Sanctus et Arre Sourins : démarrage à 600 à l’heure !

lac d’Uzious : contemplation

Point le plus bas : 1377 m (pk des Jonquilles/Gourette), plus haut : 2614 m (Arre Sourins), dénivelé montant et descendant : 1576 m, distance parcourue : 16,5 km
Participants (collective du CAF de Pau) : Claudie Charbonneau, Nadine Laborde, Jean-Pierre Caillois, Sylvie Darrouzin, André Paillassa encadrés par Josette Coumes, Marie Bénichou et Bernard Boutin.
Météo : entre « sol y sombra ». Menaçante en cours d’après-midi. Vent du sud sur les crêtes de l’Arre Sourins
Date : 17 septembre 2020

Beaucoup de lacs au rendez-vous : les lacs de Louesque, le lac du Lavedan, le lac d’Anglas et le lac d’Uzious. Des cols : celui d’Uzious et de la Hourquette d’Arre et deux sommets : le Sanctus et l’Arre Sourins. En toponymie, nous pourrions appeler cela le « Fond de Gourette ».
Départ 8h10 depuis Gourette. Retour : 16h40. Une belle rando bien remplie. Seul bémol : le temps menaçant au sommet de l’Arre Sourins qui précipite (un peu) notre retour. Une équipe à majorité féminine qui marche bien. Encadrement surtout mené par Josette qui nous fait partir à un train très rapide. Entre la cabane de Coste de Goua et le premier lac de Louesque, il se passe tout juste une heure et le dénivelé grimpe de 1680 à 2280. Du 600 à l’heure! Chuchotements dans les rangs… La suite sera plus « cool ». Pause au Lac.
Isards sur les crêtes entre le pic et le col de Louesque.
Le Sanctus est facilement atteint par l’est. Descente en suivant vers le col d’Uzious. Allons là croiser les deux seules personnes de la journée. Les Pyrénées sont nôtres.
Au col : belles ambiances automnales vers l’est. Le vallon du Labas conduit au lac du Tech. L’horizon est traversé par une série de crêtes avec une palette de couleurs où tous les gris se retrouvent. Un lieu où poser son chevalet.
Descente vers le lac du Lavedan et remontée dans la « petit Vallée Blanche ». Un vallon exclusivement orienté Est et protégé du soleil par la Géourgue d’Arre. Vers 2300, un gros névé se consomme lentement. Il a la peau dure et est toujours là malgré le réchauffement climatique.
La pente s’affermit. Les palpitants s’adaptent ou tentent de s’adapter. Bel effort et arrivée à la Hourquette d’Arre : la vue s’ouvre sur le Soussouéou dominé au loin par l’Ossau. Autres vues, autres ambiances. Pyrénées plurielles. Pyrénées multiples.
Légère descente vers la cabane de la Hourquette d’Arre et remontée en direction de l’objectif final de la sortie : l’Arre Sourins (2614 m).
Arre par çi, Arre par là ! Le Palay, dictionnaire du Béarnais, en dit peu. Arre : territoire calcaire de haute montagne.
Montée franche dans une pierraille qui file (un peu) sous les pieds à l’approche d’un col sans nom. A nouveau, vues vers le Soussouéou et plus loin l’Ossau.
Final en suivant la crête direction NO. Rafales de vent fraiches du sud ouest. Arrivée à 13h. Heure bienvenue pour la PCC. Pause Casse-Croûte assis au NE de la crête pour ne pas être au vent.
Belles vues brouillées par les nuages. Une préférence : les massifs calcaires de l’Amoulat, du Ger et des Arcizettes. De couleurs claires, ils brillent bien volontiers sous les rayons du soleil. Un beau spot.
Les nuages s’accumulent. Retour plus rapide que prévu, sur nos pas, jusqu’à rejoindre le GR10 qui chemine vers la lac d’Anglas. Changement de direction, avant de le rejoindre, pour passer par le lac d’Uzious. Pause sur des rochers rendus lisses par de lointains glaciers. Siestita et baignade pour Marie. Pas plus d’amateur. L’eau est déjà fraîche.
Retour par la conduite forcée. Visite du compresseur, toujours là. Derrière, des veines, une plateforme, des rails, des restes de transbordeur. Le tout accroché à la falaise. Des restes pour rappeler la longue et dure aventure humaine. Avalanches meurtrières, qui emportent les baraquements des ouvriers à Anglas, rappelle Claudie. « Zola » résume Jean-Pierre. Plus sur le sujet : ICI.
Final en longeant le cours du Valentin.
Une belle sortie. Vivement la prochaine et surtout, qu’il ne neige pas encore ! Magie des couleurs d’automne. Que la fête continue !
Pot de fin de sortie au « Richelieu » à Eaux-Bonnes. Bel espace au futur incertain. Que restera t’il du thermalisme demain ?
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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Lurien encapuchonné, descente par Gabardères

