vallée d’Aure – pics d’Aret et de Sarroues : un dénivelé record !

au fond : le pic d’Arlet

Départ : route forestière d’Artigues (1300m), Tramezaïgues/St Lary
Destination : pic d’Aret (2933) et pic de Sarroues (2835)
Météo : Brouillard pour commencer, dégagé par la suite. Température : agréable.
Date : 31 août 2018

Pour faire court : la sortie fera près de 10 heures, le dénivelé frôlera les 2000 mètres, le kilométrage approchera des 18 kilomètres et Jacky pourra nous annoncer, en fin de sortie, qu’en ce 31 août, dernier jour de l’année calendaire du CAF, il réalise sa 106è sortie dans la cadre du CAF ! « Chapeau » diraient les espagnols (et oui !). Une très belle façon pour « notre Jacky national » de terminer la saison en tout cas. Les 2000 m, vous les atteignez souvent sur une sortie ?
« Bernard, tu y vas » : bref, passer devant. Le brouillard nous enveloppe. La sente disparait sous la bruyère et les fougères qui dégoulinent d’eau. Guêtres plutôt que mousqueton ! Bas des pantalons trempés. Humidification des chaussures. Heureusement que le rhume s’est terminé… hier.
La « feuille de route » est simple : c’est tout droit dans le fond du vallon de Lassas. Rive droite d’abord. Rive gauche ensuite. Myrtilles et framboises à gogo. Pas âme qui vive. Un bout de notre petit monde comme on les aime tant.
Pas de Sarrouès : ne pas glisser sur la roche humide. Le brouillard nous vole la crête rocheuse longée. Un petit passage étroit et un chevreau, tout juste descendu sur terre, nous barre le passage. Frêle sur ses longues jambes, il est incapable de suivre sa mère. Pétocharde, elle file pour ne pas se confronter aux bipèdes venus de nulle part. Lui, bêle a qui mieux mieux. Le voilà dans mes bras pour le dégager. Son petit coeur bat à tout rompre. Moment sympa. Déposé à terre, sa mère le rejoint et nous regarde interloquée.
Le brouillard se lève. La lac de Sarrouès est devant. Vide, entouré de pierrailles. Déception. Pas du genre « lové, au fond du vallon, petit écrin. »
La feuille de route dit : azimut Est. Suivre le talweg jusqu’au col de Sarrouès (2690). Pas compliqué comme cheminement. Le col est bien visible dans un univers de pierrailles fines et schisteuses. Atteint et déjà, on part au NE pour le pic d’Aret : 2939. Une petite cheminée (évitable) et l’animal est vaincu. Congratulations réciproques sous un énorme cairn. Qui a bien pu monter celui-ci ? Massif et haut : 2,5 ou 3 mètres ?
Pause méritée après presque 1700 m de dénivelé. Jacques offre du St Julien pour célébrer l’instant. Jacques : compagnon à absolument embarquer en voyage ! Lélé de son côté identifie tous les pics qu’il aimerait tant faire. Insatiable. Sa liste est désespérément longue. Les Pyrénées : trop grandes, trop pluriel ! Pour lui. Pour nous…
Déjà, il faut repartir. Revenir au col où un cheminement en courbe de niveau doit nous ramener directement sous les pentes du pic de Sarroués. Descente facile dans la pierraille qui file sous les pieds. Presque un moment ramasse. Jean-Philippe se croit au ski et file devant. Pour un peu, il godillerait.
Au col, la perspective de traverser, à niveau, la pierraille semble « rébarbative ». Jacky propose de descendre, par le talweg, vers le lac pour remonter ensuite directement sur le Sarrouès. Le point bas atteint, un grand moment de vérité attend la collective : rajouter 250 m de dénivelé à des jambes « bien entamées » ! Le peloton éclate. Les gruppettos se forment. Creuser au plus profond de soi. Le cheminement, entre pierraille et herbe ou lichens ras, n’est pas difficile. Seule la fatigue freine. La gagne sera plus forte : pic atteint !
Gorgée d’eau et déjà la descente, par la ligne de crête, vers le pas de Moudang. Magnifique instant visuel. Très bel éclairage. Couleurs d’automne, délice des photographes. Mais voilà, la poésie n’est pas permise ce jour-là. Devant, l’équipe file : « A moins de 600m/heure, en descente, on est lent ! ». Il s’agit aussi de récupérer une partie de l’équipage qui a jeté l’ancre sous le Sarroués.
Long retour vers le point de départ. Les voitures sont atteintes près de 10 heures après les avoir laissées. Fourbus mais contents.
A Sarrancolin, « Chez Bruno », le gâteau aux pommes d’Henri Michel, le pain d’épices de la Fabrique Gourmande de Christine et les cookies de Bonne Maman font merveille. La récupération a déjà bien débutée. Il le fallait.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le Verdict :
– Point le plus bas : parking route forestière d’Artigues (1300), le plus haut : pics d’Aret (2933), temps de la sortie : 9h45, 17,7 kilomètres et 1950 mètres de dénivelé.
Encadrant : Jacky Gauzère, co-encadrant : Bernard Boutin,
Participants : Benoit Bourdon, Jacques Darmony, Jean-Philippe Flores, Lélé, Michel Monbeig, Christine Prat Hauret, Henri Michel Levin
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires.

Publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized | Tagué , , , , , , , , , , , , | 1 commentaire

Gourette – boucle des lacs par l’Arre-Sourins

depuis la Hourquette d’Arre, le col d’Uzious

Départ : Gourette
Destination : lac d’Uzious, lac du Lavedan, col d’Uzious, Hourquette d’Arre, Arre-Sourins, lac d’Anglas
Encadrant : Bernard Boutin, co-encadrant : Jean-François Avril
Participants : Gérard Estrade, Pascal Guerin, Gabi Haubitz, Mayalens Soteras
Météo : Bien jusqu’au lac d’Anglas. Brouillard et légère bruine ensuite.
Date : 23 août 2018

La VW de Jean-François permet des records en matière de développement durable. C’est à 6 que l’on s’y « case » au Pont d’Oly, destination Gourette. Même pas sardine en boite sauf pour Mayalens confinée dans le coffre avec les sacs comme appuie-coude… Imbattable en développement durable, imbattable aussi en IK : 5 euros par personne !
Gourette, départ 7h45 : la météo annonce de pluie ou orage en cours d’après-midi. Le décollage se fait donc tôt. Montée par le bois de Saxe, puis par le vallon du Valentin, pour arriver sous le ressaut qui conduit au lac d’Uzious. Ambiance détendue. Tout le monde discute dans les rangs. De temps à autre, Gérard s’exclame devant telle ou telle fleur. Ralentissement. Marche en accordéon.
Le compresseur des mines d’Anglas est atteint. La petite grotte qui l’abrite est devenue toilette publique. Courage fuyons (les odeurs). Remontée le long de la conduite forcée. Main au rocher ou à la conduite. Court moment d’attention requis qui fait passer le technique de 2 à 3.
Lac d’Uzious : un bel écrin de verdure. Un isard achève de se décomposer sur ses rives. Décidément les odeurs (mauvaises) nous poursuivent depuis un moment. Bizarre, il n’a pas été dépecé par les vautours. Pourtant, il est mort depuis longtemps. Etait-il malade ?
Le lac du Lavedan est atteint à son tour. Ils sont aussi beau l’un que l’autre. Celui du Lavedan ouvre les perspectives vers la Géourgue d’Arre, le vallon qui conduite à la Hourquette d’Arre et le, tout proche, col d’Uzious qui permet de plonger vers le barrage du Tech.
La vue, vers le NE depuis le col d’Uzious est magnifique. Un panaché de crête et vallons qui s’entrelacent jusqu’au Bigorre. Coloris doux et estompée avec gris et noir dominants. Eclairage du matin.
Géourgue d’Arre, Arre Sourins, Hourquette d’Arre, soum d’Arre, Arcizette etc. Arre : qu’ès aco ? Plongée dans le Palay (dictionnaire du Béarnais et du Gascon moderne) : « Arre, emplacement calcaire, creusé d’excavations, de puits, en montagne ». Plus tard, en admirant, depuis l’Arre-Sourins, le formidable massif rocheux calcaire, de couleur claire, des Arcizettes, on comprendra mieux la toponymie des lieux. Arre : territoire montagneux calcaire. Tout comme celui entre pic d’Anie et la Pierre St Martin.
Remontée du sauvage vallon qui conduit au col de l’Hourquette d’Arre. Orienté NE, une langue de neige, est encore présente vers la côte 2300 : bien basse en altitude, pour si tard en saison ! Neige éternelle ?
A la Hourquette (2474m), l’étape du GR 10, Gabas-Gourette, est rejointe. C’est une des plus longues du GR : plus de 20 kilomètres ! Mais surtout l’étape au plus grand dénivelé : 1927 mètres montant ! Costaud. « Godillot noir » dirait le guide HRP de la TransPyr. Vue plongeante sur le Soussouéou.
Descente rapide vers la cabane de la Hourquette d’Arre. Arrangée, il y a deux ans, elle est presque carrée. Environ 4m sur 4, sol en terre, toit plat couvert d’herbe. Un refuge utile, basique, pour qui se fait prendre par le mauvais temps.
La faim commence à taquiner les randonneurs. Avant de casse-crouter, il s’agit de rejoindre l’Arre-Sourins. Virage de 90° pour remonter un long couloir, tout en pierraille, qui arrive à la ligne de crête (2560). Reste à parcourir un peu plus de 200m pour le sommet.
Très belles vues à 360° sauf que les nuages commencent à brouiller l’horizon. Le bel Ossau en est habillé. Dans la vallée, le brouillard lèche les bords des lacs d’Anglas et d’Uzious. La vue reste dégagée vers le massif calcaire des Arcizettes, de l’Amoulat et du pic de Ger. Magnifiques couleurs douces et pastels.
12h15 : pause déjeuner méritée après près de 8 kilomètres de montée. L’ivresse de l’altitude frappe Jean-François : « St Clynal, priez-pour nous ! » lache-t’il à la vue des formes géologiques des flancs du Ger ! A moins que ce ne soit le brouillard qui le perturbe. Celui-ci provoque un départ rapide. Pas de sieste possible. Et, si brouillard cachait orage ?
Descente sur le lac d’Anglas. Au lac, Gabi sort le maillot de bain et se jette à l’eau. Pas trop longtemps ! Le soleil n’est déjà plus là. Le brouillard l’a remplacé. Un peu de crachin va bientôt l’accompagner.
Avec le brouillard, l’horizon s’est soudain rétréci. La randonnée perd son charme. Reste à strictement suivre le GR pour arriver à Gourette. Arrivée à 15h45, 8h après le décollage.
Direction l’Igloo pour une collation, entre bière et chocolat chaud. Un peu de monde à Gourette, station d’été.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le Verdict :
– Point le plus bas : Gourette (1389), le plus haut : Arre-Sourins (2614), temps de la sortie : 8h., 15 kilomètres et 1360 mètres de dénivelé. 3/3.
Encadrant : Bernard Boutin, co-encadrant : Jean-François Avril
Participants : Gérard Estrade, Pascal Guerin, Gabi Haubitz, Mayalens Soteras
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires.

Publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized | Tagué , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Bigorre – Le Tapou : un « 3000 » (presque) facile !

depuis le Tapou : les dalles de Labassa

Départ : barrage d’Ossoue
Destination : pic du Milieu (3130) et Grand pic du Tapou (3150)
Encadrant : Philippe Blaise, co-encadrant : Bernard Boutin
Participants : Laurence Arzur, Nathalie Cordoves, Michel Dabadie, Jean-Claude Guilhamet, Stephane Lafonta, Maryse Mourasse, Christine Rubichon, Jean-Pierre Tisne.
Météo : comme il le faut. Premières ambiances d’automne
Date : 19 août 2018

Le Tapou interpelle par son nom d’abord. Coup d’oeil au Palay (dictionnaire du Béarnais et du Gascon moderne). Tàpou, tapoû : neige tassée sous la chaussure, boule de neige. La toponymie étant une science assez « imprécise », restons en à cette première et simple tentative d’explication. Le Tapou était un lieux enneigé. Les anciens lui auraient attribué ce nom de Tapou : boule de neige…
D’ailleurs de la neige, il y en a toujours, en cette fin août, puisque quelques longues langues de neige accompagneront les pas de la collective.
Fin d’été touristique : au barrage d’Ossoue, malgré une route défoncée, dès 8h, il y a beaucoup de voitures. A Gavarnie, au retour, les parkings payants seront pleins (réflexion : où va l’argent ?).
Une collective équilibrée : 50% de femmes, 50% d’hommes. Tous en forme sauf mézigue qui traine un gros rhume attrapé sur les pentes du Portillon. Bref le co-encadrant se mue en discret « serre-file ».
Montée vers la cabane de Lourdes, inflexion vers le pic Rond et le pic Pointu, tous deux contournés par la droite. Progression sur herbe. Cool.
Le lac de Montferrat est laissé sur le côté. L’herbe prend forme de rocher. Roche sombre d’abord, claire et ocre ensuite. La pente se raidit. Pas trop. Passé les rochers, ce sont des langues de neige qui prennent la suite. Neige sombre couleur terre. Elle glisse moins. C’est pas plus mal.
Au haut des longs névès, une ligne de crête, tout en roche et facile à parcourir, permet d’atteindre le Grand pic du Tapou. Déjà ! Et oui, le Tapou est un sommet facile. Pas une fois la main au rocher. Pas de chaos à franchir. Pas de falaise à grimper. Un long cheminement. Presque tranquille.
Pour Philippe, le Tapou, c’est une première. Aidé de sa feuille de route, de son altimètre et de sa boussole, il dirige la collective comme s’il était passé là déjà plusieurs fois. De nombreux cairns facilitent le cheminement. Bonne allure.
Le sommet est presque plat. Idéal pour casse-croûter. Côté vue, ce qui frappe d’abord, c’est au nord-ouest, les dalles de Labassa, sous la crête qui mène du pic de Monteferrat (3219) au pic de la Cerbillona (3247). Un copier-coller du Garmo Negro ! Une formidable falaise en schiste chutant sur près 400 m de dénivelé juste devant nous, à quelques encablures. Derrière la crête, émerge la Pique Longue du Vignemale.

