Pont de Camps – Formation Neige-Avalanche : sondes, pelles et DVA en émois !

Lieu : secteur Pont de Camps au-dessus du lac de Fabrèges
Encadrant : Ghislaine de Rincquesen
Co-encadrants : Angélique Masson, Rémy Giersch, Jean-François Avril, Philippe Blaise, Guillaume Bonneau, Roger Pourtau, Hervé Chalons, Dominique Vialatte, Jean-Pierre Labourdette
Participants : une longue liste de près de 50 cafistes.
Météo : de neige légère à gros flocons. Quelques rafales de vent.

Roger : « recouvrez-moi de neige et testez les sondes »

Température : fraîche à froide.
Date : 27 janvier 2019

A 7h30, parking Verdun à Pau, il pleut à grosses gouttes. Rafales. Pas d’appel. « Elèves et enseignants » se précipitent dans les véhicules. Direction : le Pont de Camps, au dessus du barrage de Fabrèges pour la traditionnelle formation pratique Neige-Avalanche ». Un complément indispensable après la soirée animée, le 7 décembre à l’UPPA, par Philippe Descamps sur la base de son livre, écrit avec Olivier Moret : « Avalanches. Comment réduire le risque ? ». Amphi plein.
8h30, les groupes se constituent au parking, face à la centrale électrique du Pont de Camps. Il neigeotte. Sans plus. Pour l’instant ! Roger Pourtau et Jean-François Avril nous conduisent, skis ou raquettes aux pieds, sur les pentes dominant les chalets.
Neige fraîche au sol. Roger en délimite une partie : « merci de la trafauder ». Inquiétude ! Qu’es-aco ? Traduction plus ou moins précise : la damer (correctif : lire « trafoler »). Raquettistes et skieurs s’y emploient. Damage ou plutôt labourage inégal. Prêt pour enfouir les DVA.
Regroupement. Roger : « Connaissiez-vous vos DVA ? ». Analogique ou numérique, nombre d’antennes, champ d’action, type de pile etc. Une première révision qui montre des connaissances plus ou moins acquises (ndlr : de retour à la maison, c’est promis, j’ouvre le mode d’emploi !). Montage des sondes : quelques hésitations. Où est le noeud qui la bloque ?
Jean-François prend le relais. Alerter les secours : qui, quoi, où, quand, comment ? Premiers mots pour le 112 : « avalanche » suivi de l’heure à laquelle elle s’est produite. Des mots (magiques) qui accélèrent indiscutablement la mise en place des secours.
Pendant ce temps, Roger, enfouie un premier DVA. Il se met à neiger : rajout de couches. Capuches et casquettes pour tous sauf Roger qui, stoïque, se transforme peu-à-peu en bonhomme de neige. En urgence, oublier les petits désagréments personnels. Le temps presse.
Un premier cobaye pour chercher le DVA. Ne pas le regarder pour ne pas savoir où est le détecteur.
Dans les faits, DVA en position « search » (« recherche » en ang. après traduction par Ghislaine !). « Une bombe vos DVA » avait prévenu Roger. Le DVA enfoui est repéré, en un rien de temps, à 18 mètres. Flèche orientative. Y aller. Reste 80 cms. Chercher à gauche, à droite, devant, derrière. Tâtonnements. Bref, trop d’hésitations. Le corps refroidit déjà…
Méthode : se mettre à genoux, la main au contact du sol, DVA émetteur dans la paume, procéder en « croix »(ndlr : pour comprendre, venir à la prochaine formation). La croix pour le salut : compris. Une vieille rengaine !
Chacun passe à tour de rôle. De retour, Roger nous interpelle : « vu le temps que vous avez mis à retrouver le DVA, pas certain que je vous valide pour la prochaine collective ! Et, si c’était moi sous la neige… ». Message reçu 5 sur 5. La neige tombe de plus en plus dru.
Jean-François prend le relais pendant que Roger part enfouir plusieurs victimes-DVA en mode « send ». Comment secourir et dégager une victime ? Créer une plate-forme. Pas de couverture de survie sous elle. Plutôt des vêtements chauds. Prendre le pouls etc.
Roger : « Vos trois encadrants viennent d’être enfouis. Que faites-vous ? ». Réactif, Laurent, d’une voix ferme, prend la direction des opérations. Alignement. DVA mis en position recherche. Sondes à la main et c’est parti. Ooups, l’équipe a oublié les pelles…
Débriefing : trop de DVA en position recherche. Prévoir des sondeurs et des pelleteurs pour suivre les « searcheurs ». Coordonner toute l’équipe à distance etc. A nouveau, de la méthode.
Roger creuse un trou et plonge dedans. « Recouvrez-moi de neige ». Pas kamikaze, il prend soin de garder la tête hors de « l’eau » ! « Maintenant, cherchez-moi… ». Tous de sonder délicatement pour se rendre compte qu’au contact de son corps, la sonde rebondit doucement sur du mou. En traversant l’avalanche, elle touche terre, rocher, herbe ou corps. Autant de ressentis différents.
Le froid, la neige, la faim provoquent un replis, en bon ordre, vers l’Hermine qui nous ouvre grandement les portes de sa boutique de location de matériel. Une dizaine de chaises disponibles. Sympa !
La chute de neige redouble. Toutes les équipes sont de retour. La route blanchit. Jean-François « décolle » rapidement. Pas de chaine. Adhérence incertaine. Passé Gabas, à quelques encablures de la centrale de Miègebat, la Touran chasse à gauche, à droite pour finir délicatement par mordre le bas-côté. Emois du côté des pelles qui sont à nouveau sorties des sacs. Deux fois en une journée. Du jamais vu ! Il y a enfin une victime à vraiment dégager. Pelletage. Pose des chaines. Touran s’obstine à ne pas bouger.
Arrive Dominique et sa jeep. Demi tour. Une boule est placée sur la voiture. Deux sangles de 1,8m sont sorties des sacs. L’attelage est amarré. Le 4*4, malgré la neige sur la route, dégage, sans difficulté aucune, la voiture. Félicitations. Dominique demande s’il peut envoyer la facture de dépannage au CAF ? Ce sera plutôt le pot offert à la Taverne de Gabas.
Moralité : ne plus jamais pester de porter trop de matériel dans les sacs ! Les pelles et les sangles, ce jour-là, auront connu une utilisation pour le moins inattendue et particulièrement efficace.
Une très intéressante journée de formation dans une bonne ambiance. Manque de soleil certes mais, qui dit que lors d’une avalanche, le temps sera au beau fixe et le terrain « nickel-chrome » ?
Merci à Ghislaine et à tous les co-encadrants pour cette grosse dose de bénévolat dans de telles conditions.

