Hautacam – Neige/Avalanche 1 2019/2020 : une formation très réussie !

NA1 2019/2020 : une formation très réussie !

Chemin faisant : Hautacam, col de Tramassel, pène de Caucipeyre, Lavedan,
Participants : 113 membres (principalement) du Club Alpin Français de Pau
Encadrants : 26 membres bénévoles du CAF de Pau
Altitude : 1600m. Météo : beau soleil. Température agréable. Pas de vent.
Formation NA1 du 15 décembre

Retour sur histoire – Pour Ghislaine, incontournable « grande prêtresse » des traditionnelles journées Neige/Avalanche, cela avait plutôt mal commencé. Qu’on en juge : trois jours avant, des trombes d’eaux s’abattaient sur le manteau neigeux; deux jours avant, les Pyrénées-Atlantiques étaient placées en vigilance rouge inondation et le BERA donnait un risque 4 (fort) sur tout le massif; un jour avant les routes du Pourtalet et de Gourette étaient fermées, le préfet allant même jusqu’à interdire les activités sportives. Une avalanche, non pas de neige, mais de mauvaises nouvelles pour notre « GO ».
Dans ces conditions, il fallait des nerfs plutôt solides. Mais voilà, la météo, confirmée par Roger, était au grand bleu pour le jour J ! La veille, pendant que l’inquiétude grandissait parmi les 140 participants à la journée NA1, Ghislaine, optimiste, faisait le tour des lieux possibles où nous « ébattre ». Un passage à Hautacam confirme que neige il y a. Première condition remplie. Pour la seconde : le parking, au col de Tramassel, pourra bien accueillir les quelques 40 voitures de la « collective », d’autant plus que la station est fermée. C’est parti : samedi soir, à 18h41, tout le monde reçoit enfin le courriel libérateur.
Dimanche matin – La journée s’annonce belle. La caravane s’ébranle depuis Pau et grimpe à Hautacam. Sur place : regroupement un peu lent. Il s’agit de former 12 groupes de 12 participants (10 « élèves » plus 2 encadrants chaque fois) qui souvent ne se connaissent pas. Mézigue ne connait que 2 personnes dans le groupe : Béatrice et Patrick. Pour retrouver les 9 autres, deux petits panneaux portant la lettre du groupe A vont circuler. Plutôt efficace.
Recherche d’un spot de neige, à deux pas du Pène de Caucipeyre. Béa entre en jeux et tout y passe : « Avez-vous lu le BERA ? Connaissez-vous notre DVA ? » Au CAF, on adore les sigles. A commencer par le CAF : « Vous avez dit Caisse d’Allocations Familiales ? » Du coup, il n’y que les initiés qui comprennent ! D’ailleurs, nulle part sur le Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche, il n’est fait mention du sigle BERA !
Celui du jour, pour la Haute-Bigorre, donne risque 2 (limité) sous les 2500 m. Nous sommes à 1600 m (Réflexion de l’auteur : sous les 2500, au vu des pentes et de la croute de regel, le risque de glissage pouvait être fort !!! Pas si limité que cela. Observation du terrain).
DVA (détecteur de victimes d’avalanches). Eternel débat : réception, recherche. Quel mot utiliser ? Ooups, la langue de Molière doit faire face à un redoutable concurrent : le « search » écrit sur le détecteur. Une séquence utile. Tant pour « search » que pour « send » qui fait moins l’objet de débat.
Vient le 112 et sa chaine d’informations à délivrer : avalanche, position GPS (où la trouver ?), heure, nombre de victimes (se compter en début de sortie).
(Curiosité de mézigue : que faire si l’avalanche de situe du côté espagnol ? Le 112, en Espagne, est un portail d’entrée à tout type d’assistance ou de secours. Il n’est donc pas direct. Dans notre cas, il transfère au 062 (service d’urgence de la Guardia civil) qui alerte les services de secours couvrant le lieu de l’accident. Bref, pour plus de rapidité : faire directement le 062. Quels mots : alud o avalancha, punto GPS, hora, numero de victimas. Pas compliqué.)
Retour sur la crête de Hautacam. Beau soleil = belle ambiance. Les sondes sont sorties. Pour l’une d’entre-elles, cela faisait 27 ans qu’elle était dans le sac… sans avoir jamais été ouverte ! Les formations NA1 devraient être obligatoires. Pelletage en V sous la victime trouvée. Il faut du souffle.
Un trou est creusé sur 30 cms. Un tapis d’herbe dégagé. Béa s’y allonge et se fait couvrir de neige. Objectif : avec les sondes, ressentir le contact avec une victime enfouie. A comparer avec l’herbe, les rochers etc.
Coupe de neige : analyse des strates. Vu la faible profondeur, cela se résume vite : croute de regel en surface, neige pourrie en dessous. Notions de plaques ou couches fragiles. « Plaques frittées plutôt que plaque à vent ! » dira Béa.
Mise en scène. Un grand cri : « Oh hé ! Des gars de votre collective viennent d’être pris dans une avalanche ! Vite, vite, il faut les dégager… » . Nouvelle chaine de décision. « Vite, vite, vite… ». La pression monte. Flottement. Un leader à trouver. Recherche rapide. Elle part un peu dans tous les sens. Les indices de surfaces sont « zappés ».
Pause au soleil face au Lavedan, appelé aussi vallée des Gaves. Des vallées, il y en a 7. Plus sur Wiki. Hautacam : vraiment un beau coin ! Merci Ghislaine (aussi) pour ce choix esthétique.
Le groupe A est scindé en deux. Nouvelle avalanche. Une partie observe, l’autre recherche. Les réflexes sont déjà meilleurs. Débriefing. Les groupes changent de rôle. Avalanche à nouveau. Nouveau débrief : toujours mieux.
Trop facile, sur cette croupe légère et ses quelques centimètres de neige. Attention : la méthode est toujours la même mais le terrain, les circonstances ne sont jamais les mêmes. La taille des groupes non plus. Observer vite pour s’adapter vite.
Méthode du pendule, avec les bâtons, pour la barre des 30°. « Ce n’est pas parce que vous êtes sous les 30° qu’une avalanche ne peut pas arriver par au-dessus ! ». En janvier 2017, à Gabardères, l’avalanche est arrivée d’en haut.
D’informations en gestes pratiques, l’heure avance. Retour vers le parking pour un constat général, avec tous les groupes : « la journée : super utile, super ambiance ». Beaucoup sont déjà partants pour la session NA1 de 2020. En attendant, un passage par la cartographie et le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) pourraient être bien utile pour compléter NA1.
Un grand merci à Ghislaine qui, à l’arrivée, continuait assidûment sa journée en triant le matériel de prêt. NA1 2019/2020, définitivement pas simple pour l’organisatrice.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