Michel prépare la tournée…

Claquement caractéristique d’une bouteille qui se débouche. Michel offre un bon petit rosé frais. Sympa ! Rappel : toujours avoir un verre dans son sac. Même en plastique. Longue pause. Pas de vent. Beau soleil même si le brouillard tente de passer, du côté de la crête de Montferrat. Sans succès.
Sac sur le dos et retour par le pic du Milieu (3130). Un « 3000 » de plus, à deux pas, cela ne se manque pas. Descente à la côte 2940 pour reprendre le cheminement aller.

Au lac de Montferrat (2380), Laurence, Christine, Jean-Pierre et Philippe passent en mode baignade. Jean-Pierre semble ne plus vouloir s’arrêter. Traverse le lac, grimpe sur un rocher et fait un magnifique plongeon.
Le retour final est fait en mode « trail » léger. Philippe imprime un rythme soutenu. Tout le monde suit. Plus ou moins. Mézigue serre la file.
A Gédre, au Campbieilh, le sourire est toujours de rigueur. Bon accueil malgré la « pression touristique ». Pot (et comptes) de fin de sortie. Maryse offre d’excellents canelés. Sur internet, il faudra qu’ils se mettent d’accord : cannelé ou canelé ? Recevant nos félicitations, honnête, elle renvoie à son mari qui les a fait. Comme quoi, les hommes, aussi, peuvent faire aussi de la très bonne pâtisserie…
Le Tapou, un « 3000 » sympa, sans difficulté particulière, dans un cadre magnifique. Bonne pioche Philippe et merci.
A plus sur les sentes.

par Beñat

Le Verdict :
– Point le plus bas : 1839 (barrage d’Ossoue), les plus hauts : pic du Milieu (3130) et Grand pic du Tapou (3150), temps d ela sortie : 8h. 15,1 kilomètres et 1425 mètres de dénivelé. 3/3.
– Encadrant : Philippe Blaise et co-encadrant : Bernard Boutin
– Participants : Laurence Arzur, Nathalie Cordoves, Michel Dabadie, Jean-Claude Guilhamet, Stephane Lafonta, Maryse Mourasse, Christine Rubichon, Jean-Pierre Tisne.
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires.

Publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized | Tagué , , , , , , , , , , , , , | 1 commentaire

Portillon – Formation randonnée alpine : un programme dense !

pic Lézat (3107) : quelle cheminée prendre ?

Départ : parking des Granges d’Astau près Bagnères-de-Luchon
Refuges : Jean Arlaud (nuits du 5, 6, 7) et Espingo (nuits du 8 et 9)
Lieux : pic Perdiguère, pic Royo, col inférieur de Litérole, col supérieur de Litérole, pic Lezat, pointe Belloc, piton Espingo,
Guide : Michel Bourdet
Encadrant : Michel Andrades (Mich)
Participants : Sabine Guigue, Martine Bonnet, Caroline Pillet, Isabelle Durand, Cathy Roques, Mohamed-Ali Mili, Thierry Martin, Gérard Favier et Bernard Boutin
Météo : trop chaud le 5, bien le 6 et 7, vent « à décorner les isards » le 8, carrément désagréable le 9, humide à acceptable le 10.
Date : 5 au 10 août 2018

J1 – En ce dimanche, nous sommes 10 à venir « pointer » aux Granges d’Astau, au-dessus de Bagnères-de-Luchon. Les uns ont dormi sur place. Les autres se sont réveillés à la fraiche pour arriver en voiture (4h du mat pour Sabine qui vient de la Grande Motte). Tous ont une inquiétude plus ou moins marquée : « vais-je arriver à porter le sac sans trop de dommages ? ». Il faut dire que des Granges d’Astau jusqu’au refuge du Portillon, il y a 1500m de dénivelé et la liste du matériel embarqué est longue : baudrier, cordes, mousquetons, sangles, cordelettes, piolet, crampons, casque etc. Des vêtements de rechange, des casse-croûtes, de l’eau. Sympa, Isabelle amène même du Porto Cruz ! Une Mule aurait été utile.
L’Intello reprend du service (voir les épisodes précédents de la Mule et l’Intello). Pragmatique, il laisse sa bouteille de Jurançon « méthode « champenoise » au gite des Granges, pour célébrer la fin du stage.
Michel Andrades, encadrant du stage, fait un premier point qui démarre par un avertissement en demi-teinte : « il y a de nombreux pré-requis non validés ». Lourd silence: quelles conséquences pour chacun ? Mais de suite, la glace est rompue avec une tournée générale de café et d’excellents gâteaux préparés la veille, par Aurélie, fille de Mich. Quelle chance, il a Mich, d’avoir une fille comme ça ! Michel Bourdet, notre guide, lui laisse la main. Pour l’instant.
Sabine distribue des copies couleurs du secteur du Portillon. Bien plus pratiques que les cartes au 25.000è. Sympa comme prise de contact.
Top départ. La colonne s’ébranle et s’étire. Beaucoup de touristes jusqu’au lac d’Oô. Métro, station Pyrénées ? A partir du refuge Espingo, le fleuve se tarit. Les montagnards seront désormais en amont, les autres en aval.
Un randonneur, arborant les couleurs catalanes, nous croise. Michel cite un classique (de Frédérik May ou Henri Tachan ?) : « mieux vaut un bon drap qu’un drapeau ». Ils sont nombreux à convaincre « tras los montes »
Arrivés à la Coume de Labesque, Sylvain n’apparait pas. Mich part à sa recherche et le retrouve… en train de redescendre vers le refuge d’Espingo. Douleurs à la cheville. Sylvain nous quitte trop vite. Frustration pour lui quand on sait l’investissement, temps et argent, qu’a nécessité la préparation du stage.
Au beau refuge Jean Arlaud, un dortoir nous est réservé. Les deux Michel font chambre à part. Tant pis pour eux, ils ne sauront jamais quelle symphonie accompagnera nos rêves de conquêtes. Il faut dire, une bonne douzaine de 3000 nous entourent.
Les filles dorment en haut (sauf Cathy), les hommes en bas. Tranquillité assurée pour elles?  Toilettes plus proches pour eux ? Va savoir…

