pic de Cestrede en boucle : plein les pattes !


pic de Cestrède et lac Noir

pic de Cestrède et lac Noir

Point le plus bas : 1423 m (pk granges de Bué), plus haut : pic de Sestrèdes 2939 m, dénivelé montant et descendant : 1700 m, distance parcourue : 17,5 kms
Participants  : Xavier Damez, Didier Mazoin, Patrick Sicé et Bernard Boutin.
Météo : grand beau avec légère bise fraîche
Date : 4 août 2020

Commencée (trop tard) à 8h45, la sortie « en reconnaissance »  s’achève 10h plus tard, à 18h 45. Plein les pattes ! Au menu : traverser les paysages reposants des Granges de Bué, situés au-dessus de Gèdre. Grimper franchement vers le lac de Cestrède, tout en admirant la cascade de Soutarra. Première pause. A cet instant, tout se présente bien malgré un départ sur les chapeaux de roue de Xavier, « gentil organisateur ».
Remontée, en longeant le gave de Cestrède, dans le long vallon qui conduit au formidable cirque du Mail Arrouy, tout en pierrailles et vêtu d’un noir uniforme.
Cote 2180 : fin de balade tranquille dans le fond du vallon. Le cap est pris, direction NNO, vers les crêtes qui courent entre la pointe de Cestrède et le pic du même nom. Les sentes s’effacent. La pente devient carrément ferme. Le rythme des palpitants augmente. Les mollets sont mis à l’épreuve. A moins que ce ne soit les cuisses… Le temps des potions magiques arrive.
Passage de quelques croupes descendantes. Didier, plus en forme, avance en éclaireur. Un bon sens du terrain. Les cailloutis remplacent l’herbe, rase et rare. Bientôt, ce sera les blocs de granit, de toutes tailles et de toutes formes à enjamber, contourner, gravir, survoler, dépasser, gommer… oublier ! Début de fatigue. Les 700 m de dénivelé grimpant, depuis le fond du vallon pour rejoindre la crête, nécessiteront près de deux heures et demi, pour seulement 2,5 kms.
En tête, arrivé sur la crête entre pic et pointe de Cestrède, Didier se retrouve, face à face, avec une demi-douzaine d’izards, jeunes et adultes. Pas craintifs. Commence alors un long moment d’observation réciproque, puis chacun reprend son chemin.
Pour nous, il reste 60 mètres de dénivelé à faire. Le sommet est « vaincu » à 13h40. Pas trop tard ! Estomac dans les talons. Le réveil pour tous était vers 5h. Il y a plus de 8h.
Longue pause (45′), face à une vue magnifique. Tous les « grands de ce petit monde pyrénéen » sont là, autour de nous et de gauche à droite : Néouvielle, Posets, cirque de Troumouse, Mont Perdu, cirque de Gavarnie, Vignemale, Balaïtous. Impossible de les citer tous. Sacré pic de Cestrède : un belvédère incomparable… mais qui se mérite !
Le temps passe et la longue crête de Culaus nous attend. A nouveau, « les blocs de granit, de toutes tailles et de toutes formes à enjamber, contourner, gravir, survoler, dépasser, gommer » avec, pour commencer, une pente plutôt forte et un peu de neige ferme en prime. Mains aux rochers et acrobaties diverses.
La crête, de bout en bout, n’est que cailloux. Plutôt gros, jamais gravier fin que l’on aimerait fouler. Au col de Culaus, plongée dans le vallon qui cours vers le lac du même nom – traversée d’une nouvelle coulée de blocs rocheux – et remontée, toujours dans des sentes en voies de disparition, vers le lac Noir. L’ennemi du randonneur : le rhododendron envahisseur. Cheminement compliqué. Trace GPS imprécise. Progression ralentie. Fatigue qui s’accumule.
Cote 2240 : un laquet. Prenons un raccourci qui plonge vers la cabane de Cestrède. Pour le lac d’Antarrouyes, ce sera plus tard. Pause à la cabane, inoccupée et fermée par un lourd cadenas. Aimable…
Au lac de Cestrède, la boucle est bouclée. Une frontière invisible est traversée. Randonneurs et campeurs occupent les lieux en aval. De l’autre coté de la ligne de démarcation, les espaces vierges pyrénéens se méritent. Personne pour s’y frotter en dehors des quatre compères en reconnaissance.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.