Soum d’Hautacam ou de Dabant-Aygue : plan B pour contrer Philomena !


départ depuis « Les Bennes »

Point le plus bas : 1100 m (parking sur D100 ), plus haut : 1747 m (Soum de Dabant-Aygue), dénivelé montant et descendant : 720 m, distance parcourue : 10,8 km
Participants :
– collective du CAF de Pau avec Elisabeth Ricarrère, Brahim Amazine, Robert Marin, Nicolas Pasquier encadrés par Patrick Sicé et Bernard Boutin.
– collective du CAF de la VO avec Jean-Jacques Amyot, Gaby Haubitz, Leire Domingo, Corentin Babeau, Nathalie Laguna encadrés par Olivier Blanchet.
Météo : froid, ciel bouché, brume, nuages bas. Heureusement sans vent.
Date : 9 janvier 2021

La météo annonçait, avec constance, la neige à partir de la mi-journée. La tempête Philomena ensevelissant l’Espagne sous la neige, on pouvait en craindre quelques soubresauts dans les Pyrénées françaises. L’objectif initial du pic de Gourguet, au-dessus d’Aygues-Cluses, est remplacé par un plan B, moins exposé aux possibles intempéries mais aussi plus court, plus direct : remonter les pentes en herbes, situées au-dessus du village d’Artalens-Souin, en dessous du soum d’Hautacam ou de Dabant-Aygue.
Parking sur la D100, au niveau de l’intersection avec une route communale qui permet de rejoindre le lieu-dit « Les Bennes ». Ski sur la route enneigée, dès le parking. Attaque des pentes recouvertes de 15 à 20 cm d’une poudreuse légèrement humide. Pas de sous couche. Zigzags entre ronces, buissons, arbustes et autres racines.
Pour un peu les nuages nous envelopperaient. Ils sont là juste au-dessus. Ils le resteront jusqu’à la fin de la sortie. Le soleil se fait lune. Il ne percera pas. Next time…
La collective conduite par Olivier « trace » devant. Rythme régulier, calme et continu. Entre les deux, le rapporteur-randonneur est co-encadrant de la première collective et encadrant de la seconde !
La pente s’affermit un peu. Bref passage à 30° à franchir au-milieu de la végétation envahissante. Une série de virages serrés en Z se profile dans une neige qui peut filer – un peu – sous les skis. Révisions des conversions. « Optimisation » des bâtons.
Replat. Univers blanc et soleil-lune. Première pause. Boisson chaude méritée. La collective paloise passe devant l’ossaloise : partager le traçage.
Au-dessus, une équipe en raquette progresse sur la route, sous la crête, qui relie la station d’Hautacam et le sommet du même nom, notre objectif. Série de larges Z, toujours au-milieu d’une végétation envahissante rase mais bien présente. L’altitude augmente. La couche de neige reste la même : peu épaisse. Route enneigée atteinte. Cap plein nord. Petites bosses en crête et le soum d’Hautacam ou soum de Dabant-Aygue est atteint. Un sommet tout en rondeur. Montagne à vaches avant-tout.
Pause rapide. Il fait froid. Un peu de vent. Pas idéal pour le casse-croûte…
Dépeautage. Claquement des attaches et début de descente. Entre végétation et cailloux affleurants, difficile de se lâcher. Série de S, une fois la route laissée derrière. Session ski-méfiance. Quelques baignoires. Pas toujours facile de s’en extraire.
Pause à l’observatoire. Assis sur les skis, debout ou sur les marches de l’observatoire (Brahim). La neige commence à tomber. La météo l’avait dit. Rangement des sacs et nouvelles séries de S, conduite par un imperturbable Olivier, mais aussi de virages en chasse-neige ou en stem selon l’humeur, l’expérience et… le terrain. Pas top ! Arrivé en bas, Robert dira sa préférence pour la montée à la descente, c’est peu dire…
Au lieu-dit « Les Bennes », les uns repeautent, les autres préfèrent pousser sur les bâtons pour rejoindre le parking. Arrivée sous la neige. Brahim extraie de la voiture des bouteilles de cidres et 2 galettes. Dégustation sympathique, debout en cercle, distanciation sociale oblige. Un roi : Patrick, une reine : Leire. Pas de bise, of course. Merci Brahim pour ce bon moment de détente et merci Olivier pour cette trace inédite à « Barlane-en-Lavedan ».
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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