Au pic St André, la neige a de beaux restes !

le Taillon en fond d’écran !

Chemin faisant : station de ski de Gavarnie, ruisseau de Holle, pic de Saint André, lac des Espècières, cirque de Gavarnie,
Participants : Noelle Capon, Bernard Charrier, Sylvie Darrouzin, Véronique Faivre, Olivier Delerue, Mayalen Soteras, Xavier Damez, Rémy Giersch encadrés par Jean-Pierre Petit et Bernard Boutin (co-encadrant)
Plus bas : 1073 (parking station Gavarnie), plus haut : 1842 (pic de Saint André), distance 10,6 km, dénivelé 800 m+,
Météo : beau soleil, température agréable, pas de vent.

Depuis le palois boulevard des Pyrénées, le spectacle est toujours plus affligeant. La neige achève de se retirer. Juin est en janvier. Pourtant, à la station de ski Gavarnie/Espécières, le grand manteau blanc est bel et bien présent. Damées, les pistes attendent, en vain, les clients. Ce jour-là, un mardi, il y aura plus de randonneurs sur les pentes que de skieurs sur les pistes.
Remontée tranquille le long des pistes bleues. Contrôle des DVA au soleil. Déjà arrivés au bas des pentes SE du Saint André. Longue montée en Z. La tôle est là, çà et là ! La pente s’affermit. Bientôt, elle sera entre 30 et 35° (en jaune sur la carte Géoportail). Sous le col, elle dépassera – un instant – les 40°.
Avec la tôle, le risque de glissade devient plus marqué. Sur la pente, pose des couteaux façon JPP : « en décrocher un délicatement, de l’extérieur du sac où il a été préalablement accroché avec un mousqueton. Tourner un ski à 90°, orienté vers le haut de la pente. Poser le premier couteau. Même opération pour l’autre… et c’est parti en tout confort ». Plus facile à écrire qu’à faire ! Surtout pour un rédacteur-grand-échalas. Au bout du bout, pour la tranquillité, mieux vaut anticiper en bas de pente. Observer le terrain et voir si, au-dessus, cela brille.
Arrivée au « col sans nom » sous le St André. Espace un peu étroit. Ne pas perdre de matos. Il peut facilement glisser d’un coté ou de l’autre. Mise en place des crampons et montée sans problème au Saint André. Photos. Joie partagée : « j’y étais ! ». Une énième fois pour JPP et quelques autres.

plateau repas

Descente et casse-croute au col. Pas trop tard, il est 14 h. Plateau repas digne d’une « compagnie du Golfe » pour le rédacteur. Photo.
Magnifique cirque de Gavarnie sous nos yeux. Beau coin où venir à ski.
Claquement des fixations et descente dans une neige, un peu transformée par le soleil et pas trop traître. Plutôt sympa.
Le lac des Especières est frôlé. Les pistes de Gavarnie déjà atteintes. Trop tôt, trop vite. On en aurait bien demandé plus. Rémy filme. Olivier phographie. Impatience de voir.
Les pistes vertes (pourquoi pas !) et bleus de la station sont un véritable régal : bonne neige mais aussi personne. Le ski en station, cela peut être sympa en l’absence de skieurs !
Long pot de fin de sortie à la Terrasse de Luz. Sommes les seuls clients. Plutôt rare. Super pâtisseries de Mayalen, Véronique et Sylvie.
Le St André, une belle destination à refaire. Bonne pioche JPP. Merci.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Pour les photos, c’est : ICI (n’oubliez pas de sélectionner l’option d’affichage AZ pour visualiser les photos dans l’ordre).
Les randos d’avant : c’est ICI

la trace du jour

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rando reconnaissance – montagnes russes en Lavedan

Soum de Las Escures

Chemin faisant : soum de Leiz, soum d’Andorre, soum « sans nom », soum de Conques, soum de las Escures, bois de Prèze, bois des Pouzades, Bergons, Lavedan
Participant : Bernard (sortie solo de reconnaissance pour préparer une prochaine collective)
Plus bas : 1073 (parking), plus haut : 1842 (soum de las Escures), distance 12,9 km, dénivelé 1020 m+, météo : beau soleil, température agréable, pas de vent.

