Sesques : la brèche de Boy en reconnaissance


Plus bas : 930 m pk gorges du Bitet
Plus haut : 2180 m brèche de Boy
Dénivelé : 1250 m
Distance parcourue : 12,5 km
Participants : Christine Floras et Bernard Boutin
Temps : beau et chaud

Date : 16 juillet 2026

Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie.

bas de la crête Nord du Sesques : au centre, les brebis descendent le couloir sous la « brèche de Boy »

Eté 2025 : lors d’une sortie en boucle au pic des Sesques (ICI), l’idée d’une reconnaissance vint à l’esprit de l’Intello quand il vit, à la montée, Jean-Louis Laporte Boy, berger au Cayolar de Sesques, et qu’en descendant du pic de Sesques, pour rejoindre le lac d’Isabe, il croisa à nouveau Jean-Louis, ses chiens et son troupeau de brebis ! Par où était-il donc passé pour rejoindre le lac d’Isabe, depuis sa cabane ? Les deux étant séparés par la formidable crête Nord de Sesques qui de loin paraît infranchissable.
Accompagné de Christine, montée au Cayolar pour saluer Jean-Louis Laporte Boy. Un instant, grimpe avec nous un ancien pompier, secouriste en montagne, et technicien en station (Gourette surtout). Il part chercher des indices d’animaux. Plus tard, Philippe, dans la soirée, nous adressera des photos animalières qu’il a prises : lynx en Andalousie, ours dans les Pyrénées, ours et loups sur le même cliché aux Asturies (rarissime), loutre avec écrevisse dans la bouche, tichodrome échelette voletant le long du clocher…de Laruns. Une belle rencontre. Un beau partage qui nous fait avaler, sans s’en rendre compte, la montée à la cabane d’Artigue de Sesques. Continuation pour arriver, à la fin de la traite matinale, au Cayolar de Sesques. Nescafé, madeleine et conversation animée avec Jean-Louis. Inquiétude forte face au manque d’eau sur place et à la ferme… A nouveau un beau moment de partage. Jean-Louis nous indique le cheminement pour rejoindre (ce que nous baptiserons) la brèche de Boy, un toponyme rappelant la brèche de Bourroux, dans le prolongement de la Latte de Bazen. Bourroux, Bazen, des bergers. Alors pourquoi pas le « brèche de Boy » ?
A partir du cayolar, pas de cairns, quelques marques bleues qui ne nous conduisent pas à la brèche et des sentes animales par intermittences. Le suivi d’une sente en pointillé, sur le fond de carte IGN, nous fait partir trop au Nord. Retour en arrière. Aurions dû nous orienter NO bien avant. Montée franche pleine pente. 30, 35, 40°? Humm… Retrouvons des sentes plus régulières. Zig-zags. Une crête orientée NO est atteinte. La suivons. Arrivée sur le crête de Sesques et… nouvelle erreur. Une brèche se dessine devant nous, à gauche. Elle semble prématurée par rapport aux traces GPS préparées. Continuons NO et commençons à descendre. La pente accélère. Les rhodos, mytillers et autres végétaux cachent d’éventuels cheminements. Doutes, retour en arrière pour aller voir la brèche laissée de côté. Arrivée à celle-ci, l’horizon s’ouvre sur une sente bien visible, évidente, qui descend SO « tranquillou » rejoindre la trace qui conduit du Sesques au lac d’Isabe. Bingo. Brèche trouvée. Contents. Mission accomplie. Photo souvenir. Descente et pause bien méritée. Restera à corriger la trace GPX des deux erreurs d’orientation.
Retour classique par le lac d’Isabe, la québot d’Isabe et en longeant la gorge du Bitet. Ne croisons qu’une personne lors de la descente. Incroyable pour un 16 juillet. Maudite canicule qui bloque les gens chez eux…
Satisfaction pour cette boucle originale qui permet d’agrémenter la (pénible et fastidieuse) montée au lac d’Isabe. Le plus beau des Pyrénées béarnaises ?
A refaire assurément. Plus « détendu » maintenant que le cheminement est compris. Hors neige et avec sol sec, bien entendu.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration, internet
– Isabe : hydronime is = lac, rivière
– arrec : du gascon arrec = rivière
– artigue du gascon artigue = clairière
– Sesques : du gascon sèsca ou du basque seska = roseau, jonc
– Escarpu : du gascon escàrpe pour escarpé, abrupt, d’un accès difficile
– Bitet (Vitet) : du gascon vit pour la vigne vierge ou clématite sauvage

Laissez un commentaire