– par Beñat

Le verdict :
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

 

Les pelles à nouveau sorties…

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vallée d’Ossau : Coos en boucle

cristaux de givre face au Jaout

Départ : depuis le village d’Aste
Destination : boucle par le Tousseau et le pic de Coos. Retour par le col d’Agnoures et le vallon du Lamay
Participants : Bernard et Maïlys Boutin. Invité surprise : Georges Lanusse-Cazalé
Météo : Grand soleil. Pas de vent. Idéal ! Cristaux de glace au sol au Coos. Quelques plaques de neige sous le Coos.
Température : fraiche.
Date : 10 janvier 2019

Répétition d’une sortie faite le 6 décembre 2018 par « mauvais temps ». Sans regret : le temps est « idéal » et la sortie permet d’apprécier de superbes vues à 360°.
Une randonnée plus longue que la précédente avec la remontée intégrale, depuis le bas, de la crête de Guttères et celle de Coos jusqu’au col de Lallène.
Un coup de colère contre les écobuages qui n’ont pas aucun « support scientifique » de référence et tuent le vivant : vu des carcasses d’escargots et des arbres brûlés (de beaux houx parmi eux). Dans un monde qui ne change pas, les traditions sont solides : écobuages et chasse. Et, les politiques, pensant aux élections, s’alignent.
Une randonnée faite avec l’agréable surprise d’être rejoint par Georges Lanusse-Cazalé, 10 minutes après notre départ.
Pour plus sur la sortie, se reporter à la précédente. C’est ICI.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking à Aste-Béon 510 , le plus haut : le Tousseau 1693 et le pic de Coos 1840, dénivelé : 1450 m, distance parcourue : 14,5 km, temps de la sortie : 7h45, carte 1546ET
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