Une bien belle boucle sur la ligne de crête qui court du Pibeste (à l’Est) jusqu’au soum de Granquet. Départ au parking dit du Bergons pour monter, en suivant le GR 101, au col d’Andorre. Passage par la cabane d’Andorre (on n’y est pas, mais ici tout porte son nom !). Vue magnifique.
Montée au premier soum du jour : le soum de Leiz. Proche et sans difficulté. Retour vers le col et montée au soum d’Andorre. Passage un peu compliqué dans la forêt, au sol recouvert de neige tôlée. Soum atteint, soum passé. La vue reste, plus ou moins, toujours la même sur toute la crête.
La neige devient très dure pour rejoindre un soum sans nom avant d’atteindre Conques. Indiscutablement aérien côté sud. Sortie du piolet, pose des crampons. Bien plus confortable. Sous le soum de Conques, la neige disparait. Rangement des crampons.
Depuis Conques, descente tranquille vers le col « de las Escures » (pas certain du nom). Bel endroit. Le soum de las Escures est droit devant. Un peu impressionnant. Une pyramide couverte de neige. Par où passer ? Un long couloir, enneigé et à l’ombre, y mène. Orienté Est, la neige est glace. En cas de chute, longue glissade au final incertain, à prévoir.
Une croupe libre de neige, sur la gauche, permet de rejoindre la crête SE qui monte au pic. Elle fera l’affaire. Montée franche « hors piste ». Arrivé à la crête, le sommet est atteint sans difficulté. Pause mérité.
Au sommet, pas de classique cairn en pierre mais une petite croix en bois, entourée d’une chapelet avec une photo dans un médaillon. Une promesse faite à un malade ? A noter, pas de vie animale depuis le début de la randonnée, ni de « bipèdes ».
Retour sur traces au col de las Escures et descente vers le parking de départ. Un tracé pas évident. Des sentes animales et d’anciennes routes forestières dans tous les sens. Au final, le bois de Prèze achève de cacher l’orientation à prendre.
At home, gros nettoyage de la trace GPS enregistrée en espérant que cela soit plus clair pour une prochaine sortie.
Une belle boucle à refaire en collective.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Montagnes russes : soum de Leiz 1506, soum d’Andorre 1670, soum sans nom 1714, soum de Conques 1751, soum de las Escures 1842.

boucle par soum de Leiz, soum d’Andorre, soum « sans nom », soum de Conques, soum de las Escures

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skirando – col d’Aoube : très bonne surprise !

le col d’Aoube ? Au fond à gauche !

Chemin faisant : Barèges, Tournaboup, vallon d’Aoube, cabane d’Aoube, col d’Aoube, col d’Oncet, pic Bédéra, La Bonida, pic d’Oncet, lac Bleu de Lesponne
Participants : Chantal, Brahim, Xavier et Bernard
Plus bas : 1600 (parking), plus haut : 2390 (col d’Aoube); distance 11,3 km; dénivelé 850+, 950-; météo : beau soleil, température agréable, pas de vent.
Sortie « off » du 30 décembre 2019

Vus depuis le boulevard des Pyrénées, à Pau, les sommets ont triste mine. Entre fortes pluies du début décembre et températures plus que clémentes, la neige achève de se retirer en moyenne montagne. Le BERA confirme : « on peut généralement chausser les skis vers 1600m en Nord, 1800 à 1900m en Sud. » Pas terrible mais mieux que rien.
Xavier connait son coup. C’est au-dessus de Tournaboup, en direction de Super Barèges, qu’il nous amène. Le vallon d’Aoube fera l’affaire pour cette sortie « off ».
Pas de portage. Skis, chaussés au point de dépose à 1600m, sur une neige ferme et tôlée. Couteaux posés pour le confort, pas pour longtemps. Très vite, le soleil commence à caresser la neige. Déjà, couteaux off.
Cabane d’Aoube atteinte. Continuation vers le fond du vallon, entre Bonida à droite et Bédéra à gauche. Fond du vallon, inflexion progressive vers le NO, pour rejoindre le col d’Aoube. Pour le col d’Oncet, orienté ouest : pas de soleil à cet instant. Trop tôt pour s’y engager : tôle et/ou glace ?
Montée finale, en Z, sous le col. Deux, trois conversions, un peu plus « franches », sous celui-ci. Col d’Aoube atteint. Pause déjeuner.
Sous nous, coté nord, le lac Bleu n’est pas gelé. Fin décembre ! Il est pourtant à près de 2000m. Réchauffement climatique ?
Sous nous, coté sud, des skieurs en nombre remontent le vallon. Une sortie à la portée de beaucoup. Un grand terrain de jeux. Plus difficile : deux raquettistes arrivent au col… sans bâtons !
Long moment de pause au soleil. Pas de vent : génial !
Descente, tout en S, par le cheminement de l’aller. Très bonne neige. Tout le monde à l’aise. Un réel plaisir. S pour Super. Parking rejoint à Tournaboup à 14h.
Une belle sortie, pas compliquée et dans des conditions idéales. Qui l’eut imaginée depuis le boulevard des Pyrénées ?
A plus sur les pentes.

