Peyreget Première !


vue vers le val d’Arrious depuis le Peyreget

Point le plus bas : 1360 m (pont sur le gave du Brousset/Soques ), plus haut : 2477 m (pic de Peyreget), dénivelé montant et descendant : 1240 m, distance parcourue : 14,5 km
Participants : collective du CAF de Pau avec Jean-Pierre Bellaygue, Mathieu Appé, Patrick Sicé, Didier Mazoin et Bernard Boutin.
Météo : beau temps très froid. Heureusement sans vent.
Date : 6 janvier 2021

Peyreget Première ! : pour le rapporteur-randonneur, il s’agit en effet de la première collective de ski de randonnée qu’il encadre. Pour mémoire, il a passé la « formation initiateur ski de randonnée » en mars 2020, à la veille du premier confinement dû à la pandémie de Covid 19. Un peu d’émotion pour lui. A bientôt 70 ans, voilà un challenge qui débouche sur une première sortie concrète et quelle sortie !
Moins 10 degrés, au parking du Caillou de Soques. Ouf, pas de vent ! Une bonne nouvelle qui en cache une autre et de taille : l’excellente qualité de la neige. Une légèreté rare dans les Pyrénées. Les comptes rendus se suivent et se ressemblent depuis le début 2021.
Remontée dans la forêt, aux arbres couverts de neige fraîche, qui conduit à l’entrée du vallon de Pombie. Une trace opportune vient d’être faite dans les 10 à 15 centimètres de poudreuse qui recouvre la sente qui conduit au refuge de Pombie. Elle nous conduira jusqu’au sommet sans divagation inutile. Le skieur connait sont affaire. Rejoint au sommet, il nous dira être secouriste à la station d’Artouste. Fermée pour cause de pandémie, il est au chômage technique et tue le temps sur les « planches ». Saine occupation.
Sortie du bois et remontée vers la cabane de Puchéoux. Pause sous celle-ci. Patrick prend le relais en tête. Progression facile. L’Ossau, plâtré de neige nous observe.
Arrivés sous les pentes plus raides, qui conduisent au refuge de Pombie, une série de Z commence. Le rapporteur-randonneur-encadrant passe à nouveau devant. Avec un palpitant un peu erratique, mieux vaut contrôler le rythme. Le refuge est laissé sur la droite. Montée vers le col, toujours dans la trace fraiche. Amples mouvements. Progression suave. Quelques Z sous le col et pause rapide.
Comme toujours, la qualité de la neige change pour rejoindre le pic. Ventée, moins présente, de poudre elle est devenue (un peu) tôle. Rien de bien compliqué. Mise en place, par précaution, des couteaux et arrivée sans problème à quelques mètres du sommet où nous posons les skis. Photo souvenir au sommet. Remerciements appuyés pour la trace au secouriste. Le sommet enneigé, étriqué, légèrement venteux, n’est pas idéal pour la pause déjeuner. Descente au refuge de Pombie. Sa terrasse est un bon « spot » pour s’asseoir.
Longue série de S faciles, dans la même crème fraîche qu’au Mont Agut il y a 3 jours. Pourvu que cela dure ! Grand régal pour tous.
A l’approche du refuge, deux raquettistes : Xavier Damez et sa femme ! Sympa de les retrouver là. Une belle grimpée depuis Soques pour eux.
Pause réconfortante au refuge, assis en bordure de terrasse. Le soleil tourne. L’ombre nous atteint. Le froid est là. Reprise de la descente vers le bas du vallon. A nouveau, longues séries de S tout du bonheur. Que demander de plus ! Oui : une pente plus longue.
Passé la cabane de Puchéoux, des coulées de neige traditionnelles viennent de descendre des pentes sud qui dominent le gave de Pombie. Gardons les distances même si pas grand risque : la montagne est bien blanche, la couche de neige est en fait peu épaisse.
Ski, comme toujours buggy-buggy, dans la forêt qui domine le pont sur le gave du Brousset. Variante finale qui permet de s’extraire du bois et finir sur un petit mur largement labouré par des traces de skieurs récentes. Un dernier effort pour les cuisses déjà bien entamées !
Remontée à pied, dans la neige et en portant les skis, jusqu’au parking. Un vrai pensum de fin de course même s’il n’y a que 70 m de dénivelé et moins de 500 m à parcourir. Trop peut être, mais insuffisant pour ternir une superbe sortie de ski de randonnée dans un cadre unique.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin et Patrick Sicé
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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