Grand Gabizos : un vieux rêve devient réalité !

crête conduisant au Grand Gabizos

Départ : pk sur D918, entre Soulor et Aubisque, au niveau de l’Arriou de l’Escala.
Destination : Grand Gabizos 2692
Encadrant : Jacky Gaüzère
Participants : Marie Bénichou, Bernard Boutin, Vincent Escoula, Pascal Guerin, Jean-Luc Paquet
Météo : Brume en bas, grand beau en haut. Petite bise (insignifiante) sur les crêtes.

Très belle sortie débutée rapidement : 540 m de dénivelé pendant la première heure. Un début de collective 100% silencieux. Le rythme en cause ? Sortie de la brume au bout de 90 minutes du côté de la cabane de Larue.
A la cabane, Jacky prend la directissime pour le col de la crête des Taillades Blanques. Rando alpine oblige. Montée sans problème. Crête atteinte. Panorama en beauté avec brouillard dans les vallées et luminosité comme il faut pour les photos.
Poursuite vers le Grand Gabizos : progression sur la crête de la ligne de crête. Main au rocher de temps à autre. Du schiste bien solide. Sommet atteint en 3h20. Il est à peine 11 h.
Vues magnifiques sur un tas de 3000. Le plus proche, plein sud : le Balaitous. Le plus beau (du jour).
Descente pour déjeuner au pic de Louesque. Longue pause. Brahim aurait eu le temps de faire deux siestes.
Retour en longeant par en-dessous la crête de Larue pour finir par atteindre la cabane du même nom et retour par le cheminement aller.
Très bonne ambiance de groupe. Jacky content de son équipe.
Au Soulor, les campings-cars ont envahi les lieux, deux jours avant le passage du Tour de France ! Quel ressort pousse ces « nomades du XXI siècle » à cet exercice ? Quel bilan carbone pour les gros cubes roulants ?
Bar du Soulor : La tarte aux pommes de Marie (bien évidemment !) et le cake au citron de Jean-Luc tombent à pic. Il n’en restera pas une miette…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

PS : cette première montée au Gabizos est la concrétisation d’un rêve jamais atteint. Pendant 3 décennies, 5 fois par semaine, matin et soir, notre chroniqueur traversa le beau pont de Claracq qui enjambe le gave à Nay. Deux fois par jour, ses yeux se dirigeaient naturellement plein sud et là, au bout du gave, invariablement une dent élancée dominait la scène : le Gabizos. Au printemps, à la fonte des neige, se dessinait sur ses pentes une autruche ! A Nay, c’est là que le Gabizos prend toute sa dimension.

Le verdict :
– point le plus bas : pk 1350, point le plus haut : Grand Gabizos 2692, dénivelé : 1450 m, distance : 12,5 km, temps de la sortie : 7h30 dont environ 1h30 d’arrêts.
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

18 juin 2019 : la trace pour le Grand Gabizos

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Alto Aragon – Punta Tarmañones : royaume des insectes volants !

Départ : pk tunnel Escarrilla 1179 m
Destination : punta Tarmañones
Participants : Bernard et Marimar Boutin
Météo : Beau. Vent sur les crêtes.

Mots clefs : très belle sortie, en boucle, sur tout son parcours. A la portée de tous : du 2/2 max. Beau lac d’Escarra. Très belles vues sur la sierra Partacura et l’emblématique Peña Telera.
A la Punta Tarmañones, un incroyable « micro-cosmos » d’insectes volants de tous poil : bordons, guêpes, mouches, tans, papillons etc. Un monde heureux de vivre à cet endroit. Jamais vu une telle densité d’insectes au m2 ! Un bourdonnement incessant. Des bourdons se posent sur ma main à plusieurs reprise. Ici, le vivant est heureux. C’est si rare. La raison ? Des fleurs partout…
Un gros bémol : Marimar, en bermuda, est littéralement « bouffée » par les tans. A l’arrivée une bonne vingtaine de piqures sur les jambes. De quoi largement regretter d’être là. Dommage !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– point le plus bas : pk tunnel Escarrilla 1179 m, point le plus haut : punta Tarmañones, dénivelé : 935 m, distance : 12,4 km, temps de la sortie : 7 h
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

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Trek au M’Goun : J9 Aguerzkka – Bou Tharar : descente des gorges (suite et fin)

à Bou Tharar : l’encadrement, l’intendance !

