Anéou : froid devant !

col du Soum de Pombie : tôle sous les pieds

Point le plus bas : 1723 m (pk Anéou), plus haut : 2150 m (point sommital à l’Est du Peyreget), dénivelé montant et descendant : 800 m environ (évaluation. Pas de trace enregistrée), distance parcourue : 9 km (évaluation)
Participants : collective du CAF de la vallée d’Ossau conduite par Jean-Maurice Cazaux-Bic et Jean-Louis Garrocq.
Météo : beau temps très froid. Fortes rafales de vent du nord.
Date : 26 décembre 2020

La météo annonçait « – 8°, à 9h au col du Pourtalet, de fortes rafales de vent du nord et un ressenti de – 20° ». A l’arrivée au parking d’Anéou, le choc est brutal au sortir de nos « limousines » : froid devant ! Vite une couche de plus, un bonnet, une capuche, un masque, un tour de cou, doubler les gants. A chacun son choix. Préparation du matos malaisée, dos au vent.
Passée la préparation venteuse, traversée de la route : découverte de la neige tôlée ! Surprise du jour. Une journée compliquée s’annonce entre vent glacial et tôle inhospitalière.
Pause des couteaux et remontée vers le col du Soum de Pombie. Sous le col, longue traversée tôlée. Justement là où la pente est la plus forte. Glissade interdite. Les couteaux et les bâtons plantent difficilement. Attention redoublée, surtout sous les rafales de vents.
Arrivé au col, celui-ci redouble et décape. Le froid pénètre sous les couches. Dépeautage et retour au départ – ou presque – pour une pause à la cabane de Sénescau. Bonne neige poudreuse dans les combes et autres petites dépressions. Univers de tôles grossièrement ondulées autour. Changement de rythme incessant. Séquence plaisir malgré tout.
Pause casse-croûte rapide à la cabane. Engloutis un thermos de soupe chaud et un thermos de thé au miel chaud. Fallait ça ! Debout, dos contre le mur sud de l’abri : un brise-vent bienvenu.
Repeautage. Retour partiel sur nos traces avant d’obliquer plein nord, puis nord ouest, en direction d’un petit cirque situé entre le pic du Peyreget et, à son Est, un sommet sans nom marqué de l’altitude 2238.
Pause à l’abri du vent (estimation : 2150. Pas le vent ! l’altitude…). Dépeautage et descente agréable sur la fraîche, toujours aussi incertaine sur la tôle. Quelques belles séquences en S. Retour en passant par le pont de la cabane de Houns de Gabès (le pont en aval étant fermé. S’en souvenir pour le reste de la saison).
Au final, une sortie un peu inachevée mais avec de beaux moments de ski. Merci aux encadrants pour les directions prises. Le meilleur a été tiré de cette journée peu avenante. La remontée vers le collet entre le Peyreget et le pic, à son Est, demande à être revisitée. Beau coin. Ce sera pour une autre fois.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI 
Crédit photo : Bernard Boutin
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trace approximative du jour

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Anéou : boucle par les cols de L’Iou et de Bious

pic du Midi d’Ossau

Point le plus bas : 1723 m (pk Anéou), plus haut : 2192 m (col de L’iou), dénivelé montant et descendant : 910 m, distance parcourue : 13,7 km
Participant : Didier Mazoin et Bernard Boutin.
Météo : beau temps trop chaud pour la neige !
Date : 22 décembre 2020

