Mardas et Montagnon par le Fond de Besse : un super parcours !


vue depuis la crête Est du Montagnon

Point le plus bas : 860 m (parking Goust), plus haut : 2184 m (pic de Mardas) et 2161 (pic de Montagnon), dénivelé montant et descendant : 1510 m, distance parcourue : 16,5 km
Participants (collective de cafistes palois) : Didier Mazoin et Bernard Boutin.
Météo : beau frais. Menaces de brouillard.
Date : 16 juillet 2020

Très belle sortie, avec un tracé inhabituel, puisqu’il s’agit de passer directement par le Fond (du cirque) de Besse, sur les pentes de l’Escala afin d’atteindre les pics Mardas et du Montagnon d’Iseye.
Remontée depuis Goust rapide (600 m en 70 minutes) jusqu’au col de Lusque. Brève pause. Traversée du bois pour rejoindre le Fond de Besse.
Le cirque de Besse atteint, quand le GR s’oriente Nord (avant de partir Est pour rejoindre la cabane de Besse), nous partons plein Ouest en longeant l’Arrec de Besse.
Une fois le bois atteint, la sente disparait sous la végétation. Vers 1640m, faisons erreur et attaquons NNO les pentes qui grimpent en direction de l’Escala. Session sanglier dans les rhodos et mirtilliers (magnifiques cette année. Pause gourmande). Après 50 m de dénivelé, constatons notre erreur. Plus trace de sente. Une barre rocheuse nous fait redescendre pour ensuite partir, à nouveau, plein Ouest.
Passons sur la rive droite de l’Arrec et montons dans un cailloutis où des sentes s’entremêlent. En l’absence de cairns et de marques, l’observation du terrain est primordiale. Les falaises dominent pas loin devant. Sur notre droite, deux affleurements rocheux avant la falaise, c’est sous le premier que se trouve la clef pour enfin pouvoir attaquer la montée plein Nord, cap à l’Escala.
Les sentes sont plus marquées, mais toujours camouflées sous la végétation. Des cairns, parsèment le cheminement. Le reste de la montée se fait sans problème (en l’absence d’humidité et de brouillard). Les pentes sont assez raides mais il n’est pas nécessaire de s’aider des mains pour avancer. Bâtons utiles.
45 minutes après avoir attaqué Nord, nous débouchons sous les laquets qui alimentent l’Arrec de Besse. Sommes à nouveau en territoire d’estives. Nombreux troupeaux de chevaux étonnés de nous voir déboucher là.
Rejoignons le col de Montagnot et, à son Est, un petit sommet, bien perché, au milieu du cirque de Besse. Belles vues. Sous nous, les pentes plongent verticalement. Pause méritée, avant de remonter les pentes sud du Mardas, par le col de Montagnot, puis prolonger vers le Montagnon.
Les chevaux grognent à notre approche et viennent en protection des jeunes poulains. « Beaucoup » de monde aussi, trailers et touristes sur les sentes mais aussi, sous nous, au célèbre lac en forme de coeur (à la Une du dernier Pyrénées Magazine). Au Fond de Besse, nous n’avions croisé personne !
Montagnon d’Iseye : descente vers le lac de Montagnon, non pas par l’habituelle sente entre Montagon et Mardas, mais par le Nord, avant d’obliquer Est pour rejoindre la crête descendante du Montagnon. Un cheminement qui demande attention dans des pentes assez fortes, couvertes d’herbe épaisse. Méfiance. Belles fleurs partout. Observation du jour : l’Ancolie des Pyrénées, l’Anémone des Alpes. Un partout !
Pause à un collet qui domine le lac. Très belles vues. Un coin repas TOP ! Personne à nouveau. Vive la rando alpine…
Descente au lac, puis vers le col de la Taillandère, avant de partir plein Est pour rejoindre la crête du Montagnon de Besse qui descend de l’Escala. Beau cheminement en crête. Sauvage. Loin de tout à nouveau (alors qu’au niveau du col de la Taillandère, il y avait, à nouveau, un fort « trafic ». Les moutons sont plus nombreux qu’on imagine en montagne !).
Sous le Montagnon de Besse, plongeons SE en direction de la cabane de Besse. Un peu zig-zag. Une trace à mieux maitriser.
A retenir : belle source fraiche, située en dessous du panneau directionnel, planté au bas du plateau de Besse. Retour ensuite par le cheminement de l’aller.
Une super sortie réussie qui donnait suite à un échec. Plein les pattes mais à refaire tellement la sortie est variée. Seul pensum: s’extraire du bois de Lusque. Bien peu de chose quand on sait la suite qui nous attend.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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