Pic des Trois Rois, Table des Trois Rois : l’incroyable imbroglio !


castillo de Javier au pic des Trois Rois

Point le plus bas : 1190 m (pk pont Lamary), plus haut : pic des Trois Rois 2448 m, dénivelé montant et descendant : 1400 m, distance parcourue : 15 km
Participants (collective du CAF de Pau) :
Groupe 1 (départ Lamary): Jean-Pierre Belaygue, Marie Bénichou, Xavier Damez, Jean-Pierre Gspann, Denis Haller, Jean-Luc Paquet encadrés par Bernard Boutin.
Groupe 2 (départ Pla de Sanchèse) : XXXX (7) encadrés par Jean-François Avril.
Météo : beau temps frais avec brouillard en arrivant au pic des Trois Rois
Date : 2 septembre 2020

La traversée proposée se fait sous le label TEC (traversée échange de clefs). Un groupe part d’un côté (Pont Lamary); l’autre de l’autre (Pla de Sanchèse) et, à mi-parcours, les conducteurs, en se croisant au pic des Trois Rois, échangent les clefs de leurs véhicules pour pouvoir redescendre dans la vallée, à un point de ralliement arrêté d’avance (Hôtel du Pic d’Anie à Lescun).

Compte rendu pour le groupe 1 : Belle remontée du vallon de Pédain. A la cabane, échanges, à propos de la saison d’estive, avec la bergère qui est franchement désabusée : « Trop sec. Il n’y a plus rien à manger pour les bêtes. Descendons demain (près de 3 semaines plus tôt que d’habitude). » « Trop chaud aussi ! ». Ambiance…
Au col d’Escouete, vent frais. Petite laine. Pas de pause. Cap pris vers le pic des Trois Rois sauf que le brouillard s’en mêle. Le GPS prend le relais.
Sur les crêtes, grossière erreur de ma part, à quelques dizaines de mètres du sommet, la trace montante et la trace descendante se croisent. Je me met à suivre la descendante… qui nous mène, comme elle était programmée, à la Table des Trois Rois que je ne reconnais pas puisque nous devions arriver au Pic des Trois Rois. Incompréhension totale qui dure un très, très long moment. Manque de réflexion total. Il eut fallu simplement contrôler l’altimètre pour se rendre compte que nous étions à la Table 2400 m et non au Pic 2448 m !
Retour sur nos pas pour rejoindre le col « entre les Rois ». Nouvelle erreur d’appréciation : la lecture d’une boussole aurait montré que nous cheminions vers l’ouest et donc en toute logique vers le Pic.
Au col, une partie de l’équipe commence à descendre vers le col de Lhurs. Je les suis et rebrousse. Cela ne colle pas ! Rien ne cadre dans ma tête. Retour au col et enfin, début de réflexion : le nord est derrière, vu l’heure, le soleil est au SE, le pic qui est à droite, à l’ouest, est donc le Pic des Trois Rois… C’est parti. Il est atteint en 10 minutes.
Conclusion : dans un tel cas, j’aurais du, avec Xavier Damez, qui avait la même trace que moi, prendre du recul, faire un point calmement et tout se réglait rapidement.
Au pic, beaucoup de monde. Des basques, navarrais, aragonais et autres ethnies locales ! Même l’armée espagnole arrive équipée de pistolet-mitrailleurs !
Un pic emblématique à plusieurs titres : plus haut de Navarre, lien où se rejoignent les royaumes d’Aragon, de Navarre et du Béarn. Le patron de la Navarre, San Francisco-Javier, co-fondateur de l’ordre des jésuites, est « naturellement » représenté au sommet par sa statue, de même que la forteresse de Javier, lieu de naissance de François-Xavier. Sa tête est patinée par les mains qui l’ont touchée. Un lieu de pèlerinage ?
Pause avec l’équipe de Jean-François qui nous rejoint. Photo du groupe prise par un « mili » de l’armée. Descente tous ensemble au col « entre les Rois » avant que Jean-François et son équipe ne basculent, au sud, vers le col d’Escouete et nous, au nord, vers le col de Lhurs et puis celui des Ourtets, avant de basculer à notre tour dans le très beau vallon d’Anaye.
A Lescun, à l’hôtel du pic d’Anie, les deux groupes de la TEC arrivent au même moment. Synchro parfaite pour un moment convivial après une très belle traversée.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.