Roumendarés, Andurte et Serrissé : 16 cafistes sur les sentes !


l’Ourlène depuis le Serrissé

Point le plus bas : 760 m (pk au côté de l’arrec d’Andurte), plus haut : 1654 m (pic de Serrissé), dénivelé montant et descendant : 1560 m, distance parcourue : 13,3 km (groupe 1)
Collectives du CAF de Pau :
– groupe 1 : Jean Pierre Gspann, Simon Minet, Jean-Pierre Caillois, Catherine Jammes, Didier Mazoin, Marie-Claude Fillastre encadrés par André Paillassa, Bernard Boutin.
– groupe 2 : Philippe Blaise, Odile Davancens, Stéphanie Imbaud, Stéphane Laborde, Jean-Luc Paquet, Jean Prince, Michel Monbeig encadrés par Xavier Damez.
Météo : belle journée d’automne comme on les aime.
Date : 17 octobre 2020

Sur le même circuit, le compte rendu précédent s’intitulait « Noires Montagnes », cette fois-ci, on frôle le « Blanches Montagnes ». Noir un 5 janvier. Blanc un 17 octobre ! La planète ne tourne plus rond. N’en déplaise à Trump !
Les chutes de neige, du début de semaine, faisaient craindre des difficultés. Piolet, crampons, guêtres ? Fallait-il revenir à un régime hiver prématuré ? Le piolet sera retenu… et ne sera finalement pas utile. Seul un maigre saupoudrage accompagnera les deux collectives. Un saupoudrage suffisant pourtant pour « hivernaliver » la sortie et permettre des photos sympas.
Proposée un samedi, la sortie fait le plein, à tel point que non pas une collective mais deux se mesurent aux 3 soums du jour : 16 cafistes sur les sentes !
Montée classique, pour tous, à la cabane en tôle d’Andurte où les 2 groupes se séparent. Le groupe 2 part à la conquête du Roumendarés. Le groupe 1, celui de « la plume bénévole », fera la boucle à l’envers : Serrissé en hors d’oeuvre, Andurte pour le plat de résistance (et la pause), Roumendarés pour le dessert.
Départ pour la brèche d’Abérou (1485) et la cabane Serrissé (1450), située à 1,5km de la brèche. Le cheminement, sur un flanc nord, est saupoudré de neige. Une belle brèche calcaire, sans difficulté, suivie d’une successions de petites bosses camouflées dans la forêt. Des dolines. Une gorge étroite. Un parcours pour « indiens dans la jungle ». De vieilles marques jaunes le balisent. Totalement en neige, il serait compliqué à faire sans GPS. Cette traversée : un exercice d’orientation sympatique.
De la cabane Serrissé au col du même nom, il n’y a qu’un pas. Remontée, à l’ouest, par la crête jusqu’au sommet du Serrissé. Pas de difficulté. Brève halte. Le temps nécessaire pour admirer les très belles vues, avec neige en altitude, vers le vallon d’Aran, le col d’Aran, l’Ourlène, le Mailh Massibé et repérer le groupe 2 au sommet du pic d’Andurte.
Départ, pour le col inférieur d’Andurte, en suivant la crête. Un peu de neige sous les vibram. Pas de difficulté particulière si ce n’est l’absence de sentier, voire même de sente animale et des affleurements calcaires pas « cool » à parcourir. Rando alpine.
Au dessus du col inférieur d’Andurte, les groupes se croisent. Trop tôt pour manger ensemble. Dommage.
Passé le col, progression cap NO, à nouveau en forêt, puis plein O pour finir par rejoindre la pente ferme qui conduit à l’Andurte au nord. Une sortie où les cheminements rectilignes sont rares… Pause déjeuner pendant que l’équipe conduite par Xavier fait de même au Serrissé. Une belle syncho.
La vue, depuis le pic d’Andurte, est vraiment magnifique. Un beau belvédère à 360°. Certains sommets vous en donnent plus que d’autres. A Andurte, c’est le cas. Une mention au Trip Advisor des Pyrénées.
La crête nord, légèrement enneigée, est délicate selon les topos et l’expérience du rapporteur : un petit mur à désescalader, suivi d’une pente exposée, incitent à la prudence. Sécurité d’abord : la descente se fait par le cheminement de la montée et le pic d’Andurte est contourné, par sa base, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
La sortie « montagne russe » continue avec la montée au col d’Andurte, suivie de celle au pic Roumendarés. Un peu de fatigue dans les jambes pour certains. A aucun moment depuis le début de la sortie, les jambes n’ont réellement « déroulé ». Pause pour deux d’entres nous, au col, pendant que les 6 autres grimpent, plus ou moins, vite au pic.
Retour sur le col et la cabane d’Andurte avant de plonger tout droit, par le tracé de la montée, vers le parking. Arrivée pour le groupe 1 quelques minutes après le groupe 2. A nouveau, une bonne syncro.
A Louvie, le bar « Chez Thérèse », débordé par l’affluence (vivement la réouverture de l’Auberge du Caviste !), n’a que de la Kro à proposer aux amateurs de bière. La seule mauvaise note d’une belle journée. Un moindre mal !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Jean-Pierre Gspann et Bernard Boutin
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la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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