La Génie Braque en boucle : mémoriel et culturel !

Soum de Moulle (crédit C. de Charette)

Départ : Monastère de Bethléem à Peyras (408m) près de St Pè de Bigorre
Destination : boucle par les crêtes de la Génie Braque
Encadrant : Bernard Boutin et co-encadrant : Jean-Pierre Petit
Participants : Marie Benichou, Josette Coumes, Charlotte de Charette, Alexandra Gabe, Joelle et Thierry Lansac, Dominique Plée, Gleen Valentin.
Météo : ciel voilé. Dommage pour la vue !
Température : fraiche en haut, clémente en bas.
Date : 11 novembre 2018

En ce 11 novembre 1918, la boucle par les crêtes de la Génie Braque aurait pu être simplement : montée dans la forêt des Tres Crouts, buis centenaires ravagés par la pyrale, amphithéâtre de hêtres élancés, étonnant refuge en bois d’Ahoulet, agréable cheminement sur les estives bordant les crêtes de la Génie Braque, descente par le col d’Haboub dans le long vallon de la Génie Braque. Retour sur Peyras.
Un cheminement, sans croiser (presque) personne, dans une ambiance d’estive dans sa partie haute et quasi tropicale dans sa partie basse : végétation dense, hautes fougères, lianes, mousse omniprésente, au sol et sur les arbres, suintements d’eau, rochers glissants etc. Lieu sans soleil jamais.
Une richesse végétale qui n’arrive pas, malgré ses efforts, à en occulter une autre, au moins aussi intéressante : la présence humaine au fil des siècles en ces territoires.
Dès Peyras, étonnement face au grand et neuf Monastère de Bethléem, lové sous les confins immédiats de la forêt. Qui a amené ici, à partir de 1998, les moniales à venir se cloîtrer ? Avec quels moyens financiers pour construire une telle implantation ? A la descente, dans la belle chapelle où se tiendra la messe, des chants (grégoriens ?) s’envoleront vers les cimes. Belle sonorité en ces lieux.
Remontée le long d’une dorsale dans la forêt. Virages en Z. Dans cette forêt profonde, des bornes peintes en rouge marquent un territoire. Quel territoire ?
Le refuge d’Ahoulet vient d’être reconstruit. Tout en bois. Une partie pour les randonneurs, l’autre pour les bergers. C’est le village de St Pé qui a fait faire les travaux par les artisans de la vallée. Bien vu ! Si tous les refuges pyrénéens se mettaient au bois…
A 50 mètres, au-dessus du refuge, le « devoir de mémoire » s’impose en ce centenaire d’armistice 1918. Une plaque est sellée au rocher. Sous une croix de Lorraine, un message en provenance de Londres annonce un parachutage d’armes depuis Alger : « Les grains de beauté ne sont pas toujours beaux ». On est le 10 juillet 1944. Ce n’est pas la même guerre mais les acteurs restent les mêmes : français, anglais, allemands. Destinataire des armes : le Corps Franc Pommiès très implanté en Béarn-Bigorre.  Minute d’observation qui libère la parole. Tout en cheminant, chacun y va de ses souvenirs de la Grande Guerre.
Col de Larbastan, Soum de la Génie Braque… les marqueurs se succèdent. Pas de chance, pas de soleil. Couleurs d’automne éteintes. Horizon sombre et triste. Le 11 novembre appelait-il cela ? A Paris, il pleut.
Plongée plein sud pour rejoindre les « Tres Crouts », trois croix gravées dans la roche. Camouflées au bas d’un long affleurement calcaire qui traverse l’estive, elles commémorent l’époque où Béarnais et Bigourdans connaissaient d’autres empoignades que celles des derbys de rugby. Retour sur histoire : « Béarnais et Bigourdans se sont longtemps battus pour la possession de la Forêt de Tres Crouts. En 1569 les protestants béarnais de la vallée d’Asson décident d’attaquer les Bigourdans de l’Estrèms de Salles auxquels ils disputaient les montagnes d’Azun et de Maumula. Les 1500 hommes avaient le dessin de mettre à feu et à sang le village de Salles et d’enlever tout le bétail de Vergoun. Mais la bataille fût remportée par les bigourdans. Ces conflits prenaient une telle importance qu’il fallait faire intervenir l’armée du Roi. Il était impossible à l’évêque de Tarbes d’instaurer la concorde. Au lieu dit « Tres Crots » venaient converger sur cette montagne les évêchés de Tarbes, de Lescar et d’Oloron. Aujourd’hui, il en reste 3 croix gravées sur une roche et l’inscription 1716. ».
