Grand Tour, par crêtes et cimes, des lacs d’Ayous

derrière le Plaa de las Baques : pic Paradis et Ossau

Départ, arrivée : lac de Bious-Artigues
Destination : boucle passant par les pics Paradis, Moines et Castérau et les lacs Castérau, Paradis, Plaa de las Baques, Ibon del Escalar, Bersau, Gentau, Miey, Roumassot, Bious-Artigues.
Date : 15 juin 2018
Qui : Collectives du CAF encadrée Jacky Gaüzere. Co-encadrant : Brahim Amaziane
Météo : grand beau

Le tour des lacs d’Ayous : qui ne connait pas l’immuable randonnée des familles béarnaises ? Immuable jusqu’au jour où Jacky décide de la revisiter. Elle gonfle alors irrésistiblement en dénivelé, distance, points de vues et impressions diverses.
Départ Bious-Artigues. Première destination : le lac Castérau. Plateau de Bious : un immense jardin fleuri. Le rouleau compresseur de la transhumance n’y est pas encore passé. Juin la plus belle des saisons. Un festival de couleurs : entre blanche neige et multicolores estives.
Un camion-toupie nous dépasse. Insolite en cet endroit, Parc National théoriquement protégé de tout bétonnage. Elle monte couler des dalles de béton, à coté des cayolars, afin d’installer les postes de traites plus hygiéniques. Un deuxième le rejoindra. « Elles sont aspoises » fait remarquer Jacky. Les financements européens de l’ours payent-elles ces travaux ?
Montée transpirante sous le lac Castérau. A deux pas, le lac Paradis. Pause face au lac encore enneigé. Vues magnifiques au nord vers l’Ossau, au sud vers le crête frontière.
Sac sur le dos : il s’agit maintenant de grimper au Paradis. Celui-ci n’est pas aussi compliqué à atteindre que ne le laissait penser l’éducation judéo-chrétienne d’hier… L’Eglise devrait s’inspirer d’un cheminement vers ce Paradis terrestre si facilement atteignable !
Cela commence, sur son flanc nord, par un bref purgatoire : mains au rocher. Attention requise sur quelques encablures et déjà la pente devient plus facile. Une crête « esthétique » achève de conduire au sommet. Le Paradis (sur terre) est là. Le « petit » car il y a aussi le « grand » des Alpes italiennes. Une équipe de cafistes palois a décidé d’aller comparer les deux dans quelques semaines.
Sous nous, les lacs Paradis et Castérau. Devant, le lac Plaa de las Baques totalement enneigé, tout comme ses abords. Derrière le col des Moines, notre prochain objectif.
Redescente du Paradis (est-ce possible ?) et montée vers le col. Cheminement dans une neige, molle comme il le faut. « Al dente ». La chaleur ambiante joue pleinement son rôle et simplifie notre progression. Les ruisselets dégorgent d’eau. La collective s’étire (un peu). Le col des Moines est atteint. Après le Paradis, les Moines. Un secteur œcuminique ! Pause.
Des anglais, couleur « rosbif », en short et T-shirts, viennent d’arriver de Canfranc (« Can-fran » : pas simple à comprendre avec l’accent anglais !). Ils font une boucle de 4 jours dans le coin. Heureux de respirer un grand bol d’air frais. Loin des interminables débats, du Parlement de Londres, sur le Brexit…
Continuation vers le pic des Moines. Sous nous, l’Ibon del Escalar qui domine Astún. Gérard souffre un peu. Main au rocher. Ni Moines, ni vautour Moines au sommet !
Pause-repas. Gérard sort du sac deux bouteilles : une de champagne MUMM Cordon rouge et l’autre de PROTOS, très bon « vino tinto de la Ribera de Duero ». Le sur-poids du sac de Gérard, à l’origine de sa légère difficulté, est expliqué. Il nous faudra attendre d’atteindre le troisième pic du jour, le Castérau, pour connaitre le motif de cette « régalade ». Une « régalade » complétée, par Jacques, avec un Pessac Leognan Château de France de très bonne facture.