Des températures supérieures à 18° étaient annoncées, pour la plaine, avec beau soleil. La crainte que ce début de saison de ski (2è sortie de l’année) ne s’achève précipitamment nous fait monter à Anéou sans perte de temps.
Une croute de regel s’étant produite durant la nuit, le choix est de skier sur des pentes rapidement exposées au soleil. Objectif : faire une boucle en montant vers le col de L’Iou pour descendre ensuite dans la vallée de Bious, en longeant le Pène de Peyreget. Une fois atteinte la vallée, repeautage pour traverser la Courade et monter vers le col d’Anéou ou de Bious.
Au col, descente vers la voiture, en traversant le gave de la Glère, puis en longeant la cabane de Houns de Gabès et le centre pastoral.
Le plus sympa : la descente, dominée par la falaise rocheuse du Pène de Peyreget dans une belle ambiance sauvage avec pins à crochets – le sapin de Noël des ossalois ! Personne dans le coin. Ski sympa dans une neige ferme au niveau du col de L’Iou qui devient un peu trop humide au niveau de la vallée de Bious.
Ensuite, belle remontée, sans difficulté, vers le col d’Anéou ou de Bious. Rafales au col. Dépeautage et ski sympa à nouveau pour rejoindre et traverser le gave de la Glère. Passé celui-ci, la neige est trop molle pour pouvoir se faire réellement plaisir.
Photo surprenante : le pic du Midi d’Ossau depuis le col de L’Iou. Par un effet d’optique, le Petit pic et le Grand pic ont la même taille. Jean et Pierre étaient-ils jumeaux ?
Déjeuner « cool », confortablement assis sur le mur, du centre pastoral face au soleil. Des « petites familles » et des raquettistes en nombre à Anéou. Nous n’avions vu que deux skieurs entre les cols de l’Iou et d’Anéou. Espace et solitude : luxe des randonneurs à skis.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

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Le Tousseau et pic de Coos : reprise des randos pédestres

face sud du Jaout

Point le plus bas : 500 m (pk au village d’Aste), plus haut : 1840 m (Soum de Coos), dénivelé montant et descendant : 1463 m, distance parcourue : 12,8 km
Participant : Bernard Boutin.
Météo : couvert, temps menaçant. Vent frisquet sur les crêtes
Date : 19 décembre 2020

Rando de reprise, post-confinement, depuis Aste vers le Tousseau et le pic de Coos. Retour par le col d’Agrouès et le bois de Peyraube. Petite ambiance, grand dénivelé. Sortie solitaire. Dès le départ, au village d’Aste, l’historique sentier de Berger qui conduit aux granges d’Aste, parait « vertical » ! Un cheminement fait pourtant maintes et maintes fois. Dégâts du confinement indiscutable. Dire qu’il y a plus de 1450m de dénivelé à grimper ! Ralentir le rythme. Se concentrer et faire jouer la « gagne ».
Toute la crête de Gutteres est frappée par un fort vent du sud. Vautours fauves, faucons, milans royaux et corneilles sont à l’aise dans les ascendants. Pas moi. Qui plus est la luminosité éteinte !
160 minutes plus tard, après 1180 m de dénivelé, le Tousseau (1684) est atteint. Du 450 à l’heure ! Pas si mal au final, avec 3 pauses incluses. Pas d’arrêt au sommet. Trop de vent. Le casse-croûte sera pour plus tard. Logiquement au pic de Coos. La neige est présente mainteant. Une couche de tôle la recouvre. Continuation le long de la crête de Coos pour rejoindre le col de Lallène. Les habituels izards ne sont pas là. Neige sans trace. Tristesse de ciel, tristesse du sol.
De la crête de Coos au pic du même nom, légère descente puis remontée. Coos atteint. Un labrit m’accueille en aboyant comme… un âne ! Se méfier de lui. Cette race de chien aime particulièrement passer derrière vous pour, lâchement, vous mordre le mollet. Pas pour rien que les bergers s’entourent maintenant de border-collies : plus calme, plus affectif, plus intelligent.
Le chien n’est pas seul. Son maître est là. Il vient de monter à ski de randonnée depuis le col du Jaout, en passant par le col de Lallène. Son plan, descendre vers la cabane de Bath Bielh et remonter ensuite vers le col de Lallène. Un plan plutôt sympa. Pas de risque d’avalanche avec l’enneigement actuel et des pentes plutôt sous les 30° sur l’ensemble du parcours. A méditer pour plus tard…
Descente sans problème du pic de Coos, par la crête, vers le col d’Agrourès. Les pentes est sont bien pourvues en neige. Les pentes en herbes, coté ouest, très fortes et dangereuses si humides, sont sèches et sans neige. La progression sur le fil de la crête est aisée.
Passé le col, la descente devient « pénible ». La neige est de nouveau là. De petites coulées obstruent le cheminement dans la forêt de Peyraube. Des troncs d’arbres, abattus par le vent, compliquent aussi la descente. Passer au-dessus, en dessous, par derrière, contourner etc. Bref, une session « buggy-buggy » de près d’une heure dont la « mule » se passerait bien. La fatigue est là. Traverser le bois de Peyraube : le pensum de la boucle.
Les granges du Dès passées, restent 2/3 kilomètres pour rejoindre Aste. Arrivé à la voiture, les premières gouttes de pluie, annoncée par Meteoblue, tombent. Bon timing.
Arrêt shopping, à deux pas d’Aste, à Castet pour acheter du fromage chez Alain Larrieu. Un excellent brebis qui affine depuis Avril. Une bonne redécouverte après des mois d’abstinence confinés…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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Grand Tourmalet : reprise du ski de rando

