Vallée d’Aspe : les pics Ronglet et Permayou en boucle


Droite : le Ronglet. Gauche : le Permayou

Point le plus bas : 868m (parking gué torrent d’Araille, au-dessus d’Accous), plus haut : 2180m (Ronglet), 2344m (Permayou), dénivelé montant et descendant : 1620m, distance parcourue : 14,8km
Encadrants : Philippe Blaise, André Paillassa (co-encadrant)
Participants (collective de cafistes palois) : Marine Darchivio, Nathalie Delorme, Isabel McNulty, Bernard Boutin
Météo : dégagée à l’aller, vent sur les crêtes, bouchée au retour avec brouillard, bruine voire un peu de pluie.
Date : 6 juin 2020

Approche masquée (ndlr : l’écrire pour le « devoir de mémoire »). Au parking, ceux-ci (les masques) tombent vite. Philippe laisse la main à André qui prend la tête et imprime un rythme soutenu. Un peu à la Jacky : histoire de tester l’équipe ?
Passé le bois, où l’on s’attend à voir apparaitre lutins et autres gnomes, l’estive est bien grasse et dense au-niveau de la cabane Lapassa. La transhumance peut démarrer.
Remontée vers le col d’Iseye. Héliportage au niveau de la cabane d’Escurets. Au col d’Iseye, direction prise vers le pas de Congas pour atteindre le col de Liard. L’équipe marche bien. Le temps est dégagé même si les nuages s’amoncellent et le brouillard rampe dans la vallée.
Au col du Liard, pause pour mettre les baudriers, avant de s’attaquer à la cheminée qui conduit au Ronglet. Passage sans difficulté.
Le Ronglet n’est pas accueillant. Pas de place pour s’y poser. Retour sur nos pas pour remonter la longue ligne de crête qui conduit au Permayou. Belles vues. Les crêtes : génial! Comme d’hab.
Sous le Permayou, premières gouttes. Le temps des couvre-sacs et coupe-vents arrive. Permayou atteint. A peine un regard vers les « grands de ce petit monde » qui nous entourent.
13h, on marche depuis 5 heures : fringale ! Descente de quelques mètres pour se mettre sous le vent. Déjeuner rapide. Fraicheur ambiante. Pas de sieste.
Départ pour le col d’Iseye. Ramasse dans un cailloutis qui file sous les pieds. Névés. Les uns plus ou moins à l’aise que les autres. La progression reste cependant rapide alors que la bruine et le brouillard nous rattrapent. Rester « à vue, à ouie » dans le grand blanc.
André mène un train rapide. La météo et ses menaces lui donnent des ailes. Humidification superficielle. Pas de pluie au final. Seulement, un peu de bruine.
Déjà la forêt. Le brouillard y rend l’atmosphère encore plus mystérieuse. Passage du gué et parking atteint à 16h15.
Belle sortie malgré le temps durant la descente. Un beau parcours sélectionné par Philippe et André. Merci à eux.
Fatigue compréhensible, à l’heure du « pot traditionnel » au Permayou, après 1620m de dénivelé pour un dernier décrassage après confinement !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les randos d’avant : c’est ICI
Cliquez sur la première photo pour faire défiler la galerie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.