Passé ce moment de réflexion sur les guerres entre catholiques et protestants, il nous faut remonter les 150 m de dénivelé que nous avons descendu depuis la Génie Braque pour trouver les croix. Objectif : rejoindre le Soum de Moulle (1540) et y casser la croûte.
Au beau milieu de l’estive déboule, à 70/80 m de nous, un sanglier. Venant de la Toue, il traverse rapidement les lieux en direction de la crête de la Génie Braque.
Un sanglier, à découvert en plein jour ! Du jamais vu. Quelles minutes plus tard, les aboiements répétés de chiens de chasse se font entendre. Ils coursent l’animal qui détale loin devant. Il a de l’avance. Pas sur que les chasseurs, embusqués de l’autre côté de la crête, près de la fontaine de Bat de Hau, ne fassent un « carton ». Nous n’entendrons pas de coup de feu.
Soum de Moulle : le vent souffle. Toujours pas de soleil. Luminosité éteinte. Il faut savoir s’arrêter : repas rapide et déjà reprise de la boucle. Direction le Soum de Marti Peyras. La bordure de la crête est jalonnées de bornes séparant Basses-Pyrénées des Hautes-Pyrénées. Pourquoi ici ? Il n’y en a pas sous le Palas !
Au clot det Haboub, sous l’abreuvoir, plongeon dans la forêt. Nous quittons le Béarn et entrons en Bigorre. Direction la fontaine de Bat de Hau qui domine la source de la Génie Braque. Mieux vaut être équipé d’une trace GPS. Le sentier disparait sous un tapis de feuilles uniforme. Plus loin, il sera envahi par les ronciers.
Un chasseur fait le guet. Au parking, en bas, ils seront nombreux. Soupirs : à chaque randonnée dans le coin, ils sont là ! Pauvre faune. Vive la vie !
La réserve naturelle du massif du Pibeste-Aoulhet, où nous nous trouvons, convient de « soustraire le site à toute intervention susceptible de la dégrader » (voir une longue liste d’interdits) et autorise les chiens de chasse pendant la période de chasse autorisée !
Commence alors la longue descente sur la rive gauche de la Génie Braque (1h45 entre fontaine de Bat de Hau et réservoir de Sep). Cheminement incertain. Glissades possibles. Horizon toujours bouché. Reste la conversation pour meubler le temps.
Au réservoir de Sep, nouvelle plongée pour traverser le gave de la Génie Braque et rejoindre le point de départ. Le dernier kilomètre. Le plus étonnant ? Le soleil ne pénètre jamais en ces lieux humides : (redite) végétation dense, hautes fougères, lianes, mousse omniprésente, suintements, rochers glissants. Pont patinoire recouvert de mousse. Un monde à part où la France occupée installera un chantier de jeunesse, entre juillet 1940 et mars 1943. Un endroit plutôt galère où vivre. Pour plus, voir l’intéressant blog de Loucrup. Seuls les soubassements de bâtiments recouvert de mousse, les débris d’une vieille cheminée, une potence rappellent une époque où la jeunesse de France ne savait trop vers où se diriger.
Peyras atteint. Satisfaction générale d’avoir pu réaliser une aussi intéressante boucle. Un regret toutefois, un peu de luminosité aurait été bienvenu.
A plus sur les sentes ou plus les pentes. A suivre…

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking Peyras 408m , le plus haut : Soum de Moulle  1538m, dénivelé : 1420m, distance parcourue : 17 km, temps de la sortie : 8h.
– plus sur le sujet sur « la Mule et l’Intello » et sur Topopyrenees.
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires (peu de photos car encadrer devant et photographier… derrière en même temps n’est pas facile !).