Pendant que nous mangeons, un nudiste apparait : juste un slip cintré et des chaussures de rando. Bronzé, coiffure en brosse courte, sec comme un gardon, il s’installe à quelques mètres. Après les anglais en short, voilà qui nous change de la vestimentaire cafiste.
Retour en arrière et descente, tout droit dans la neige, à partir du col du Bénou -ici, aussi !- vers le lac Castérau. A l’intersection avec le GR10, remontée en direction du collet sous le lac Bersau et pic Castérau. Sous la chaleur, le peloton se scinde en « gruppettos » (les fans de cyclisme connaissent).
Regroupement au collet et attaque des pentes du Castérau,. A l’aide de points GPS, Gérard cherche un endroit précis. Celui où, l’an dernier le 22 avril 2017, il s’était brutalement réceptionné alors qu’il dévissait. En solitaire, descendant en crampon du sommet, un cairn, mal placé, l’avait orienté, trop à l’Est, vers un abrupt rocheux. Un rocher, auquel il se tenait, avait lâché. Une chute de 30m s’en suivit. Blessé, avec 8 côtes doublement cassées et un pneumothorax, il réussit à faire le 112. Des randonneurs à ski espagnols viennent à son secours et confirment au 112. Le Dragon 64 est là 45 minutes plus tard. Hospitalisation. Convalescence de plusieurs longs mois.
Pour Gérard, le retour sur place était nécessaire. Comprendre pourquoi ? Exorciser un questionnement lancinant. Il connaissait le coin « par coeur », comme nombre d’entres nous, et pourtant… Une leçon pour tous. Les bouteilles, bues au sommet du pic des Moines, prennent tout leur sens. Célébration de la vie.
Passé cet épisode émouvant, pause au sommet du Casterau En face, l’Ossau se drape de nuages gris menaçants. L’orage ne semble pas loin. Retour par le lac Bersau, complètement pris entre neige et glace, passage au refuge d’Ayous, animés par de nombreux touristes et retour sur Bious-Artigues.
Sous le lac Roumassot, Jacky nous fait emprunter une sente méconnue. Partant de la cabane du « col long d’Ayous », elle conduit directement au fond du lac de Bious-Artigues (voir carte 1547OT). A découvrir absolument. Une originale alternative au monotone cheminement classique dans les bois et au béton qui lui succède.
Après plus de 20km de randonnée, en plein coeur du Parc National, une constatation s’impose : pas un isard à l’horizon. Le loup les a-t-il chassé ?
18h24 : arrêt du GPS. Il chauffait depuis 8h06. Une longue sortie pour une récolte riche de 3 pics et 9 lacs en une seule journée. Plein les pattes, tout de même : 22/23km pour 1300/1400m de dénivelé. Pour un début de saison de randonnée pédestre, ce n’est pas si mal. Qu’est-ce qu’il en sera à la fin de l’été !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1420m (pk Bious-Artigues), le plus haut : 2349m (Pic des Moines), dénivelé : 1350m, distance parcourue : 21km, durée de la sortie : 10h15
– Encadrant : Jacky Gaüzere
– Co-encadrant : Brahim Amazine
– Participants : Bruno Basty, Bernard Boutin, Jacques Darmony, Gérard Lacaze Labadie, Michel Leshauries, Henri Michel Levin, Robert Marin, Isabelle Riondel,
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

La trace du jour

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Peña Foratata orientale – formation 4/4 : que du bonheur !

