vallon de l’Yse – boucle par le col de Pierrefitte : grand blanc dominant !

à gauche, sous nous, les Aygues-tortes. Devant le col de Pierrefitte

Départ : pk à 1439 m au-dessus du vallon de l’Yse (secteur Luz-St. Sauveur). Voir copie trace.
Destination : col de Pierrefitte (2466) par les flancs NE dominant le vallon de l’Yse, retour par les flancs SO de la « montagne de Peyrahitte » et la « montagne de la Coste ».
Qui : collective du CAF 
Quand : 19 mars 2018
Météo : vent tranquille, « floconnage » léger, luminosité éteinte, neige sympa, température comme il le faut. Du bon et du mauvais !

Deuxième année d’affilée où Angélique programme la brèche de Badescure et l’annule pour cause d’intempérie ! Surtout ne pas laisser tomber : l’année prochaine sera la bonne… Le col de Pierrefitte : un replis de qualité.
La voiture ne peut aller plus loin sur le chemin menant vers le gave de l’Yse. Ruisseau en cru et neige à proximité. Départ depuis la cote 1439. Session en Y (pour faire référence aux célèbres Z et S de Michel Thomas) : portage en hors-d’oeuvre. Cheminement aisé. Vue dégagée. Pour l’instant ! Larges estives et granges bigourdanes parsèment le paysage. Ce coin : une belle découverte.
Session Y pas trop longue. Skis sous les pieds sur une neige ferme, quelque fois tôlée. Montée au-travers de la Coueyla de Peyrahitte jusqu’à dominer les Aygues Tortes (littéralement les « eaux paresseuses ». Ces lents méandres caractéristiques que l’on retrouve parfois dans les fonds de vallées pyrénéennes). Descente au fond du vallon pour attaquer la montée vers le col de Pierrefitte. Le ciel est maintenant couvert. Les nuages bas s’accrochent aux cimes alentours. Il neigeotte. Perception des reliefs difficile. Une constante pour la journée. Pas de chance. « No luck » disent les macroniens. « Diou Vivan » disent les locaux ! Un monde de différence…
Longue montée en Z sur une petite couche de poudreuse recouvrant une tôle aimable. Pas compliqué. Couteaux toutefois. Vue bouchée. Flocons.
Col atteint sans vraiment s’en rendre compte. Pause debout. En-cas avalés rapidement. Grand blanc au sud. Pourtant les massifs du Néouvielle et du Pic Long sont droit devant. Le lac du Rabiet est sous nous. Le rideau est tombé.
Angélique ouvre la descente. Problème : le relief est toujours aussi gommé. Pourtant, la neige ne demande qu’à être skiée : petite couche de poudreuse sur fond ferme. Que demander de plus ?
L’assurance venant, les godilles s’affirment. Session plaisir. Très, trop courte. Les « eaux paresseuses » sont atteintes. Après une montée par un flanc NE, la descente se fera par un flanc SO. Angélique y tient. Etre boucle ou retour sur ses pas ? Conquérant ou conservateur ?
Cabane de Peyrahitte : le temps n’incite pas à la « flanitude ». Passage rapide et début de descente sur les flancs de la « montagne de Peyrahitte » puis ceux de la « montagne de la Coste ». A quoi bon donner tous ces noms ! Qui s’en soucie ? Justement. Tous ont été des lieux de vie, de drames, de bonheurs etc. Perdus dans la mémoire du temps.
Trop vite la neige s’efface. Une nouvelle longue session en Y démarre : 2,5 kms selon le GPS. De quoi réveiller hallux valgus, sesamoïdes et douleurs aux genoux. Mais, voilà un portage descendant, c’est plus facile qu’un montant ! Le poids ne freine pas. Il pousse plutôt dans le sens de la pente. Le stress du départ (« vais-je y arriver ? vais-je suivre ? ») est remisé. Le col a été « vaincu ». L’esprit est libéré. La session Y n’est qu’une formalité. Arrivé à la voiture, il neige à gros flocons. Finalement, la chance était de notre côté !
Merci à Angélique d’avoir maintenu cette collective malgré les incertitudes de la météo. Un beau coin, surprenant, à proximité de Luz. Une bonne ambiance aussi. A refaire.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Point de départ : 1439 m (pk vallon de l’Yse ), le plus haut : 2466 m (col de Pierrefittte), le plus bas : 1401 m. dénivelé montant : 1171 m et descendant : 1171 m, distance parcourue : 12,7 km
– Niveau CAF : 3/3
– Encadrante : Angélique Masson
– Participants : Marie Benichou, Mathieu Biason, Bernard Boutin, François Delage, Alain Picart, Christophe Rouch, Christine Rubichon,
– Crédit photos : Bernard Boutin, crédit trace : Angélique Masson
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

