Signal et pic du Gourzy, pics de la Brèque et du Montcouges : pour oublier le confinement annoncé !

pic du Midi depuis le Montcouges

Point le plus bas : 800 m (pk au-dessus des thermes à Eaux-Bonnes), plus haut : 2240 m (Montcouges), dénivelé montant : 1731+ et descendant : 1731-, distance parcourue : 19,5 km
Participants : Didier Mazoin, André Paillassa, Bernard Boutin.
Météo : belle journée d’automne comme on les aime.
Date : 29 octobre 2020

Un nouveau confinement, pour contrer la Covid 19, venait d’être annoncé pour le 30 octobre. Le hasard voulut qu’une sortie, entre « potes », prévue depuis quelques jours, devait avoir lieu la veille. Elle prit une saveur toute particulière. A la liberté d’une sortie devait succéder le confinement, l’enfermement, le temps des dérogations… et bien entendu la privation de randonnées en montagne. Raison de plus pour profiter pleinement de la boucle prévue. Contrat rempli à 100% !
Préambule et gag : rendu inquiet par la longueur et le dénivelé de la sortie (20km et 1700+), le « rapporteur » introduit, lors du covoiturage aller, la question de prendre ou pas les crampons. On le sait : moins le sac est lourd, mieux c’est ! André convient que cela ne semble pas utile : « la neige a beaucoup fondu ces derniers jours… ». Didier se joint à son avis. Le « rapporteur » en est tout ravi… et, une heure plus tard, alors que la randonnée a bien démarré, se rend compte, tout marri, qu’ils sont toujours au fond de son sac ! Gros fou rire des compères qui ont bien pris soin de laisser leurs crampons dans la voiture. Alzheimer ? Déjà !
Montée tranquille, en Z, dans la forêt qui domine Eaux-Bonnes, au-dessus du Parc Aventure. A la sortie du bois, la piste, qui arrivait là, vient d’être rallongée pour rejoindre la cabane de Laga de Bas. Elle traverse le territoire du lagopède, entendu, à cette endroit, il y a quelques année. L’Homme, implacable destructeur de la vie animale.
Arrivée au pied de la crête qui rejoint le Signal du Gourzy. Pause rapide avant de grimper en ligne de crête vers le Signal, le col et le pic du Gourzy. Crête prolongée vers le pas et le pic de la Brèque. Un peu de neige sous les pieds. Des izards dans le vallon de Gourziotte. De belles vues. Un beau soleil. Just enjoy it !
Passé le pic de la Brèque, l’orientation passe de plein sud à plein est. Objectif : longer le plateau d’Anouihas, passer au-dessus de la cabane de Pouey (pause), traverser les lapiaz de Pouey pour aller butter sur les pentes ouest du Pambassibé et rejoindre, avec un cap NNE, le col du même nom. Toujours un peu de neige fondante sous les pieds.
Au col, Didier aimerait bien prolonger vers le Pambassibé 2378 qui nous domine à droite. Insatiable ! On a pourtant déjà 1650 m de dénivelé dans les pattes…
Cap est pris, à gauche, vers le NO et le Moncouges 2240, objectif de la journée. Passé le sommet, descente légère, sur environ 400m, pour atteindre le « balcon du Montcouges » qui permet une magnifique vue sur la vallée d’Ossau et la plaine derrière. Pause déjeuner, en léger contrebas pour cause de vent frisquet sur la crête.
Retour par l’aller jusqu’à la l’altitude 2020 où André plonge « tout dret » pour rejoindre ce qui reste des sentes qui conduisent à la Québotte. Navigation dans les lapiaz, jamais faciles à traverser. Pause pas loin de la source de la Québotte avant de plonger (à nouveau !) dans l’épaisse forêt humide de la Coume de Balour. Méfiance absolue à ne pas glisser sur les tapis de feuilles cachant rochers et racines humides. Les bâtons : de superbes auxiliaires dans de telles circonstances !
L’épaisse couche de feuilles fait disparaitre la sente… et nous nous retrouvons dans le fond du « ravin ». Progression plus délicate encore. Passage devant les grottes, servant, depuis la nuit des temps, d’abris aux bergers et à leurs bêtes. Plus loin, entrelacs d’arbres déracinés par les coups de vents, toujours plus fréquents sur la chaine pyrénéenne. Mousse à l’assaut du sol, des troncs, des rochers. Humidité dominante jusqu’à rejoindre les confins d’Eaux-Bonnes et la voiture.
Une bien belle sortie qui se termine chez le Boucher Lahouratate à Laruns. Confinement oblige, il s’agit de remplir le panier à provision.
A plus sur les sentes. Quand ?

