Trek au M’Goun : J7 Tighremt – Igherm Izdarn : approche des gorges de l’Assif M’Goun


l’approche des gorges de l’Assif M’Goun

Nuit moyenne pour cause de tente saturée de poussière. Les mules, pattes enchaînées par une corde, tournent en rond. « Hilh de pute ! », ces animaux ne se couchent-ils pas comme tout le monde?
Une nuit vite oubliée grâce aux paysages « champêtres » magnifiques traversés. Une succession de villages couleur pisé. Tous installés au-dessus du fond de vallée. Tous dominants des parcelles irriguées par de multiples canaux où tout pousse : maïs, pommes de terre, citrouilles, oignons, tomates etc. Pommiers, amandiers, noyers, oliviers complètent la scène.
Magie des couleurs des potagers et vergers, complétée par les rouges, ocres, bruns des pentes qui les dominent.
Partout des femmes et enfants moissonnent à la serpe du blé. Puis, font des gerbes qu’ils mettent au séchage avant le battage. Les petits ânes disparaissent sous les fardeaux.
Une ambiance de rizières d’Asie du sud-est. Miracle de l’eau. Un équilibre millénaire que les pistes ouvertes et l’électricité, tout juste installées, vont faire basculer. Pour le meilleur et pour le pire.

taxi collectif / crédit Evelyne Brioulet

Gîte plutôt sympa à Igherm Izdarn avec sa grande salle commune meublée de tapis et gros coussins si caractéristiques du Maroc. A la fois salon, salle à manger, salle de jeu et dortoir !
Douche bricolée à l’extérieur : bidon de mazout rempli d’eau chauffée au bois + tuyau + pommeau attaché à plafond. Rustique et efficace.
Dîner : pastilla. « Plat typique d’étudiants marocains » dira Brahim. On mélange tout ce que l’on a sous la main.
Pas d’eau dans le gîte. Lavage des dents, debout à l’extérieur, au milieu des mules… et de leur crottin.
Partie acharnée de belote pour Nadine, Brahim, Peyo et Jean-Pierre.
Bonne nuit pour un réveil à 6h.

Départ (bivouac de Tighremt) : 2266m
Arrivée (gîte d’Igherm Izdarn) : 2024m
Kilomètres : 17,5
Déplacement : 8h55
Dénivelé : 259
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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