Trek au M’Goun : J8 Igherm Izdarn – Aguerzkka : descente des gorges de l’Assif M’Goun


Après l’Ighil M’Goun, les gorges de l’Assif M’Goun : tout du bonheur !

Magnifique journée démarrée à 6h, après une très bonne nuit. Un regret : pas d’eau sur place.
Petit déjeuner habituel entre Lipton Tea, Nescafé, Kiri, Vache qui rit, confitures Al Baraka (nette préférence pour celle de figues) et galette de pain. Pas de jus d’orange : dommage, les oranges sont si bonnes au Maroc !
Départ chaussés de chaussures basses, sandales… et crocs pour Gaston, sandalettes de plage pour Jamal. Chaussettes recommandées.
Très vite : entrée dans les gorges. Commencent près de 9 heures d’une descente magnifique où la monotonie n’aura pas sa place. Falaises vertigineuses. Strates aux mouvements « magiques ». Cassures gigantesques. Couleurs chaudes : des rouges, des jaunes, des orangés.
Cheminement tantôt dans l’eau, ni trop profonde ni trop rapide, tantôt sur les berges tout  en cailloutis. Ici, l’humilité est de rigueur . Quelle force supérieure a crée cela ?
Les gorges, tellement éloignées et souvent si étroites, ne sont pas pour autant mortes. De belles chèvres grimpent sur les parois et semblent défier les lois de l’attractivité. Elles observent les touristes de passage.
Des berbères, installés sur leurs mules montent ou descendent leur cargaison. Celui-ci transporte ses sacs de charbons de bois pour la fête du mouton. Plus loin des jeunes partent pour jouer une partie de foot contre un autre village. En fin de journée, ils en profiteront pour regarder, dans le cadre de la CAN (Coupe Africaine des Nations), un  Maroc Afrique du Sud passionnant. Le Maroc ne marquera le but décisif qu’à la fin. Tonnerre d’applaudissements. Berbère oui, marocain aussi ! Rassurant.
Des enfants demandent « un bonbon, s’il vous plait ». Des lavandières, venues d’on ne sait où, battent les tapis sur les berges de la rivière.
Le spectacle est sans interruption jusqu’à l’arrivée, après plus de 25 kilomètres, au gîte Chez Mouha à Aguerzkka. Le propriétaire nous accueille en lavant nos chaussures couvertes de sable ainsi que nos pieds. Geste biblique !
Brahim, pour célébrer la fin prochaine du trek, fait acheter par les muletiers, sans que la troupe ne le sache, deux moutons broutards qui passent aussitôt dans le four à méchoui. Découverte étonnante pour la plupart. Grosse affluence autour du four en construction avant que les moutons  n’y soient enfournés par le haut. Crépitement des appareils photos. « Brahim, le meilleur d’entre nous » conclue Gaston.
Une heure et demi plus tard, Mouha vient découper, sous nos yeux attablés, avec un rare vigueur, les deux bêtes rôties. Sa maestria, rapidité et efficacité, avec son grand couteau fascine… et inquiète. L’excellente dégustation fait vite oublier l’instant. Les doigts s’affairent, arrachent la viande braisée et bientôt seules les carcasses restent sur la table. En accompagnement, des vermicelles légèrement sucrés sont servis. Une belle soirée. Bonne nuit calme et chaude. Seule la cassette éraillée du muezzin nous réveille à 4h30.

Départ (gîte d’Igherm Izdarn) : 2024m
Arrivée : 1754 Chez Mouha à Aguerzkka
Plus haut : 2044
Kilomètres : 25,5
Déplacement : 9h25
Dénivelé : 291
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J8 Igherm Izdarn – Aguerzkka

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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