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boucle : soum du Prat du Rey, col d’Andorre

« Cairn » au Soum du Prat du Rey

Chemin faisant : Ouzous, Salles, Estrem de Salles, cirque de Caucy, soum det Mont, soum Prat du Rey, soum des Aguillous, Escala du Prat du Rey, col d’Andorre, bois de Laurouse
Participants : Maïlys et Bernard
Plus haut : 1517 m, plus bas : 829 m, D+ : 906 m, distance : 11 km. Beau soleil. Température agréable.
Sortie du 9 décembre 2019

Sortie proche de Pau (55km), au-dessus du village de Salles en Bigorre. Contournement du cirque de Caucy aux nombreuses résurgences et sources. L’eau imprègne les lieux. Un endroit, étonnant et rare, à observer d’en-haut, depuis les crêtes entre le soum du Prat du Rey et le soum des Aguillous.
Montée franche dans des sentes, envahies de fougères rousses et d’épineux, vers le soum det Mont et sa vierge qui domine la vallée. Pause. Très belle vue.
Légère descente vers le col de Soueilh. Le cheminement se complique. Une fine couche de neige est tombée pendant la nuit sur l’herbe humide. La pente est marquée. Les sentes camouflées. Danger : glissade ! Attention requise. La neige complique l’avancée, entre les côtes 1200 et 1400. Pas mesurés.
Sous le soum du Prat du Rey, la pente s’adoucit à nouveau et le sommet, dominé par un pylône à haute tension, est atteint. Des craquements sinistres, peu habituels en montagne, se font entendre. Des stalactites se détachent du pylône et tombent tout droit. De véritables épées. Surtout ne pas s’approcher. Pas de pause pour cause de vent frais.
Retour sur nos pas pour rejoindre la crête qui conduit au soum d’Andorre. Un peu de « gaz » sur la crête. La face SE descend vite. Côté NO, une belle forêt de bouleaux, au sol tapissé de feuilles et de neige. Très belle ambiance avec le soleil qui cherche à faire sa place dans la forêt..
Le bâton de Maïlys dérape. Chute sur place. Le coude gauche et l’épaule trinquent. Elle se remet en place. Heureusement. Mais, l’utilisation du bras gauche est douloureuse. La progression continue sans l’utilisation du bâton, pourtant plus utile que jamais avec la neige qui recouvre des tapis de feuilles. Décision est prise de rejoindre le col d’Andorre et sa cabane, en longeant les pentes sud du soum de Leiz, et de redescendre directement ensuite. Le soum d’Andorre sera pour plus tard.
Arrivée à la cabane située sous le col d’Andorre. Longue pause au soleil. Sieste réparatrice pour Maïlys. Vue magnifique depuis la cabane.
Longue descente dans le beau bois de Larouse, tout en bouleaux. Cheminement facile mais orientation pas simple : l’épais tapis de feuilles cache le sentier. Voiture rejointe à 16h, 7h après l’avoir quittée.
Un beau coin qui demande à y revenir. Vers le soum d’Andorre cette fois.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