Dominant Formigal : la Foratata (orientale et occidentale)

Départ, arrivée : station de Formigal
Destination : sommet de la Foratata orientale et boucle par le Nord autour de l’occidentale
Date : 15 juin 2018
Qui : Collective du CAF encadrée par Jean Lacazette. Co-encadrants : Cathy Roques, Michel Nogaro et Jean-Claude Mourterot
Météo : grand beau

A Formigal, la Foratata domine. Il suffit de regarder au nord, juste derrière la station. Un imposant massif rocheux de granit surplombe la station avec deux pointes : l’orientale et l’occidentale. Le massif n’est pas haut : 2319 mètres pour l’orientale, notre premier objectif.
Pour aller sous la paroi, l’approche se fait dans une herbe abondante, grasse et bien humide. L’eau suinte de partout. Echauffement aidant, la deuxième couche est retirée pour être… aussi vite remise en place ! Motif : les moustiques attaquent en escadrilles. Ils nous suivront un long moment. Même lorsque nous aurons « main au rocher ».
Les choses se corsent. Le mur est sous notre nez. C’est parti pour la formation. Jean, Cathy, Michel et Jean-Claude : 4 encadrants pour 7 participants. On pourrait croire que c’est du luxe mais, il les faut bien. La grimpe : c’est pas simple !
Une formation 4/4, si c’est la première, est une plongée dans l’inconnue. Qu’on en juge : double noeud de huit, demi-cabestan, tête d’alouette, noeud de chaise, ficelous, coinceurs, machards etc. Parler alpinisme, c’est parler langue étrangère ! Bref, on avait passé le col du Pourtalet, nous pensions devoir parler espagnol et c’est deux langues étrangères qui étaient à pratiquer. Heureusement, que nous n’étions pas en Catalogne ! Surtout ne pas croire que les formations, c’est de tout repos. Il faut tout d’abord traduire avant d’agir.
Repos sous la paroi et attaque. Main au rocher. Premiers passages sans difficulté. Les choses se compliquent. Petite vire à l’horizon. Les encadrants l’équipent. Le temps des doubles noeuds de huit, ficelous, machards etc. est arrivé. Pas compliqué, une fois que tout est en place ! Tout un savoir-faire. Un art.
Prenez le ficelou, c’est un truc génial qui permet d’avancer, ou de s’arrêter, à volonté le long de la corde. Il suffit de le serrer ou de le faire glisser. Reste à apprendre à le réaliser et le placer. Les ingrédients : un mètre de corde de 7 ou 8 et deux demi-noeud de pêcheur. Pour plus sur le sujet : vidéos sur le net.
Première difficulté passée, avec un indiscutable sentiment de sécurité, grâce au quartet d’encadrants, toujours disponibles et extrêmement attentif pour chacun.
Au fur et à mesure de la montée, des points d’accroches, des sangles placées, ici et là, par d’anciennes cordées apparaissent. Des traces de peinture rouge jalonnent le cheminement. Le coin est couru.
Plus on monte, plus la vue vers Formigal, Sallent de Gallego, le barrage de Lanuza et 180° de sommets prestigieux se dégagent (de SO à SE). Certains plus prestigieux que d’autres : le Garmo Negro et les terribles pics d’Enfer au SE : 3051m. tout de même ! Autour de nous, quelques pins à crochets poussent sur les parois. Belle ambiance.
Des vautours fauves planent au-dessous. Ils viennent de vider complètement une vache, à quelques mètres de Formigal. La carcasse est en parfait état. Le cuir intact. Des orfèvres dans leur macabre domaine.
La progression continue lentement au rythme des manipulations de « matos ». Etudiants et formateurs sont détendus. Le généreux soleil rend l’âme heureuse. Sommet atteint à 13h15. Près de 5 heures pour faire 700 m de dénivelé ! La sécurité a un prix horaire.
Installation, pour la pause, face au Nord. Dans la ligne de mire, des sommets bien connus : Arriel (grand et petit), Palas, Bala, Frondellas etc.
Des papillons blancs passent régulièrement la crête. Ils volètent du sud vers le nord. Transhumance ou migration ? De petits corps bien fragiles face aux masses granitiques de la Foratata. Aériens, légers, rien de les arrête. Toute la journée, ils nous survolent.
Trêve de rêveries. Il faut déjà partir. Descente de la crête ouest de la Foratata orientale. Un peu aérienne. Attention requise. Pose de deux relais pour descendre le long d’une cheminée et d’une vire qui conduisent à un étroit collet. Au collet : moment de formation sur noeuds et coinceurs.
Le temps passe, il faut avancer. Raide descente dans une pierraille qui ne demande qu’à partir. « Faites confiance à vos chaussures ! ». Plus facile à dire qu’à faire. Une corde à noeud est là pour franchir une petite difficulté. « Les mains toujours sur les noeuds ».
Bien marquer ses pas pour traverser une raide petite langue de neige. La crête qui conduit à la Foratata occidentale est au-dessus. La rejoindre, pour la suivre ensuite, semble trop long. Le temps s’écoule vite.
Descendons plutôt un névé en direction NNO du « Barranco del Ministirio ». Plaisir de la marche rapide sur un névé qui porte bien. Rester léger pour ne pas s’enfoncer dans un trou.
Petite hésitation si continuer vers le bas dans le vallon du Ministerio. Remontons plutôt vers la crête. Atteinte, devant nous, le col de la Foratata nous ouvre les clefs du retour, plein sud, pour rejoindre Formigal.
Le soleil baisse. Les couleurs s’adoucissent. L’estive remplace le granit : 4/4 se transforme en 2/2. En face, la Peña Telera se drape d’ombre. Il est temps d’arriver. 18h52 : parking atteint.
Arrêt pour contempler, au bord de la « carretera », les célèbres « sabots de Vénus » ou « zapatito de Dama » (en esp.), très belles orchidées rares, présentes uniquement en trois endroits de la chaine pyrénéenne. Une bizarrerie de la nature protégée par des gardiens vigilants, présents de 8h à 22h !