Bonne ambiance. La partie la plus étroite des gorges est derrière nous et c’est la der des ders. Peut-être un peu de fatigue après 8 jours de marche ? Des yeux rougissants.
Les gorges sont toujours aussi belles. Le rouge « Sahara » domine. Vie pastorale accrochée au filet d’eau. Au fur et à mesure de la descente, « l’assif » ne grossit pas. Évaporation compensée par de petites sources où les locaux s’approvisionnent. Plus on avance, plus l’eau chauffe. Les algues envahissent la rivière. Les premiers pesquits apparaissent.
Déjeuner à l’ombre d’un vénérable peuplier argenté. Une nouvelle fois, le cérémonial du lavage des mains a lieu : Jamal passe, tour à tour, devant chacun d’entre nous, avec sa vieille théière en fer flanc, et verse de l’eau sur nos mains.
Hassan et deux assistants muletiers, installés sous un chêne vert, préparent 3 plats de légumes frais et une cocotte d’haricots blancs et rouges. Banane en dessert. Café.

belote acharnée / crédit : Evelyne Brioulet

Dégustation, sieste, partie de belote acharnée avant de reprendre la descente.
Toujours et toujours des parois, falaises, cassures, anfractuosités aux formes diverses. Ne lasse jamais.
Passage sur un petit pont brinquebalant, fait d’un amalgame de troncs. Dédé glisse légèrement et sa jambe passe au travers. Quelques éraflures : plus de peur que de mal. En 9 jours, le seul petit incident : « kem do li la » (grâce à Dieu).
Une route bitumée. La première depuis 5 jours (Aït Bougmez). Un gros bourg, écrasé par le soleil, perché sur des falaises: Bou Tharar. Terminus.
A l’hôtel Amayou, les muletiers sont alignés sur les marches de l’escalier. Une haïe d’honneur. Au fur et à mesure que nous montons, les mains échangent de grandes claques, façon basketteurs de l’Elan Béarnais après un bon coup…
Les muletiers justement : les premiers levés, les derniers couchés. Toujours discrets, toujours prêts à aider. Travaillant sans compter les heures. Montant et démontant la tente marabout et nos tentes individuelles. Fournissant en eau la caravane. S’occupant des approvisionnements. Préparant les repas avec Hassan. Chargeant, déchargeant, pliant, nettoyant. Prenant soin de leurs mules. Partant derrière nous, nous dépassant toujours pour préparer le nouveau camp et notre accueil. Travailleurs de l’ombre sans qui il n’y aurait pas eu un trek de cette qualité. Ne pas oublier de les remercier chaleureusement.
Brahim peut-être satisfait : un 5 sur 5 au « Mountain Advisor ». Un grand « tanmirt » (merci en berbère) à lui qui a su toujours trouver des réponses positives aux petits soucis inévitables dans un tel trek : « Makaie mouchekine » (pas de problème!)
La montée au M’Goun, la traversée de la vallée d’Aït Bougmez et la descente des Gorges de l’Assif M’Goun : trois moments inoubliables. Un grand merci à tous ceux qui ont fait que cela soit possible : Brahim, Hakim, Omar, Jamal, Hassan et les 7 muletiers de la vallée des « gens heureux ».
Sous la douche de l’hôtel Awayou, l’eau froide est chaude. Une partie de l’équipe ira dormir sur la terrasse, avant d’entreprendre le lendemain un voyage touristique, de 3 jours, dans le sud Atlas : vallée des Roses, Tinghir, gorge de Toudra, vallée de Dades, Boulmane Dades, Ouarzazate, Aït Ben Habou, Telouet et retour sur Marrakech.
La conclusion à Jamal : « we did it! ». They did it for us…

– par Beñat_le_Chroniqueur


Départ : 1754 Chez Moha à Aguerzka
Arrivée : 1607 m à l’hôtel Awayou à Bou Tharar
Plus haut : 1754
Kilomètres : 17,6
Déplacement : 9h
Dénivelé : 175
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J9 Aguerzkka – Bou Tharar

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Trek au M’Goun : J8 Igherm Izdarn – Aguerzkka : descente des gorges de l’Assif M’Goun

Après l’Ighil M’Goun, les gorges de l’Assif M’Goun : tout du bonheur !