la trace du jour

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crêtes du Cinq Monts : deux vagues d’assaut pour la prendre !

la colonne Gaüzere sur la crête des Cinq Monts

Départ : cabane Bourdiou d’Aspeigt (844m)
Destination : la crête des Cinq Monts
Encadrant (collective 1): Dominique Vialatte, co-encadrant : Bernard Boutin
Participants (collective 1): Olivier Blanchet, Bruno Basty, Marie Benichou, Sylvie Darrouzin, Brigitte Dupuch, Yves Hourcade
Encadrant (collective 2): Jacky Gauzëre, co-encadrant : Michel Nogaro
Participants (collective 2): Jacques Darmony, Serge Depart, Pascal Guérin, Gabi Haubitz, Gérard Lacaze, Henri Michel Levin, Cathy Roques, Jean-Pierre Tisne
Météo : fortes rafales de vents sur les crêtes, ciel voilé.
Température : froide en haut, clémente en bas.

En cette veille du 11 novembre 1918, le CAF de Pau a décidé de prendre d’assaut la formidable ligne défensive des crêtes des Cinq Monts, dernière position tenue par l’ennemi.
Au camp Bourdiou d’Aspeigt, une tactique simple est arrêtée : une colonne l’attaquera par l’ouest. Elle sera conduite par le Capitaine Vialatte. Une seconde colonne mènera l’assaut par l’est. A sa tête, le Colonel Gauzëre qui démarre sans attendre et engage sa troupe dans une pénible piste forestière, envahie par la nature, pour rejoindre le col de la Courade.
De son côté, le Capitaine Vialatte conduit ses hommes vers la Cabane d’Ibech. Un cheminement tranquille sur une piste plus habituellement utilisée par les bergers autochtones locaux. Arrivé à ce premier objectif, après une courte pause, il est décidé de rejoindre le col des Terres Inconnues d’où apparaitra la crête permettant d’attaquer le premier bastion du jour à prendre : le pic de Gerbe (1901).
Au col, changement d’ambiance : une mitraille, en rafales denses, dévale les pentes à 60 km/h. La troupe se met en file indienne pour moins présenter le flanc aux tirs adverses. Elle progresse rapidement malgré une pente toujours plus raide. Personne n’est touché. Un miracle. La casemate sommitale est prise sous une mitraille toujours aussi dense. La troupe se plie en deux pour l’éviter. Impossible de prendre une seconde de repos. Décision est prise de continuer la progression vers un collet, situé à l’est, en contrebas.
Le Caporal-chef Blanchet a l’idée d’utiliser sa baïonnette comme bâton de marche pour assurer son équilibre. Tout le monde l’imite. Malgré cela, la troupe plie sous les rafales. Le collet atteint, le Capitaine Vialatte décide de se replier en contre-bas, au nord. Un recoin, proche d’un point d’eau, pris par les glaces, est trouvé à l’abri des rafales. Les rations de survies sont extraites des paquetages. Le froid s’abat sur la troupe. Les rafales emportent du matériel au bas des pentes.
A l’horizon, une troupe s’avance vers la position dite du Pla Troubat. Celle du Colonel Gauzëre. Enfin, des renforts ! Elle progresse avec difficulté mais elle avance. La position est prise. Il ne lui reste plus qu’à avancer sur la crête malgré les rafales qui redoublent. L’ennemi ne veut pas céder un pouce de terrain. Pourtant la colonne Gauzëre avance. Le collet, situé au pied du pic de Gerbe, est atteint. Une partie de la troupe décide de rejoindre directement le col des Terres Inconnues. L’autre grimpe au pic de Gerbe et fait le cheminement inverse de la colonne Vialatte.
La crête a été vaincue de part en part. Le Colonel n’a pas gagné ses galons pour rien…
Pour autant, la victoire sera de courte durée. La mitraille reprend de plus belle et les colonnes sont contraintes de se retirer. Celle du Colonel rejoint la cabane d’Ibetch. Celle du Capitaine Vialatte décroche vers le col de la Courade.
Les troupes redescendront ensuite vers le camp Bourdiou d’Aspeigt et feront leur jonction, à l’arrière du front, au « Mess du Caviste » à Louvie-Juzon.
Le froid et la mitraille auront été les plus fort en ce mois de novembre 18.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking Bourdiou d’Aspeigt 842 m , le plus haut : Pic de Gerbe  1901.
– Colonne du Capitaine Vialatte : Dénivelée : 1160 m – Distance totale parcourue : 12,8 km – Temps total de randonnée : 7h –
– Colonne du Colonel Gauzëre : Dénivelée : 1250 m – Distance totale parcourue : 13 km – Temps total de randonnée : 8h –
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires

colonne Gauzëre en rouge. Colonne Vialatte en bleu.

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Montagnon d’Iseye en boucle : clap de fin de saison magique !

Le lac-coeur du Montagnon

Départ : Laruns (565m)
Destination (en boucle) : cabane d’Arrioutort, col Taillandère, lac de Montagnon, Montagnon d’Iseye 2173, Mardas 2188. Retour par la crête du Montagnon de Besse et col de Besse
Météo : très belle. Ciel lumineux d’automne comme on l’aime.
Température : agréable.
Date : 25 octobre 2018

La météo prévoit grand beau pour la journée puis la neige en suivant. A basse altitude qui plus est ! Une fin de saison été 2018 de randonnée annoncée ? Autant faire une ultime sortie « champagne » ! C’est parti pour plus de 18k de marche et près de 1800m de dénivelé.
8h, la pénombre s’estompe. Sous nos pas, « Laruns s’éveille ». La ville scintille de lumières. C’est beau. Pas le temps pour la contemplation. Le sentier des bergers, qui monte à la cabane d’Arrioutort, nous attend de pied ferme. Pavé en son temps, il se délite de partout. Pierres qui roulent… Presque 1000m de dénivelé de pensum dans la forêt pour rejoindre la cabane.
Le rythme est soutenu. Il le sera jusqu’au bout. Les journées sont courtes et revenir à la frontale n’est pas souhaité.
Sortie de la forêt. La vue s’ouvre enfin. Devant nous, la cabane. Derrière, « en fond de rideau », le Lasnère, le Montagnon d’Iseye, l’Escala. Il est 10h. La luminosité automnale est « magique ». Ni brume, ni nuage. Le ciel scintille. L’air est frais. Pas de vent. Tout est réuni pour une excellente sortie.
Pause rapide à la cabane, très propre et bien entretenue par la ville de Laruns.
Remontée des estives en longeant l’Arrioutort (« Arriou » : la rivière, « tort » : qui se tortille). Tout le monde marche bien. Un bon collectif.
Certains silencieux. D’autres moins… Le silence, meilleure façon de communiquer avec la nature. Mais bon, tout le monde n’est pas ermite dans l’âme ! Dimension mystique de la randonnée.
Arrivée au col de la Taillandère. Des randonneurs remontent depuis l’Arigalos, situé au-dessus d’Aydius. Ils feront 600m de dénivelé de moins, pour atteindre le Montagnon, qu’en partant de Laruns.
Le ressaut qui permet de rejoindre le lac paraît redoutable. Le sentier, en cette fin de saison, est très bien tracé. L’obstacle n’en est pas un.
Lac atteint ! Son coeur est desséché, rétréci. Sécheresse momentanée ? Patient, il attend les larmes du ciel.
Pas de pause. C’eût été trop facile ! Un ultime effort : 124m de dénivelé, pour atteindre le Montagnon d’Iseye, et un kilomètre de marche. Une paille pour la jeune équipe. Un virage à gauche. Un petit goulet à l’ombre bienvenue. Virage à droite et la crête 2143 est là : 1600m de dénivelé en 4 heures (pauses comprises). Devant, la vallée d’Aspe. A droite le Montagnon. A gauche, le Mardas.
Au Montagnon, photo classique du lac-coeur et de l’Ossau en fond d’écran. Olivier nous fait le panorama à 360° : du Vignemale aux « Trois Couronnes ».
Retour sur nos pas et pause méritée entre les deux grands de ce petit monde (Montagon et Mardas).
Chacun plonge dans son panier-repas consciencieusement préparé. Josette et Daniel se titillent : bio, agriculture raisonnée, fromage, qualité des herbages… L’Ossaloise a du répondant. Daniel n’est pas en reste. Séquence détente. On compte les points.
Fromages et chocolats tournent et, déjà, départ pour le Mardas et sa descente par la face sud. La boucle démarre. Un collet atteint, retour par une longue transversale vers le lac de Montagnon 2003, début de descente par le cheminement de la montée, au-dessus du col de la Taillandère.
Dès la côte 1960, bifurcation pour filer plein est, sous l’Escala, et ainsi rejoindre la crête du Montagnon de Besse. Facile session rando alpine.
Un oeil à droite vers le cirque de Besse, un oeil à gauche vers celui d’Arrioutort. L’écobuage a noirci -un peu- les pentes. Odeur caractéristique.
Les izards, vus à cet endroit il y a 4 mois, ne sont plus là. Deux chasseurs, arme au flanc, descendent sous le col de Séous. De l’instinct des animaux.
La colonne, au fil des échanges, s’étire un peu, mais jamais trop. Col de Besse 1718 : pause. Gorgée d’eau mais pas de régalade : une gourde vide, l’autre pas loin de l’être. La troupe s’allonge. Tentation de la sieste. Signe de fatigue ou de savoir-vivre ?
Un regard pour admirer la vue ou plutôt les vues. Impossible de dire la plus belle. Sous nos yeux, le cirque de Besse au sud (le préféré de l’auteur) ou celui d’Arrioutort au nord ? Plus loin, le fond de la vallée d’Ossau, le massif du Ger, celui du Jaoüt etc. Bivouaquer ici ? Se laisser emporter par la quiétude. Couleurs magnifiques.
Pas de rêverie. Le soleil commence à baisser alors qu’il reste 1160m de dénivelé à descendre. 15h06 : schuss dans le bois qui conduit vers la cabane d’Arrioutort. Les amateurs de champignons sont mal barrés avec Boutin !
16h56 : parking atteint. Une descente à près de 650 à l’heure. Pas mal, vu ce que l’équipe a déjà dans les « pattes ».