J2 – Réveil 6h. Petit déjeuner classique : pain, beurre, confiture, céréales, thé ou café. Objectif du jour : le pic Perdiguère (3218). Pour commencer, il s’agit de monter au col inférieur de Litérole. Pas si inférieur que cela puisque situé à 2883m !
Mézigue, trois ans plus tôt, le descendait fin juin, lors d’une HRP, en provenance d’Hospital de Benasque. Un beau souvenir même si un fort vent du sud, la Balaguère, l’avait un instant plaqué contre la paroi. Cette fois-ci, pas de vent mais une longue langue de neige à remonter crampons aux pieds. Michel, comme souvent durant le stage, demande à l’un d’entre nous de passer devant. Mézigue s’y colle. Exercice régulier réalisé en larges Z.
Au col, un en-cas avalé et attaque de l’arête qui conduit à la pointe de Litérole (3132m), au pic Royo (3121m) et au Perdiguère (3222m). Encordement, par 2 ou 3, pour atteindre le col supérieur de Litérole puis montée « main au rocher » pour rejoindre le Perdiguère. Un passage un peu plus délicat donnera l’occasion de poser une main courante pour le descendre. Michel conseille les uns et les autres. S’assure que chacun progresse bien. Attentif, il assure mais aussi observe. Régulièrement, il demande à tel ou tel de passer devant.
Au Perdiguère, casse-croûte et contemplation des grands de ce petit monde : Aneto, Posets, Mont Perdu, Vignemale… Même le Bigorre ne manque pas,  fait remarquer  Mich, le Bagnérais.
Descente jusqu’au col supérieur de Litérole où l’équipe « plonge » en direction du lac du Portillon. A nouveau, une longue langue de neige. Ce coup-ci, elle est passée piolet à la main et sans crampon. Planter les talons. Se tenir droit… Michel observe, conseille à nouveau.
Plus loin, exercices de ramasse ou encore de rattrapage sur chute et glissade. Ali ouvre le bal avec panache. Standing ovation ! Caroline, la nantaise, peu habituée aux exercices de neige en bord de Loire, le suit avec courage. Et oui, il en faut. Jetez-vous dans la neige avec en perspective une improbable glissade !
Retour au refuge et séance présentation sur le milieu naturel (Bernard), le livret d’accueil et la prise de décision (Ali). Mich anime le débat. Au fil des soirées, tout l’environnement des encadrants sera vu et débattu.
Pour les amateurs de fruits et légumes, c’est « râpé » : soupe instantanée, pâtes et (bonne) sauce bolognaise, fromage de vache (pour le brebis, ce n’est pas la bonne vallée!) et crème. Du costaud ! A minuit, Mézigue se lève, non pas pour aller aux toilettes, mais pour boire…

J3 – Beau temps à nouveau. Les Michels nous ont programmé le Lézat (3107) qui domine à l’est. Un formidable éperon rocheux aux nombreuses cheminées. Austère.
Retour vers le col inférieur de Litèrole. A mi-parcours, le cheminement vers le Lézat part vers le nord puis s’oriente est pour finir sud-est. Pierrier avant d’atteindre une langue de neige qui rejoint la falaise. Crampons. Les cheminées nous narguent. Laquelle prendre ? Ce sera celle du milieu.
Encordement pour tous. Thierry est le premier ou second de cordée, selon les instants, de Mézigue. Grand, sec comme lui. Toujours souriant et aimable, la paire est parfaite. Mêmes gestes aux mêmes endroits. Pas de réelle difficulté pour vaincre la cheminée. Un vrai problème toutefois : pierrailles et cailloux divers n’attendent qu’une poussette pour dévaler la pente. Un réel danger pour les cordées suivantes. Méfiance totale. Agir en souplesse.
Non encordé, Michel va et vient à la recherche des cheminements à prendre. Un isard.
La crête est déjà là. Les topos parlaient de pas aérien. Même pas vu. Est-ce l’habitude qui rentre ? Pause casse-croûte et retour sans difficulté par la même voie.
Au refuge, séance piton sur des rochers proches et continuation des présentations : Sabine sur la FFCAM, Gérard sur les responsabilités des encadrants. Un sujet majeur pour tous.
Excellente daube et dodo bercé par le vent qui s’est levé : tôles qui grincent, rafales qui s’engouffrent dans la chambrée.

