Soum de Grum depuis Estaing : à découvrir !


Soum de Grum : rares gentianes blanches !

Départ : gite d’étape de Viellette (1071) au-dessus du village d’Estaing
Destination : Soum de Grum (2657)
Date : 15 juillet 2018
Participants : Michel Nogaro, Bernard Boutin,
Météo : Beau temps. Température agréable. Se couvre en fin de journée.

Au gite d’étape de Viellette, deux gros taureaux paissent devant la ferme. Départ tonique. Michel file devant. Fuit-il les ruminants ? Le palpitant a besoin d’un instant pour s’ajuster. Aah, les vieux diesels…
Cheminement « calme », mais bref, dans un beau sous-bois. Très vite, la pente s’accélère. Le choc est frontal. On grimpe (presque) tout droit dans une sente animale prête à crouler sous la végétation. Une clairière. Un cayolar en ruine. Retour dans la forêt pour un rythme sans grand changement.
Départ : 7h41. 8h41 : le dénivelé est déjà de 496m. Du 500 à l’heure ! 9h41, on sera à 1092m de dénivelé. Accélération !
Heureusement, des bergers basques (en Bigorre!) apparaissent. Pause. Conversation intéressante. Les ours : des « nounours pour bobos ». Bref tolérés. Par contre, le loup, s’il venait à apparaitre, la « carabine » sera immédiatement activée… Les pertes de bêtes par chiens errants : ceux-là, on ne les voit jamais ! Tout simplement « des chiens des villes qui veulent faire joujou avec les bêtes et les affolent. »
La forêt est derrière. Le vallon, où court le gave d’Aumède, est dégagé. De belles estives, deux sources et des névés où les bêtes se rafraichissent et tuent les parasites qu’elles ont sous les pattes. Les moutons sont les mêmes qu’aux Aldudes : oreilles et museaux noirs. Les patous parlent basque : « Bai, bai ! » . Un coin idéal pour ces bergers basques. Manquait plus que l’Ikurriña (drapeau basque) sur les vieilles cabanes !
Il faut avancer et remonter du glacier (terme employé par le berger), une longue langue de neige dans le fond du « Cau de Liarets ». A l’est le pic de Liou (2565) au sud, le Moun Né (2724). Ce dernier ne semble pas facile à vaincre. Neige et éboulis au programme.
Le vallon devient cirque. Un collet (2495) est à rejoindre face à nous par la droite. Cheminement parmi des pentes aux affleurements rochers divers. Pas de cairns, ni marques de peintures. A la descente, nous construirons deux cairns pour les grimpeurs.
Au collet, le Soum de Grum se dévoile. Un beau triangle rocailleux qui domine 3 petits laquets au milieu du « clot déts Léas ».
Le tour des laquets (légère descente) réserve une surprise de taille : au milieu d’un parterre de gentianes de Koch au bleu profond si caractéristique, une douzaine de gentianes blanches décolorées ! Michel et « mézigue » calculent qu’après 100 ans de « crapahuts » cumulés, jamais de telles fleurs n’ont pu être observées… Instant rare. Instant magique. Les Pyrénées : jamais totalement connues !

Un dernier ressaut et le soum de Grum est là. Très belles vues à 360°. Le coup de coeur : la vue vers l’ouest avec un superbe glacier de las Néous sous le Balaïtous. Beaucoup de neige encore. De gauche à droite : le Grand Barbat, le Bala, l’Arriel, le Palas, pic du Midi d’Arrens, Gabizos, tous vu par leur flanc Est (liste non exhaustive). Beau spectacle. Côté est, la vue plonge sur la station de ski de Cauterets. C’est de suite moins attirant…
Pause : 1615m de dénivelé, « ça creuse » ! Photo souvenir et retour par le même cheminement.
La finale de la « coupe du monde de foot » nous fait hâter lentement. Nouvelle discussion avec les bergers. Ecole buissonnière et retour par le col de Bordère, histoire de le découvrir (en voiture). Boisson au Kairn, chez Karine à Arras, et retour « tanquillou ». At home : les 30 dernières minutes du match. Victoire française. Deux bonheurs dans la journée. Que demander de plus ?
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1071m (pk au gite d’étape de Viellette), le plus haut : 2657m (soum de Grum), dénivelé : 1615 m, distance parcourue : 14,2km, durée de la sortie : 8h20
– Participants : Michel Nogaro, Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est

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A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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