Sommet de Coume Lonque

Point le plus bas : 1480 m (pk de Tournaboup), plus haut : 2340 m (arrivée du télésiège de Coume Lonque), dénivelé montant et descendant : 850 m, distance parcourue : 13,6 km
Participants : Didier Mazoin, Xavier Damez, Bernard Boutin.
Météo : belle journée. Vent frisquet sur les crêtes
Date : 16 décembre 2020

Rando à ski de reprise, post-confinement. Les stations de ski sont fermées pour cause de Covid mais damées. Un bon coup à jouer : redémarrer la saison sur les pistes vides de skieurs. Pas de risque de voir des bolides en surf nous dévaler dessus.
Remontée « cool » par la piste bleue qui va de Tournaboup à Super-Barèges. Bonne neige sous les skis tant que nous sommes sur la piste. Pour le reste, les pentes sont recouverte d’une tôle peu « avenante ». Passé Super-Barèges, l’équipe quitte la bleue. La pente s’affermit. Sommes hors-piste. La sage progression, à la « queuleleu », éclate. Xavier fait le choix de rejoindre la bleue sur sa droite. Didier et Bernard continuent tout droit. Tôle sous les skis. Session pose des couteaux, pas simple car en pente. Didier décide à son tour de rejoindre Xavier pendant que Bernard persiste à vouloir rejoindre directement le col. La pente devient toujours plus raide et la tôle est maintenant omni-présente. Un bel exercice de progression sur pentes exposées commence pour Bernard. Concentration maximum. Longue progression en Z délicate : « que fais-je là ? ». Regroupement pour finir sous le col.
Deux leçons comprises clairement : ne pas improviser quand on ne connait pas le cheminement et suivre sagement le « guide » (Xavier). Anticiper la pose des couteaux à réaliser au bas des pentes.
Montée tranquille, un peu difficile pour Bernard en manque de « puissance » (45 jours de confinement : cela se paye cash !), sur les pentes damées qui rejoignent le sommet du télésiège de « Coume Lonque ». Un monde « fou » à ski de randonnée sur les pentes. La plupart viennent de La Mongie, plus proche que ne l’est Toutnaboup. On croirait la station de ski ouverte. Des skieurs partout.
Retour : descente super sympa sur les pistes. Bonne neige. Un grand plaisir. Les vieux réflexes sont là. Evitons de passer hors-piste où la tôle reste bien présente.
Une bonne sortie de reprise.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

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Signal et pic du Gourzy, pics de la Brèque et du Montcouges : pour oublier le confinement annoncé !

pic du Midi depuis le Montcouges

Point le plus bas : 800 m (pk au-dessus des thermes à Eaux-Bonnes), plus haut : 2240 m (Montcouges), dénivelé montant : 1731+ et descendant : 1731-, distance parcourue : 19,5 km
Participants : Didier Mazoin, André Paillassa, Bernard Boutin.
Météo : belle journée d’automne comme on les aime.
Date : 29 octobre 2020