Claudie

Mayalens

Au bar de l’Ossau, sur la place centrale de Laruns, Mayalens et Claudie nous régalent : feuilleté aux pommes pour l’une et gâteau au chocolat pour l’autre. Un bon moment pour clore -en est-on si sur ?- une saison d’été 2018 de randonnée de haut niveau. La sécheresse régnante a eu du bon…

A plus sur les sentes ou sur les pentes.
A suivre…

– par Beñat

 

Le verdict :
– Point le plus bas : parking Benou (887m), le plus haut : Montangon d’Iseye 2173, Mardas 2188. temps de la sortie : 8h55, 18,2 kilomètres et 1773 mètres de dénivelé.
– Encadrant : Bernard Boutin et co-encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Claudie Charbonneau, Josette Coumes, Henri Michel Lievin, Mayalens Soteras, Daniel Helbo, Yann Dutheil.
– Les randos d’avant : c’est
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la trace du jour

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Soum de Bars en boucle : à découvrir !

cheminement le long des Burgaus

Départ : parking au dessus de la chapelle du Houndas (887m) sous la ferme Paroix (Bilhères d’Ossau).
Destination : soum de Bars par cabane de Crambots et col de Lansatte. Retour par col d’Aran
Météo : pluie menaçante. Brouillard en alternative.
Température : d’agréable à fraiche.
Date : 18 octobre 2018