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Super-Barèges – Crête de la Pègue : PGHM et boulettes

12 h : « Just did it ! »

Départ : parking au-dessus de Tournabout
Destinations : Crête de la Pègue
Qui : Georges Lanusse-Cazalé et Bernard Boutin
Quand : 9 mars 2018
Météo : Sol y sombra, chaleur allant en augmentant. Risque avalanche 3 passant à 4

Petite escapade entre ami dans un environnement de randonnée difficile : neige pas stabilisée, vent capricieux, réchauffement des températures. Les randonneurs pyrénéens sont mis sous pression par une météo compliquée qui ne favorise pas leur pratique favorite.
L’analyse du BERA (Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche) fait grimper le risque d’avalanche de 3 à 4 en cours de journée. De « marqué » à « fort ».
Première des précautions : prévoir de redescendre dès midi. Les risques augmentent au fur et à mesure que la température se réchauffe. Deuxième précaution : choisir le terrain le plus propice. Après avoir étudié 5 sorties possibles, la montée à la Crête de la Pègue est retenue. A priori, moins avalancheuse.
8h30 : la neige s’est un peu ressaisie pendant la nuit. La progression se fait relativement rapidement. La fine couche de neige fraiche humide repose, par moment, sur de la tôle. Elle ne demande qu’à descendre. Pose des couteaux.
Au fur et à mesure que l’on monte la neige devient plus franche. Sous la crête elle-même, la pente devient plus forte. Virages plus fréquents dans le dernière ressaut.
Au sommet, deux randonneurs : un commandant du PGHM de Pierrefitte Nestalas (3 barrettes plus 1 !) et un collègue observent, en face, sous nous, le cirque d’Aygues-Cluses où deux équipes dont une cynophile sont à la recherche d’un randonneur à ski, Joseph Iriart, membre du CAF de Pau disparu, il y a déjà 15 jours. « On sait qu’il est parti dans cette direction. Les cameras de la station l’attestent… ». Discussion et remerciement pour le travail que le PGHM réalise pour notre sécurité de randonneur.
Déjeuner debout rapide. L’objectif de descente à midi tient toujours : le soleil tape de plus en plus. Peaux de phoque pliées, chaussures resserrées, skis fixés et c’est parti dans un petit mur assez raide. Bonne neige bien fraiche à cette altitude (de 2200 à 2400). Amusante à « travailler ».
Au fur et à mesure de la descente, elle devient collante, humide, lourde. Partout des boulettes de neige roulent et descendent en grossissant. Il était temps de repartir ! Nous croisons des randonneurs qui montent bien tard. Inconscients ? Final dans une neige à labourer. Rejoignons les pistes le plus vite possible. Terminus à 13h15.
Le lendemain, la Dépêche annoncera qu’une forte avalanche s’est produite, à 17h, dans le secteur de Coume Layse, déclenchant des recherches par le PGHM et les pisteurs de Barèges. Le vallon d’en face !
Vivement que le froid revienne… ou que le printemps s’installe pour de bon pour reprendre les randonnées à pied. Une saison compliquée. Dommage, le ski-rando, c’est bien sympa.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Point le plus bas : 1530 m (pk au-dessus de Tournabout), le plus haut : 2390 m (Crête de la Pègue), dénivelé montant : 900 m et descendant : 900 m, durée de la sortie : 4h30, distance parcourue : 12,4 km
– Participants : Georges Lanusse-Cazalé et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
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Barèges – Hourquette de Mounicot en boucle : vent turbulent, neige difficile et alors ?

paysage sculpté par le vent sous la Hourquette

Départ : parking proche de chez Louisette
Destinations : la Glère, Hourquette de Mounicot et final à Tournabout.
Qui : collective du Club Alpin Pau-Ossau encadrée par Michel Thomas
Quand : 1 mars 2018
Météo : sol y sombra, rachas* de viento, +1° au départ, + 8 ° à l’arrivée

