Massif du Tapou : le « bouchon de neige » ?


formidable muraille calcaire entre Cerbillona et Montferrat

Plus bas : 1734 m (parking Ossoue)
Plus haut : 3140 m (pic du Tapou)
Dénivelé montant/descendant : 1500 m
Distance parcourue : 13,1 km
Collective du CAF de Pau avec Bruno Basty, Marie Benichou, Chantal Loustau, Olivier Jean, Celine Larrieu, Jean-Marc Laulhe encadrés par Vincent Escoula et Bernard Boutin
Météo : température agréable, « sol y sombra », pas de vent
Date : 10 août 2021

Le Tapou (massif composé de trois sommets : le « petit pic du Tapou » (2923), le « pic du Milieu « (3126) et le « Grand pic du Tapou » (3150)) bouche l’horizon depuis le vallon d’Ossoue. Simin Palay donne comme traduction dans son célèbre dictionnaire, pour le mot gascon « tàpou » ou encore « tapoû », le mot « bouchon » mais aussi « neige tassée sous la chaussure » ou encore « boule de neige ». De la neige, il y en avait beaucoup dans le coin jusqu’à ce que le réchauffement climatique passe par là. Il y a 3 petites années, en août 2018, les langues de neige y étaient bien plus longues. Alors Tapou, pourquoi pas « bouchon de neige » ? Plutôt sympa comme image.
Pour monter les 1500 m de dénivelé prévus, il ne faut que 6,3 petits kilomètres. C’est peu. Résultat : une pente moyenne de 23,4 % ! Sous le Grand pic, les jambes commenceront à être plutôt lourdes. Au Tapou, on ne « déroule » jamais… sauf dans le final de la descente. La neige qui se retire, transforme le terrain de jeu en un gigantesque chaos sans fin, aux roches de couleurs multiples. Un territoire magique pour géologue.
En haut, très belles vues en direction du massif voisin : celui du Vignemale. A portée de main, le Montferrat (3219), la crête calcaire qui rejoint le Cerbillona (3247), le Clot de la Hount et la Pique Longue du Vignemale où l’on distingue la foule des « grands jours ». Côté Tapou, le calme est absolu : juste un couple croisé sous le Grand pic et, bien plus bas, des jeunes montant camper au lac Monteferrat. Seules de nombreuses marmottes nous disputent le terrain.
Ne pas oublier de mentionner la formidable muraille calcaire, qui plonge, sous la crête sud entre Cerbillona et Montferrat, vers le vallon de Labaza. Le coup de coeur du « randonneur-rapporteur ». Un copier-coller de celle qui « orne » les pics d’Enfer. Superbe à voir.
Pause au sommet du Grand pic pour toute l’équipe. Session photos. No stress. La pluie possible, annoncée par Météo Blue, est bien loin.
Brève descente et courte remontée pour rejoindre le « pic du Milieu ». Nouvelle belles vues vers la falaise calcaire. Longue descente dans la rocaille. Mieux vaut avoir un GPS avec soi. Le cheminement entre les lacs supérieurs de Monteferrat et les sommets est tout sauf rectiligne.
Longue pause au lac inférieur de Montferrat. Un beau coin et une pause méritée. La rocaille : ça fatigue !
Descente ensuite facile, sur les estives, jusqu’au fond du vallon d’Ossoue. Foule en bas et plus encore sur les routes conduisant à Lourdes. Qui a eu l’idée bizarre d’aller au fond du Cirque de Gavarnie la veille d’un 15 août ?
Satisfaction générale. Aussi beau que le secteur du Vignemale. Plus beau même : le débat est ouvert…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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