Crêtes du Soum Couy : l’insouciance de B.


depuis les crêtes du Soum Couy : les Orgues de Camplong
Parking : 1430 m (Labérouat)
Plus haut : soum Couy 2315 m
Dénivelé : 1310 m
Distance parcourue : 16 km
Participants : Jean-Marc Laulhé, Francis Bellocq, Michel Audigeos, Sylvie Darrouzin, Valérie Marie, Jean-Luc Paquet, Guillaume Martin, Bernard Boutin encadrés par Jacky Gaüzère et Cathy Roques
Météo : belle journée, un peu de fraicheur sur les crêtes. Ambiance automnale
Date : 28 octobre 2021

Dès le départ, à Labérouat, la collective démarre rapidement. Sylvie et Valérie galopent devant. Elles ont probablement hâte de laisser derrière elles la traversée du « bois du pas d’Azuns » (IGN) ou « bois du Braca d’Azun » (Topo Pireneos 8.0). Entendez-vous spécialistes de toponymie ! Un pensum de 3,2 km avant d’en sortir et pouvoir, enfin, admirer, face à nous, les crêtes calcaires déchiquetées du Soum Couy (couy = chauve en Béarnais).
Passage à la cabane de cap de Baitch. Direction prise vers le col des Anies puis les Arres d’Anies, situées sous le pic d’Anie. Bizarrerie linguistique ce mélange de singulier et de pluriel. Dictionnaire « Bourbon » Anie : Ahuñamendi en basque de ahuntz = chevreau et mendi = montagne. Des chevreaux, on n’en voit point. Un izard est repéré. Anie : « la montagne à l’izard » ? Va savoir. La toponymie : science inexacte !
Le dictionnaire Palay nous en dit plus, par contre, sur le mot « arre » dont la racine apparait beaucoup en Béarn (Arre-Sourins par exemple) : emplacements calcaires, creusés d’excavations, de puits, en montagne.
C’est tout à fait ce que la collective traverse pour aller remonter, par le sud puis l’ouest, les pentes du Soum Couy. Deux sessions de « mains au rocher » comme dit Boutin ! Attention requise à ne pas faire partir des cailloux sur les suivants. Pic atteint sans difficulté.
Pause, sous le vent. Sous nous les Arres, plus loin la station de la Pierre St Martin. Derrière la Soule et les « mendi » basques.
Début de descente de la crête du Soum Couy dans un axe NE. Un magnifique parcours, de près de 3 kilomètres, avec de très belles vues à 360°. Une préférence : celle plein Est vers les Orgues de Camplong, vues par au-dessus.
Petites cessions « mains au rocher ». Calcaire coupant. A l’approche du collet, pour rejoindre le GR 10, l’herbe réapparaît et les jeunes sapins semblent partir à l’assaut des pentes. Un collet pas simple à rejoindre. Piste pas toujours évidente. Cairns rares. Mais, au final, rien de bien « compliqué ».
Remontée aux Tourelles sans difficulté. A nouveau, un peu de « mains aux rochers ». Sain contact avec « Pacha Mama ». Photo souvenir au deuxième soum du jour. Retour en arrière pour rejoindre le pas d’Azuns, enchainer vers la cabane de Cap de Baitch et finir à Labérouat.
A quelques dizaines de mètres du pas d’Azuns, un gros sac vert-chasseur avec tente et couchage, deux bourses plastiques contenant de la nourriture, un potable posé sur une pierre, nous accueillent. Dans le sac, des papiers, de l’argent. Personne autour. Coups de sifflets, appels, inspections de l’environnement immédiat. Rien n’y fait. Attente. Pas de propriétaire à l’horizon. Les papiers en dévoilent l’identité : Bastian, un jeune allemand de 36 ans. Bizarre de tout abandonner en l’état. Accident, malaise. Un scénario qui ne colle pas bien. Pourquoi laisser son sac bien en évidence avec tout ses papiers ? Suicide ? En tout cas, les fauves (vautours) ne tournent pas en rond au-dessus. Sieste profonde ? Le cadre pour un roman à écrire…
Appel au PGHM d’Oloron pour signaler cette situation étrange. Un hélico, en retour d’une sortie secours, survole les lieux. Grace au point GPS, il repère le sac puis cherche le propriétaire… finalement trouvé montant plein ouest (voir sur carte IGN), depuis le Pas d’Azun, vers la crête du Soum Couy.
Contact avec le randonneur : celui-ci montait simplement pour aller voir le coucher du soleil et rajoute avoir son matériel à vue !!! Insouciance totale de Bastian, doux rêveur ou tête en l’air, qui… aurait pu tout être totalement dévalisé par « des bandits basques » ! Un bon fait divers pour la presse allemande. Une occasion manquée de créer du buzz !
Blague à part, la barrière de la langue n’a pas permis, à l’équipage de l’hélicoptère, une mise au point. Dommage ! et, pour nous, une confirmation du PGHM : « Dans votre cas, j’aurais fait la même chose… ».
Une fin de sortie inhabituelle, après un très beau tracé en crêtes, dans les Dolomites béarnaises.
Merci Cathy et Jacky pour ce choix.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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la trace du jour

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