Soum de Coste Oueillère : rafales, fiches S et un disparu


IMG_0162Départ : A partir des Cabanes de Camoudiet au dessus de Payolle
Destination : Soum de Coste Oueillère en ski de randonnée
Qui : Collective de 6 du CAF encadrée par Guillaume Roger, assisté de Jean-Pierre Labourdette
Quand : 10 avril 2016

Une sortie de rando commence d’abord par un déplacement voiture. Il peut être « anodin », il peut être magnifique. Il sera de toute beauté ce matin-là. Sur la route menant de Tournay à Bagnères-de-Bigorre, le vent du sud coiffe toute la chaine de nuages menaçants, prêts à dévaler dans les vallées. Le soleil se lève à l’est et les éclaire, de biais, par en-dessous. La luminosité est totale et les pastels dominent. Une approche particulièrement belle.
Aux Cabanes de Camoudiet, il y a foule. Une bonne cinquantaine de skieurs attaquent déjà le portage pour atteindre, à quelques encablures, la neige. D’autres arrivent. Se perdre dans le coin sera impossible ce jour-là.
De la montée au Clot det Mail, on retiendra qu’elle est régulière, plutôt facile. Absorbé par la conversation avec un « compagnon de rando », je m’échappe (un peu) au-dessus de la collective. La menace d’être « enregistré sur une fiche S » nous tombe dessus (gentillement) ! Ooups… nous rentons sagement dans le rang.
Les nuages font reculer le soleil, les premières rafales nous obligent, de temps à autre, à nous arrêter. La luminosité n’est pas là. Peu de photos à attendre, d’autant plus que l’appareil et les rafales ne sont pas de bons amis.
Beaucoup de randonneurs devant. Beaucoup derrière : Canaourouye-en-Bigorre !
De nouvelles rafales nous font stopper net. Un col est en vue. Nous le shintons en obliquant vers le nord. La pente devient plus raide. Le Soum de Coste Oueillère est « vaincu ».
« Vaincu », un bien grand mot pour désigner un sommet qui n’est autre qu’un « Coste » : côte ou monticule et un « Oueillère » : Brebis (Source* : l’Université du Temps Libre de Tarbes et de Bigorre). Le Monticule aux Brebis. Pas terrible comme traduction. C’est plus sympa en Bigourdan !
Une rafale plus forte que les autres nous fait tous coucher à terre sur le matériel. Un bâton s’envole et disparait (le disparu du titre, qu’on se rassure !)
Pour déjeuner, en plein soleil, face au sud, c’est râpé. Une fois de plus ! On se souviendra du printemps 2016 et de ses rafales de vent du Sud. La Balaguère comme l’appelaient les anciens, en Bigorre.
De la descente, que retenir ? Neige un peu lourde et humide au début. Je fais un « strike » : Décidément, monter c’est plus facile que descendre ! Conversion pour moi, godille pour les autres. Pas tous quand même !
A mi-descente, la neige devient plus skiable. Plus franche. Le final sera «tout du bonheur »  alors que la couche n’est que de quelques centimètres sur un terrain tout une herbe. Pas de méchants cailloux. Slalom sympa entre les mottes de terre et sapinettes. Portage et déjeuner sous un auvent d’une des cabanes de Camoundiets.
Une très bonne équipe pour nous encadrer : Guillaume et Jean-Pierre,  « cool » et attentifs à la fois. Etre 6 sur une collective, c’est vraiment plus convivial qu’une dizaine et plus.

– par Beñat

– Le verdict du GPS (avec toutes les réserves habituelles à accorder à ces « engins ») : dénivelé 1110m, point le plus haut 2460 m, point le plus bas : 1438 m, distance parcourue 10,2 kms.
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires
– * http://www.rando.utl-tb.info/bigourban.htm

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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