Chez Sancho, au Pourtalet, les cakes et gâteaux s’arrachent. Le miel d’acacia de Jean-Claude fait « fureur ». Beaucoup d’énergie dépensée à compenser.
Passée la frontière, la brume et le brouillard ferment la frontière nord. Comme d’hab. Une fausse note incapable d’entamer le moral des troupes, gonflées à bloc par une excellente journée formatrice mais aussi récréative. Un grand merci à Jean, Cathy, Michel et Jean-Claude qui l’ont rendue possible.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1615m (pk à Formigal), le plus haut : 2319m (Peña Foratata orientale), dénivelé : 825m, distance parcourue : 9km, durée de la sortie : 10h15
– Encadrant : Jean Lacazette
– Co-encadrants : Cathy Roques, Michel Nogaro et Jean-Claude Mourterot
– Participants : Julie Bordin, Bernard Boutin, Josette Coumes, Bernard Darrieumerlou, Nathalie Delorme, Ghislaine Lanot et Céline Larrieu
– Les randos d’avant : c’est
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Ski nautique au lac de Montagnon !

Saut acrobatique sur les berges du lac Montagnon

Départ, arrivée : village de Goust (vallée d’Ossau)
Destination : lac de Montagnon par la crête de Séous
Date : 15 juin 2018
Qui : Collectives du CAF encadrée Dominique Vialatte
Météo : dégagée (pour une fois). Léger brouillard au final

