Une alternative au passage d’Orteig : le col supérieur d’Arrious !


les sherpas plus Nadine (photographe)

Point le plus bas : 1400 m (parking Soques), plus haut : 2488 m (pic du Lac d’Arrious), dénivelé montant et descendant : 1225 m, distance parcourue : 14,5 km
Participants (collective de cafistes palois) : Brahim Amaziane, Mathieu Appé, Vincent Escoula, Nadine Laborde, Valérie Mari, André Paillassa, Graziella et Jean-Pierre Rivault encadrés par Philippe Blaise et Bernard Boutin.
Météo : grand beau frais. Idéal.
Date : 4 juillet 2020

Sherpas d’un jour, pour la section Trail du Club Alpin de Pau, l’objectif est de descendre, depuis Arrémoulit à Soques, les « sacs suiveurs » de 10 traileurs réalisant une « itinérance » de 3 jours entre les refuges du club (Gourette, Arrémoulit, Pombie).
Monter et descendre à Arrémoulit pouvait paraitre « déjà vu ». Pour pimenter la chose, il est décidé, une fois arrivé au lac d’Arrious, de le longer par son côté Est pour aller rejoindre le collet 2453 sur la carte IGN, monter au pic du Lac d’Arrious, petit sommet ignoré qui pourtant réserve de superbes vues pour ensuite « plonger » directement sur le refuge d’Arrémoulit.
A Soques, à 7h45, le parking affiche (presque) complet. Sacré COVID, il aura trouvé le moyen de faire venir à la montagne nombre de nouveaux adeptes. Le COVID : mieux que la meilleur agence de publicité !
Remontée du val d’Arrious. Beaucoup de fleurs en bas. Les stars du jour : de superbes Lys Martagon. Pause rapide à la cabane, inoccupée, du berger. Le troupeau de vaches, habituel en ces lieux, n’est pas là !
Déjà le lac d’Arrious : « On fait du 450 m à l’heure » calcule le mathématicien Brahim. Devant le lac, des restes de longues langues de neige dominent.
Longer le lac, c’est sauter de caillou en caillou. Une pierraille heureusement rapidement remplacée par la neige. Ferme, elle appelle les crampons.
Remontée sympathique, sur la neige, jusqu’au collet 2453 (carte IGN). Il est aussitôt baptisé « col supérieur d’Arrious » pour le différencier du col d’Arrious situé en-dessous.
Au col, la vue est spectaculaire : Palas, Balaïtous, Frondellas, Arriel et Petit Arriel. Superbe panorama. La neige apporte une indiscutable touche « haute montagne ».
Remontée de la crête vers le Nord qui conduit au pic du Lac d’Arrious (2488). Main au rocher et le pic, au sommet exigu, est grimpé sans difficulté. Peu de place là-haut. Descente en suivant. Direction : le refuge d’Arrémoulit.
Au refuge, longue pause face au lac d’Arrémoulit et à l’Arriel. Les « sacs suiveurs » des traileurs, alignés derrière nous, sont délibérément ignorés. C’est pour après…
Graziella et Jean-Louis se baignent dans « une crique tranquille ». Bière pour (presque) tous. Déjeuner, attablés face au lac. Café. Une pause repas inhabituellement longue et détendue. Cool.
Echanges avec Rozenn, gardienne du refuge, sur une saison marquée par le COVID et les retards que cela va provoquer pour les travaux du nouveau refuge.
Chargement des paquetages des traileurs et retour en passant par le passage d’Orteig. A nouveau, longue pause au col d’Arrious. Des randonneurs arrivent de partout. Deux vététistes remontent du lac d’Artouste. L’assistance électrique, c’est bien. Sauf, quand il faut pousser le vélo dans les montées : c’est plus lourd !
Arrivée à Soques, à 16h15, et remise des « sacs suiveurs », à Michel Nogaro et sa collective, qui doivent les monter en suivant au refuge de Pombie.
Auberge de la Caverne à Eaux-Chaudes : terrasse bondée. Ambiance estivale des grands jours. Beaucoup de randonneurs mais aussi des participants à la transhumance qui vient de monter aux estives.
Une belle journée mais, pour le calme et la tranquillité, il va falloir revenir sur les sentes des izards (pas vus) et abandonner les chemins du GR et du Parc National. L’été sera « chaud » dans les Pyrénées…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Valérie Mari, Brahim Amaziane et Bernard Boutin
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la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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