Le Lurien : crête finale

Point le plus bas : 1260 m (pk du Pont de Camps), plus haut : 2820 m (Le Lurien), dénivelé montant et descendant : 1620 m, distance parcourue : 13,4 km
Participants : André Paillassa et Bernard Boutin.
Météo : menaçante au début, brumeuse en course, dégagée pour finir !
Date : 10 septembre 2020

Départ depuis le Pont de Camps 1260. Temps grisâtre. Bruine menaçante. Remontée à la cabane du Lurien en longeant le gave de Camps, puis cheminement jusqu’à la « cabane des Chasseurs » 2096, à côté de la prise d’eau sous le lac du Lurien. Une montée rapide : 1h40 pour faire 840 m de dénivelé. Du 500 m à l’heure… qui se payera (un peu) au final du Lurien ! La faute à BB qui mène trop vite. Première pause. Marmottes. Pas izard.

Cincle plongeur. Crédit : L. Nédélec – Parc National des Pyrénées

Montée au premier laquet. Un cincle plongeur s’envole rapidement du caillou sur lequel il est posé, au milieu de l’eau. Une observation nouvelle pour l’Intello. Plus sur le « cincle plongeur » dans le Parc National des Pyrénées : c’est ICI. Dommage, il file vite ! Observation trop brève.
André passe devant. Lac du Lurien, col du Lurien. Les étapes défilent. Droit devant le Lurien est encapuchonné de brume. Dommage. Remontée sans pause. Main au rocher de temps à autre. Le sentier est bien identifié dans la caillasse. Lieu austère. La brume nous entoure. Elle ne nous lâchera plus jusqu’à ce que nous redescendions.
Au sommet 2820 : vue nulle. Grand blanc. Pause et casse-croûte. Petite bise : il fait plutôt frais :  « Dégagez, il n’y a rien à voir ! » Descente sans tarder. André cherche les crêtes. Il aime le rocher.
Au col du Lurien, un randonneur solitaire. Il n’a pas voulu continuer vers le Lurien. Crasse rébarbative. Seul, j’aurai aussi laissé tomber.
Cabane détruite et légère remontée vers le col de Gabardères pour plonger « tout dret » vers la cabane du même nom. Si la trace est aisée au début. Elle a tendance à disparaitre au fur et à mesure que nous descendons. Des affleurements rocheux, ça et là, compliquent le choix du cheminement. Où passer ? Quelques hésitations mais au final, rien de bien compliqué. Du « hors piste » tout simplement. Faudra pourtant trouver un cheminement « cool » pour amener une collective.
Cabane de Gabardères. Cédric achève de déjeuner. A coups de sifflet, il donne des ordres à son border collie pour manœuvrer le troupeau de brebis. Magnifique entente de l’homme et l’animal, pourtant bien éloignés l’un de l’autre. Décidément, croiser Cédric est toujours un moment fort. Gabardères, c’est son royaume. Mon passage, à 3 jours d’intervalle, l’interpelle. Surtout ne pas l’envahir. La prochaine fais, ce sera à la fête du fromage à Laruns…
Traversée de la forêt de Gabardères. Le Pont de Camps est déjà là. « Ogeu-tranche » à l’Hermine. La nouvelle boisson qui fait fureur dans les Pyrénées (béarnaises en tout cas).
Le Lurien, un bon classique. Même encapuchonné…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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Boucle par la crête des Quintètes et Gabardères : territoires méconnus !

depuis la crête des Quintètes, le Lurien

Point le plus bas : 1190 m (pk fond du barrage de Fabrèges), plus haut : 2525 m antécime sud du Grand Pic d’Ormélias, dénivelé montant et descendant : 1360 m, distance parcourue : 13,8 km
Participants (collectives des CAF de la VO et de Pau) : Marie Bénichou, Malika Bellanger, Agnès Correira, JP Caillois, Simone Baylocq, Liliane Lardit encadrés par Olivier Blanchet (CAF Vallée d’Ossau) et Evelyne Brioulet, Nadine Laborde, Catherine Neumann, Dominique Parent, Marie-France Redonnet Dupuy encadrés par Bernard Boutin (CAF Pau).
Météo : beau temps frais comme il faut !
Date : 5 septembre 2020