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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pic du Midi depuis les pentes du col de Pambassibé

201029 Gourzy Montcouges

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Piémont pyrénéen – Serrissé à Saubajot par les crêtes : super et si facile !

vue depuis l’Ourlène

Point le plus bas : 831 m (pk à 1,7 km sous le col de Marie Blanque en direction vallée d’Aspe), plus haut : 1813 m (pic de l’Ourlène), dénivelé montant : 1234+ et descendant : 1070-, distance parcourue : 11,3 km
Participants : Maïlys et Mathilde (sa copine) plus Bernard
Météo : belle journée d’automne comme on les aime. Vent frisquet sur les crêtes.
Date : 24 octobre 2020

Parking départ : bord de route, à 1,7 km, sous le col de Marie Blanque en direction d’Escot. Pour atteindre la crête, il faut rejoindre, d’abord, le col de Serrissé en traversant la forêt située sous le Turon det Curé. Un cheminement pas évident à trouver qui démarre dès la voiture. Le temps du GPS. Gadoue en bas. Plus on monte, plus le cheminement est sec. Normal, l’eau descend !
Plus on monte, plus la forêt est belle, aussi. Parcours de hêtres et dolines au final, avec mousse omniprésente. Versant nord oblige.
Au col de Serrissé, vent frais du sud. Double couche jusqu’à la crête de Saubajot. Montée sans problème, par la crête ouest vers l’Ourlène 1813. Pause pour admirer un 360° de toute beauté. Beau spot. Trop à écrire et décrire : « on voit même les barres d’immeubles à l’entrée de Bayonne » s’exclame Maïlys.
Passage à un sommet sans nom 1794. « Petite Ourlène » ? Avançons bien, le repas est prévu au Rocher d’Aran, dernier sommet du jour.
Passé la « Petite Ourlène » , sous nous, coté nord, une harde d’izards file. Ils sont 15. Au moins ! Difficile de les distinguer : végétation et animaux sont parés de la même couleur fauve. Couleur camouflage.
Oulénote 1806, Rocher d’Aran 1796, les soums défilent. Au Rocher, changement d’ambiance : les « marcheurs du dimanche » se bousculent. Beaucoup en provenance du col d’Aran et du parking du Houndas. D’autres du parking d’Artigasse. Jusqu’à cet instant, après 4 heures de marche et 7,5 km parcourus, nous n’avions croisé qu’un randonneur solitaire.
Pause compliquée au sommet du Rocher d’Aran. Face au sud : trop frisquet. Face au nord : trop exigu. Descendons vers le col d’Aran.
12h50 : Pause casse-croûte à l’écart des sentes qui conduisent au col. Il fait moins frisquet que sur les crêtes. Bento japonais pour Maïlys et Bernard (à base de produits des vallées d’Ossau et d’Aspe. Mieux que les sushis).
Reprise et légère montée 1656, avant de descendre la crête de Saubajot. Roches calcaires rugueuses apparentes. Attention requise. Séance ludique de la journée.
Côte 1480 : cap plein nord. Descendons tout droit, dans la forêt, pour rejoindre les sentes qui rejoignent le parking d’Artigasse. Parcours entre estives et forêts. Gadoue en bas. Méfiance glissade. Terminus, à 15h15, au parking d’Artigasse. Une sortie qui se termine tôt, avec une bonne équipe resserrée : « Une deuxième journée » peut démarrer s’exclame Mathilde !
Une très belle sortie, au dessus du Marie Blanque, à seulement 40 km de Pau. A quoi bon aller au bout du monde.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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la trace du jour

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Roumendarés, Andurte et Serrissé : 16 cafistes sur les sentes !