– par Beñat

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Si magique val d’Azun : le facile Omi Agut

le massif du Gabizos

Chemin faisant  : Arrens-Marsous, gave d’Arrens, Turon des Aulhès, Courade det Mail, l’Omi Agut,
Participants : Bruno, Malika, Bernard, Laurent, Marie Claude, Colette, Jean Marc, Lélé, François, Henri Michel, Michel, Jean-Luc encadrés par Jacky et Vérnique
Plus bas : 900 parking, plus haut : 1847 l’Omi Agut, distance 10,3 km, dénivelé 1020 m+, météo : beau soleil, température agréable, pas de vent.
Sortie collective du 18 décembre 2019

Noël approche !

Belle sortie « cool » qui vaut 2/2 si hors neige. A la portée de tous. Excellents gâteaux au moment du pot de fin de journée.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

la trace du jour

 

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Hautacam – Neige/Avalanche 1 2019/2020 : une formation très réussie !

NA1 2019/2020 : une formation très réussie !

Chemin faisant : Hautacam, col de Tramassel, pène de Caucipeyre, Lavedan,
Participants : 113 membres (principalement) du Club Alpin Français de Pau
Encadrants : 26 membres bénévoles du CAF de Pau
Altitude : 1600m. Météo : beau soleil. Température agréable. Pas de vent.
Formation NA1 du 15 décembre