8h27 : au départ, sous le Pont de Camps au bout du lac de Fabrèges, nous sommes 13 : dix femmes, trois hommes ! Qu’on ne dise pas que les femmes ne sont pas des « montagnardes », ni des sportives… Treize un chiffre qui va plutôt bien à Olivier Blanchet, à l’initiative de cette boucle. Plus tard, nous serons dépassés (un instant seulement, qu’on se rassure !) par un groupe de randonneurs espagnols : dix hommes, 3 femmes. Le monde est bien mal fait !
Montée « franche » par la forêt de Sahuqué. Une piste un peu monotone qui aura l’avantage, en fin de journée, de raccourcir le trajet pour boucler la boucle. Contournement de la crête de Coste et arrivée en vue de la cabane du Lurien. Blondes d’Aquitaine débonnaires et patous vigilants: « Lou Moussu » rôde ! Les ossalois apprécieront ce clin d’oeil, au surnom donné à l’ours par leurs anciens. « Lou Moussu » : une marque de respect envers « le seigneur que l’on respecte et que l’on craint ». Une généralité un peu hâtive.
Remontée du vallon du Lurien. Pause rapide à l’étonnante « cabane en bois des chasseurs de Buzy » qui jouxte une prise d’eau. Que fait-elle là et Buzy, c’est si loin ? Un ancien bâtiment construit pour les ouvriers qui travaillaient à la mise en place du réseau hydraulique de la vallée d’Ossau, précise Olivier.
Un laquet, un petit canyon encaissé et le lac du Lurien est atteint. Fin des sentiers à « touristes » tranquilles. Cap est pris au NE sur des sentes animales. Objectif : rejoindre et remonter la crête des Quintètes (à l’orthographe incertaine). Un beau cheminement dans l’herbe jaunie. Chaudes couleurs d’un automne, rendu prématuré, par la sécheresse qui persiste. Vues magnifiques sur un Ossau inhabituel qui aurait perdu une dent depuis la dernière fois. Folles rumeurs !
12h20 : un sommet 2525 m, antecime du « Grand pic d’Ormélias ou pic des Quintètes » est atteint. Pause (méritée : on marche depuis 8h27), déjeuner (mérité : le petit dej remonte à 6h), photo souvenir. Sieste pour Simone. Une concurrence à venir pour Brahim ?
13h20 : début de descente. Belles lumières. Cheminement agréable. L’automne béarnais comme on l’aime.
Col du Lurien effleuré. Ruine d’une cabane et marmotte en observation. Légère remontée pour passer un collet (2320 m) afin de plonger dans le méconnu vallon de Gabardères. Passage d’un bref chaos et direction plein sud, un peu exposée et en courbe de niveau légèrement descendante. Attention requise quelques minutes avant de partir cap à l’ouest et la cabane de Gabardères.
A nouveau belles ambiances. A l’herbe jaunie s’ajoute le rouge-orangé flamboyant des myrtilliers et des rhododendrons. Le soleil baisse. Les couleurs sont plus douces encore.
Un jeune patou, un deuxième, un troisième. Plus loin deux adultes. Tous ensemble, ils protégent 450 brebis de « Lou Moussu ». Méfiance collective.
Cédric, jeune berger, est installé, le temps de l’estive, à la cabane de Gabardères. Il aime la solitude, nous dit-il, mais… prend grand plaisir à parler avec nous. « Les touristes sont rares par ici ». Les montagnards, que nous pensons être, en prennent pour leur grade !
De la nourriture des patous, croquettes et marmottes, la conversation passe à « Lou Moussu » qui vient de sévir et croquer une brebis. En retour, les patous lui auraient donné une belle raclée. La nuit, à Gabardères, il s’en passe des choses. Des randonneurs, perdus, viennent même frapper à la porte de la cabane, à minuit. Durant la journée, ils étaient passés à côté de Cédric en le « snobant ». Les voilà accueillis vertement… et, pour finir, ils passeront 2 jours avec lui. Cédric au grand coeur. Mais surtout, ne le branchez pas sur les touristes, les vrais, ceux qui arrivent par vagonnées entières, de l’autre côté du col du Lurien, au lac d’Artouste. Sur ceux-ci, il est intarissable en anecdotes, souvent cocasses. Deux mondes se confrontent. Qui nourrit qui ?
Le temps passe, le border collie écoute attentivement son maître, sans bouger, les oreilles pointées vers lui. Il semble lui aussi jouir du moment. Il nous faut pourtant achever la descente. A regret, nous quittons un jeune berger attachant, en pleine forme et a la langue bien pendue. Devrait, hors saison, monter un sketch pour café-théatre. Une belle rencontre.
Traversée de la forêt de Gabardères. Pentes plutôt fortes. Arrivée au Pont de Camps. Une belle boucle est bouclée.
Gabardères, un coin où repasser. Il n’y a pas de touristes…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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Pic des Trois Rois, Table des Trois Rois : l’incroyable imbroglio !