l’Ourlène depuis le Serrissé

Point le plus bas : 760 m (pk au côté de l’arrec d’Andurte), plus haut : 1654 m (pic de Serrissé), dénivelé montant et descendant : 1560 m, distance parcourue : 13,3 km (groupe 1)
Collectives du CAF de Pau :
– groupe 1 : Jean Pierre Gspann, Simon Minet, Jean-Pierre Caillois, Catherine Jammes, Didier Mazoin, Marie-Claude Fillastre encadrés par André Paillassa, Bernard Boutin.
– groupe 2 : Philippe Blaise, Odile Davancens, Stéphanie Imbaud, Stéphane Laborde, Jean-Luc Paquet, Jean Prince, Michel Monbeig encadrés par Xavier Damez.
Météo : belle journée d’automne comme on les aime.
Date : 17 octobre 2020

Sur le même circuit, le compte rendu précédent s’intitulait « Noires Montagnes », cette fois-ci, on frôle le « Blanches Montagnes ». Noir un 5 janvier. Blanc un 17 octobre ! La planète ne tourne plus rond. N’en déplaise à Trump !
Les chutes de neige, du début de semaine, faisaient craindre des difficultés. Piolet, crampons, guêtres ? Fallait-il revenir à un régime hiver prématuré ? Le piolet sera retenu… et ne sera finalement pas utile. Seul un maigre saupoudrage accompagnera les deux collectives. Un saupoudrage suffisant pourtant pour « hivernaliver » la sortie et permettre des photos sympas.
Proposée un samedi, la sortie fait le plein, à tel point que non pas une collective mais deux se mesurent aux 3 soums du jour : 16 cafistes sur les sentes !
Montée classique, pour tous, à la cabane en tôle d’Andurte où les 2 groupes se séparent. Le groupe 2 part à la conquête du Roumendarés. Le groupe 1, celui de « la plume bénévole », fera la boucle à l’envers : Serrissé en hors d’oeuvre, Andurte pour le plat de résistance (et la pause), Roumendarés pour le dessert.
Départ pour la brèche d’Abérou (1485) et la cabane Serrissé (1450), située à 1,5km de la brèche. Le cheminement, sur un flanc nord, est saupoudré de neige. Une belle brèche calcaire, sans difficulté, suivie d’une successions de petites bosses camouflées dans la forêt. Des dolines. Une gorge étroite. Un parcours pour « indiens dans la jungle ». De vieilles marques jaunes le balisent. Totalement en neige, il serait compliqué à faire sans GPS. Cette traversée : un exercice d’orientation sympatique.
De la cabane Serrissé au col du même nom, il n’y a qu’un pas. Remontée, à l’ouest, par la crête jusqu’au sommet du Serrissé. Pas de difficulté. Brève halte. Le temps nécessaire pour admirer les très belles vues, avec neige en altitude, vers le vallon d’Aran, le col d’Aran, l’Ourlène, le Mailh Massibé et repérer le groupe 2 au sommet du pic d’Andurte.
Départ, pour le col inférieur d’Andurte, en suivant la crête. Un peu de neige sous les vibram. Pas de difficulté particulière si ce n’est l’absence de sentier, voire même de sente animale et des affleurements calcaires pas « cool » à parcourir. Rando alpine.
Au dessus du col inférieur d’Andurte, les groupes se croisent. Trop tôt pour manger ensemble. Dommage.
Passé le col, progression cap NO, à nouveau en forêt, puis plein O pour finir par rejoindre la pente ferme qui conduit à l’Andurte au nord. Une sortie où les cheminements rectilignes sont rares… Pause déjeuner pendant que l’équipe conduite par Xavier fait de même au Serrissé. Une belle syncho.
La vue, depuis le pic d’Andurte, est vraiment magnifique. Un beau belvédère à 360°. Certains sommets vous en donnent plus que d’autres. A Andurte, c’est le cas. Une mention au Trip Advisor des Pyrénées.
La crête nord, légèrement enneigée, est délicate selon les topos et l’expérience du rapporteur : un petit mur à désescalader, suivi d’une pente exposée, incitent à la prudence. Sécurité d’abord : la descente se fait par le cheminement de la montée et le pic d’Andurte est contourné, par sa base, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
La sortie « montagne russe » continue avec la montée au col d’Andurte, suivie de celle au pic Roumendarés. Un peu de fatigue dans les jambes pour certains. A aucun moment depuis le début de la sortie, les jambes n’ont réellement « déroulé ». Pause pour deux d’entres nous, au col, pendant que les 6 autres grimpent, plus ou moins, vite au pic.
Retour sur le col et la cabane d’Andurte avant de plonger tout droit, par le tracé de la montée, vers le parking. Arrivée pour le groupe 1 quelques minutes après le groupe 2. A nouveau, une bonne syncro.
A Louvie, le bar « Chez Thérèse », débordé par l’affluence (vivement la réouverture de l’Auberge du Caviste !), n’a que de la Kro à proposer aux amateurs de bière. La seule mauvaise note d’une belle journée. Un moindre mal !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Jean-Pierre Gspann et Bernard Boutin
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la trace du jour

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Reconnaissance aux pics Roumendarés, Andurte et Serrissé

pics d’Andurte à g. et de Roumendares à d.