D’entrée de jeu, Michel renomme l’Hourquette de Mounicot en Hourquette des Bourricots. Qu’en penser ? Les bourricots en général portent de lourdes charges. L’instruction précise: « prenez vos crampons et piolets ». Michel a déjà rendu les casques obligatoires. D’ici à en faire de lourdes charges. Pas certain !
La collective démarre en coupant la piste de la « piquette ». La neige n’est pourtant pas rouge…
Direction La Glère. Très bel éclairage du matin. Vues sympas. Progression facile, principalement sur la piste qui mène au barrage. Le groupe marche (un peu) en accordéon. Il faut dire, mézigue, a une douleur sournoise au mollet droit. Une heure plus tard c’est oublié. Pas le lendemain ! Bigre.
Arrivée sous la masse imposante du refuge de la Glère, ouvert. Trop tôt pour la pause café. Dommage.
Traversée du lac de la Glère bien gelé. Très belles vues – répétition – vers le Néouvielle, son Turon et l’arête des 3 conseillers. Sur le net, on trouve cela : Le nom de « Trois Conseillers » désigne probablement les 3 pitons situés sur l’arête reliant le pic principal au Turon de Néouvielle. Pourquoi pas ? Bizarre quand même…
Passage au dessus du lac de la Mourèle. Michel cède la charge de la trace, à tour de rôle, à Jean-Pierre Belaygue, Patrick Sicé et Cecile Dumergue. Seule femme de la sortie, Cécile-de-Bayonne file devant. Plutôt à l’aise. A croire qu’un régime alimentaire à base de porc des Aldudes, axoa de Thon, fromage de brebis au piment d’Espelette, cerise noire d’Itxassou etc. donne plus la « patate » qu’une diète béarnaise !
Le tracé pour arriver à l’Hourquette demande un effort continu. Rien de bien terrible cependant. Un peu de tôle sous les planches. Couteaux pour certains.
La neige est inégale. Soufflée. Croutée. Stratifiée. Tôlée. Trop d’adjectifs différents ! De petites coulées sur les pentes. La force du vent façonne littéralement le paysage. Ambiance haute montagne. C’est beau en montant. C’est pénible en descendant…
Le vent s’est levé, avec plusieurs heures d’avance sur les prévisions du BERA. Un mot pour le qualifier : turbulent. Souvenez-vous de vos enfants (ou ceux d’autrui). Turbulent : qui tourne dans tous les sens. Qui donne le tournis. Qui se calme rarement longtemps pour repartir de plus bel.
Hourquette atteinte. Rafales* froides et pénibles. Sous la crête, côté est, un peu de calme : pliage des peaux, réglage des chaussures, claquement des attaches. Pas possible réaliser photo souvenir. Pas assez de place, ni de recul. Descente en dérapage sur les premiers mètres puis direction plein nord. Objectif : perdre le moins de dénivelé possible et arriver directement à la cabane Dets Coubous.
Neige pénible, peu franche, croûteuse… Pourtant, Gérard ne cesse de dire que « c’est mieux que mardi dernier ». Ooups !
Plus tard, dans la voiture, il sera conclu que les conditions de ski rando, dans les Pyrénées, ne sont réellement bonnes qu’une fois sur cinq ! Faut vraiment être accro à ce sport. Qu’est-ce qui les motive donc ?
Cabane Dets Coubous : le temps du casse-croûte est venu. La neige a envahi l’entrée du refuge. Marc la dégage avec sa pelle d’avalanche. Mieux vaut s’en servir à ce type d’occasion !
Photo souvenir. Avez-vous remarqué ? Michel s’entraine pour la prochaine édition du salon du PAP masculin (prêt-à-porter) : pantalon noir, veste noire, bonnet et sac noirs. En vert fluo ou vert pomme : chaussures, lunettes, skis, empiècements sur le sac. Une gravure de mode ! Et si on s’y collait tous ?
Claquement des attaches. La pente, sous le lac Dets Coubous, vers le pont sur le gave d’Aigues-Cluses, pourrait être sympa. Une fois sur cinq !
Le thermomètre, fixé au bâton de Michel donne 7°. Il est pourtant proche du sol. Sacré réchauffement climatique !
Piste bleu au-dessus de Tournabout. Piste boulevard. Neige damée « excellente ». Pente lisse. Beaucoup de skieurs. Parking plein. Un autre monde. Qui vote pour ?
Merci Michel pour ce beau parcours. Là-haut, c’était TOP.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Point le plus bas : 1458 m (pk de Tournabout), le plus haut : 2557 m (Hourquette de Mounicot), dénivelé montant : 1125 m et descendant : 1194 m, durée de la sortie : 6 h, distance parcourue : 16,6 km
– Niveau CAF : 2/2
– Encadrant : Michel Thomas
– Participants : Marc Bankuti, Jean-Pierre Belaygue, Bernard Boutin, Cécile Dumergue, Gérard Estrade, François Leveque et Patrick Sicé
– Crédit photos : Bernard Boutin, crédit trace : Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
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La trace du jour

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Val Maira – settimo giorno : Monte Estelletta depuis Ponte Maira

Embouteillage au Monte Estellatta !