castillo de Javier au pic des Trois Rois

Point le plus bas : 1190 m (pk pont Lamary), plus haut : pic des Trois Rois 2448 m, dénivelé montant et descendant : 1400 m, distance parcourue : 15 km
Participants (collective du CAF de Pau) :
Groupe 1 (départ Lamary): Jean-Pierre Belaygue, Marie Bénichou, Xavier Damez, Jean-Pierre Gspann, Denis Haller, Jean-Luc Paquet encadrés par Bernard Boutin.
Groupe 2 (départ Pla de Sanchèse) : XXXX (7) encadrés par Jean-François Avril.
Météo : beau temps frais avec brouillard en arrivant au pic des Trois Rois
Date : 2 septembre 2020

La traversée proposée se fait sous le label TEC (traversée échange de clefs). Un groupe part d’un côté (Pont Lamary); l’autre de l’autre (Pla de Sanchèse) et, à mi-parcours, les conducteurs, en se croisant au pic des Trois Rois, échangent les clefs de leurs véhicules pour pouvoir redescendre dans la vallée, à un point de ralliement arrêté d’avance (Hôtel du Pic d’Anie à Lescun).

Compte rendu pour le groupe 1 : Belle remontée du vallon de Pédain. A la cabane, échanges, à propos de la saison d’estive, avec la bergère qui est franchement désabusée : « Trop sec. Il n’y a plus rien à manger pour les bêtes. Descendons demain (près de 3 semaines plus tôt que d’habitude). » « Trop chaud aussi ! ». Ambiance…
Au col d’Escouete, vent frais. Petite laine. Pas de pause. Cap pris vers le pic des Trois Rois sauf que le brouillard s’en mêle. Le GPS prend le relais.
Sur les crêtes, grossière erreur de ma part, à quelques dizaines de mètres du sommet, la trace montante et la trace descendante se croisent. Je me met à suivre la descendante… qui nous mène, comme elle était programmée, à la Table des Trois Rois que je ne reconnais pas puisque nous devions arriver au Pic des Trois Rois. Incompréhension totale qui dure un très, très long moment. Manque de réflexion total. Il eut fallu simplement contrôler l’altimètre pour se rendre compte que nous étions à la Table 2400 m et non au Pic 2448 m !
Retour sur nos pas pour rejoindre le col « entre les Rois ». Nouvelle erreur d’appréciation : la lecture d’une boussole aurait montré que nous cheminions vers l’ouest et donc en toute logique vers le Pic.
Au col, une partie de l’équipe commence à descendre vers le col de Lhurs. Je les suis et rebrousse. Cela ne colle pas ! Rien ne cadre dans ma tête. Retour au col et enfin, début de réflexion : le nord est derrière, vu l’heure, le soleil est au SE, le pic qui est à droite, à l’ouest, est donc le Pic des Trois Rois… C’est parti. Il est atteint en 10 minutes.
Conclusion : dans un tel cas, j’aurais du, avec Xavier Damez, qui avait la même trace que moi, prendre du recul, faire un point calmement et tout se réglait rapidement.
Au pic, beaucoup de monde. Des basques, navarrais, aragonais et autres ethnies locales ! Même l’armée espagnole arrive équipée de pistolet-mitrailleurs !
Un pic emblématique à plusieurs titres : plus haut de Navarre, lien où se rejoignent les royaumes d’Aragon, de Navarre et du Béarn. Le patron de la Navarre, San Francisco-Javier, co-fondateur de l’ordre des jésuites, est « naturellement » représenté au sommet par sa statue, de même que la forteresse de Javier, lieu de naissance de François-Xavier. Sa tête est patinée par les mains qui l’ont touchée. Un lieu de pèlerinage ?
Pause avec l’équipe de Jean-François qui nous rejoint. Photo du groupe prise par un « mili » de l’armée. Descente tous ensemble au col « entre les Rois » avant que Jean-François et son équipe ne basculent, au sud, vers le col d’Escouete et nous, au nord, vers le col de Lhurs et puis celui des Ourtets, avant de basculer à notre tour dans le très beau vallon d’Anaye.
A Lescun, à l’hôtel du pic d’Anie, les deux groupes de la TEC arrivent au même moment. Synchro parfaite pour un moment convivial après une très belle traversée.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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Tour de la Latte de Bazen : belle découverte !

