Pyrénées aragonaises – Pueyo de Mondiciéto : same, same but different !


mirador de Sierracils

Départ : parking sous le village de Fanlo, 1333 m
Destination : Mondiciéto 2371 et mirador de Sierracils 2220
Participants : Marimar, Maïlys et Bernard Boutin
Météo : Grand beau. Température agréable.

A deux pas du canyon d’Ordesa, Broto. Belle cascade de Sorrocal. Nuitée réservée au « Portón de Murillo ». Casa rural à recommander. Après un petit déjeuner « sophistiqué », direction Fanlo, à 15 kilomètres, le point de départ de la rando.
La sortie, après une légère descente vers le « barranco del valle » (cela ne s’invente pas !), grimpe dans une forêt de résineux, bientôt remplacée par de beaux buis en pleine forme, pas attaqués par la pyrale, comme c’est le cas au nord des Pyrénées. Aux buis se mêlent les coussins de belle-mère, en pleine forme eux-aussi et très envahissants. Les « cojines de la suegra » laissent à leur tour place à de la pierraille parsemée de végétation rase.
Une route empierrée, un collet et l’horizon se dégage et recule vers l’infini, vers la blanche Castille. Sous nous, des canyons, des barrancos fendent la montagne. Celui de la Pardina rejoint celui d’Anisclo. Au nord, derrière le pueyo de Mondiciéto apparaitra celui d’Ordesa. Ici, des géants se sont battus à coup de massues.
Montée au Mondiciéto sans problème. On est à plus de 2000 sans avoir eu à mettre main au rocher, sans s’être soucié de grimper une cheminée ou de traverser un passage entre des affleurements rocheux. L’Atlas, haut et accessible…
Sommet atteint, 2317. Pause face au Mont Perdu et ses vassaux : Marboré, Cylindre à l’ouest. Aniscle/Soum de Ramond et Pointe de las Olas à l’est.
Séquence souvenir : durant la HRP, j’ai longé les « jupes » (fajas) de Las Olas. Chaines, passages exposés pour finir sur une vue imprenable en direction du canyon d’Aniscle. Tellement beau. Souffle coupé ce jour-là. Le plus beau spectacle de la traversée ?
Continuons NO puis O pour atteindre le mirador de Sierracils. Cheminement toujours sans difficulté. Magnifiques vues sur le canyon d’Ordesa, tranchée inscrite, avec le Massif du Mont Perdu, au patrimoine mondial de l’humanité. Indiscutablement mérité.
Au mirador, un panneau explique la « tectonique » des lieux. Humilité… mais déjà le temps presse. L’horloge a tourné. Il faut rejoindre, par la route empierrée, le collet, point de départ où nous avons démarré la montée finale au Mondiciéto. Un 4*4 nous croise. Berger ou animateur de montagne ? Le seul être humain de toute la balade. Dommage cette route en ces lieux.
La trace de l’aller est rejointe au collet. Nous replongeons vers Fanlo et le parking où se trouve la voiture.
Un peu de fatigue. Un peu soif aussi, par manque d’eau mais tellement contents des vues si différentes de « nos » Pyrénées : same, same but different ! C’est promis, il faudra revenir explorer ces immensités quasi désertiques.
Sur la route du retour, les restaurants, coté espagnol, sont tous fermés. Heureusement, la « Caverne » à Eaux-Chaudes ne l’est pas. Surprise : salle de restaurant presque pleine. Cause : WE de l’Ascension. Dans l’assiette, les plats sont frais et préparés avec gout. Le miel mélasse – made in China ? – de la « cuajada », de « Las Andrinas » à Broto, est très avantageusement remplacé par quelques gouttes d’élixir local versé, avec soin, sur de délicieux crottins de chèvres ! Contente Maïlys photographie les coordonnées du fournisseur : la chèvrerie de Mouletine à Louvie-Juzon. Une visite prochaine.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– point le plus bas : barranco de la Valle 1289 m, point le plus haut : Mondiciéto 2371 , dénivelé : 1180 m, distance : 17,4 km, temps de la sortie : 8h56
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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