Départ : village de Ponte Maria
Destination : Monte Estalletta
Qui : raid en étoile du Club Alpin Pau de Pau et de la vallée d’Ossau
Où : Val Maira, Acceglio, Cuneo, Piemonte, Italia
Quand : 24 février 2018
Météo : très fortes chutes de neige toute la journée.

Les jours se suivent et se ressemblent : -4° au réveil et 50 bons centimètres de fraîche supplémentaire. Toujours aussi légère. Il en faut plus pour freiner Gaby. Tout le monde en voiture. Descente, pour Acceglio, sur une route immaculément blanche et remontée sur Ponte Maira.
A Ponte Maira, les collectives se sont données rendez-vous. Le Monte Estelletta est un « clasico » des journées à risque (coulées et avalanches).  Le tracé grimpe tranquillement dans une forêt de mélèzes qui arrive jusqu’à quelques mètres du sommet. Gaby trace dans 40 à 50 cms de poudreuse. Un effort continu gros consommateur d’énergie. Jean-Philippe, puis Chantal, passent devant. Une collective menée par un jeune guide, nous rejoint. Il passe devant à son tour et part à coup de larges enjambées. Solidarité montagnarde.
La neige tombe fort. Heureusement, il n’y a pas de vent. La forêt nous protège. Elle finit par s’estomper et le sommet est déjà là. Après l’avoir fait par le sud-est, il y a trois jours, nous venons de le « vaincre » par le nord-ouest. Embouteillage sur place qui ne dure pas longtemps. La neige en rafale, le vent en rafale, le froid, tout incite à plier bagage. Même pas le courage de poser pour une photo souvenir.
La tradition veut que l’on touche le socle en pierre qui soutient la Croix. Chose rapidement faite et replis stratégique à l’abris des mélèzes. Pliage des peaux. Rapide prise de réconfortants. Amusant : le gobelet du thermos s’enfonce au fur et à mesure de son remplissage ! Reste à l’extraire de sa galerie verticale d’ascenseur.
Le fun démarre avec la descente. La couche de neige fraîche est tellement légère que les skis ne cessent de s’enfoncer. Les sortir est un combat improbable.
Pour débuter, la descente se fait sur le rail de la trace montante. Interdit d’en sortir sous peine d’être « planté ». Les chutes se paient cash.
Une petite canole, assez raide, est à traverser. Chantal s’engage et « plante ». Béatrice qui la suit tombe vers le bas et s’enfonce dans la poudre. Christine vient à la rescousse et chute aussi. Galère générale pour se relever. Au même moment, en contrebas dans la canole, des skieurs ont provoqué une petite coulée. Il faudra dégager à la pelle l’un d’entres eux. Chose rapidement faite.
Y-a-pas que les filles à « mordre la poussière ». Mézigue, à son tour, croise ski amont et ski aval et disparait dans la poudre. Seul le sommet du bonnet dépasse. Inquiétude de Christine. Comment vais-je le dégager ? Plus de peur que de mal.
Au fur et à mesure de la descente, la neige devient plus skiable et quelques sensations positives sont enfin vécues. Ponte Maria arrive alors trop vite.
A Chialvetta, Rolando a préparé un bon repas de fin de séjour et offre un digestif maison, auquel on ne l’attendait pas : du Genepi ! La « Grappa », ce sera pour le prochain raid…
Dernière séance photo dans le village. De nuit et sous la neige. Un moment de magie de plus.
Un séjour complet et fort en sensations. Merci à Gaby, Olivier mais aussi José pour en avoir été les concepteurs et animateurs. Quant au collectif, il a très bien fonctionné.
Chialvetta 2018 : un très bon cru (un peu trop enneigé toutefois)
A plus sur les pentes.

– par Beñat

PS : le retour sur Pau du lendemain démarrera par près de 90 minutes de route sur la neige. Un épisode neigeux vraiment exceptionnel.

Nota :
– Point le plus bas : 1401 m (parking à Ponte Maria), le plus haut : 2318 m, dénivelé montant et descendant : 925 m.
– Guide : Gaby Aragües
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Béatrice Barra, Bernard Boutin, José Coste, Jean-Philippe Floras, Chantal Loustau, Robert Marin, Christine Rubichon,
– Crédit photos : José et Bernard
– Les randos d’avant : c’est
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Val Maira – sesto giorno : Gaby, le renard argenté 

Gaby creuse son sillon…

Départ : depuis Chialvetta
Destination : Monte Piutas
Qui : raid en étoile du Club Alpin Pau de Pau et de la vallée d’Ossau
Où : Val Maira, Acceglio, Cuneo, Piemonte, Italia
Quand : 23 février 2018
Météo : fortes chutes de neige toute la journée.

