pic du Lac d’Arrious – toute la magie de juin !


col 2453 : vue imprenable !

Point le plus bas : 1400 m (parking de Soques), plus haut : 2495 m (pic du Lac d’Arrious), dénivelé montant et descendant : 1250 m, distance parcourue : 15 km
Participants : Jean-Pierre Gspann et Bernard Boutin
Météo : très belle journée. Grand beau sans vent. Température agréable.
Date : 23 juin 2020

Les trailers du club ont mis en place une « déambulation », sur 3 jours, entre nos 3 refuges (Gourette, Arrémoulit et Pombie). La logistique est assumée par le Club et, à ce titre, j’ai proposé, pour samedi 4, de monter une collective, qui partira de Soques pour Arrémoulit, afin d’aller y rechercher les « paquetages » des trailers.
Pour rendre la sortie « un peu ludique », j’ai imaginé que nous montions au « pic du Lac d’Arrious » en passant par le fond du lac d’Arrious. Une montée qui passe par une reconnaissance, faite avec Jean-Pierre.
7h30 : début de la montée traditionnelle du val d’Arrious. Grand beau. Soleil en plein dans les yeux. Pause à la cabane de Berger.
Col, puis lac d’Arrious. Il est encore gelé au fond, sous les pentes de l’Arriel. Neige sans discontinuer sur les berges Est et Sud. Crampons et remontée vers le col sans nom, côte 2453 sur l’IGN.
Moment sympathique de concentration. La neige est humide et botte sous les crampons de JPG. Avec une croute de regel, la pente supérieure au final à 40° pourrait être dangereuse.
Au col, vue splendide sur le Palas, le Bala, les Frondellas, le Grand Arriel dominant le lac d’Arremoulit. Beaucoup de neige encore. Il fait plus de 30° dans la plaine et, ici, c’est la fin de l’hiver : magie de juin !
Magie de juin : eau, neige, fleurs, vert tendre, longues journées, douce bise. Peut pas faire mieux.
Remontée nord de la crête sommitale. Quelques gestes simples d’escalade pour rejoindre le sommet déchiqueté du pic du Lac d’Arrious. Les rochers effilés sont plantés verticalement. On se croirait au sommet de l’Ardiden.
Il est 11h30. Pause rapide et descente sans problème, entre neige et rocaille, pour rejoindre le cheminement qui sort du passage d’Orteig.
Pause repas, devant le refuge d’Arrémoulit, attablés face au lac et au pic d’Arriel. Toujours aussi beau comme site. Le plus beau spot « haute montagne » du Béarn ?
Grande ambiance. Le refuge se prépare à sa réouverture. Les contraintes COVID 19 perturbent. Pas de couverture, ni de crocs. Rosenn et Eric semblent contents d’être enfin là après les longs mois de questionnements, posés dans la vallée, par la pandemie.
Café et retour par le passage d’Orteig qui se patine toujours plus au fil des années. Glissade interdite plus que jamais.
Descente du val d’Arrious. Les cascades, les gaves dégueulent d’eau. Il fait chaud. Plus de 30° à Pau. Combien ici ? Beaucoup trop, en tout cas, pour la neige qui fond « à vue d’oeil ».
Reconnaissance utile et qui valide la boucle par le pic du Lac d’Arrious. A refaire…
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Crédit photo : Bernard Boutin
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

la partie finale de la sortie du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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