le massif de la Latte de Bazen : côté Est

Point le plus bas : 1390 m (pk Gourette), plus haut : passe de Gourroux 2364 m, dénivelé montant et descendant : 1100 m, distance parcourue : 12 km.
Participants (collective du CAF de la vallée d’Ossau) : Josette Coumes, Malika Bellanger, Zaza Molin, Bernard Bugey, Bernard Boutin encadrés par Jean-Pierre Vignau.
Météo : beau temps
Date : 27 août 2020

Le sud-est de la station de Gourette est dominé par le massif calcaire de la Latte de Bazen. En faire le tour, voilà l’offre de sortie originale proposée par Jean-Pierre Vignau, du CAF de la vallée d’Ossau. Une occasion pour redécouvrir Gourette et ses alentours, sous des angles nouveaux, dans un cadre méconnu et sauvage.
Départ, depuis le parking situé au-dessus du Chalet des Jonquilles, par le GR10, vers le col de Tortes. La forêt de sapins est toujours plus dense. A regarder de plus près, le site de la station est de plus en plus boisé.
Sous le col, le Capéran de Tortes, doigt de pierre vigilant pointé vers le ciel, nous observe. Il semble ne tenir debout que par « miracle ». Un beau belvédère pas perdu pour tout le monde : deux vautours sont perchés là. Dommage, ils décollent avant même que nous puissions dégainer les appareils photos.
Depuis le col (1799), descente de quelques dizaine de mètres dans le talweg du vallon d’Arbaze que l’on quitte, vers la côte 1780, pour continuer en courbe de niveau constante. Végétation rase humide. Sente peu présente. Progression délicate car une chute serait mal venue. La pente est plutôt forte. Un passage qui demande attention sur environ 250 m.
La direction s’oriente sud. La pente augmente. La collective fait décoller un vol de perdreaux. Un abri (1850), situé sous une quèbe (bloc rocheux sous lequel les bergers pouvaient s’abriter), nous rappelle leur vie difficile d’une autre époque.
Longeons la crête calcaire de la Latte de Bazen. Belle couleur que le blanc calcaire ! Elle grimpe, par étapes, toujours plus : crête de Bazen, Latte de Bazen, pointe de Bazen, pic de la Latte. Un formidable massif calcaire où l’eau s’enfonce et disparait… ce qui ne fait pas le bonheur des brebis qui parsèment le clot des Margalines, espace relativement plat et sec, qui court le long des pentes, entre pointe et pic de la Latte. Où trouvent-elles donc de l’eau ?
Sous le pic Esquerra, la crête s’oriente SE, notre cheminement de même. 2320 : une mare d’eau croupissante stagne. Des « laissées » d’animaux en colorent les rives et l’eau. Pas pour nous !
Un dernier effort et la Passe de Bourroux, située entre le pic Esquerra et le Soum de Louesque, est atteinte. Changement total de paysage : devant nous les Becottes, le Sanctus et la crête qui court du col de Louesque vers le pic éponyme. Sous nous, le lac de Louesque. Beau point de vue. Descente et pause au lac.
Pour célébrer son anniversaire, Bernard Bugey sort de son sac un excellent « Bordeaux Supérieur » de son pays : la basse Gironde ! L’art et la manière. Une surprise sympa.
Des izards, sous le Soum de Louesque, nous observent pendant qu’une longue colonne de brebis arrive à la « queue leu-leu » : une démonstration éclatante du « se suivre comme des… moutons ! » Ambiance d’Ecosse sur les bords du lac : tourbe et couleurs chaudes.
Réflexion : serait-il possible de passer par là, en ski de randonnée, et continuer vers la Passe de Bourroux pour rejoindre Gourette, par le col de Tortes ?
Reprise de la descente vers la cabane de Coste de Goua et le vallon du Valentin, amoureux éconduit dont on ne saura pas pourquoi il donna son nom à ce gave ?
Retour traditionnel sur Gourette par les sentes bien connues qui conduisent aux lacs d’Anglas et l’Uzious. Rien de bien nouveau. Ce jour, la nouveauté était sur les pentes Est du massif de la Latte de Bazen. Une belle découverte !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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