Tour de la Latte de Bazen : belle découverte !


le massif de la Latte de Bazen : côté Est

Point le plus bas : 1390 m (pk Gourette), plus haut : passe de Gourroux 2364 m, dénivelé montant et descendant : 1100 m, distance parcourue : 12 km.
Participants (collective du CAF de la vallée d’Ossau) : Josette Coumes, Malika Bellanger, Zaza Molin, Bernard Bugey, Bernard Boutin encadrés par Jean-Pierre Vignau.
Météo : beau temps
Date : 27 août 2020

Le sud-est de la station de Gourette est dominé par le massif calcaire de la Latte de Bazen. En faire le tour, voilà l’offre de sortie originale proposée par Jean-Pierre Vignau, du CAF de la vallée d’Ossau. Une occasion pour redécouvrir Gourette et ses alentours, sous des angles nouveaux, dans un cadre méconnu et sauvage.
Départ, depuis le parking situé au-dessus du Chalet des Jonquilles, par le GR10, vers le col de Tortes. La forêt de sapins est toujours plus dense. A regarder de plus près, le site de la station est de plus en plus boisé.
Sous le col, le Capéran de Tortes, doigt de pierre vigilant pointé vers le ciel, nous observe. Il semble ne tenir debout que par « miracle ». Un beau belvédère pas perdu pour tout le monde : deux vautours sont perchés là. Dommage, ils décollent avant même que nous puissions dégainer les appareils photos.
Depuis le col (1799), descente de quelques dizaine de mètres dans le talweg du vallon d’Arbaze que l’on quitte, vers la côte 1780, pour continuer en courbe de niveau constante. Végétation rase humide. Sente peu présente. Progression délicate car une chute serait mal venue. La pente est plutôt forte. Un passage qui demande attention sur environ 250 m.
La direction s’oriente sud. La pente augmente. La collective fait décoller un vol de perdreaux. Un abri (1850), situé sous une quèbe (bloc rocheux sous lequel les bergers pouvaient s’abriter), nous rappelle leur vie difficile d’une autre époque.
Longeons la crête calcaire de la Latte de Bazen. Belle couleur que le blanc calcaire ! Elle grimpe, par étapes, toujours plus : crête de Bazen, Latte de Bazen, pointe de Bazen, pic de la Latte. Un formidable massif calcaire où l’eau s’enfonce et disparait… ce qui ne fait pas le bonheur des brebis qui parsèment le clot des Margalines, espace relativement plat et sec, qui court le long des pentes, entre pointe et pic de la Latte. Où trouvent-elles donc de l’eau ?
Sous le pic Esquerra, la crête s’oriente SE, notre cheminement de même. 2320 : une mare d’eau croupissante stagne. Des « laissées » d’animaux en colorent les rives et l’eau. Pas pour nous !
Un dernier effort et la Passe de Bourroux, située entre le pic Esquerra et le Soum de Louesque, est atteinte. Changement total de paysage : devant nous les Becottes, le Sanctus et la crête qui court du col de Louesque vers le pic éponyme. Sous nous, le lac de Louesque. Beau point de vue. Descente et pause au lac.
Pour célébrer son anniversaire, Bernard Bugey sort de son sac un excellent « Bordeaux Supérieur » de son pays : la basse Gironde ! L’art et la manière. Une surprise sympa.
Des izards, sous le Soum de Louesque, nous observent pendant qu’une longue colonne de brebis arrive à la « queue leu-leu » : une démonstration éclatante du « se suivre comme des… moutons ! » Ambiance d’Ecosse sur les bords du lac : tourbe et couleurs chaudes.
Réflexion : serait-il possible de passer par là, en ski de randonnée, et continuer vers la Passe de Bourroux pour rejoindre Gourette, par le col de Tortes ?
Reprise de la descente vers la cabane de Coste de Goua et le vallon du Valentin, amoureux éconduit dont on ne saura pas pourquoi il donna son nom à ce gave ?
Retour traditionnel sur Gourette par les sentes bien connues qui conduisent aux lacs d’Anglas et l’Uzious. Rien de bien nouveau. Ce jour, la nouveauté était sur les pentes Est du massif de la Latte de Bazen. Une belle découverte !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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