Magnifique journée démarrée à 6h, après une très bonne nuit. Un regret : pas d’eau sur place.
Petit déjeuner habituel entre Lipton Tea, Nescafé, Kiri, Vache qui rit, confitures Al Baraka (nette préférence pour celle de figues) et galette de pain. Pas de jus d’orange : dommage, les oranges sont si bonnes au Maroc !
Départ chaussés de chaussures basses, sandales… et crocs pour Gaston, sandalettes de plage pour Jamal. Chaussettes recommandées.
Très vite : entrée dans les gorges. Commencent près de 9 heures d’une descente magnifique où la monotonie n’aura pas sa place. Falaises vertigineuses. Strates aux mouvements « magiques ». Cassures gigantesques. Couleurs chaudes : des rouges, des jaunes, des orangés.
Cheminement tantôt dans l’eau, ni trop profonde ni trop rapide, tantôt sur les berges tout  en cailloutis. Ici, l’humilité est de rigueur . Quelle force supérieure a crée cela ?
Les gorges, tellement éloignées et souvent si étroites, ne sont pas pour autant mortes. De belles chèvres grimpent sur les parois et semblent défier les lois de l’attractivité. Elles observent les touristes de passage.
Des berbères, installés sur leurs mules montent ou descendent leur cargaison. Celui-ci transporte ses sacs de charbons de bois pour la fête du mouton. Plus loin des jeunes partent pour jouer une partie de foot contre un autre village. En fin de journée, ils en profiteront pour regarder, dans le cadre de la CAN (Coupe Africaine des Nations), un  Maroc Afrique du Sud passionnant. Le Maroc ne marquera le but décisif qu’à la fin. Tonnerre d’applaudissements. Berbère oui, marocain aussi ! Rassurant.
Des enfants demandent « un bonbon, s’il vous plait ». Des lavandières, venues d’on ne sait où, battent les tapis sur les berges de la rivière.
Le spectacle est sans interruption jusqu’à l’arrivée, après plus de 25 kilomètres, au gîte Chez Mouha à Aguerzkka. Le propriétaire nous accueille en lavant nos chaussures couvertes de sable ainsi que nos pieds. Geste biblique !
Brahim, pour célébrer la fin prochaine du trek, fait acheter par les muletiers, sans que la troupe ne le sache, deux moutons broutards qui passent aussitôt dans le four à méchoui. Découverte étonnante pour la plupart. Grosse affluence autour du four en construction avant que les moutons  n’y soient enfournés par le haut. Crépitement des appareils photos. « Brahim, le meilleur d’entre nous » conclue Gaston.
Une heure et demi plus tard, Mouha vient découper, sous nos yeux attablés, avec un rare vigueur, les deux bêtes rôties. Sa maestria, rapidité et efficacité, avec son grand couteau fascine… et inquiète. L’excellente dégustation fait vite oublier l’instant. Les doigts s’affairent, arrachent la viande braisée et bientôt seules les carcasses restent sur la table. En accompagnement, des vermicelles légèrement sucrés sont servis. Une belle soirée. Bonne nuit calme et chaude. Seule la cassette éraillée du muezzin nous réveille à 4h30.

Départ (gîte d’Igherm Izdarn) : 2024m
Arrivée : 1754 Chez Mouha à Aguerzkka
Plus haut : 2044
Kilomètres : 25,5
Déplacement : 9h25
Dénivelé : 291
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J8 Igherm Izdarn – Aguerzkka

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Trek au M’Goun : J7 Tighremt – Igherm Izdarn : approche des gorges de l’Assif M’Goun

l’approche des gorges de l’Assif M’Goun

Nuit moyenne pour cause de tente saturée de poussière. Les mules, pattes enchaînées par une corde, tournent en rond. « Hilh de pute ! », ces animaux ne se couchent-ils pas comme tout le monde?
Une nuit vite oubliée grâce aux paysages « champêtres » magnifiques traversés. Une succession de villages couleur pisé. Tous installés au-dessus du fond de vallée. Tous dominants des parcelles irriguées par de multiples canaux où tout pousse : maïs, pommes de terre, citrouilles, oignons, tomates etc. Pommiers, amandiers, noyers, oliviers complètent la scène.
Magie des couleurs des potagers et vergers, complétée par les rouges, ocres, bruns des pentes qui les dominent.
Partout des femmes et enfants moissonnent à la serpe du blé. Puis, font des gerbes qu’ils mettent au séchage avant le battage. Les petits ânes disparaissent sous les fardeaux.
Une ambiance de rizières d’Asie du sud-est. Miracle de l’eau. Un équilibre millénaire que les pistes ouvertes et l’électricité, tout juste installées, vont faire basculer. Pour le meilleur et pour le pire.

taxi collectif / crédit Evelyne Brioulet

Gîte plutôt sympa à Igherm Izdarn avec sa grande salle commune meublée de tapis et gros coussins si caractéristiques du Maroc. A la fois salon, salle à manger, salle de jeu et dortoir !
Douche bricolée à l’extérieur : bidon de mazout rempli d’eau chauffée au bois + tuyau + pommeau attaché à plafond. Rustique et efficace.
Dîner : pastilla. « Plat typique d’étudiants marocains » dira Brahim. On mélange tout ce que l’on a sous la main.
Pas d’eau dans le gîte. Lavage des dents, debout à l’extérieur, au milieu des mules… et de leur crottin.
Partie acharnée de belote pour Nadine, Brahim, Peyo et Jean-Pierre.
Bonne nuit pour un réveil à 6h.

Départ (bivouac de Tighremt) : 2266m
Arrivée (gîte d’Igherm Izdarn) : 2024m
Kilomètres : 17,5
Déplacement : 8h55
Dénivelé : 259
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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