8h30 : le clocher de Chialvetta sonne un coup à notre passage. Il neige en continu. Cela fait 3 jours que les chutes de neige ont démarré. Le « bollettino de 3Bmeteo.com » ne parle que de « neve debole, neve et rovesci di neve ». Selon sa lecture, demain sera la pire journée de la semaine. Notre dernière à Chialvetta. No luck !
Pour Gaby, au fur et à mesure que la couche de fraîche augmente, le risque fait de même. Sous elle, la tôle glacée est très présente. Les conditions sont réunies pour des coulées ou avalanches de poudreuses. Les magnifiques forêts de mélèzes, qui dominent le village, sont la seule réponse possible. Pas question de partir à la conquête de couloirs raides, de crêtes, de sommets improbables. Trop exposés, trop noyés aussi dans la neige qui tombe en continu.
Aujourd’hui, au départ : 20 cms de nouvelle poudreuse nous attend. En haut, il y en aura 60.
Gaby, ouvre la marche. Comme toujours depuis 5 jours. Il s’agit d’arriver d’abord au-dessus de la grange abandonnée d’Ussiera. Pour Gaby, pas  de trace à suivre dans la poudreuse. Pas de panneau indicateur. Pas de marquage au sol. Des mélèzes, encore des mélèzes, toujours des mélèzes. Pourtant, tel le renard dans la jungle blanche, il sait repérer les indices : tronc d’arbre coupé, branche cassée, marquage rouge et jaune enfouis. Tous indiquent le cheminement. Une consultation rapide du GPS et c’est reparti.
Ses yeux furètent sans cesse. De gauche à droite. De droite à gauche. Petits, plissés, malicieux, ils ne veulent pas rater le moindre signe. Le rayon d’observation semble toujours le même : 60º d’un côté, 60 de l’autre.
Celui qui a déjà suivi un renard sait comment « furète » l’animal avec son mouvement de balancier caractéristique. Gaby est à l’aise dans le grand blanc qui nous entoure. Rien ne lui échappe. Gaby, le renard argenté. Argenté ! Son bonnet n’est-il pas saupoudré de neige depuis 3 jours ?
La collective le suit, le nez plongé dans la trace pour ne pas en sortir. Elle est si confortable. Gaby ne la connait pas. Il la crée. L’avant de ses skis monte avec régularité et, tel un pilon, écrase la fraîche. Le rail est posé. Les nôtres peuvent glisser.
Arrive le moment où la pente s’affermit. Les risques augmentent d’autant plus que la couche de poudreuse dépasse maintenant les 60 cms.
Debout sous les mélèzes : pliage des peaux. En-cas avalés. Gorgées de liquides chauds. Les chaussures resserrés, les attaches claquent.
Descente sur nos traces dans une couche de fraîche délicieuse qui monte jusqu’aux cuisses. Grand plaisir rare. Les mélèzes, arbres élancés, sont faciles à skier contrairement aux sapins pyrénéens encombrants.
Un grand cri. Béatrice s’angoisse : « j’ai perdu un ski ! ». Elle plonge les mains dans la poudre épaisse… pour finir par le retrouver bien en place sous sa chaussure. Plus loin, il ira s’enfourner sous quelques racines invisibles. Gaby l’avait dit « soyez disponible pour aider les copains. L’excès de poudreuse peut créer des situations compliquées pour s’en sortir ».
Des randonneurs montent : « félicitations pour votre trace. Elle est super. Complimenti.»
Chialvetta arrive trop vite. Dommage. On s’est bien « amusé ». Merci Gaby.
Déjeuner au gite. Olivier propose alors de remonter vers les hameaux de Pratorotondo et Grangie, histoire de profiter de l’ambiance magnifique des vieilles granges croulant sous la neige fraîche. Au final : 300 m de dénivelé de plus au compteur et une descente, à nouveau, « tout du bonheur ».
Au dîner, Rolando a prévu 7 plats différents, tous excellents. Il faudra prévoir des paliers de décompression, une fois de retour à Pau.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Nota :
– Point le plus bas : 1465 m (parking de Chialvetta), le plus haut : 2105 m, dénivelé montant et descendant : environ 650 m (plus 300 m pour l’équipée Pratorotondo Grangié).
– Guide : Gaby Aragües
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Béatrice Barra, Bernard Boutin, José Coste, Jean-Philippe Floras, Chantal Loustau, Robert Marin, Christine Rubichon,
– Crédit photos : Chantal, Olivier, Robert, Bernard
– Les randos d’avant : c’est
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