traversée TEC Bedous Benou : les coups de griffe de l’Homme !


Evelyne, Olivier, Ghislaine, Bernard (de g. à d.)

Plus bas : 684 m (parking table d’orientation/Bedous)
Plus haut : 1860 m (col de Lansatté)
Dénivelé montant : 1500 m
Dénivelé descendant : 1200 m (parking arrivée Artigasse 1001 m)
Distance parcourue : 18,5 km
Collectives TEC du CAF de Pau :
– groupe Bedous-Benou/Artigasse : Valérie Mari, Ghislaine Capot, Olivier Jean, Michel Martin encadrés par Bernard Boutin
– groupe Benou/Artigasse-Bedous : Catherine Richard, JP Gspann, Jean-Marc Prince encadrés par Xavier Damez
Météo : ciel voilé, peu de soleil, pas de vent, atmosphère lourde et humide.
Date : 26 mai 2021

Une collective TEC (traversée échange de clef) qui promettait un beau parcours au niveau des estives aspoises d’abord et béarnaises ensuite. Promesse de beaux espaces vierges, d’herbe tendre et de fleurs printanières. La météo annonçait quelques gouttes à partir de la mi-journée. Elle se « plante » et les seules gouttes seront de transpiration, dues à une lourde chaleur humide.
Montée à la cabane de Castéruch : superbes vues (en premier lieu derrière nous sur la plaine de Bedous). Enchaînement des taupinières, sur la crête qui mène au pas d’Ilurte : Taulères, Chebretou, Mousté, Pétraube. Autant de noms, autant de pourquoi ?
Michel, au fur et à mesure que l’on avance, nomme les grands, et les moins grands, de ce petit monde que l’on voit à l’horizon. L’oeil certain. En fin de journée, il nous adressera d’utiles panoramas.
Passé Pétraube, un instant d’égarement sur la sente et nous approchons du « célèbre rocher perché sur son promontoire » qui menace Aydius. A nos pieds, une belle vipère aspic. Olivier connait l’animal : « au printemps, elles sortent de la somnolence de l’hiver et ont les glandes gorgées de venin ! Elles ont faim. » A éviter dare-dare…
Pas d’Ilurte, cot det oeilhet. Les points remarquables s’enchainent. Des fleurs partout. Michel photographie. Plus tard, par courriel, il nous enverra les photos avec les noms de chacune d’entre-elles. A mémoriser.
Au détour d’un virage, Xavier et son équipe apparait. Inattendu ! Nous devions nous retrouver, plus loin, pour déjeuner, à la cabane de Bésur-Neuve. Echange de clefs rapide et chacun reprend sa progression. Un moment convivial qui s’échappe…
Arrivée 5 minutes plus tard à la cabane et découverte de l’insupportable coup de griffe donné aux pentes. Sous de Mailh Bassibé, « ils » ont osé tracer une vilaine piste qui descend du col de Lansatté jusqu’à la cabane. Les calcaires sont écorchés vifs. L’estive sera boue dès la pluie prochaine. Comme toujours, l’empreinte de l’Homme repousse plus encore les territoires vierges. Grosse déconvenue pour l’écrivain-rapporteur-randonneur qui aimait cette montée vers le col.
La cabane est flambant neuve. Belle et solide avec son générateur photovoltaique. Les soutiens sont affichés : région, département, ADEME, commune, ERDF, IPHB, syndicat d’énergie. Beaucoup d’argent public. En contrepartie, le montagnard de passage trouve l’eau coupée, porte close (pas de salle hors-sac) et des alentours pas aussi propres qu’ils pourraient l’être. La montagne, simple outil de travail au service des bergers ! Colère profonde… et pause.
Remontée vers le col de Lansatté en longeant le moins possible la maudite piste. A quoi bon faire 1200 m de dénivelé pour trouver cela !
Au col, plus courageux, Ghislaine, Olivier et Martin font un saut au Mailh Bassibé (plus 114 m de dénivelé au compteur !). Une collective conduite par Jean-François Avril en revient. Regroupement et départ pour le col d’Aran. Par temps de brouillard, un secteur très « pomatoire ». L’inverse se produit. Le soleil perce. Timidement.
Descente de la ludique crête de Saubajot que peu connaissent. Pied « montagnard » requis. Au bas de la crête, JFA et son équipe partent à droite vers la cabane des Bordes tandis que nous partons, à gauche, vers la carrière d’Artigasse. Un magnifique troupeau de blondes d’Aquitaine, toutes équipée de belles cloches et colliers (neufs ?) démarre la saison d’estives. Un énorme concert. Elles semblent heureuses de retrouver les hauteurs et font tinter leurs sonnailles plus que jamais ! Le rouleau compresseur peut, comme chaque année, redémarrer sa traditionnelle tonte. En profondeur. Au grand dam des botanistes randonneurs…
La sente fait de longs méandres. Michel suggère d’aller « tot dret » pour terminer plus rapidement la longue sortie. Aussitôt dit, aussitôt fait. Pentes ombragées plus franches et humides. Glissades possibles. Glissades de fin de sortie.
Regroupement au parking d’Artigasse et pot de fin de sortie avec l’équipe de Xavier. Mention spéciale pour les excellents gâteaux au chocolat de Catherine et à la rhubabe-maison de Jean-Pierre. Un bon final après une longue journée de marche entre Aspe et Ossau.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Michel Martin (panoramas) et Bernard Boutin
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

la trace de la TEC

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