Barétous : pic Salhagagne en boucle


froide arrivée au pic Salhagagne

Départ : depuis le gite de Logibar sous Larrau
Destination : boucle par le pic Salhagagne, le Cayolar de Olhaberria et descente par le GR 10
Participants : Maïlys et Bernard Boutin
Météo : nuages, brouillard, vent froid du nord. Cristaux de glace au sol. Peu ou pas de neige.
Température : de fraiche à très fraiche. Meilleur au soleil dans l’après-midi.
Date : 10 janvier 2019

Maïlys voulait à tout prix aller marcher en Barétous. Fouinant sur le net, elle tombe sur une trace GPS qui paraît plutôt sympa : le pic Salhagagne en boucle. Départ bas : 353 m. Point culminant à une altitude raisonnable : 1050 m. Tout à fait de qu’il faut pour une journée annoncée couverte et froide.
Décision est prise de parcourir la boucle en sens contraire des aiguilles d’une montre. Depuis le gite de Logibar, descente sur la route, à pied, sur environ 1,5 km. Au point d’altitude 353 sur la carte IGN, en face d’un barrage, sur le gave de Larrau, doit se trouver le sentier permettant de grimper, d’une traite, vers le Salhagagne. Gagne (lire « gagné ») en basque signifie sommet.
Face de nous, une petite « falaise » rocheuse et pas le moindre sentier. Après avoir cherché en vain, nous commençons à grimper « façon sanglier » sur le côté gauche de la « falaise » pour la dépasser et espérer trouver la sente enregistrée dans le GPS et sur le fond de carte. Passé le « pensum » du contournement, devant nous rien de nouveau. Seulement de la broussaille, des ajoncs, des ronces et autres piquants de ce genre. Démarre une séquence pénible d’environ 300 m de dénivelé et de plus de 1 km.
Des traces d’anciens sentiers apparaissent mais ils sont tous littéralement recouverts d’une végétation sauvage et piquante. Pantalons lacérés pour les deux. Ça tombe bien, c’est le moment des soldes…
Les sentes finissent par s’améliorer. Des routes forestières descendant du haut permettent d’irriguer les granges éparpillées. La « progression » est plus facile dans un vent froid, une belle végétation givrée et des nappes de brouillard qui vont et viennent. Les sentes finales, alternent entre sous-bois et « végétation basque ». Quelques escarpements rocheux et le modeste pic Salhagagne est devant. Pas de pause. Du givre partout. Une nature qui appelle à la photographier mais les rafales de vent, du nord nord-est, sont trop fortes pour flâner.
Passé le pic Salhagagne, une route forestière, puis une route bitumée amènent au GR 10. Cheminement en « courbe de niveau ». Le plafond nuageux s’élève. Le regard porte plus loin dans les vallées.
13h22 : pause à mi-chemin sur le route. Il est temps de s’arrêter. Le ventre crie famine. Dans les sacs, soupe et thé chaud attendent de jouer leur rôle réparateur. Maïlys s’assoie sur le sol gelé. Bernard reste debout, dos au vent. Malgré le chaud absorbé, le froid attaque sans cesse. 30 minutes plus tard, départ rapide sur la piste pour rejoindre le GR 10. Quelques tentatives pour trouver des cheminements plus courts mais la broussaille, une fois de plus, a fait disparaitre les cheminements.
GR 10 atteint. Il vient d’Iraty. Tout en descente vers Logibar. Ici, pas d’ajoncs, de ronce, de piquant mais un chemin bien tracé et jalonné. Le ciel se dégage. Le vent est laissé sur le versant nord alors que le cheminement passe sur le versant sud de la crête de Saltéburia. Belles vues sur le village de Larrau, lové au fond de la vallée. Photo ! Enfin, un peu de respiration. Il reste toutefois plus de 7 km à parcourir. Un peu montagnes russes au début. Le rythme est bon.
Proche de l’arrivée, la descente s’accélère, le fond de vallée se rapproche rapidement. Quelques belles fermes. Un peu de goudron et le parking de Logibar est là. Il est 16h45. Pas trop tard après une longue virée, de plus de 19 km, débutée dans une ambiance « chèvre ou sanglier ».
Licq-Atherey : chocolat chaud chez « Les Touristes », coeur-battant du célèbre rallye des Cimes (61ᵉ édition en 2019). Aux murs de vieilles photos de jeeps, quads et autres 4*4 vrombissant sur les pentes du Barétous et de la Soule. Par chance pour nous, ce jour-là, ils étaient reclus dans quelques granges authentiques attendant des jours meilleurs.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1,5 km en aval du parking de Logibar. Altitude 353 m, en face d’un barrage sur le gave de Larrau, le plus haut : pic Salhagagne 1053 m, dénivelé : 1122 m, distance parcourue : 19,1 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

Larrau au fond de la vallée

la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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