Le Tousseau et pic de Coos : reprise des randos pédestres


face sud du Jaout

Point le plus bas : 500 m (pk au village d’Aste), plus haut : 1840 m (Soum de Coos), dénivelé montant et descendant : 1463 m, distance parcourue : 12,8 km
Participant : Bernard Boutin.
Météo : couvert, temps menaçant. Vent frisquet sur les crêtes
Date : 19 décembre 2020

Rando de reprise, post-confinement, depuis Aste vers le Tousseau et le pic de Coos. Retour par le col d’Agrouès et le bois de Peyraube. Petite ambiance, grand dénivelé. Sortie solitaire. Dès le départ, au village d’Aste, l’historique sentier de Berger qui conduit aux granges d’Aste, parait « vertical » ! Un cheminement fait pourtant maintes et maintes fois. Dégâts du confinement indiscutable. Dire qu’il y a plus de 1450m de dénivelé à grimper ! Ralentir le rythme. Se concentrer et faire jouer la « gagne ».
Toute la crête de Gutteres est frappée par un fort vent du sud. Vautours fauves, faucons, milans royaux et corneilles sont à l’aise dans les ascendants. Pas moi. Qui plus est la luminosité éteinte !
160 minutes plus tard, après 1180 m de dénivelé, le Tousseau (1684) est atteint. Du 450 à l’heure ! Pas si mal au final, avec 3 pauses incluses. Pas d’arrêt au sommet. Trop de vent. Le casse-croûte sera pour plus tard. Logiquement au pic de Coos. La neige est présente mainteant. Une couche de tôle la recouvre. Continuation le long de la crête de Coos pour rejoindre le col de Lallène. Les habituels izards ne sont pas là. Neige sans trace. Tristesse de ciel, tristesse du sol.
De la crête de Coos au pic du même nom, légère descente puis remontée. Coos atteint. Un labrit m’accueille en aboyant comme… un âne ! Se méfier de lui. Cette race de chien aime particulièrement passer derrière vous pour, lâchement, vous mordre le mollet. Pas pour rien que les bergers s’entourent maintenant de border-collies : plus calme, plus affectif, plus intelligent.
Le chien n’est pas seul. Son maître est là. Il vient de monter à ski de randonnée depuis le col du Jaout, en passant par le col de Lallène. Son plan, descendre vers la cabane de Bath Bielh et remonter ensuite vers le col de Lallène. Un plan plutôt sympa. Pas de risque d’avalanche avec l’enneigement actuel et des pentes plutôt sous les 30° sur l’ensemble du parcours. A méditer pour plus tard…
Descente sans problème du pic de Coos, par la crête, vers le col d’Agrourès. Les pentes est sont bien pourvues en neige. Les pentes en herbes, coté ouest, très fortes et dangereuses si humides, sont sèches et sans neige. La progression sur le fil de la crête est aisée.
Passé le col, la descente devient « pénible ». La neige est de nouveau là. De petites coulées obstruent le cheminement dans la forêt de Peyraube. Des troncs d’arbres, abattus par le vent, compliquent aussi la descente. Passer au-dessus, en dessous, par derrière, contourner etc. Bref, une session « buggy-buggy » de près d’une heure dont la « mule » se passerait bien. La fatigue est là. Traverser le bois de Peyraube : le pensum de la boucle.
Les granges du Dès passées, restent 2/3 kilomètres pour rejoindre Aste. Arrivé à la voiture, les premières gouttes de pluie, annoncée par Meteoblue, tombent. Bon timing.
Arrêt shopping, à deux pas d’Aste, à Castet pour acheter du fromage chez Alain Larrieu. Un excellent brebis qui affine depuis Avril. Une bonne redécouverte après des mois d’abstinence confinés…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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