Trek au M’Goun : J5 traversée de la vallée d’Aït Bougmez


la vue vers le SO depuis le grenier de Sidi Moussa

Très bonne nuit au gîte Tamazirt à Aït Sa’id. Journée tranquille et de transit annonce Brahim. A l’arrivée, le temps de déplacement sera de 10h20… avec de larges pauses et de belles rencontres.
A la sortie du village, deux femmes s’activent, sur une meule en pierre pour moudre des grains, dans un petit réduit construit au-dessus d’un canal d’irrigation. Retour au moyen-âge ! Descente vers la vallée des gens heureux (Aït Bougmez) en longeant des terrains couverts de ruches. Jean-Claude et Jamel, tous deux apiculteurs, en profitent pour parler technique. Regroupement devant les ruches… et piqûre, au front, pour Beñat_le_Chroniqueur. Mauvaise pioche pour lui qui est si sensible aux piqûres. Jean-Claude : « Les abeilles le sentent et attaquent alors ».

mule-à-tout-faire / crédit Evelyne Brioulet

Pénétration dans le verdoyant verger/potager d’Aït Bougmez. Une longue traversée de parcelles, soigneusement entretenues, irriguées par de petits canaux. Pommiers, abricotiers, noyers, amandiers, maïs, blé, pommes de terre, oignons, carottes, betteraves… tout semble pousser dans la vallée des gens heureux.
Au détour d’une parcelle, Fatima, qui entretient une parcelle, se lève et interpelle d’une voix, forte et assurée, Omar qui dirige le groupe. Échanges en berbère et au final, invitation à venir prendre le thé chez elle (nous sommes tout de même 16 !)
La chaleur est oppressante. L’invitation tombe à pic. Replis dans le « salon » de la maison en pisé, au sol couvert de coussins et tapis. Seul meuble présent, une vieille TV. Sommes 16, assis sur le sol autour de la vieille mère de Fatima qui s’affaire en cuisine.
Conversation animée entre elle et Omar. On dirait des amis de toujours. Un jeune voisin fait le service du thé accompagné d’olives, galettes, miel, huile d’olives, lait caillé. Générosité des pauvres. Richesse du cœur.
Dialogue difficile. Présentation rapide par nos prénoms et énorme éclat de rire de Fatima à entendre celui de Dédé ! Interloqués, elle explique que c’est le nom de son chat.
Le temps passe, il faut quitter ce superbe accueil par cette femme divorcée, souriante, généreuse et à la personnalité si affirmée. Zéro soumission au machisme ambiant.
Reprise de la traversée du verger/potager des gens heureux et pause déjeuner sous un noyer centenaire. Bonne salade mixte suivie d’un fait-tout d’haricots blancs chaud. Les doigts d’or d’Hassan, le cuisinier.
Sieste sous le noyer. Jean-Claude : « entre lait caillé et ombre de noyer, on est mal parti ».

le grenier de Sidi Moussa / crédit Evelyne Brioulet

Montée en plein soleil au grenier à grains de Siri Moussa perché sur un monticule conique d’une centaine de mètres de haut. Vues magnifiques sur toute la plaine.
Traversée de Tabant, chef-lieu de la vallée et arrivée au gîte Chez Moha à Aït Imi, situé à l’entrée du vallon qui conduit au col du même nom. Il sera au programme de demain.
Douche. Nuit tranquille. Sans vent, ni poussière. Oouf…

Départ : 1923 gîte Tamazirt à Aït Sa’id près Arous
Arrivée : 1891 gîte Chez Moha à Ait Imi
Plus haut : 2013
Kilomètres : 16,3
Déplacement : 10h20
Dénivelé : 334
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J5 : trace du gîte Tamazirt à Aït Sa’id au gîte Chez Moha à Ait Imi en passant par la vallée d’Aït Bougmez

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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