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Barétous : pic Salhagagne en boucle

froide arrivée au pic Salhagagne

Départ : depuis le gite de Logibar sous Larrau
Destination : boucle par le pic Salhagagne, le Cayolar de Olhaberria et descente par le GR 10
Participants : Maïlys et Bernard Boutin
Météo : nuages, brouillard, vent froid du nord. Cristaux de glace au sol. Peu ou pas de neige.
Température : de fraiche à très fraiche. Meilleur au soleil dans l’après-midi.
Date : 10 janvier 2019

Maïlys voulait à tout prix aller marcher en Barétous. Fouinant sur le net, elle tombe sur une trace GPS qui paraît plutôt sympa : le pic Salhagagne en boucle. Départ bas : 353 m. Point culminant à une altitude raisonnable : 1050 m. Tout à fait de qu’il faut pour une journée annoncée couverte et froide.
Décision est prise de parcourir la boucle en sens contraire des aiguilles d’une montre. Depuis le gite de Logibar, descente sur la route, à pied, sur environ 1,5 km. Au point d’altitude 353 sur la carte IGN, en face d’un barrage, sur le gave de Larrau, doit se trouver le sentier permettant de grimper, d’une traite, vers le Salhagagne. Gagne (lire « gagné ») en basque signifie sommet.
Face de nous, une petite « falaise » rocheuse et pas le moindre sentier. Après avoir cherché en vain, nous commençons à grimper « façon sanglier » sur le côté gauche de la « falaise » pour la dépasser et espérer trouver la sente enregistrée dans le GPS et sur le fond de carte. Passé le « pensum » du contournement, devant nous rien de nouveau. Seulement de la broussaille, des ajoncs, des ronces et autres piquants de ce genre. Démarre une séquence pénible d’environ 300 m de dénivelé et de plus de 1 km.
Des traces d’anciens sentiers apparaissent mais ils sont tous littéralement recouverts d’une végétation sauvage et piquante. Pantalons lacérés pour les deux. Ça tombe bien, c’est le moment des soldes…
Les sentes finissent par s’améliorer. Des routes forestières descendant du haut permettent d’irriguer les granges éparpillées. La « progression » est plus facile dans un vent froid, une belle végétation givrée et des nappes de brouillard qui vont et viennent. Les sentes finales, alternent entre sous-bois et « végétation basque ». Quelques escarpements rocheux et le modeste pic Salhagagne est devant. Pas de pause. Du givre partout. Une nature qui appelle à la photographier mais les rafales de vent, du nord nord-est, sont trop fortes pour flâner.
Passé le pic Salhagagne, une route forestière, puis une route bitumée amènent au GR 10. Cheminement en « courbe de niveau ». Le plafond nuageux s’élève. Le regard porte plus loin dans les vallées.
13h22 : pause à mi-chemin sur le route. Il est temps de s’arrêter. Le ventre crie famine. Dans les sacs, soupe et thé chaud attendent de jouer leur rôle réparateur. Maïlys s’assoie sur le sol gelé. Bernard reste debout, dos au vent. Malgré le chaud absorbé, le froid attaque sans cesse. 30 minutes plus tard, départ rapide sur la piste pour rejoindre le GR 10. Quelques tentatives pour trouver des cheminements plus courts mais la broussaille, une fois de plus, a fait disparaitre les cheminements.
GR 10 atteint. Il vient d’Iraty. Tout en descente vers Logibar. Ici, pas d’ajoncs, de ronce, de piquant mais un chemin bien tracé et jalonné. Le ciel se dégage. Le vent est laissé sur le versant nord alors que le cheminement passe sur le versant sud de la crête de Saltéburia. Belles vues sur le village de Larrau, lové au fond de la vallée. Photo ! Enfin, un peu de respiration. Il reste toutefois plus de 7 km à parcourir. Un peu montagnes russes au début. Le rythme est bon.
Proche de l’arrivée, la descente s’accélère, le fond de vallée se rapproche rapidement. Quelques belles fermes. Un peu de goudron et le parking de Logibar est là. Il est 16h45. Pas trop tard après une longue virée, de plus de 19 km, débutée dans une ambiance « chèvre ou sanglier ».
Licq-Atherey : chocolat chaud chez « Les Touristes », coeur-battant du célèbre rallye des Cimes (61ᵉ édition en 2019). Aux murs de vieilles photos de jeeps, quads et autres 4*4 vrombissant sur les pentes du Barétous et de la Soule. Par chance pour nous, ce jour-là, ils étaient reclus dans quelques granges authentiques attendant des jours meilleurs.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1,5 km en aval du parking de Logibar. Altitude 353 m, en face d’un barrage sur le gave de Larrau, le plus haut : pic Salhagagne 1053 m, dénivelé : 1122 m, distance parcourue : 19,1 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

