Eaux-Bonnes_Eaux-Chaudes et vice-versa : de l’eau mais aussi du Jurançon !


20 cafistes pour ouvrir 2019 sous le Gourzy !

Départ : parking du Casino des Eaux-Bonnes pour la collective de Cathy Roques, parking de « La Caverne » des Eaux-Chaudes pour celle de Bernard Boutin
Destination : Eaux-Chaudes pour la collective de Cathy, Eaux-Bonnes pour celle de Bernard
Encadrants : Cathy Roques et Bernard Boutin. Co-encadrants : Jacky Gaüzeres et Didier Mazoin
Participants :
– collective Cathy : Marie-Claire Barizien, Marie Bénichou, Michel Cambayou, Laure Colinet, Françoise Gaüzere, Genevieve Jaillard, Valerie Mari et Laurence Roux.
– collective Bernard : Brahim Amazine, Anne Blanchet, Jean-Pierre Caillois, Ghislaine Capot, Catherine James, Dominique Plée, Dominique Vialatte et Annie Solange Viroleau
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraiche à l’ombre, bonne au soleil
Date : 6 janvier 2019

Il est 8h30, les uns partent des Eaux-Bonnes 720, les autres des Eaux-Chaudes 680. Tous doivent se rejoindre sous les crêtes du Signal du Gourzy (belvédère à 1557). Motif de cette sortie à double entrée : parcourir les estives qui dominent la vallée d’Ossau et Laruns. De belles vues à en attendre même si les écobuages vont « enfumer » l’entrée de la vallée, entre Louvie-Juzon et Laruns. Plus tard, en fin de journée, à Laruns, il neigera… des cendres !
Les traversées, c’est sympa : on ne repasse pas sur sa trace ! Mais que faire pour récupérer les voitures laissées au point de départ ? Simplement troquer les clefs quand les chauffeurs se croisent à mi-parcours. Encore faut-il qu’il y ait deux équipes allant à la rencontre l’une de l’autre et que les départs soient synchronisés ! Un vrai boulot d’organisation pour les encadrants. Bravo Cathy, bravo Bernard : un peu d’auto-congratulation en ce début d’année 2019 !
Pour les deux équipes, la sortie démarre par le même pensum : s’extraire du bois d’Assouste, au-dessus des Eaux-Bonnes, pour les uns, s’extirper du bois d’Haouquère, au-dessus des Eaux-Chaudes, pour les autres. Cinq à six cent mètres de dénivelé à se « coltiner » dans la pénombre et la fraicheur. Il fait 0°, plus ou moins. Flaques d’eau gelées au sol : attention glissade ! Pas de neige sur tout le parcours.
Sortis des bois, le soleil enfin. Très belle luminosité. Pour ceux qui montent des Eaux-Chaudes, le « gendarme » du Caperan de Sesques se détache particulièrement bien. De quoi donner quelques idées aux alpinistes.
Cabane de Lacarret et pause pour l’équipe de Bernard. Pause fatale ! Temps perdu qui permettra à l’équipe de Cathy d’arriver la première au point de rencontre prévu. A moins que cela ne soit qu’un beau geste galant ! Nul ne saura jamais…
Jonction des équipes : abrazos et voeux de bonne année. Larges sourires. Retrouvailles entre « vieux » amis qui ne s’étaient pas vus depuis si longtemps. Depuis l’année dernière !
Echanges de clefs solennels entre Jacky et Jean-Pierre d’une part, Brahim et Michel d’autre part. Un peu d’inquiétude à l’idée de conduire une voiture « étrangère » pour les uns et les autres.
Dialogue entre Michel et Brahim :
« Brahim, ta voiture a combien de kilomètres ?
« 100.000 »
– Michel content « tu viens d’en récupérer une qui a 200.000 km ! ».
Il en faut plus pour faire perdre la bonne humeur au « lion de l’Atlas ». Brahim sort de son sac un « Jurançon doux Cauhapé », petit manseng et offre la tournée. Plus tard, au moment du dessert, c’est Annie qui offrira des canelés arrosés au Rhum.
Sieste et détente au soleil face aux crêtes allant des Cinq Mont jusqu’à l’Ossau.
Le départ arrive trop vite, comme toujours en cette saison de courtes journées.
Pour les participants du tracé Eaux-Chaudes_Eaux-Bonnes, la vue se dégage enfin sur Laruns et l’entrée de la vallée. Une vue en grisaille. Les fumées des écobuages stagnent. Particules fines, dans l’air : objet de discussions sur le pour ou contre des écobuages.
Le cheminement, année après année, disparait sous la végétation qui reprend ses droits. Si les bergers ne passent plus par là, qui pour les remplacer ?
Un virage et la cabane Laga de Haut est devant nous. Le Montcouge et le massif du Ger se dévoilent. Pas de pause et continuation vers le bois qui domine les Eaux-Bonnes.
Chemin de l’Impératrice Eugénie de Montijo. María Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzmán y Kirkpatrick, marquise d’Ardales, marquise de Moya, 20ᵉ comtesse de Teba. Avec un tel pédigrée, Napoléon III n’avait qu’à bien se tenir (ndlr : redite d’un précédent CR). Ces deux, les Pyrénées, leurs doivent beaucoup. Ils devraient avoir des statues, de Biarritz à Luz-St-Sauveur, en remerciement pour la promotion qu’ils ont fait de la région.
Dominique P. : « Peut-être, mais la politique étrangère, de Napoléon III, a été désastreuse ». La descente, dans la monotone forêt, s’achève alors par un long débat sur la colonisation, les démocraties européennes et autres grands sujets de notre petit monde. Randonner, avec des chaussures crottées, n’empêche pas de faire « salon ».
Jean-Pierre revient sur un sujet qu’il connait bien : les collectivités territoriales. Il va d’ailleurs démarrer un cycle de conférences sur le sujet à l’UTLA. Un titre ambitieux : « Y voir plus clair ».  Est-ce possible ? Avis aux amateurs !
Casino des Eaux-Bonnes. Les voitures de Jacky et Michel attendent. Nos chaussures de rechange étant au départ, à Eaux-Chaudes, pose de journaux sur les tapis de sol et départ pour Laruns où la collective « Cathy » attend bien sagement dans « nos » voitures. A trop bavarder, double peine : retard à la pause, retard au regroupement !
Pot de fin de sortie. Difficile de se caser à 20 au « Pamplona ». Gâteaux fait maison. Galette des rois et bonne humeur.
C’est promis, l’an prochain, on refait une double traversée, sur une journée plus longue, en passant par le Gourzy cette fois-là. Ce jour là, le dénivelé grimpera à plus de 1300m.

– par Beñat

Le verdict :
– Points le plus bas : parking du Casino à Eaux-Bonnes 720 et de La Caverne à Eaux-Chaudes 680, le plus haut : belvédère à 1557, sous les crêtes du Signal du Gourzy, entre les cabanes Lacarret et Laga de Haut, dénivelé : 1000 m, distance parcourue : 14 km, temps de la sortie : 6h30, carte 1547 OT
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Cathy Roques, Beñat

la trace du jour

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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