Barèges : pic Gourguet, enfin presque !


Au fond (à gauche) le Gourguet. Tôle devant !

Plus bas : parking Tournaboup 1458 m
Plus haut : sous le pic Gourguet 2453 m
Dénivelé : 1023 m
Distance parcourue : 16,8 km
Participants du CAF de Pau : Philippe Capelle, Françoise Casbas, JP Gspann, Robert Marin, Magalie Nendza, Patrice Peyre encadrés par Xavier Damez, co-encadrés par Bernard Boutin
Météo : beau temps frais
Date : 2 févier 2021

Le ski de randonnée, c’est de l’horlogie fine. Tout compte et le moindre détail peut bloquer la belle mécanique. Le Gourguet prévu faisait 1150 m de dénivelé et 17 km de distance. Il fallait enchainer… Mais voilà, quand une des deux voitures de la collective file sur Bagnères au lieu de Barèges, le rythme prend un coup. Dialogue de sourds dans la voiture. Chauffeur qui confond l’un et l’autre. A Tournay, l’erreur devient trop grosse. Retour sur Tarbes, Lourdes… Barèges. En rire…
Retrouvaille des deux voitures à Tournaboup. Xavier : « N’oubliez pas vos crampons, piolet ! ». Of course, un piolet oublié ! Un oubli qui se payera cash au moment d’attaquer, crampons au pied, un raide rapaillon sous le pic.
Top départ : les skis, enfin chaussés, l’équipe attaque la rando. Après quelques mètres, un participant se rend compte qu’il a oublié… de mettre ses peaux de « phoques » ! Gros fou rire. La journée démarre définitivement par une succession de gags.
Longue remontée du vallon d’Aygues-Cluses. Indiscutablement le parcours qui conduit jusqu’à la jonction, entre les gaves Dets Coubous et d’Aygues-Cluses, est bien moins beau que la remontée elle-même au cirque d’Aygues-Cluses. Tôle sous les skis. Valse des couteaux. Pose et dépose se multiplient.
Arrivée au cirque. Toujours aussi beau. Pause. Une nouveauté : un refuge flambant neuf, aux murs extérieurs couverts de bois, pas encore ouvert, siège sur un petit monticule. Pas loin de l’historique cabane d’Aygues-Cluses. Placé où il est, il fera le plein en été.
Remontée d’un talweg régulier, le long du gave de Port Bielh, en direction du Gourguet. Plutôt sympa à remonter.
Cote 2400 : un replat et virage de 90° pour chercher un passage permettant d’atteindre les contreforts du pic.
Droit devant un « mur » en neige à passer. Skis ou crampons ? Aide à la décision : un skieur arrive en haut du mur. Solitaire. Hésitant sur comment le descendre. Ce sera en dérapage sur la tôle. Pas longtemps. Son ski aval décroche. Courte glissade. Ses skis l’arrêtent. Deuxième observation de glissade cette saison. Signe des temps et du temps.
Leçon comprise. Dépose des skis. Pose des crampons. Piolet face à l’amont. Attaquons la pente pendant que le membre de la collective, sans piolet, reste derrière à nous attendre. Montée franche entre croute qui s’enfonce et tôle qui résiste. Arrivée sur un replat (2455 m). Pause photos.
Evaluation : il reste environ 40 minutes pour atteindre le sommet + rapide séance photo au sommet + retour sur nos pas, cela fait plus d’une heure. L’heure avance. Décidons de descendre pour rejoindre le collègue bloqué au pied du « mur ». Dommage, on se le méritait bien ce Gourguet !
Nota spécial toponymie : au replat, sous le pic, se trouve une petite mare. Sur le dictionnaire Palay, le mot « gourgue » se traduit par « mare, bourbier ». Le Gourguet devient donc un pic qui signale la présence de cette petite mare.
Descente dans le mur, plutôt plus facile que la montée. Pause déjeuner face aux pics de Madamète, Tracens et Touatère, au-delà du cirque d’Aygues-Cluses.
Position descente pour les chaussures, serrage des crochets, claquement des fixations et c’est parti pour une descente ni difficile, ni facile. Pas de S de cinéma. Gestion de passages de tôle… à croute… à poudre sans continuité. Les sorties se suivent et se ressemblent. Pas top vu l’effort fait pour monter ! « Au diable les frustrations. Les vues en compensation ». Un slogan pour randonneurs pyrénéen !
Jean-Pierre perd son piolet qui se détache du sac. Avis de recherche lancé ! Il se trouverait entre le refuge d’Aygues-Cluses et le Gourguet, en passant par le talweg du gave de Port Bielh.
Final à la Brasserie de Luz. Petites brioches de Magali et tarte aux pommes de Jean-Pierre pour se requinquer… en vue de la prochaine sortie. Vite ! Les saisons sont toujours plus courtes…
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Robert Marin, Bernard Boutin
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