la trace du jour

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tour de la Gradillère – jour blanc, jour compliqué !

rayon (rare) de soleil au col de Houer

Chemin faisant : cirque d’Anéou, centre pastoral, plaa de la Gradillère, col de Houer, col de Canaourouye, baigt de Houer, col d’Anéou, col de Bious,
Participants : Brahim, Gaby, Pascale, Mayalen, Partick, Robert encadrés par Jean-Pierre et Jacques, Bernard (serre-file)
Plus haut : 2331 m, plus bas : 1724 m, D+ : 870 m, distance : 13,8 km. Ciel couvert. Température ni chaude, ni froide !
Sortie du 5 décembre 2019

La météo avait annoncé du soleil à partir de 9h et une matinée sans problème. Sur le terrain : brouillard, plus ou moins dense, et nuages qui s’emploieront, tout au long de la sortie, à cacher les rayons du soleil promis. Au final, jour blanc avec tôle sous les skis et rafales de vent aux deux cols passés.
Boussole, carte, altimètre, « cap à suivre » sont mis à contribution. Progression attentive, ralentie non seulement par une perte de visibilité mais aussi par des passages en neige tôlée, apte à favoriser de belles glissades.
Le premier de cordée, « mézigue » pour ne pas le nommer, manque partir. Skis déchaussés et portés, passage d’un petit escarpement rocheux pour tous. Un exercice de maitrise.
Col de Houer (celui sous Canaourouye). Pause. Un rayon de soleil : le temps d’une photo de groupe. En douce, un Thermos et un crampon entament une glissade. Frayeur pour le propriétaire. La pente se pose rapidement. Les échappés aussi.
Dépeautage et début de descente vers le « baigt de Houer » (vallon de Houer) en longeant les pentes SW de la Gradillère. Grand blanc à nouveau. Peu d’indices pour se repérer. Tôle de temps à autre sous les pieds. Navigation avec attention.
Jean Pierre, capitaine au long court, recherche les affleurements rocheux qu’il faut laisser à notre droite. Trouvés et passés, descente finale sur le « plaa » en longeant une belle coulée.
Le temps passe : peautage et remontée sans tarder vers le col d’Anéou. Vue toujours bouchée mais il en faut beaucoup plus pour casser le rythme.
Au col, dépeautage et… un ski, passionné de glisse, profite de la tôle pour « se faire la malle ». Pas de chance pour lui, un replat le stoppe rapidement dans sa course. Sueur chaude, il n’allait pas dans la bonne direction. Cet arrêt rapide : une excellente chose.
Descente plutôt sympa. Quelques S bien enveloppés. Neige skieuse mais toujours les mêmes difficultés pour distinguer le relief.
Arrivée au parking à 16h30. Une sortie rendue longue par la (mauvaise) visibilité. Le grand blanc : un vrai pensum.
A plus sur les pentes.

 

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Astún – jour blanc sous le Bélonseiche

la trace du jour

Chemin faisant : Somport, Astún, ibón del Escalar, ibón de las Ranas, barranco del Escalar, collado de Audas, pico de Belonseiche
Participants groupe 1 : Graziella, Brahim, Christophe, Gérard, Patrick encadrés par Jean-Pierre et Bernard (serre-file)
Participants groupe 2 : Bénédicte, Gabi, Mayalen, Sylvie, Théophile, Jean-Pierre encadrés par Olivier et Véronique (serre-file)
Plus haut : 2200 m, plus bas : 1730 m, D+ : 572 m, distance : 7,8 km. Ciel couvert. Température fraiche. Rafales au col de Audas. Jour blanc.