Un nouveau confinement, pour contrer la Covid 19, venait d’être annoncé pour le 30 octobre. Le hasard voulut qu’une sortie, entre « potes », prévue depuis quelques jours, devait avoir lieu la veille. Elle prit une saveur toute particulière. A la liberté d’une sortie devait succéder le confinement, l’enfermement, le temps des dérogations… et bien entendu la privation de randonnées en montagne. Raison de plus pour profiter pleinement de la boucle prévue. Contrat rempli à 100% !
Préambule et gag : rendu inquiet par la longueur et le dénivelé de la sortie (20km et 1700+), le « rapporteur » introduit, lors du covoiturage aller, la question de prendre ou pas les crampons. On le sait : moins le sac est lourd, mieux c’est ! André convient que cela ne semble pas utile : « la neige a beaucoup fondu ces derniers jours… ». Didier se joint à son avis. Le « rapporteur » en est tout ravi… et, une heure plus tard, alors que la randonnée a bien démarré, se rend compte, tout marri, qu’ils sont toujours au fond de son sac ! Gros fou rire des compères qui ont bien pris soin de laisser leurs crampons dans la voiture. Alzheimer ? Déjà !
Montée tranquille, en Z, dans la forêt qui domine Eaux-Bonnes, au-dessus du Parc Aventure. A la sortie du bois, la piste, qui arrivait là, vient d’être rallongée pour rejoindre la cabane de Laga de Bas. Elle traverse le territoire du lagopède, entendu, à cette endroit, il y a quelques année. L’Homme, implacable destructeur de la vie animale.
Arrivée au pied de la crête qui rejoint le Signal du Gourzy. Pause rapide avant de grimper en ligne de crête vers le Signal, le col et le pic du Gourzy. Crête prolongée vers le pas et le pic de la Brèque. Un peu de neige sous les pieds. Des izards dans le vallon de Gourziotte. De belles vues. Un beau soleil. Just enjoy it !
Passé le pic de la Brèque, l’orientation passe de plein sud à plein est. Objectif : longer le plateau d’Anouihas, passer au-dessus de la cabane de Pouey (pause), traverser les lapiaz de Pouey pour aller butter sur les pentes ouest du Pambassibé et rejoindre, avec un cap NNE, le col du même nom. Toujours un peu de neige fondante sous les pieds.
Au col, Didier aimerait bien prolonger vers le Pambassibé 2378 qui nous domine à droite. Insatiable ! On a pourtant déjà 1650 m de dénivelé dans les pattes…
Cap est pris, à gauche, vers le NO et le Moncouges 2240, objectif de la journée. Passé le sommet, descente légère, sur environ 400m, pour atteindre le « balcon du Montcouges » qui permet une magnifique vue sur la vallée d’Ossau et la plaine derrière. Pause déjeuner, en léger contrebas pour cause de vent frisquet sur la crête.
Retour par l’aller jusqu’à la l’altitude 2020 où André plonge « tout dret » pour rejoindre ce qui reste des sentes qui conduisent à la Québotte. Navigation dans les lapiaz, jamais faciles à traverser. Pause pas loin de la source de la Québotte avant de plonger (à nouveau !) dans l’épaisse forêt humide de la Coume de Balour. Méfiance absolue à ne pas glisser sur les tapis de feuilles cachant rochers et racines humides. Les bâtons : de superbes auxiliaires dans de telles circonstances !
L’épaisse couche de feuilles fait disparaitre la sente… et nous nous retrouvons dans le fond du « ravin ». Progression plus délicate encore. Passage devant les grottes, servant, depuis la nuit des temps, d’abris aux bergers et à leurs bêtes. Plus loin, entrelacs d’arbres déracinés par les coups de vents, toujours plus fréquents sur la chaine pyrénéenne. Mousse à l’assaut du sol, des troncs, des rochers. Humidité dominante jusqu’à rejoindre les confins d’Eaux-Bonnes et la voiture.
Une bien belle sortie qui se termine chez le Boucher Lahouratate à Laruns. Confinement oblige, il s’agit de remplir le panier à provision.
A plus sur les sentes. Quand ?

– par Beñat

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Crédit photo : Bernard Boutin
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pic du Midi depuis les pentes du col de Pambassibé

201029 Gourzy Montcouges

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