Treck au M’Goun : J4 Tinoughrine – Arous


sous le Tizi Asdremt-n-Aït Bou Oulli

Tout le monde est debout avant même le « son du clairon ». Les yeux sont lourds et chargés de poussière. Les vêtements ont perdu de leur éclat. Il y a hâte de quitter les lieux et oublier les galères de la nuit.
Pour autant, beaucoup de rigolade pendant le petit déjeuner en partageant une expérience inédite : « plutôt sympathique » selon Evelyne. A chacun sa vérité !
Descente et passage par la source qui devait alimenter le campement. Bien éloignée. Décrassage rapide.
Remontée vers le Tizi Asdremt-n-Aït Bou Oulli. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Au collet, les mules doivent passer entre 2 escarpements rocheux étroits. Méthode : un muletier à gauche de la mule, un à droite, un devant la tirant par les rênes et un derrière la tenant par la queue et tous passent sans encombre.
Descente vers les bergeries d’Azig Ikkis. Les genévriers thurifères réapparaissent. Les buis aussi.
Rare : de l’eau suinte dans les roches et dépose une épaisse couche de sel sur le sol. Taches blanches. Une première quasi générale pour tous. Au goût, le sel est plutôt fort. Un endroit qui doit être fréquenté depuis la nuit des temps.
Arrivée sous les bergeries d’Azib Ikkis. Partout des parcelles cultivées. Beaucoup de fleurs.

Youssef

Croisement avec une équipe de muletiers et de randonneurs français. Enorme surprise pour Beñat_le_Chroniqueur : devant lui passe Youssef, guide avec qui il avait fait deux treks dans le coin en 2006 et 2010. Abrazo et étonnement du guide qui finalement se souvient. Un guide de la même trempe qu’Omar et Jamal. Berbères interchangeables. Chacun reprend son cheminement inverse. Avec regret.
A la sortie du village, une guinguette. Boissons fraîches pour tout le monde.
Long cheminement ennuyeux, en plein cagnard, sur une piste récemment tracée. Arrivée au gîte Tamazirt à Aït Sa’id près Arous, porte d’entrée de la vallée d’Aït Bourgmez.
Douche sur place et lavage des vêtements empoussiérés à une source proche. Bonne nuit réparatrice après le pensum de la nuit précédente.

Départ (bivouac bergeries de Tinoughrine) : 2963
Arrivée (gîte Tamazirt à Aït Sa’id près Arous) : 1923
13,1 Kilomètres
Dénivelé : 235
Déplacement : 5h21
Crédit photo : Beñat_le_Chroniqueur
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J4 : trace du bivouac aux bergeries de Tinoughrine jusqu’au gîte Tamazirt à Aït Sa’id près Arous

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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