vallée d’Aspe : les crêtes d’Ansabère en boucle


la crête W du pic d’Ansabère

Point le plus bas : 972 m (parking Lamary), plus haut : pic d’Ansabère 2360m et pic Pétragème 2255m, dénivelé montant et descendant : 1640m, distance parcourue : 16,2 km
Participants (collective de cafistes palois) : Marie Benichou, Jean-Pierre Gspann, André Paillassa encadrés par Benoît Bourdon et Bernard Boutin.
Météo : beau avec vent frais. Idéal.
Date : 23 juillet 2020

Depuis le pont Lamary au-dessus de Lescun, montée au port d’Ansabère/col d’Escouète par le vallon de Pédain, parcours de la crête frontière vers le pic Mouscaté, puis le pic d’Ansabère (Petrechema/Petrexema), le Petit pic d’Ansabère, passage au col de Pétragème (puerto de Ansó) et montée au pic Pétragème (mallo Sobarcal).
Depuis ce dernier pic (4è sommet de la journée), descente vers le col de Sobarcal, pour rejoindre le col de la Chourique (puerto de Acherito) et retour vers les cabanes d’Ansabère pour ensuite rejoindre le parking.
On l’aura remarqué, la toponymie des lieux est un sac de noeuds que l’on soit côté espagnol ou français. Pire encore, les navarrais appellent le pic d’Ansabère : Petrechema et les navarrais : Petrexema !
Une longue sortie pour jambes aguerries (1640 de dénivelé, 16 km). Elles le sont toutes. Pas de difficulté majeure si ce n’est le dénivelé cumulé et les cailloutis sans fin qui s’additionnent à la longueur.
Pour plus de détail, la boucle avait déjà été faite en octobre 2017. Voir son compte-rendu détaillé ICI.
Seule différence cette année : la remontée au port d’Ansabère, par une sente, passant par le flanc Sud de la Table des Trois Rois. Indiscutablement plus confortable que le cheminement plus central qui suit le talweg et sa rimaille sans fin, qui file sous les pieds et fatigue dès le début de la sortie.
Une bonne ambiance dans l’équipe. Beaucoup de trailers espagnols entre le port d’Ansabère et le col de Petrexema, facilement accessibles depuis le refuge de Linza. Personne dans la zone du Sobarcal sauf 5 izards, peu craintifs, qui nous observent d’assez près alors que nous nous rapprochons du puerto de Acherito.
Ansabère : les Dolomites des Pyrénées. Calcaire au possible. Pas une goutte d’eau. Des gouffres et des failles partout. De la pierraille. Encore et toujours. Exigeant à parcourir mais une si très belle coloristique.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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