La météo avait prévu la pluie en début d’après-midi et c’est finalement le brouillard qui s’invite à la sortie. Il enveloppe la collective depuis la crête de la Sede de Pan jusqu’au Mail de la Cuette. Un long moment blanc pour traverser les estives situées sous le Mailh Massibé. Que préférer entre « ne rien voir » ou « se tremper » ?
Le GPS entre en jeu. Il doit être rassurant car, malgré la purée de poix, les conversations continuent à bon rythme. Probablement que sous la pluie, il en aurait été différemment…
Passé le Mail de la Cuette, le Soum de Bars apparaît en bout de crête, au milieu de pentes couvertes de bruyères et de myrtilliers aux couleurs d’automne. Progression facile : 2 technique. Les 17,3 km, parcourus en fin de sortie, justifieront par contre un 3 physique.
Au nord, sous nous, le vallon d’Aran. Au sud, sous nous toujours, le vallon de Gey. Belles ambiances même si le brouillard tarde à s’effacer pour laisser place au soleil.
Soum de Bars : tels les izards en recherche de chaleur, la troupe s’installe face au sud. Il fait frisquet. Pause déjeuner : rosé (Marie), Bordeaux (Jacques), café (Olivier). « Mercés hèra » (merci beaucoup) ! Tous ont gagné leur inscription d’office à la prochaine collective ! Tout comme Josette pour son fameux fondant au chocolat dégusté, en fin de sortie, à l’auberge du Caviste de Louvie-Juzon.
Pas de sieste. La météo improbable force le rythme. Démarre alors une très belle descente, face nord, entre le Soum de Bars et la cabane de Couyassalès. Une longue traversée sur un ancien cheminement de berger en voie d’effacement. Dommage.
Les éclaireurs lèvent un chevreuil. Un peu plus loin, c’est une dizaine de perdrix qui s’élèvent dans un vacarme caractéristique d’ailes violemment battues. Au-dessus sur les pentes du Mail de la Cuette, une bonne vingtaine d’izards filent. En 30 minutes, le congélateur regorge de victuailles pour passer l’hiver. Super.
La neuve cabane de Couyassalès est fermée à clef. Sympas amis bergers. L’argent de l’ours n’est pas pour tout le monde (polémique) !
Remontée au col d’Aran et retrouvaille avec le brouillard. Vallée d’Aspe, plus accueillante que vallée d’Ossau ? Jusqu’à la prochaine sortie. Comment prévoir la météo quand le brouillard reste scotché d’un côté du vallon et pas de l’autre ?
Au col, une goutte de pluie tombe. Pas plus. La sortie est sauvée. Ouf…
Descente, dans le brouillard, vers la cabane de Las Bordes puis vers le parking. Devant « chez Paroix », un nouveau petit chiot pour garder les bêtes. Une belle peluche. À voir avant qu’il ne grandisse trop.
Indiscutablement un beau parcours facile. À refaire, sans faute, avec un peu plus de soleil et un peu plus de chaleur.
Merci à Oliver pour sa ténacité à vouloir « gravir » ce sommet que le mauvais temps avait repoussé par deux fois déjà.
À plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking du Benou (887m), le plus haut : col de Lansatte(1856), temps de la sortie : 7h40, 17,3 kilomètres et 1238 mètres de dénivelé.
– Encadrant : Olivier Blanchet et co-encadrant : Bernard Boutin
– Participants : Anne Blanchet, Marie Carquet, Claudie Charbonneau, Josette Coumes, Jacques Darmony, Philippe Gotteri, Henri Michel Lievin, Isabelle Molin-Grosjean, Dominique Neumann, Laurence Roux, Mayalens Soteras, Philippe Capelle.
– Les randos d’avant : c’est
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crête Lavigne-Chérue en boucle : le vent en trop !

vent du sud sur le « Géant de Pierre »

Départ : pont de la Sagette/lac de Fabrèges (1257m)
Destination : crête entre le col de Lavigne et le pic de Chérue. Retour par cabane de Saoubiste
Météo : fortes rafales de vent du sud sur les crêtes.
Température : d’agréables à fraiches au vent.
Date : 13 octobre 2018