Point le plus bas : 760 m (pk piste forestière, 2,6 km sous col de Marie Blanque), plus haut : 1654 m (pic de Serrissé), dénivelé montant et descendant : 1260 m, distance parcourue : 12,2 km
Météo : belle journée d’automne comme on les aime.
Date : 8 octobre 2020

Une reconnaissance réalisée seul. Un beau coin sauvage et préservé, proche du col de Marie Blanque. Méfiance pour aborder la montée finale au pic d’Andurte. Beaucoup d’orientation et cheminement pas toujours évidents. Voir trace bleue sur la carte.
Une erreur toutefois : être redescendu directement plein nord dans le vallon de Serrisé, sous le col du même nom, pour rejoindre le parking. De belles forêts toutes en mousse au début et de longues routes forestières ensuite.
Vu deux izards, vautours fauves et un « aigle blanc » (circaète Jean-Le-Blanc).
Une boucle à achever en passant par la brèche d’Abérou (voir en vert sur la carte).
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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Traversée, sous l’eau, de la Génie Braque

sous le Soum de Moulle

Point le plus bas : 420 m (pk de Peyras), plus haut : 1528 m (soum de la Génie Braque), dénivelé montant et descendant : 1360 m, distance parcourue : 14 km
Participants (collectives TEC du CAF de Pau) :
– Marie Bénichou, Jean-Pierre Gspann, Jérome Ruis encadrés par Bernard Boutin.
– Véronique Faivre, Michel Monbeig, Véronique Pétillon encadrés par Xavier Damez.
Météo : à ne pas mettre le nez dehors et pourtant, nous y étions !
Date : 1 octobre 2020

Quand la météo s’en mêle, les sorties peuvent devenir « sous-marines » : ciel couvert en début de sortie jusqu’au beau refuge d’Aoulhet, brouillard à partir du col de Labarstan, bruine à l’approche de la Génie Braque et très rapidement pluie froide et rafales en allant aux « Tres Crouts »,  puis jusqu’au refuge d’Isarce, calme pour finir.
Un bel exercice d’adaptation aux intempéries : couvre-sac, cape de pluie, sur-pantalon imperméabilisé etc. A chacun sa méthode. A revoir pour Bernard, le rapporteur. Pas de vue, même une fois, durant toute la longue traversée de la crête qui domine le cirque de la Génie Braque.
Au moment de rejoindre le col, à deux pas du Soum de Moulle, une silhouette encapuchonnée, apparait dans le brouillard : Xavier ! Les deux groupes se rejoignent, sous les rafales et en pleine crasse, au beau milieu d’un troupeau de chevaux, tout étonné de nous voir-là ! Heureux timing qui tombe super bien.
Vu le temps, pas question de monter, pour la pause en commun, au Soum de Moulle situé a une centaine de mètres de là. Photo souvenir, au milieu des chevaux, et départ rapide, pour les uns et les autres, vers soit le refuge d’Isarce, soit celui d’Alouhet afin d’y déjeuner à l’abri. Les GPS tracent imperturbablement la voie. Magie renouvelée du numérique dans le grand blanc.
Comble de malchance, alors qu’un répit récupérateur pouvait être imaginé à la cabane d’Isarce, celle-ci est occupée par un groupe de randonneurs de l’Ecole des Troupes Aéroportées de Pau. La cabane est archi-comble. Pas sympas les paras, ils ne se pousseront pas ! Nous voilà obligés de manger debout sous un appentis à l’extérieur. Froidure !
Descente dans la forêt. Quelques glissades dans la boue. Regroupement des deux équipes aux Grottes de Bétharram. Bonne ambiance originale, pour clôturer une sortie galère, prise avec « sérénité » par tous.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Jean-Pierre Gspann et Bernard Boutin
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