28 novembre, 9h15 – A Astún, pas d’activité le long de la méchante barre d’immeubles « façon année 70 ». La station est fermée malgré la neige. Les architectes du Valentin (Gourette) ont-ils sévis là ? En tout cas, entre les deux stations, ils semblent s’être passés le mot…
A la grisaille des lieux, s’ajoute celle du temps. Ciel uniformément bas et chargé. Température légèrement positive. En guise d’accueil, entre le col du Somport et la station, sur notre droite, de nombreuses petites coulées de neige strient le terrain. Neige humide sur herbe humide. Pas besoin de beaucoup de pente pour assurer la glissade.
Les cafistes sont en nombre : 15 ! Par sécurité, nous progressons en deux groupes distincts. Test des DVA. Méthode des uns et méthode des autres. Tous fonctionnent.
Départ dans un vallon, orienté NNO puis N, en direction de l’ibón del Escalar, aussi appelé ibón de las Ranas (grenouilles). Sur notre droite, une longue coulée de neige est descendue des crêtes qui courent du pic d’Astun au col des Moines.
Plus loin, à l’entrée du « barranco del Escalar », même schéma. Sur notre gauche, cette fois. La neige est descendue des pentes du pic de Bénou.
Quelques flocons humides et peu convaincus. Les couvre-sacs prennent place. Franchissement de la crête qui descend du pic de Bélonseiche vers l’ibón del Escalar. Direction plein W puis NW pour passer au-dessus d’un escarpement rocheux et prendre la direction du col d’Audas, bien visible. Un sapin, un seul, en marque le passage.
Le vent se lève. La neige gifle. Au col, la crête qui conduit au pic de Belonseiche est totalement dégarnie, sur sa côté Ouest. Celle que nous devions prendre. Côté Est, elle est dominée par de méchantes corniches. Jean-Pierre décide rapidement : « on redescend ». Tous d’accord.
Regroupement des deux groupes sous le col. Dépeautage et claquement des attaches. Retour sur nos pas.
Neige plutôt sympa. Quelques séries de S. Difficile de laisser filer. Le jour blanc cache les pièges du terrain. Prudence dans l’allure.
Arrivé au-dessus du « barranco del Escalar », à deux encablures du lac, nous quittons la trace de la montée pour rejoindre une piste qui relie le lac à l’arrivée du « telesilas de las Truchas » (télésiège de la station d’Astún). Petit pensum pour remonter la faible pente, sur plus d’un kilomètre et sans avoir « repeauté ».
Le meilleur est à venir : arrivés sur la piste, celle-ci est impeccablement damée et surtout vierge de tout skieur (estación cerrada). Grande séance de S, pour tous, sans avoir à se soucier du « jour blanc ». Séquence plaisir. Les pistes, ça a du bon aussi…
Satisfaction générale une fois arrivés à la station, d’autant plus qu’une terrasse, bien dégagée de neige et équipée de sièges, nous attend pour un casse-croute un peu tardif et bien mérité.
Retour en prenant notre pot au « Randonneur » à Etsaut. Un bar plutôt sympa où l’ours est mis à l’honneur sur la cheminée. Plutôt rare en vallée d’Aspe.
Très bonne ambiance pour les deux groupes. Merci à nos géniaux encadrants, Jean-Pierre et Olivier.
A plus sur les pentes.

– par Beñat
Pas de photos. Seuls des mots pour le dire.

la trace du jour

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Magie en Anéou !

cirque d’Anéou : le départ

Chemin faisant : cirque d’Anéou, col du Soum de Pombie, vallon de Pombie
Participants : Sylvie, Sylvie, Sylvie (eh oui !), Christine, Mayalen, Véronique, Philippe, Christian, Jean-Louis, Vincent, Samuel, Jean-Pierre
Encadrants : Olivier, Bernard (serre-file)
Plus haut : 2116 m, plus bas : 1710 m, D+ : 725 m, distance : 8,6 km. Soleil voilé. Température bonne à fraiche. Un peu de vent au col du Soum de Pombie.

Lu quelque part : « mais faites un pas de côté, regardez-vous marcher et vous verrez : marcher vous rend meilleurs. Plus intelligents, en meilleure santé et en meilleure forme, plus aptes à prendre des décisions, mieux disposés à l’égard des autres, plus « beaux », plus heureux… ». Méthode Coué or not méthode Coué, that is the question ?
Mots du jour : peautage, dépeautage, rempotage. Montée en Z, descente en S, gribouillage et capotage.
Un bien belle sortie avec beaucoup moins de vent que prévu et beaucoup plus de soleil que prévu. La météo a aussi du bon quand elle se trompe…
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Pour les photos, (n’oubliez pas de sélectionner l’option d’affichage AZ pour visualiser les photos dans l’ordre), c’est : ICI

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