Soums d’Arriste et d’Angoustise : belles découvertes !


crête de la Bouque de Hours

Départ : fond du plateau de Castet
Destination : soums d’Arriste 1852 et d’Angoustise 1625
Encadrant : Jacky Gaüzère et co-encadrant : Bernard Boutin
Participants : Josette Coumes, Jacques Darmony, Gabriel Cazaux, Patrice Collin, Georges Lanusse Cazalé,
Météo : très belle journée ensoleillée sans vent
Température : fraîche
Date : 12 décembre 2018

Ecrire à nouveau. Pour dire quoi ? Une super équipe. Un super encadrant. Un parcours inédit dans des territoires inconnus. Un temps idéal. Tout est dit.

regel matinal

Il faut oser passer le col du Jaüt 1506, en venant du plateau de Castet 910, descendre légèrement, et ensuite cheminer SSE, sur la courbe de niveau 1470, pendant près de 2 kilomètres. La sortie-découverte peut enfin démarrer en piquant droit au sud vers la Bouque de Hours 1800. Un très beau petit cirque sauvage, karstique, éloigné des espaces (trop) marqués par le pastoralisme du secteur du Jaüt.
Preuve s’il en est de son éloignement, des hommes et des animaux domestiques, les izards sont « légions » sur les pentes alentours. Depuis la crête, ils nous observent avec inquiétude : « même ici, on n’est plus tranquille ! ».
Cela grimpe fort. La collective marche à bon rythme. L’endroit est inspirant. Le cirque, orienté nord, est parsemé, sous la crête, de quelques traces de neige. 11h15 : crête atteinte, 3 heures depuis le plateau de Castet. Une brèche étroite et, plein sud, la Latte de Bazen et le massif du Gabizos se dévoilent.
Reste à remonter la crête, par l’est, vers le soum d’Arriste. Belle crête assez effilée mais sans grande difficulté jusqu’à un petit passage demandant attention. Pas d’alpinisme, largement pourvu en bonnes prises. Ludique.
Un final sans difficulté mais assez « relevé ». Beau replat sur le sommet du Soum d’Arriste. Installation confortable au soleil, sur herbe séchée, pour déjeuner. Idéal. Somnolence. Cela faisait bien longtemps…
50 minutes plus tard, descente pour atteindre un collet, entre Arriste et Bétoura. Plongeon plein nord en direction du vallon de la Glacère. Ramasse dans un long cailloutis qui ne demande qu’à nous suivre. Comme en neige : rester droit et planter le talon. Séquence différente.
Sous le cailloutis, la forêt. Orientation est prise vers le NO. Objectif : rejoindre les estives de la Glacère et les traverser pour atteindre les bergeries de Lagouare 1460. Les bergers se sont construit là un presque-chalet-suisse. Une belle bâtisse aux fenêtres et portes couvertes de grilles : « randonneurs passez votre route ».
A coté, un cayolar plus rustique est ouvert au public. Pause rapide : gorgée d’eau et cacahuètes… et déjà repartis pour rejoindre un collet à 1513 entre le Pène de Louste et le pic Angoustise. Pène, soum, moulle : que pense Jules Ferry de la toponymie locale ?
Au col, direction plein est en suivant des balisages peints tantôt jaune, tantôt rouge ou des bandes plastiques blanches et rouge, pendues aux branches : des marquages à ne pas suivre aveuglement rappelle rapidement le GPS ! Retour sur trace et le pic Angoustise est « vaincu ». A ce degré de fatigue dans les jambes, on a le droit de le dire !
Rapide coup d’oeil à 360°. Le temps passe, les journées sont les plus courtes de l’année. Il reste 5 km à parcourir. Pas d’attendrissement face aux pentes sud du Durban !

cabane de la Sébouille

Descente vers le refuge de Couscouilla puis la cabane de la Sébouille. Celle-là, pire que pire y-a-pas ! De chalet Suisse à hutte préhistorique…
Cheminement en fond de vallon, le long du bois de Sequés, pour enfin rejoindre la voiture. C’est fou le nombre de lieux que l’on traverse sans en connaitre les noms! Couscouilla, vous connaissiez probablement. Sequés, Sébouille moins surement.
Demi-heure plus tard la nuit commence à pointer du nez. Halte réconfortante à la Taverne de Louvie-Juzon, haut lieu des collectives du CAF de Pau. Nous y rejoint la collective d’André Eygun-Audap qui arrive du secteur Ourlène, Ourlénotte, rocher d’Aran. Même verdict pour tous : une très belle journée de fin d’automne. Enfin !
Une rando éco-compatible. Economique, écologique : 4 euros pour le co-voiturage.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking au fond du plateau de Castet 910 m , le plus haut : soum d’Arriste 1852, pic d’Angoustine 1625 m, dénivelé : 1220 m, distance parcourue : 17,8 km, temps de la sortie : 8h15, carte 1546ET
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires
– Crédit photo : Beñat

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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