Petite équipe resserrée puisque, à Goust, nous partons à trois : Cathy, Dominique et le « chroniqueur montagnard ». Une femelle labrit se joint à nous. Toute frétillante, elle galope devant. Chemin faisant, « Pitchounette » prendra sa place derrière. Brave chien de berger obéissant qui suit son maître ! Sauf qu’à la fin, elle terminera en nous suivant péniblement. Les cafistes palois : plus entrainés que les chiens de bergers ossalois ! A Laruns, ils faudra y penser par deux fois…
Montée franche dans le bois qui conduit au col de Lusque. Passé le col, la gadoue envahit le chemin. L’eau dégouline sur notre gauche. A traverser : trois ruisseaux, gonflés par les pluies récentes. Attention requise mais pas de difficulté.
Le vallon de Besse est atteint. Beaucoup de fleurs partout même si elles manquent de soleil. Même chose pour les champignons que Dominique cherche avec assiduité. Pas sortis.
Belles vues vers le fond du vallon. L’Escala calcaire domine. Le Sesques derrière est très enneigé.
Cabane de Besse : arrêt casse-croûte. Le coin est beau. Dégagé. Libre de bruits inutiles. Et, déjà nous partons ! La météo a prévu de la pluie pour la fin de journée. Une perspective, désormais habituelle, nous condamnant à avancer rapidement pour rentrer tôt.
Col de Besse. La crête est là à l’ouest. Un champ de fleurs la tapisse : gentianes, asphodèles (en mal d’éclosion), genêts fleuris, euphorbes (photo), bugles (photo), renoncules des Pyrénées etc. De belles fourmilières aussi.
Le cheminement vers l’Escala est facile. Belle vue au nord vers le vallon d’Arrioutort. Un isard. Un seul. Inhabituel. La chienne nous montre le chemin sur quelques passages escarpés. Sympa !
Passage au col de Séous – qui donne son nom à la crête -. Au retour, on le prendra pour descendre directement vers la cabane de Besse.
Sous l’Escala, imposante muraille de calcaire, le cheminement oblique au nord pour, dans un méchant cailloutis, rejoindre la sente qui monte du col des Taillandères, point de passage vers Aydius.
La montée est à nouveau franche, entre paroi rocheuse et cailloutis fuyant sous les pieds. Un ressaut et le lac de Montagnon (2020), célèbre pour sa forme de coeur, bien visible depuis le Montangon d’Iseye, apparait. Neige et glace se partagent sa surface. Si tard en saison ! Les faces Est du Mardas (2160) et du Montagon d’Iseye (2040) sont elles aussi bien enneigées.
Deux jeunes s’agitent au bout du lac avec des pelles à neige ! Ils construisent 3 tremplins alignés et l’un d’entre eux, à ski, monte sur les pentes du Mardas, prend de l’élan et fait des sauts acrobatiques. Son copain le filme avec une go-pro. Venus par les gorges du Bitet, avec tout leur matos, ils répètent sans cesse l’opération ! Diou vivan…
Mieux encore, c’est sur les pentes enneigés du Montagnon qu’il grimpe maintenant pour prendre son élan afin de « surfer » sur l’eau de fonte qui couvre la couche de glace du lac. Une fois, deux fois, trois fois. Non, la glace ne cède pas. Originaires d’Izeste et de Sévignacq, les deux jeunes ossalois ont bien préparé leur coup. S’agit-il d’impressionner les copines dans la vallée, on n’en saura pas plus…
Déjà, il faut repartir. Les intempéries sont annoncées. Retour en coupant par le col de Séous. Séance hors sentes, hors pistes. Deux isards dévalent. Pas loin.
Au fond du vallon de Besse, c’est un gros renard, doté d’une superbe fourrure qui file sous notre nez. A défaut de champignons, on aura vu des animaux !
La descente rend la progression plus rapide et l’humidité, dans le bois de Lusque, le risque de glissade plus aigu. Deux strikes. Plus de peur que de mal. Un peu de brouillard.
Goust est là. Il n’aura pas plu. Une première depuis longtemps. La chienne est « crevée ». L’équipe est en pleine forme. Contente d’avoir réalisé plus de 1350m de dénivelé. Un chiffre rarement atteint durant la saison de ski de randonnée.
Besse, Montagon, un beau secteur.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 863m (pk arrivée à Goust), le plus haut : 2021 m (lac de Montagnon), dénivelé : 1370m, distance parcourue : 17,2km, durée de la sortie : 8h10
– Encadrants : Dominique Vialatte
– Participants : Bernard Boutin et Cathy Roques
– Les randos d’avant : c’est
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ski nautique sur le lac de Montagnon

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Crête d’Andreyt : les jolies colonies de vacances !

casse-croûte au gite Moundarren

Départ : parking sous le Plaa de Gé (Montagne Verte au-dessus d’Aas)
Arrivée : village de Béost
Destination : boucle passant par le Soum de Grum et les crêtes d’Andreyt
Qui : collectives du CAF encadrées par Jacky Gaüzere, Dominique Vialatte et Pascal Guerin et Bernard Boutin
Météo : casquettes et lunettes de soleil sortent (enfin) des sacs.