Larrau au fond de la vallée

la trace du jour

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Eaux-Bonnes_Eaux-Chaudes et vice-versa : de l’eau mais aussi du Jurançon !

20 cafistes pour ouvrir 2019 sous le Gourzy !

Départ : parking du Casino des Eaux-Bonnes pour la collective de Cathy Roques, parking de « La Caverne » des Eaux-Chaudes pour celle de Bernard Boutin
Destination : Eaux-Chaudes pour la collective de Cathy, Eaux-Bonnes pour celle de Bernard
Encadrants : Cathy Roques et Bernard Boutin. Co-encadrants : Jacky Gaüzeres et Didier Mazoin
Participants :
– collective Cathy : Marie-Claire Barizien, Marie Bénichou, Michel Cambayou, Laure Colinet, Françoise Gaüzere, Genevieve Jaillard, Valerie Mari et Laurence Roux.
– collective Bernard : Brahim Amazine, Anne Blanchet, Jean-Pierre Caillois, Ghislaine Capot, Catherine James, Dominique Plée, Dominique Vialatte et Annie Solange Viroleau
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraiche à l’ombre, bonne au soleil
Date : 6 janvier 2019

Il est 8h30, les uns partent des Eaux-Bonnes 720, les autres des Eaux-Chaudes 680. Tous doivent se rejoindre sous les crêtes du Signal du Gourzy (belvédère à 1557). Motif de cette sortie à double entrée : parcourir les estives qui dominent la vallée d’Ossau et Laruns. De belles vues à en attendre même si les écobuages vont « enfumer » l’entrée de la vallée, entre Louvie-Juzon et Laruns. Plus tard, en fin de journée, à Laruns, il neigera… des cendres !
Les traversées, c’est sympa : on ne repasse pas sur sa trace ! Mais que faire pour récupérer les voitures laissées au point de départ ? Simplement troquer les clefs quand les chauffeurs se croisent à mi-parcours. Encore faut-il qu’il y ait deux équipes allant à la rencontre l’une de l’autre et que les départs soient synchronisés ! Un vrai boulot d’organisation pour les encadrants. Bravo Cathy, bravo Bernard : un peu d’auto-congratulation en ce début d’année 2019 !
Pour les deux équipes, la sortie démarre par le même pensum : s’extraire du bois d’Assouste, au-dessus des Eaux-Bonnes, pour les uns, s’extirper du bois d’Haouquère, au-dessus des Eaux-Chaudes, pour les autres. Cinq à six cent mètres de dénivelé à se « coltiner » dans la pénombre et la fraicheur. Il fait 0°, plus ou moins. Flaques d’eau gelées au sol : attention glissade ! Pas de neige sur tout le parcours.
Sortis des bois, le soleil enfin. Très belle luminosité. Pour ceux qui montent des Eaux-Chaudes, le « gendarme » du Caperan de Sesques se détache particulièrement bien. De quoi donner quelques idées aux alpinistes.
Cabane de Lacarret et pause pour l’équipe de Bernard. Pause fatale ! Temps perdu qui permettra à l’équipe de Cathy d’arriver la première au point de rencontre prévu. A moins que cela ne soit qu’un beau geste galant ! Nul ne saura jamais…
Jonction des équipes : abrazos et voeux de bonne année. Larges sourires. Retrouvailles entre « vieux » amis qui ne s’étaient pas vus depuis si longtemps. Depuis l’année dernière !
Echanges de clefs solennels entre Jacky et Jean-Pierre d’une part, Brahim et Michel d’autre part. Un peu d’inquiétude à l’idée de conduire une voiture « étrangère » pour les uns et les autres.
Dialogue entre Michel et Brahim :
« Brahim, ta voiture a combien de kilomètres ?
« 100.000 »
– Michel content « tu viens d’en récupérer une qui a 200.000 km ! ».
