Trek au M’Goun : J6 Tizi-N-Ait Imi : le crocodile endormi


descente vers l’Assif Amougr-Saln

La crainte d’une nouvelle journée cagnard  a mis en débat, la veille au soir, l’heure de départ, pour passer le Tizi-N-Ait Imi (col à 2905). Brahim, avec sa diplomatie habituelle, pousse – à juste titre – pour un départ tôt. Palabre traditionnel et, pour finir, réveil à 5 heures pour départ à 6.
Montée facile rythmée par Omar. Arrivée au col N-Ait Imi à 9h30. Il fait déjà 29,5 degrés. Passage obligé par la « tente du Nomade » : Sprite, Coke, Orangina, thé sucré ou nature. Un peu dommage de s’entasser sous la toile alors qu’il fait si bon dehors et que le crocodile nous attend face à nous…
Plein sud, une longue et haute crête barre l’horizon : celle du M’Goun. Vu d’ici, les bergers berbères vous expliqueront que le point le plus haut correspond à la tête d’un crocodile endormi et que son échine court à droite. Sans le savoir, nous l’avons parcourue, il y a deux jours. Malgré le vent, il était bien resté endormi. Heureusement !
Descente facile, sur le lit de l’oued (sec) de l’Assif Amougr-Saln, vers le bivouac à Tighremt. Un parcours qui longe de formidables falaises sculptées. Très photogénique.

voisine proche du campement / crédit : Evelyne Brioulet

Arrivée au campement. Pas de bétail mais la poussière pénètre, one more time, partout : se faire à notre vie de nomade ! Le pour, le contre…
Les belles ruines d’un grenier à grain dominent l’Assif (gave ?) du M’Goun, avec une belle eau claire, qui rejoint l’oued sec que nous longions. Bain et lavage des vêtements en amont du vieux grenier. Idyllique. Calme. Un endroit pour le peintre Majorelle ?
Ricard en apéritif, assis en rond sur les cailloux qui jonchent le terrain. Excellent coucous ou tajine. Mémoire qui flanche.

Départ : 1891 gîte Chez Moha à Aït Imi
Arrivée (bivouac de Tighremt) : 2266m
Kilomètres : 16,8
Déplacement : 7h30
Dénivelé : 1061
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J6 : trace du gîte Aït Imi au bivouac de Tighremt en passant par le col Tizi-N-Ait Imi

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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