J4 – La veille au soir, chacun a étudié sa feuille de route pour grimper au pic des Spijeoles (3065). Les uns veulent passer par le sentier des Mineurs, les autres par le col du Pluviomètre, les autres encore par le col des Gourgs Blancs et le pic Gourdon. Une belle palette de choix sauf que le vent souffle toujours aussi fort et qu’un orage est annoncé pour la fin de matinée.
Réunion et tour de table. Michel : « à la tête d’une collective : que feriez-vous ? ». Caroline : « il y a de la fatigue accumulée et le temps… ». Mich pousse à grimper (pour voir qui se laissera influencer). Bingo : Bernard et Gérard penchent alors pour monter au, très proche, Tusse de Montarqué (2885) afin d’observer la suite des évènements. Chacun y va de son avis. Les uns pour monter, les autres pour descendre.
Michel de conclure : « il y a des doutes, de la fatigue, un risque temps. L’empathie, l’écoute de l’autre, appellent la descente immédiate » (au refuge d’Espingo où l’équipe devait arriver pour la nuit après avoir grimpé aux Spijeoles). Une bonne leçon, reçue 5 sur 5, par les candidats encadrants en RA.
Arrivés au refuge Espingo, l’après-midi est passée à faire des manips de cordes, sur une pente rocheuse, à côté du refuge : rappel, main courante, moulinette, remontée sur cordes avec double machards ou poignée Jumar, mouflage. Moments super utiles et formateurs qui n’auraient probablement pas eu lieu si le temps n’avait pas été si menaçant au matin.
L’orage de fin de matinée n’arrive finalement qu’en fin de journée. Forte pluie : « Ce qui est tombé, n’est plus à tomber » sauf que le lendemain, les nuages continueront à se déverser sur le groupe.
Sympa : truites à diner. Voilà qui change des daubes, bolonaises et fricassées d’agneaux – pas tout à fait Axoa ! – des soirées précédentes.
Nerfs solides pour le gardien : en plus de notre groupe, il n’y a que 5 personnes au refuge ce soir. Sommes sur le GR10 et le 8 août. Au plus fort de la saison !
La météo du lendemain est mauvaise. Pas question de faire le Grand Quayrat, initialement prévu ! Ce n’est pas faute d’avoir étudié le parcours en descendant du Portillon. Il était là, sous notre nez. Proche et hautain à la fois.
Michel « imagine », avec le gardien, une boucle passant sous les pentes du Spijéoles par la pointe Belloc et le piton d’Espingo. Par groupe de 2 ou 3, tout le monde se met au travail et trace sa feuille de route. Il faudra buter sur la pointe, la longer pour atteindre un laquet puis suivre la crête du piton. Au bout, un passage sera à trouver parmi des pentes prononcées qui descendent vers le val sec d’Arrouge. Bref, demain sera 100 % carto. Direction le dortoir. Nuit agitée : vent et pluie.

J5 – Le vent est tombé. Les nuages disputent le ciel au soleil. Pas de gagnant pour l’instant. La météo prévoit une aggravation. La veille, elle s’est trompée. Alors aujourd’hui…
Départ pour le beau lac Saussat, cerné par le cirque d’Espingo. Passé le lac, Isabelle prend la tête. Objectif : trouver la sente qui monte en direction du Spijéoles. Trouvé. Le sentier grimpe franc. Il va falloir le quitter pour partir au nord-ouest. Vers la Pointe Belloc. Hésitations. Le brouillard nous rejoint. Avec lui la bruine avant qu’elle ne devienne pluie fine. Bref, la totale pour une séance carto.
Le sentier devient improbable sente pour isards. La Pointe n’apparait pas, drapée dans le brouillard. Cheminement en courbe de niveau. Les altimètres sont de sortie. La boussole, pas loin. La préparation des azimuts, la veille au soir, prend toute sa valeur.
Bon an, mal an, le cap est suivi pour frôler la pointe et atteindre le lac. Ni l’un ni l’autre ne se laissent voir. Les GPS de Gérard et Thierry nous positionnent sur Iphigénie. Celui de « Mézigue » sur Topo_Pirineos. Le lac est longé par en-dessous. Pas vu.
La pluie ne cesse plus. Seul le festival coloré des coupes-vents anime le paysage : bleu pastel, orange, vert pomme, bleu marine, rouge. Vive la mode !