Il en faut plus pour faire perdre la bonne humeur au « lion de l’Atlas ». Brahim sort de son sac un « Jurançon doux Cauhapé », petit manseng et offre la tournée. Plus tard, au moment du dessert, c’est Annie qui offrira des canelés arrosés au Rhum.
Sieste et détente au soleil face aux crêtes allant des Cinq Mont jusqu’à l’Ossau.
Le départ arrive trop vite, comme toujours en cette saison de courtes journées.
Pour les participants du tracé Eaux-Chaudes_Eaux-Bonnes, la vue se dégage enfin sur Laruns et l’entrée de la vallée. Une vue en grisaille. Les fumées des écobuages stagnent. Particules fines, dans l’air : objet de discussions sur le pour ou contre des écobuages.
Le cheminement, année après année, disparait sous la végétation qui reprend ses droits. Si les bergers ne passent plus par là, qui pour les remplacer ?
Un virage et la cabane Laga de Haut est devant nous. Le Montcouge et le massif du Ger se dévoilent. Pas de pause et continuation vers le bois qui domine les Eaux-Bonnes.
Chemin de l’Impératrice Eugénie de Montijo. María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, 20ᵉ comtesse de Teba. Avec un tel pédigrée, Napoléon III n’avait qu’à bien se tenir (ndlr : redite d’un précédent CR). Ces deux, les Pyrénées, leurs doivent beaucoup. Ils devraient avoir des statues, de Biarritz à Luz-St-Sauveur, en remerciement pour la promotion qu’ils ont fait de la région.
Dominique P. : « Peut-être, mais la politique étrangère, de Napoléon III, a été désastreuse ». La descente, dans la monotone forêt, s’achève alors par un long débat sur la colonisation, les démocraties européennes et autres grands sujets de notre petit monde. Randonner, avec des chaussures crottées, n’empêche pas de faire « salon ».
Jean-Pierre revient sur un sujet qu’il connait bien : les collectivités territoriales. Il va d’ailleurs démarrer un cycle de conférences sur le sujet à l’UTLA. Un titre ambitieux : « Y voir plus clair ».  Est-ce possible ? Avis aux amateurs !
Casino des Eaux-Bonnes. Les voitures de Jacky et Michel attendent. Nos chaussures de rechange étant au départ, à Eaux-Chaudes, pose de journaux sur les tapis de sol et départ pour Laruns où la collective « Cathy » attend bien sagement dans « nos » voitures. A trop bavarder, double peine : retard à la pause, retard au regroupement !
Pot de fin de sortie. Difficile de se caser à 20 au « Pamplona ». Gâteaux fait maison. Galette des rois et bonne humeur.
C’est promis, l’an prochain, on refait une double traversée, sur une journée plus longue, en passant par le Gourzy cette fois-là. Ce jour là, le dénivelé grimpera à plus de 1300m.

– par Beñat

Le verdict :
– Points le plus bas : parking du Casino à Eaux-Bonnes 720 et de La Caverne à Eaux-Chaudes 680, le plus haut : belvédère à 1557, sous les crêtes du Signal du Gourzy, entre les cabanes Lacarret et Laga de Haut, dénivelé : 1000 m, distance parcourue : 14 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Cathy Roques, Beñat

la trace du jour

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boucle par le Haboura : beau belvédère bigourdan !

vallée glacière de Campan

Départ : parking pont de Manau 770m
Destination : pic Le Haboura 1628m
Encadrant : Bernard Boutin
Participants : Marimar, Maïlys, Nicolas
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraiche
Date : 3 janvier 2019