Excellente ambiance tout au long d’une très beau parcours, en estives principalement. No stress. Un peu la « colo d’avant ».
Pause déjeuner détendue au gite Moundarren de Dominique Vialatte. A découvrir absolument. Descente jusqu’au village de Béost.

« Il faut savoir conduire des sorties conviviales », dixit Jacky. Des sorties où tout le monde se rencontre, partage, apprend à se connaitre. Des sorties où l’on parle de tout et de rien. C’est chose faite. Bonheur partagé.

La prochaine fois, le corps sera au contrôle du palpitant, à la gestion de l’effort. L’esprit à l’analyse du terrain, la prévision des pauses, l’observation du temps. Un instant pour tout.

Le « chroniqueur montagnard » est mécontent. Aujourd’hui, il ne développera pas plus. Comme à la colo, il a été mis au piquet avec interdiction de sortie, pour les 6 collectives suivantes, qu’il pensait conduire. Quelle faute a-t-il faite ? « Privilégier l’expérience aux diplômes ! »

A plus sur les sentes. « Devant ou derrière, that is the question ? »

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 522m (pk arrivée à Béost), le plus haut : 1871 m (Soum de Grum), point de départ : 1074m. Dénivelé montant : 950m, descendant : 1350m, distance parcourue : 19km, durée de la sortie : 6h45
– Encadrants : Jacky Gauzere et Bernard Boutin
– Co-encadrants : Dominique Vialatte et Pascal Guerin
– Participants : Brahim Amaziane, Josette Coumes, Michel Leshauries, Olivier et Anne Blanchet, Jean Pierre Caillois, Alain Colman, Henri-Michel Levin, Jacques Darmony, Gabi Haubitz, Marie Benichou, Jean Philippe Floras
– Les randos d’avant : c’est
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la trace du jour

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Mailh Massibé : Course contre la pluie

le Mailh Massibé : c’est « tout dret ! »

Départ et arrivée : parking à 600 m au-dessus de la Chapelle du Houdas
Destination : boucle passant par le Mailh Massibé
Qui : collective du CAF encadrée par Bernard Boutin, assisté par Cathy Roques
Date : 31 mai 2018
Météo : brumeuse. Quelques gouttes à 5 minutes de la fin.

