lacs de Migouélou et de Pouey Laun : beaucoup de neige, beaucoup de fleurs !


lac de Pouey Laun

Départ : plaa d’Aste (1400)
Arrivée : barrage du Tech (1207)
Destination : boucle passant par le lac de Migouélou, le col de l’Hospitalet, le lac de Pouey Laun et le vallon de la Lie
Date : 1er juillet 2018
Qui : Collective du CAF encadrée par Dominique Vialatte, co-encadrée par Bernard Boutin
Participants : Jean-Yves Amyot, Jean-Pierre Caillois, Denis et Julia Haller, Catherine Neumann, Dominique Plée, Christine Rubichon,
Météo : beau et chaud

La montée vers le lac de Migouélou laisse toujours un souvenir marquant à ceux qui la découvrent : il faut enchainer, pas moins, de 83 virages avant de pouvoir trouver un semblant de ligne droite vers la cote 1840 ! Une montée en Z continue, de 450m de dénivelé, réalisée en une heure. Une bonne mise en bouche.
Frappant, pour celui qui connait les lieux : « la forêt monte », elle aussi. Réchauffement climatique aidant, les arbustes envahissement de plus en plus la sente.
Mais, les stars du jour seront autres : les fleurs d’abord, la neige ensuite. S’il faut retenir deux fleurs, parmi des centaines observables, il y aura le classique rhododendron omniprésent partout. En pleine floraison, il exalte son parfum si caractéristique qui nous accompagnera pendant une grande partie de la journée.
L’autre star, plus rare, sera le lys des Pyrénées, très belle plante endémique de la chaine, présente, sur le final de la sortie, au Pla d’Artigou. A ne pas confondre avec le lys martagon (pour + : voir internet).
Sous le barrage de Migouélou (2278), belle réalisation d’ingénierie du début des années 50, de longues langues de neige tapissent le fond du vallon de l’Arriougrand. Gare aux ponts à neige ! Traditionnel risque du mois de juin.
Pause sur les bords du barrage, encore partiellement recouvert de neige et de glace. Le cirque qui le domine est très enneigé. Joli spectacle. Déjà, il faut repartir pour le col de l’Hospitalet (2540), point le plus haut de la sortie. Départ hors neige, mais très vite, un long névé nous contraint à mettre les crampons vers 2300. Il nous accompagnera jusqu’au col.
Les crampons : une première pour Julia et Jean-Yves. La collective monte groupée en veillant à les encadrer. Une couche, peu épaisse, de neige humide (il fait chaud) recouvre un fond plus ferme. Idéal. Un cheminement pas compliqué qui ne demandera qu’un peu plus d’attention à l’approche du col. Dominique trace en Z réguliers. Tout le monde suit. Mézigue ferme la marche. Col atteint et pause déjeuner.
Sous nous, le lac de Pouey Laun est bien plus enneigé que celui de Migouélou. Fonte tardive pour un 1er juillet ! Il faut dire que le lac est particulièrement enserré, entre pic Arrouy et pic Hautafulhe.
Descente en prenant le cap du col des Loups. La presse locale les annonce : passeront-ils par là ? A nouveau : longue langue de neige. Ramasse difficile dans une neige humide et une pente trop faible.
Belle photo depuis le fond du lac : lui enneigé et le cirque, formé par le pic des Tourettes 2771 et le pic Estibère 2738, alternant entre sombres rochers et blanches pentes.
Passé le ressaut glaciaire qui marque le bout du lac, la collective attaque la descente le long du ruisseau de la Lie, dans le vallon qui conduit au Pla d’Artigou. Cascades d’eau et massifs de fleurs alternent. Il fait chaud, l’eau de fonte suinte de partout. Le sentier se fait rivière. Glissade possible. Pas de strike cependant. Traverser La Lie demande attention. Les pierres-ponts sont sous l’eau. L’air respire la fraicheur, de tant et tant de ruisselets, qui dévalent les pentes.
L’humidité a crée dans ce fond de vallon un exceptionnel « jardin anglais ». Qui a donc attribué aux anglais cette médaille ? Dammit, le « lake disctrict » (977m) n’arrive pas à la cheville des Pyrénées…
Denis se révèle être un botaniste passionné et passionnant. Partout, il trouve motif pour s’arrêter, observer, expliquer. Ooouf, Jacques et Gérard ne sont pas là, sinon, nous passions la nuit sur le « Plaa d’Artigou ». La collective s’étire. Des gouts et des couleurs.
Au milieu des rhodos et des Asphodèles – en masse tous les deux -, Denis nous fait observer de superbes lys des Pyrénées en fleurs et des lys martagon en bouton. Plus loin « mézigue » essayera de mémoriser les pensées cornues, endémique des Pyrénées et de la cordillère Cantabrique, les scilles printanières et l’arnica. Il s’arrêtera là car, à raison de 3 fleurs nouvelles par sortie, cela fera, fin 2018, un paquet trop lourd pour sa tête grisonnante. Lors de la précédente sortie n’avait-il pas fallu retenir la vesce, l’anémone à fleurs de narcisse et distinguer gentiane jaune de vératre !
La forêt de résineux arrive et avec elle les fleurs disparaissent. Enfin, la collective va pouvoir reprendre son rythme ! C’est sans compter sur Dominique qui se met à fureter, à gauche et à droite, à la recherche de champignons. Choux blanc. L’endroit est trop sec ! Le risque de dormir sur place s’éloigne… Arrivée au barrage du Tech.
Un bien belle boucle, avec un Plaa d’Artigou tout en fleur et en fraicheur à voir absolument fin juin/début juillet, quand la fonte des neiges se termine.
Bonne pioche que ce circuit de la part de Dominique. Un grand merci.
Pot final au sympathique café-librairie de Karine, le Kairn à Arras. Beaucoup de monde sur place. Comme d’hab.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1207m (pk au barrage du Tech), le plus haut : 2540m (col de l’Hospitalet), dénivelé montant : 1187m, dénivelé descendant : 1352m, distance parcourue: 14,3km, durée de la sortie : 8h05
– Encadrant : Dominique Vialatte
– Co-encadrant : Bernard Boutin
– Participants : Jean-Yves Amyot, Jean-Pierre Caillois, Denis et Julia Haller, Catherine Neumann, Dominique Plée, Christine Rubichon
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

lac de Pouey Laun

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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