Aragon – boucle par le cirque d’Olibon et la brèche de Sécus


Cirque d’Olibon

Départ : parking Espelunguère
Destination : boucle passant par le lac d’Estaens, cirque d’Olibon, brèche de Sécus, estive d’Aigue Torte, col de l’Escalé,
Date : 27 juin 2018
Qui : collective du CAF avec Cathy Roques, Jacky Gaüzere et Bernard Boutin
Météo : beau, chaud et orage dans les 5 dernières minutes

Les meilleurs sont là : Cathy, Jacky et « la plume montagnarde ». Marchant à un bon rythme, l’équipe en profite pour dépasser l’objectif initial du, très esthétique, Cirque d’Olibon et convertir la sortie en une boucle originale passant par la brèche de Sécus, beau belvédère sur le Visaurin. Une sortie aux multiples panoramas qui appelle à y revenir.
Départ depuis le, relativement confidentiel, parking situé au-dessus de la centrale électrique d’Estaens, elle-même située au-dessus des Forges d’Abel, au fin fond de la vallée d’Aspe. Il faut se le chercher…
Montée franche au lac d’Estaens par le Pas de l’Echelle et le Port de Bernère. Rien de bien compliqué. Beaucoup de fleurs. Belles vues sur la vallée d’Aspe. Juin : le plus beau mois pour marcher, avant que le rouleau compresseur de la transhumance ne passe ?
Le lac d’Estaens est totalement inspirant avec les superbes reflets des montagnes environnantes : au centre le « pico Lioviella », à sa droite le massif de la Bernera. Gris calcaire, blanc neige et vert estives sont les couleurs dominantes. Estaens pourrait bien provenir d’Estives : les troupeaux y résident en masse tout l’été.
Bizarrerie : nous sommes en Espagne et l’eau coule vers le nord ! D’ailleurs le lac d’Estaens approvisionne une centrale électrique EDF !
Passé une croupe calcaire désagréable et tranchante, arrivons sous la « Trinchera » (la tranchée) qui conduit à l’entrée de la « valle de los sarrios » (izards). Montée assez rapide vers le vallon. Devant « l’Ibón de los Sarrios ». Derrière le magnifique cirque calcaire, synthèse en miniature de la face nord du Vignemale et du cirque de Gavarnie. Beaucoup d’eau suinte de partout. Attendre 67 ans, pour découvrir ce beau site ! Pas convenable…
Le port de la Vernera, direction ouest, est atteint rapidement. Le Visaurin (Bisaurin) domine au fond : 2670 m. Belle montagne.
Décision est prise de rejoindre la brèche de Sécus. La carte espagnole au 25000è de Cathy lui a permis de repérer un cheminement « en balcon » qui se maintient sur la cote 2050. Bonne pioche qui nous évite de descendre au fond du « barranco de la Vernera » pour remonter ensuite. Pas mal de névé. Sous la brèche, ceux-ci deviennent plus raides. Traversée horizontale « respectueuse ». Une glissade pourrait faire mal. Mains au rocher, aussi. Toutes les caractéristiques d’une randonnée alpine. Brèche atteinte et pause. Jacky ne dit pas grand chose et observe les deux nouveaux encadrants du CAF de Pau : Cathy et « la plume montagnarde ». On lui aurait même commandé un « rapport » !
De nombreux vautours fauves nous frôlent en survolant la brèche. Parmi eux, un intrus : tout blanc, bout des ailes noires à tête de chouette (!). Un aigle botté probablement ? Que l’identification des rapaces est difficile ! A la Collarada, à deux pas d’ici, un couple nous avait déjà survolé, il y a deux ans.
Sous nous, le cheminement retour est bien visible. Une descente rapide avec une trace bien marquée dans le cailloutis. De la neige en bas, puis au loin le GR qui conduit vers le pas de Escalé et le plat d’Aigue Torte, ample estive où l’eau (Aigue) circule en maints méandres (Torte : se tord littéralement) .
Satisfaction partagée par tous. La boucle se bouclera facilement. Le circuit est proposable en collective pourvu que l’enneigement soit réduit. Fin juin, le bon moment pour le faire.
Descente rapide, direction nord-est pour éviter une barre rocheuse. Izards et marmottes nous observent. Le GR11 est atteint et, par un large S, permet de rejoindre le pas de l’Escalé. L’orage gronde. Une forte averse, avec 1 à 2 heures d’avance sur les prévisions météo, se met à tomber, à 5 minutes de la voiture. La traversée de forêt d’Espèlunguères fait office de store percé. Store tout de même. Dix minutes de plus et nous étions trempés.
Germaine, au Compostelle à Asasp Arros, nous interpelle : « Vous êtes de Pau, je cherche 30 kilos de poivrons, par semaine, jusqu’à la fin septembre ! ». Calcul rapide : 12 semaines à 30 kilos : 360 kilos. Qui peut bien produire autant ? « Ne connaissez-vous pas des maraichers du côté de Meillon ? »  Germaine anime la pastorale d’Aramits qui, tous les jeudis d’été, nourrit les touristes de passage. Piperade et omelette (3 oeufs par personne) sont au menu. Semaine après semaine. Inlassablement. La suite passe par le « carreau » des Halles de Pau…
Une belle sortie, en boucle, au paysage tellement varié : champêtre à Estaens, impressionnant sous le cirque d’Olibon, haute-montagne en direction du Visaurin, tout en méandres à Aigue Torte. A refaire absolument. Le patron semblait content.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Le verdict :
– Point le plus bas : 1330m (pk à Espelunguère), le plus haut : 2244m (brèche de Sécus), dénivelé : 1060m, distance parcourue : 14,7km, durée de la sortie : 7h10
– Acteurs : Cathy Roques, Jacky Gaüzeres et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

lac d’Estaens

sous le crique d’Olibon

les méandres d’Aigue Torte

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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