau et la cabane de Bonaris. Beau petit massif du Boucau avec un tendre éclairage de soleil (déjà) couchant.
A la cabane, les crampons sont enlevés et lavés à la fontaine. Une belle expérience que ces 6 km cramponnés ! Pas de fatigue particulière le lendemain.
Retour sur le départ. Des touristes montent alors que le soleil descend. A chacun son rythme.
Une belle boucle qui gagne à être « revisitée » en restant en ligne de crête du Lariste au Burcq en passant par Marmina et Cotdoguy.
Réveillon tranquillou, les étoiles dans la tête…

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking Aumet 1108 m , le plus haut : pic de Burq 2105 m, dénivelé : 1240 m, distance parcourue : 15,7 km, temps de la sortie : 6h50, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

vautour et Ossau (au centre)

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