Marimar, Maïlys, Nicolas et BB en vadrouille autour du Haboura (1628m), situé entre le Casque du Léris et le « Bigorre », au dessus de Campan. De superbes vues par un temps frais magnifique. Une douzaine de mouflons pour compléter le spectacle. Une sortie 2/2. Facile, pas technique, d’une longueur et d’un dénivelé raisonnable. Le CAF y était allé quelques jours auparavant et les photos, envoyées par le « google group »,  laissaient imaginer de belles vues et une randonnée à la portée de tous. Bonne pioche. Merci à Clapy, encadrant du CAF, pour l’idée !
Parking devant l’Adour, traversée du pont de Manau, situé à 3,3 k de la sortie de Campan. Surprise de Nicolas devant un gave de taille si modeste : « Je ne connaissais que l’Adour vu à Dax ! ». Les petites rivières font de grands fleuves.
Montée, en sous-bois, sur un chemin « historique » de bergers qui conduit aux granges d’Ordincede. Sortie du bois et vue magnifique vers le pic du Midi de Bigorre et la champètre vallée de Campan qui conduit à la Mongie et au col du Tourmalet.
Des granges, il reste peu de chose mais la vue permet de découvrir un bel exemple de vallée glacière avec une moraine latérale bien marquée et symétrique. Pause rapide. Sympa d’imaginer là, une langue de glace qui lentement avance. Son retour n’est pas pour demain : il n’y a jamais eu si peu de neige sur les sommets en ce 3 janvier !
Continuation, parmi les estives d’herbes et de fougères séchées, vers le col de Courouaou. La couleur or domine. Sentes animales tranquilles.
Au loin, une harde d’une douzaine d’animaux file vers le sud-est. Ni izards, ni bouquetins, il s’agit de mouflons réintroduits, souvent par des fédérations départementales de chasseurs. Bref, de la viande à abattre… Plus tard, plus loin, les chiens aboieront. Les fusils parleront.
Au col, devant à gauche, la cabane de Banios. Pas très différente des « cujalas » béarnaises d’avant (que l’IPHB ne les rénove avec « l’argent de l’ours !) : dépouillée, sol en dalles, foyer en pierre, fenêtre minuscule etc. A voir pour mesurer la chance d’avoir un bon lit dans la vallée.
Retour dans un bois, et succession de petites montagnes russes pour rejoindre le col du Lhèris. Un sol couvert de feuilles séchées. Attention à la glissade. La pente file vite.
Au col, notre cheminement part vers le SO alors que nos yeux se tournent, direction NE, vers les cheminées qui permettent de rejoindre la masse imposante du Casque du Lhèris : « Y-a du monde sur les pentes et bientôt au sommet ». Le Casque : à mettre au programme d’une prochaine sortie.
Remontée en sous-bois en direction du soum d’Arra, virage à 90 ° pour aller SE. Une ou deux petites langues de neige et le Haboura est atteint. Quelques affleurements calcaires. Des banquettes herbeuses et un beau soleil : un site idéal pour la pause déjeuner.
Soupe chaude pour Marimar et Bernard. Soupe froide pour Maïlys et Nicolas. Ils finiront bien par acheter un Thermos, ces deux-là ! Déjà Maïlys fait la sieste. Comme d’hab. Nicolas et Bernard en recherche d’un site pour faire une photo de groupe avec le retardateur.
Sous nous, un jeune poulain vient de naître. Il flageole sur ses jambes et ne lâche pas sa mère. Bucolique. Curieux, ils ne sont que deux. Où est le reste du troupeau ? Pas vu.
Descente retour sur le col de Courouaou. La boucle est bouclée.
Les granges d’Ordincede à nouveau. Quelques randonneurs mais moins qu’au Pibeste, 8 jours plus tôt. Longue traversée descendante vers le pont de Manau. Clap de fin ? Pas tout à fait !
Excellent chocolat maison chez « Pause Café », allée des Coustous, sur la place principale de Bagnères-de-Bigorre. Un bon spot à retenir tout comme le parcours de la randonnée.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking pont de Manau 770 m , le plus haut : pic Le Haboura 1628m, dénivelé : 1000 m, distance parcourue : 13,3 km, temps de la sortie : 7h00, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
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– Crédit photo : Beñat

La trace du jour

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