Arre, pic de La Pale : terras incognitas !


le pic de la Pale (crédit Francis)

Plus bas : 960 m pont du Goua
Plus haut : 2405 m pic de La Pale
Dénivelé : 1650 m
Distance parcourue : 22,1 km
Participants : Sylvie Darrouzin, Francis Laborde, Olivier Jean, Bruno Basty et Bernard Boutin
Temps : beau et chaud

Date : 10 août 2026

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Sur la carte IGN, la destination du jour s’appelle tout simplement Arre, un « quartier » compris entre le Soum d’Arre au SE, la Géourgue d’Arre au NE, les Arcizettes au NO et le pic de la Pale au SO. Des sources partout, des ruisseaux, ceux de la Quèbe, d’Assouste et d’Ausseilla, des tourbières, des laquets et, au milieu, l’étonnante cabane d’Arre (1970) bien évidemment. Arre est donc bien plus que du rocher. Un formidable espace pastoral peu connu et qui en ces temps de sécheresse ne manque absolument pas d’eau. Elle coule partout. Heureux berger sur place. Une belle découverte que cette cabane récente composée de plusieurs bâtiments. Un regret, le berger étant occupé à la traite matinale, ne le dérangeons pas… Observation sans échange.
Il faut près de 9 kilomètres, depuis le pont du Goua pour rejoindre la cabane. Autant pour le retour. De quoi y réfléchir par deux fois avant d’aller sur place.
La remontée du GR10, vers l’Hourquette d’Arre, permet de superbes vues vers le Soussouéou dans une premier temps mais aussi vers les pentes du Cézy, couleur paille pour une exposition SE. Plus grand chose à brouter pour le troupeau qui réside à la cabane du Cézy.
Longeons la cabane d’Arre en direction du col d’Ausseilla puis vers 2050, partons plein Sud pour rejoindre la col d’Estibère. Tourbières, laquets avant de rejoindre les pentes SO du soum d’Arre par lesquelles nous rejoignions, facilement, le col. Très belles vues, sous nous vers le Soussouéou, à notre gauche vers les lacs allongés d’Estibère. Au loin, celui d’Artouste…
L’objectif du jour, le pic de La Pale est à droite. Session MAR (main au rocher) pour commencer. Relativement longue. Exposée mais sans réelle difficulté. Bâtons sur le sac. Avoir le pied montagnard. Pas trop le « truc » de la Mule qui s’en « ouvre » à l’Intello : « tranquilou…« . Passé la session MAR avec des prises régulières, arrivée à nouveau en terres d’estives, pentues certes mais qui conduisent au sommet facilement.
Au sommet (2400) : congratulations réciproques. Une première dans une univers jamais parcouru. Et pourtant, si proche de Pau… Photos. Fraiches rafales de vent régulières : descente vers le col de la Héche pour chercher un recoin où faire la pause casse-croute. Pause (2320) au-dessus du Soussouéou et en face de la « gare » (1909) où les trains du lac d’Artouste se croisent, sous les lacs d’Ormiélas. Minuscules chenilles processionnaires jaunes.
Pas de sieste. Restent 10 kms à descendre. Par le col de la Hèche, basculons plein Nord pour rejoindre le secteur de cabane d’Arre. Peu de sente mais peu de pierrailles aussi. La descente depuis le pic de Pale par le vallon de la Hèche sera plus facile que la montée « expo » un moment.
Retour en plongeant directement vers le Soussouéou en longeant, par la gauche, le vallon du gave de la Quèbe. La Mule y était il y a 50 ans… dans une traversée à ski, de Gourette à Artouste. Souvenir, souvenir.
Pause à la cabane du Soussouéou. Plein des gourdes. Plateau couleur paille.
Long retour en longeant le Soussouéou. Montagnes russes pour rejoindre le GR10 et descente au parking du Goua : 22 kilomètres au final avec 1650 m de dénivelé. Une sortie plein les yeux, beaucoup de vues dégagées et de nouvelles perspectives, … mais aussi plein les pattes.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
ᵗ Séquence toponymie, science de l’incertitude (???), à la graphie incertaine. Source: Palay, Bérot, Bourbon, l’inspiration, internet
– pic de la Pale du gascon pala = pente raide et continue d’une montagne
– pic de la Héche du gascon hècho = pente forte qui attire les troupeaux, gradin herbeux d’accès difficile
– gave d’Auseilla du gascon ausselhar, ausselhe, selh = névé (lieu où il y a des névés)
– Estibère du gascon estibe = pâturages d’été
– Soussouéou (sussueu) du gascon sus = plateau, dessus et éou = lac
– Quèbe du gascon quebe = abris sous roche
– Assouste du gascon assosta (as)sosta = abri, lieu abrité

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