Boucle Roumendarés-Andurte-Sérisse : Noires montagnes !


Noires montagnes : L'Ourlène et le rocher d'Aran

Noires montagnes : L’Ourlène et le rocher d’Aran

Départ : sous le col de Marie-Blanque, direction Escot.
Destination : Boucle conduisant aux pics de Roumendarés, Andurte et Serrisse
Qui : Collective du CAF de Pau menée par Jacky Gaüzere et Jean-Claude Mourterot
Quand : 5 janvier 2017

Des traces d’écobuages, proches ou lointaines, jalonnent le cheminement de la collective, sur la crête conduisant du Roumendarés à l’Andurte puis au Serrisse. Un 5 janvier, la montagne devrait être blanche. Elle est noire !
Poudreuse grise sous les pieds, odeur tenace légèrement acre, nuages poivre et sel dans les vallées. Ecobuages partout autour de nous : à la Borde de Pelut, sous le Souturou. Plus loin, du côté de l’Orhy. A Bielle aussi.

La cendre ne marque pas seulement le paysage. Elle s’immisce dans la respiration et les vêtements. Too bad ! Entre Roumendarés et Serrisse, le randonneur s’attend à respirer, sur la ligne de crête, un grand bol d’air frais et vivifiant. Les aspois en ont décidé autrement, profitant d’une sécheresse qui joue de rares prolongations.

Le coup de colère dit, la qualité du circuit, la beauté des paysages et le beau soleil font vite oublier les méchancetés qu’imposent les locaux à nos montagnes ! Derrière ces mots, on croit distinguer tout un débat en filigrane…

Au sommet du Serrisse, pause casse-croute, face au sud sur un carré d’herbe vert. Sauvegardé. Belles vues. Moment détente. Lélé se lève, prend sa respiration et, avec son accent que nul ne sait imiter, nous « délivre » une de ces blagues qui amènent de suite le sourire… La prochaine fois que vous le croisez demandez lui donc de vous conter l’histoire du « Ballon, des baskets et du confessionnal ! ». Vous ne le regrettera pas…

Au CAF, on brule des calories (1440 m de dénivelé ce jour-là) mais on sait aussi s’entretenir. Chacun a sa « boite à provisions », jalousement préparée, mais cela n’interdit pas la générosité ! Le vin, le café et les traditionnels carrés de chocolats circulent mais aussi le gâteau au chocolat de la petit-fille de Serge et le digestif à la mandarine offert par Henri-Michel.
Ibrahim aime à parler corne de gazelle et couscous. Le coucous, c’est guère possible au Serrisse. Dommage ! Pour les cornes de gazelle, soyons patients. Un atelier pâtisserie marocaine pourrait voir le jour à la Cité des Pyrénées. Conversation d’altitude ? A suivre…

Descente sous le col de Serrisse, direction ouest, dans la forêt de hêtres. Un cheminement agréable sur un sol tapissé de feuilles. Attention à l’orientation.
Arrivée à une brèche (cote 1485) qui dégage une belle vue vers le Roumendarès, gravi en début de randonnée. Plongeon vers le bas, jonction avec la trace montante. La boucle est bouclée.
Trois randonneurs qui ont fait le parcours en sens inverse nous rejoignent. Chanceux, ils ont pu voir une harde de sangliers passer pas loin d’eux. Nous les avons rabattus sur eux. Sans le savoir.  Longue descente finale.

A l’arrivé, Laurent offre le cidre et Lélé la frangipane, dégustée chez le Caviste à Louvie-Juzon. Un bon spot pour prendre un chocolat ou… une bière. Cinq contre un cette fois-çi ! Il faisait frisquet là-haut.

Quant à l’auteur, il aura pris une leçon : A quoi bon avoir une « check-list-randonnée » pour le matériel à emporter si c’est pour oublier les bâtons dans la voiture ! Refaites donc 1400 m de dénivelé sans eux. De vieux réflexes sont alors à réveiller : écarter plus les bras pour mieux équilibrer ses pas et… s’attendre à des courbatures, d’un genre oublié, le lendemain. Promis, on l’y prendra plus. Vive les bâtons !

Une bonne équipe avec des encadrants géniaux – comme toujours -. On en redemande et tant pis, pour les fans de neige : pourvu que ça dure…

– par Beñat
Bernard Boutin
29 décembre 2016

– Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces « engins ») : Dénivelé : 1420 m, kilométrage : 12,8 kms, durée de la sortie : 7h20, point le plus haut : 1654 m, point le plus bas : 820 m
– Collective menée par Jacky Gaüzere et Jean-Claude Mourterot avec Brahim Amaziane – Bernard Boutin – Alain Colman – Serge Départ – François Gaüzere – Laurent Jalabert – Michel Leshauries – Henri-Michel Levin – Graziella Rivault – Marc Vautier
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama. Crédit trace Jacky Gaüzere.


Montée au Serrisse

Montée au Serrisse




trace-de-la-boucle

Boucle des pics Roumendarés, Andurte et Serrisse

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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