A tour de rôle, Ali, Bernard, Gérard passent devant. Le grand blanc : c’est compliqué. La fatigue commence à se faire ressentir. Pas d’arrêt pour ne pas se refroidir. Cathy semble marquée. Elle casse la croûte et repart de plus belle devant ! EPO ou jambon du pays ?
Dans le brouillard, rien n’avance. Le piton d’Espingo n’apparait jamais. Existe t’il au moins? Il faut tirer sur la droite répètent les GPS.
Le sol regorge d’eau ruisselante. Les couennes, plates plaques de granit, demandent à être contournées pour éviter de méchantes glissades.
Pour une fois, Michel passe devant et recherche le passage qui permettra de descendre en Z dans le val sec (?) d’Arrouge. Séance gymkhana dans d’épais rhododendrons – quelques glissades – et le passage est trouvé. En bas, la rivière est forte. Passage direct dans l’eau. Faire simple. Chaussures trempées. Elles l’étaient déjà !
Il ne reste plus qu’à plonger vers le lac d’Espingo. A deux pas du refuge, le tonnerre se met de la partie, comme pour féliciter l’équipe, pour une opération « commando » remarquablement conduite.
Six heures de sorties pour se rendre compte que le BAC (boussole, altimètres, carte), les GPS et l’observation du terrain sont autant d’instruments à maitriser dans des conditions compliquées.
Le refuge est « bourré comme un oeuf » : tous les randonneurs du coin, chassés par la pluie et le brouillard, s’y sont donnés rendez-vous. Ambiance, ambiance. La pluie : le bonheur des gardiens de refuges !
A 16h, l’équipe se replie dans le dortoir pour les topos restant à écouter : Isabelle aborde l’encadrement des mineurs. Cathy, les secours et la sécurité. Martine, les EPI (équipements de protection individuels). Caroline, les GPS, outils traditionnels et lecture du terrain. Thierry ferme les présentations sur le thème de l’alimentation et des pathologies.
Autant de présentations instructives complétant une journée déjà riche en expérience terrain. Difficile de faire plus. Sommeil de plomb.

J6 – Réveil. Humidité partout. Dedans. Dehors. Dans les chaussures. Dans les chaussettes (ndlr : Mézigue attrape un rhume carabiné !). Petit déjeuner et départ sans tarder. La colonne multicolore – coupe-vents oblige – s’étire. Petit à petit, le ciel se dégage. Lac d’Oô, Granges d’Astau : le décor n’a pas changé. Retour sur terre. Priorité au changement de chaussures. Le Jurançon, méthode Champenoise, est mis au frais à l’auberge.
Deuxième café du matin pendant que Michel Andrades et Michel Bourdet s’installent en bout de terrasse et reçoivent, un à un, les stagiaires. Passage au confessionnal. Le calme règne. Seul un murmure s’échappe du conciliabule. Les Michel questionnent, écoutent les arguments des uns et des autres. Le verdict tombe : reçu ou ajourné (motifs à l’appui). Sourire, sourire forcé ou mine impassible…
Reçus ou pas, c’est une semaine extrêmement riche en expériences, partages, informations qui s’achève. Organisation impeccable : merci Michel. Guide remarquable : merci Michel. Une formation qui en appelle d’autres.

A plus sur les sentes.

Beñat

Nota :
– Point le plus bas : 2100m (parking des Granges d’Astau), les plus hauts : pointe de Litérole (3132m), pic Royo (3121m), Perdiguère (3218m), pic Lézat (3107).
– Guide : Michel Bourdet
– Encadrant : Michel Andrades dit Mich
– Participants : Sabine Guigue, Martine Bonnet, Caroline Pillet, Isabelle Durand, Cathy Roques, Mohamed-Ali Mili, Thierry Martin, Gérard Favier et Bernard Boutin
– crédit photo : Sabine, Cathy, Thierry et Bernard
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires.

Publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized | Tagué , , , , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La Munia : formation « sécurité » pour randonnée alpine

La Munia : toit de Troumouse !

Départ : parking du Cot (cirque de Troumouse)
Destination : pic de La Munia (3133)
Date : 1et août 2018
Encadrants : Michel Thomas et Stephane Arribarat
Participants : Ghislaine de Rincquesen, Chantal Loustau, Cathy Roques et Bernard Boutin
Météo : Beau temps chaud dans la vallée.

