crête Lavigne-Chérue en boucle : le vent en trop !


vent du sud sur le « Géant de Pierre »

Départ : pont de la Sagette/lac de Fabrèges (1257m)
Destination : crête entre le col de Lavigne et le pic de Chérue. Retour par cabane de Saoubiste
Météo : fortes rafales de vent du sud sur les crêtes.
Température : d’agréables à fraiches au vent.
Date : 13 octobre 2018

A l’automne, la remontée de la crête Lavigne-Chérue est toujours un moment fort en images et sensations : Ossau encapuchonné, horizons embrumés, estives couleur paille, pâle soleil, douceur des couleurs et des températures…
Sur l’agenda du Club, la crête attire. La collective grimpe jusqu’à 14 randonneurs et doit se diviser en deux. Cathy partira depuis le caillou de Soques. Bernard depuis le lac de Fabrèges. Objectif : se retrouver au plus haut. Au pic Chérue.
Montée ferme, dans le bois qui conduit à la cabane de Chérue, pour une collective majoritairement féminine. Dominique et Bernard : coqs en pâte !
Swaantje, tout droit arrivée de la frise allemande (Ostfriesland), découvre de nouvelles sensations. Fini le plat pays ! Hors d’oeuvre initial sans transition : 491 mètres de dénivelé à l’heure pour démarrer. Sa jeunesse compense.
Arrivé à la cabane, le vent accueille l’équipée. Pour l’instant, il est encore calme. Poursuite vers un collet sans nom, situé immédiatement au sud du col Lavigne. Un nom pour lui ? Faire simple : col sud du col Lavigne !
Des izards en grand nombre nous narguent depuis les pentes Sud-Est du pic Lavigne. Enfin, les voilà ! Depuis des mois, ils étaient absents des alentours du « Géant de Pierre ». Pas tous morts après un hiver improbable, un chasseur de trophées aragonais et les attaques de loups hybrides. Fake news ! Pourvu que les ourses slovènes n’y aient pas droit.
Au col, la crête tend ses bras sauf que le vent du sud, rafales après rafales, se met à cogner. Rageur, mauvais. Les bâtons s’y opposent fermement. Claudie fait sans.
Ce qui est d’habitude pur bonheur n’est plus que concentration à ne pas faire de faux pas. La douce contemplation d’un Ossau dominateur n’est plus. Dommage.
Un bref instant le vent tombe : séance photo pour Claudie et Sophia. Qu’il est beau « nouste Ossau » !
Le vent redouble. Attention maintenue jusqu’au pic Chérue. Pas question de s’y attarder. Fraicheur. Prémisse de l’hiver. Descente vers un laquet orienté Est pour tenter de trouver tranquillité et déjeuner. Pause méritée.
Au loin, sous le Chérue, l’équipe de Cathy se détache sur la ligne de crête. Retrouvailles : abrazos et larges sourires. Le vent n’encourage pas trop les palabres. Cathy file avec les siens* vers le laquet pour casser la croûte. A son tour. Ensuite, elle continuera vers le col de Suzon pour plonger vers Soques et son caillou. De quel caillou s’agit-il ? Il y a en a des tas…
Au col de Magnabaigt, autre plongée, cette fois-ci plein Est vers la cabane de Saoubiste. Le vent tombe et avec lui, la troisième couche, puis la seconde. Fin de randonnée sur les sentes, en courbe de niveau (environ 1800m), qui conduisent à la cabane de Chérue.
Cheminement « tranquillou » qui domine le fond de vallée et sa nationale. De l’autre coté de celle-ci, le vallon de Gabardères dominé par le Lurien. Puis, le lac de Fabrèges : vide. Puis le parking d’Artouste : plein. Là-haut, le « petit train » fait ses rotations.
Au-dessus de nous, Nathalie repère, sur les pentes du Chérue, quelques izards. Cabane atteinte. La boucle est bouclée. Dominique file au champ de myrtilles repéré à la montée. Descente finale. Quelques genoux n’aiment pas.
Gabas : Cathy et son équipe nous attendent à la Caverne ! Partis 15 minutes avant nous du Pont d’Oly, ils ont fait 16,8km pendant que nous en faisions 13,2. Rapides ou contemplatifs: à chacun son vérité !
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : parking du pont de la Sagette au lac de Fabrèges (1257m), le plus haut: pic de Chérue (2200), temps de la sortie : 7h, 13,2 kilomètres et 1132 mètres de dénivelé.
– Encadrant : Bernard Boutin.
– Participants : Sylvie Apouret, Claudie Charbonneau, Swaantje de Boer, Nathalie Delorme, Sophia Morais, Dominique Plée
– * Participants (collective Cathy Roques) : Laurence Roux, Brigitte Dupuch, Gaël Coeffic, Eric Gros, Christophe Marnas, Benoit Bourdon
– Les randos d’avant : c’est
– Cliquez sur les photos pour les commentaires (peu de photos car encadrer devant et photographier… derrière en même temps n’est pas facile !).

 

 

 

crête Lavigne-Chérue : vert, tracé « Bernard » – bleu, tracé « Cathy »

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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Un commentaire pour crête Lavigne-Chérue en boucle : le vent en trop !

  1. Swaantje de Boer dit :

    C’était une grande plaisir pour moi d’avoir eu la possibilité de faire cette randonné magnifique avec vous!! 🙂 A Bientôt, Swaantje

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