Première sortie collective, comme encadrant, dans le cadre du Club Alpin Pau-Ossau pour le « rapporteur ». Un baptême du feu en quelque sorte. De feu, il n’en fut point question mais plutôt de pluie. Méteo France annonçait la veille que, depuis le début de l’année, il est tombé, sur le Béarn, 50% de précipitation de plus que la normale. De quoi faire tomber le moral dans les chaussettes. Même celui de Lélé !
Le « multimodel » de Météoblue prévoyait rien de bien nouveau pour la journée : le ciel devait nous tomber sur la tête dès le début de l’après-midi. Conséquence, la course en montagne devenait course tout court (enfin presque).
7h45 : top départ. 14h27 : le drapeau à damier est agité. Il pleut depuis 5 minutes. Pari gagné. Enfin, presque.
Le vert et l’humidité ambiante dominent. Boue sous les pieds. Brune et brouillard marquent le paysage. Pause rapide à la cabane de Las Bordes et continuation du cheminement dans la forêt. Il ne pleut pas mais déjà les chaussures sont trempées.
Sous la cabane de Crambots, la forêt s’efface. Le vallon, qui conduit à la crête de la Sède de Pan, se termine par un collet sans nom. La pente est franche. Essoufflement pour certains. Une langue de neige à passer et le plateau est atteint. Le Mailh Massibé est devant. Lui, et son collègue Montagnon jouent à cache-cache dans le brouillard. Neige sous le col de Lansatte. Humide, elle porte bien.
La montée au Mailh Massibé se fait hors neige. 10h38 au sommet. Pas de vue. Brume et brouillard nous entourent. Trop tôt pour déjeuner. Courte pause et descente vers le col de Losque.
La crête qui monte au Montagnon rappelle de bons souvenirs à Lélé, Jean-Claude et Bernard. Ce ne sera pas pour aujourd’hui : les nuages s’y accrochent. Pas attirant du tout.
Sous le col de Losque, longue traversée dans la neige pour rejoindre le col de Lansatte. Jean-Claude trace sans difficulté. La neige ne demande que cela.
11h10 : petit belvédère dominant le vallon de Gey, en Aspe. Pause-déjeuner. Toujours pas de soleil. Le Mailh Massibé est à deux pas et la conversation ne parle que du Toubkal et du Grand Paradis. Au CAF, ils sont insatiables. Après quoi courent-ils ?
Déjà les sacs se referment. Eviter la pluie promise. Pas de sieste pour le « Lion de l’Atlas »: « Printemps pourri » lâche de dépit Brahim.
Traversée de la belle estive d’Esturou. Direction le col d’Aran. Le brouillard va et vient. Le GPS est parfaitement dans son rôle.
Au col, débat et votation populaire : « Faire la crête de Saubajot ou descendre plus rapidement, par la Coume de la Herrère, vers la cabane Las Bordes ? ». Lélé persuade le collectif de prendre la crête malgré les risques de pluie. Réponse collective : « D’accord, mais s’il pleut tu payes le pot de fin de sortie ! »
Moment ludique sur la crête calcaire qui demande une attention continue : 953 m à parcourir avec les pieds en « mode agile ». Il ne pleuvra pas mais le brouillard « brouille » toujours la vue.
Pause, à nouveau rapide, à la cabane de Las Bordes et c’est parti pour le final qui passe par le cheminement de la montée. Quelques genoux se font remarquer. Pour y faire face, les uns ralentissent, les autres accélèrent. « A chacun sa vérité ».
La couverture nuageuse ne laisse rien envisager de bon. Le « multimodel météo » va-t’il tenir ses méchantes promesses ?
14h20 : la pluie se met à tomber. Heureusement ! Sans elle, on aurait pu dire que le rythme soutenu de la sortie ne se justifiait pas. Elle est là et au bon moment. Le seul acceptable : celui de la fin de la randonnée. 14h27 : parking rejoint.
Après un hiver passé à scruter les couches de neiges, voilà un printemps passé à scruter le ciel. Les Pyrénées ne sont plus ce qu’elles étaient !
Un grand merci à toute l’équipe pour ne pas avoir « compliqué » la vie du primo-encadrant : Josette et Jean-Claude, les locaux ossalois de l’étape, Serge l’aspois, Lélé, Karine, Michel, Brahim, tous plus ou moins palois. Ambiance conviviale tout du long.
Un grand merci aussi à Cathy, co-encadrante toujours souriante, pour cette première « échappée belle » en parfaite parité.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 865 m (pk à 600 m au-dessus de la Chapelle du Houdas), le plus haut : 1962 m (Mailh Massibé), dénivelé montant et descendant : 1200 m, distance parcourue : 15,2 km, durée de la sortie : 6h45
– Encadrant : Bernard Boutin
– Co-encadrant : Cathy Roques
– Participants : Brahim Amaziane, Josette Coumes, Serge Depart, Michel Leshauries, Karine Marsan, Michel Monbeig, Jean Claude Mourterot
– Les randos d’avant : c’est
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pot de fin de sortie à la Taverne – Louvie-Juzon

la trace du jour

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