A l’automne, la remontée de la crête Lavigne-Chérue est toujours un moment fort en images et sensations : Ossau encapuchonné, horizons embrumés, estives couleur paille, pâle soleil, douceur des couleurs et des températures…
Sur l’agenda du Club, la crête attire. La collective grimpe jusqu’à 14 randonneurs et doit se diviser en deux. Cathy partira depuis le caillou de Soques. Bernard depuis le lac de Fabrèges. Objectif : se retrouver au plus haut. Au pic Chérue.
Montée ferme, dans le bois qui conduit à la cabane de Chérue, pour une collective majoritairement féminine. Dominique et Bernard : coqs en pâte !
Swaantje, tout droit arrivée de la frise allemande (Ostfriesland), découvre de nouvelles sensations. Fini le plat pays ! Hors d’oeuvre initial sans transition : 491 mètres de dénivelé à l’heure pour démarrer. Sa jeunesse compense.
Arrivé à la cabane, le vent accueille l’équipée. Pour l’instant, il est encore calme. Poursuite vers un collet sans nom, situé immédiatement au sud du col Lavigne. Un nom pour lui ? Faire simple : col sud du col Lavigne !
Des izards en grand nombre nous narguent depuis les pentes Sud-Est du pic Lavigne. Enfin, les voilà ! Depuis des mois, ils étaient absents des alentours du « Géant de Pierre ». Pas tous morts après un hiver improbable, un chasseur de trophées aragonais et les attaques de loups hybrides. Fake news ! Pourvu que les ourses slovènes n’y aient pas droit.
Au col, la crête tend ses bras sauf que le vent du sud, rafales après rafales, se met à cogner. Rageur, mauvais. Les bâtons s’y opposent fermement. Claudie fait sans.
Ce qui est d’habitude pur bonheur n’est plus que concentration à ne pas faire de faux pas. La douce contemplation d’un Ossau dominateur n’est plus. Dommage.
Un bref instant le vent tombe : séance photo pour Claudie et Sophia. Qu’il est beau « nouste Ossau » !
Le vent redouble. Attention maintenue jusqu’au pic Chérue. Pas question de s’y attarder. Fraicheur. Prémisse de l’hiver. Descente vers un laquet orienté Est pour tenter de trouver tranquillité et déjeuner. Pause méritée.
Au loin, sous le Chérue, l’équipe de Cathy se détache sur la ligne de crête. Retrouvailles : abrazos et larges sourires. Le vent n’encourage pas trop les palabres. Cathy file avec les siens* vers le laquet pour casser la croûte. A son tour. Ensuite, elle continuera vers le col de Suzon pour plonger vers Soques et son caillou. De quel caillou s’agit-il ? Il y a en a des tas…
Au col de Magnabaigt, autre plongée, cette fois-ci plein Est vers la cabane de Saoubiste. Le vent tombe et avec lui, la troisième couche, puis la seconde. Fin de randonnée sur les sentes, en courbe de niveau (environ 1800m), qui conduisent à la cabane de Chérue.
Cheminement « tranquillou » qui domine le fond de vallée et sa nationale. De l’autre coté de celle-ci, le vallon de Gabardères dominé par le Lurien. Puis, le lac de Fabrèges : vide. Puis le parking d’Artouste : plein. Là-haut, le « petit train » fait ses rotations.
Au-dessus de nous, Nathalie repère, sur les pentes du Chérue, quelques izards. Cabane atteinte. La boucle est bouclée. Dominique file au champ de myrtilles repéré à la montée. Descente finale. Quelques genoux n’aiment pas.
Gabas : Cathy et son équipe nous attendent à la Caverne ! Partis 15 minutes avant nous du Pont d’Oly, ils ont fait 16,8km pendant que nous en faisions 13,2. Rapides ou contemplatifs: à chacun son vérité !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking du pont de la Sagette au lac de Fabrèges (1257m), le plus haut: pic de Chérue (2200), temps de la sortie : 7h, 13,2 kilomètres et 1132 mètres de dénivelé.
– Encadrant : Bernard Boutin.
– Participants : Sylvie Apouret, Claudie Charbonneau, Swaantje de Boer, Nathalie Delorme, Sophia Morais, Dominique Plée
– * Participants (collective Cathy Roques) : Laurence Roux, Brigitte Dupuch, Gaël Coeffic, Eric Gros, Christophe Marnas, Benoit Bourdon
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires (peu de photos car encadrer devant et photographier… derrière en même temps n’est pas facile !).

 

 

 

crête Lavigne-Chérue : vert, tracé « Bernard » – bleu, tracé « Cathy »

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