Retour sur histoire – Pour Ghislaine, incontournable « grande prêtresse » des traditionnelles journées Neige/Avalanche, cela avait plutôt mal commencé. Qu’on en juge : trois jours avant, des trombes d’eaux s’abattaient sur le manteau neigeux; deux jours avant, les Pyrénées-Atlantiques étaient placées en vigilance rouge inondation et le BERA donnait un risque 4 (fort) sur tout le massif; un jour avant les routes du Pourtalet et de Gourette étaient fermées, le préfet allant même jusqu’à interdire les activités sportives. Une avalanche, non pas de neige, mais de mauvaises nouvelles pour notre « GO ».
Dans ces conditions, il fallait des nerfs plutôt solides. Mais voilà, la météo, confirmée par Roger, était au grand bleu pour le jour J ! La veille, pendant que l’inquiétude grandissait parmi les 140 participants à la journée NA1, Ghislaine, optimiste, faisait le tour des lieux possibles où nous « ébattre ». Un passage à Hautacam confirme que neige il y a. Première condition remplie. Pour la seconde : le parking, au col de Tramassel, pourra bien accueillir les quelques 40 voitures de la « collective », d’autant plus que la station est fermée. C’est parti : samedi soir, à 18h41, tout le monde reçoit enfin le courriel libérateur.
Dimanche matin – La journée s’annonce belle. La caravane s’ébranle depuis Pau et grimpe à Hautacam. Sur place : regroupement un peu lent. Il s’agit de former 12 groupes de 12 participants (10 « élèves » plus 2 encadrants chaque fois) qui souvent ne se connaissent pas. Mézigue ne connait que 2 personnes dans le groupe : Béatrice et Patrick. Pour retrouver les 9 autres, deux petits panneaux portant la lettre du groupe A vont circuler. Plutôt efficace.
Recherche d’un spot de neige, à deux pas du Pène de Caucipeyre. Béa entre en jeux et tout y passe : « Avez-vous lu le BERA ? Connaissez-vous notre DVA ? » Au CAF, on adore les sigles. A commencer par le CAF : « Vous avez dit Caisse d’Allocations Familiales ? » Du coup, il n’y que les initiés qui comprennent ! D’ailleurs, nulle part sur le Bulletin d’Estimation du Risque d’Avalanche, il n’est fait mention du sigle BERA !
Celui du jour, pour la Haute-Bigorre, donne risque 2 (limité) sous les 2500 m. Nous sommes à 1600 m (Réflexion de l’auteur : sous les 2500, au vu des pentes et de la croute de regel, le risque de glissage pouvait être fort !!! Pas si limité que cela. Observation du terrain).
DVA (détecteur de victimes d’avalanches). Eternel débat : réception, recherche. Quel mot utiliser ? Ooups, la langue de Molière doit faire face à un redoutable concurrent : le « search » écrit sur le détecteur. Une séquence utile. Tant pour « search » que pour « send » qui fait moins l’objet de débat.
Vient le 112 et sa chaine d’informations à délivrer : avalanche, position GPS (où la trouver ?), heure, nombre de victimes (se compter en début de sortie).
(Curiosité de mézigue : que faire si l’avalanche de situe du côté espagnol ? Le 112, en Espagne, est un portail d’entrée à tout type d’assistance ou de secours. Il n’est donc pas direct. Dans notre cas, il transfère au 062 (service d’urgence de la Guardia civil) qui alerte les services de secours couvrant le lieu de l’accident. Bref, pour plus de rapidité : faire directement le 062. Quels mots : alud o avalancha, punto GPS, hora, numero de victimas. Pas compliqué.)
Retour sur la crête de Hautacam. Beau soleil = belle ambiance. Les sondes sont sorties. Pour l’une d’entre-elles, cela faisait 27 ans qu’elle était dans le sac… sans avoir jamais été ouverte ! Les formations NA1 devraient être obligatoires. Pelletage en V sous la victime trouvée. Il faut du souffle.
Un trou est creusé sur 30 cms. Un tapis d’herbe dégagé. Béa s’y allonge et se fait couvrir de neige. Objectif : avec les sondes, ressentir le contact avec une victime enfouie. A comparer avec l’herbe, les rochers etc.
Coupe de neige : analyse des strates. Vu la faible profondeur, cela se résume vite : croute de regel en surface, neige pourrie en dessous. Notions de plaques ou couches fragiles. « Plaques frittées plutôt que plaque à vent ! » dira Béa.
Mise en scène. Un grand cri : « Oh hé ! Des gars de votre collective viennent d’être pris dans une avalanche ! Vite, vite, il faut les dégager… » . Nouvelle chaine de décision. « Vite, vite, vite… ». La pression monte. Flottement. Un leader à trouver. Recherche rapide. Elle part un peu dans tous les sens. Les indices de surfaces sont « zappés ».
Pause au soleil face au Lavedan, appelé aussi vallée des Gaves. Des vallées, il y en a 7. Plus sur Wiki. Hautacam : vraiment un beau coin ! Merci Ghislaine (aussi) pour ce choix esthétique.
Le groupe A est scindé en deux. Nouvelle avalanche. Une partie observe, l’autre recherche. Les réflexes sont déjà meilleurs. Débriefing. Les groupes changent de rôle. Avalanche à nouveau. Nouveau débrief : toujours mieux.
Trop facile, sur cette croupe légère et ses quelques centimètres de neige. Attention : la méthode est toujours la même mais le terrain, les circonstances ne sont jamais les mêmes. La taille des groupes non plus. Observer vite pour s’adapter vite.
Méthode du pendule, avec les bâtons, pour la barre des 30°. « Ce n’est pas parce que vous êtes sous les 30° qu’une avalanche ne peut pas arriver par au-dessus ! ». En janvier 2017, à Gabardères, l’avalanche est arrivée d’en haut.
D’informations en gestes pratiques, l’heure avance. Retour vers le parking pour un constat général, avec tous les groupes : « la journée : super utile, super ambiance ». Beaucoup sont déjà partants pour la session NA1 de 2020. En attendant, un passage par la cartographie et le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) pourraient être bien utile pour compléter NA1.
Un grand merci à Ghislaine qui, à l’arrivée, continuait assidûment sa journée en triant le matériel de prêt. NA1 2019/2020, définitivement pas simple pour l’organisatrice.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

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