Michel Thomas, épaulé par Stephane Arribarat, nous avait concocté une journée de formation où le mot clef était « sécurité » en randonnée alpine. Rappel, main courante, progression sur neige (avec ou sans crampons) et assurage sur rocher allaient donner un contenu dense à la sortie. Un magnifique « terrain de jeux » était au programme pour l’occasion : le cirque de Troumouse et son sommet emblématique : La Munia.
Réveil 4h30. Troumouse, c’est loin ! Décollage depuis le parking Laclau à 6h pile. L’énergie des hommes est incroyable : plus il faut se lever tôt, plus les randonneurs sont à l’heure. Au CAF de Pau, le célèbre « quart d’heure béarnais » a subit l’estocade, une fois pour toute. Au parking-relais d’Argelès, pour Michel et Stéphane, c’est aussi le « quart d’heure bigourdan » qui est moribond. Parité parfaite pour la collective : 3 filles dans une voiture, 3 garçons dans l’autre. Du beau monde en tout cas : 5 encadrants sur 6 participants.
8h et des broutilles : la collective démarre devant un magnifique cirque que le soleil commence à lécher. Session marche « cool » sur estive suivi de cheminement sur rocaille sans fin. Cap, plein Est,vers « les deux soeurs ».
Fond du cirque. Un raide couloir enneigé apparait sur notre droite : « C’est par là ! ». Sommes à 2400m. Les soeurs étaient plus accessibles mais voilà neige et rocher ont nos faveurs ! Pose des crampons et montée pied amont planté droit dans la neige, pied aval plutôt en travers. La neige est ferme sans plus. Les crampons accrochent bien. Concentration. Interdit de dévaler la pente à 45°. A l’accueil bas : méchante « caillasse » ! Marchons groupés.
La névé finit par disparaitre et le rocher prend la suite. Toute la face nord du cirque n’est pas particulièrement herbeuse ou fleurie. Rocky Mountains here ! Le cheminement continue, direction SSO, vers le col de la Munia, à gauche du Mount Arrouy. Alternance de pierrailles et de neige. 2840m : le col est atteint. La vue au sud s’ouvre avec, en dessous de nous, les lacs de la Munia encore partiellement enneigés ! Nous sommes le 1er août !
Depuis le col, pour Mézigue, revoir, en face au SO, la « terrible » montée au ciel du col d’Anisclo, depuis Pinieta, et les dalles rocheuses de la Faja de las Olas, sous le Mont Perdu, fait remonter bon nombre de souvenirs d’une des plus belles étapes de la HRP d’est en ouest. Passée la Faja, s’ouvre d’un coup « sec », face au « spectateur », droit sous les yeux, le canyon d’Aniscle : magique et stupéfiant de beauté à la fois.
Reprise du cheminement en direction de la Munia. Des cairns un peu partout. Pas de trace très précise. Rando alpine. Le rocher devient plus raide. Il faut le prendre de face. Tantôt Michel ouvre la voie et Stéphane reste en protection. Tantôt l’inverse. La Munia n’est pas un pic méconnu. De nombreuses voies cairnées montent du sud (versant espagnol). Le rocher est poli par les mains. Il est glissant : méfiance.
Au mur « Passet », formation sécurité oblige, Stéphane installe une main courante. Mon « ficellou » est à la peine pour glisser vers l’amont. La prochaine fois, il faudra lui donner un tour de moins et ne pas faire passer ses boucles l’une dans l’autre. Enfin, c’est ce que j’ai compris…
Nouvel obstacle : le « Pas du Chat ». L’animal grimpe toujours en souplesse avec dextérité. La collective l’imite et « monte en libre ». Plus tard, à la descente, il sera franchi en rappel. On sait bien que les chats montent aux arbres plus facilement qu’ils n’en descendent !
Le final se fait par l’Espagne. En haut, une fragile croix de bois marque le sommet. Deux manches à balais entrecroisés. Pause bien mérité.
Un aragonais donne son explication du nom « La Munia ». Il s’agirait d’une évolution du nom que les arabes donnèrent à ce lieu : Al Munia. Il ajoute que cela veut dire la « granja » en espagnol. Traduction : la ferme. Bizarre ! Il continue en expliquant que la plupart des noms alentours ont été modifiés par un « nazi belge » pendant la guerre. Ivresse de l’altitude pour le vieux monsieur ?
Retour par le même tracé en évitant le passage au col. Deux rappels couronnés de succès par toute l’équipe.
Exercices de descente face à la pente dans la neige, piolet à la main. Solution : planter fermement les talons. Exercices de glissades sur les fesses et retournement sur le ventre pour planter, sur le côté, le piolet.
Au bout du bout, une sortie de 4 ou 5 heures prendra presque le double de temps. Une formation, sur le terrain, approfondie pour la plus grande satisfaction de Ghislaine, Chantal, Cathy et le chroniqueur.
Un dernier effort pour rejoindre le « plancher des vaches » : passer à nouveau le couloir enneigé du matin. Le recul de la neige le long de la paroi rocheuse (pour cause d’échauffement du rocher) a opportunément dégagé un étroit cheminement, raide et en pierrailles filantes sous les pieds. Main aux rocher, main à la neige et l’obstacle est passé.
Reste à traverser la rocaille et déjà apparaissent les petites familles de vacanciers. Shorts, t-shirts à manches courtes, baskets, sacs à dos légers. Deux monde se côtoient. A chacun son bonheur.
Vive les études et plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 2100m (pk du Cot), le plus haut : 3133m (pic de La Munia), dénivelé : 1168m, distance parcourue : 12,4km, durée de la sortie : 9h45
– Encadrants : Michel Thomas et Stephane Arribarat
– Participants : Ghislaine de Rincquesen, Chantal Loustau, Cathy Roques et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire