Haut-Atlas, Aït Bougmez : A la découverte de la « vallée des gens heureux » (suite)


4 mai 2018 : surprise au réveil !!!

Départ et arrivée : Touda ecolodge (2171m), Zawyat Oulmzi, vallée des Aït Bougmez
Destination : boucle dans la partie haute de la vallée d’Aït Bougmez à partir du gite Touda
Qui : Marymar et Bernard
Météo : beau après une surprenante chute de neige nocturne

L’incroyable se produit durant la nuit. Il tombe 10 à 15 cm de neige. Un début mai ! Qui ose parler de réchauffement climatique ? Sachant que la neige ne tiendrait pas longtemps, je file prendre des photos alors que le gite est en sommeil. Montée vers les genévriers. Des bergers partent vers le lac d’Izourar pour s’occuper des bêtes. Surtout des agneaux qu’ils vont redescendre sur leurs ânes. Courts sur pattes, ils sont les premiers exposés aux risques de la neige. Le soleil brille. L’atmosphère est superbe.

De retour au gite, chacun réagit à sa façon. Bataille de boules de neige pour les plus jeunes. Pas trop inspirés par la neige, les occupants sont en mode « attente ». Nous prenons le pari de descendre dans la vallée. La neige s’effacera au fur et à mesure de la descente.

Neige et terre battue font bon ménage pour créer une gadoue glissante. Passé Zawyat Oulmzi, nous traversons les champs enneigés pour atteindre un village, dominé par son minaret, sur la rive gauche de l’oued. Une piste la suit. Partout des maisons en pisé. Un vieux grenier à grains est à l’abandon. Il se délite : « Le patrimoine est fait pour disparaitre ». Commentaire réaliste d’un vieux sage rencontré durant ma traversée des Pyrénées.

La neige disparait au fur et à mesure de la descente. Des canaux d’irrigation longent la piste. Les hameaux se succèdent. Ils dominent les vertes parcelles qui entourent la rivière. La terre utile est réservée aux cultures. Les habitations sont sur les pentes.

Peu d’activité dans les champs. On est vendredi et le Muezzin appelle les pratiquants à la prière. Ceux-ci sortent de leur domicile pour aller à la mosquée. Un arrive sur nous. Enrubanné, sous sa djellaba, il nous voit au dernier moment et se tourne immédiatement pour rebrousser chemin. Timidité, gène, colère ? On ne saura jamais… Ce qui est certain, c’est que tout les villageois croisés -ou presque- nous adressent un beau sourire et un « bonjour » aimable.

Un petit pont sur la rivière permet de passer sur la rive droite afin d’entamer la montée pour le retour. Traversons deux ou trois villages et finissons par nous installer sur la margelle d’un canal d’irrigation pour déjeuner. Pas trop tard, il est 14h30. Sous nous, la vallée étroite aux multiples champs soigneusement entretenus et aux cultures variées. Surtout pas de perte de place.

Casse-croûte préparé à Touda. Au menu : salade composée, orange ou banane, galette de pain et deux grands classiques du Maroc : boite de sardines (ou de maquereaux) et portion de « Vache qui rit » (ou de « Kiri »). Un fond de sac différent des randonnées pyrénéennes où le porc et le fromage de brebis sont les maîtres mots.

Requinqués, nous reprenons la montée vers le gite. Sur le bord de la route, un très vieux monsieur est accroupi, recroquevillé dans sa djellaba, contre un mur. Il semble aveugle. Une dame lui donne à boire. Je lui serre la main : « bonjour ». Il se met à parler en mélangeant des mots français et allemands. Curieux. Il mentionne même l’Indochine. Probablement, un ancien soldat de l’armée française. La conversation s’arrête trop vite. Echange raté.

Arrivée au gite où le thé à la menthe attend. Plus tard, Nessma nous servira une excellente soupe de poix-chiche, accompagnée de ses gâteaux traditionnels, suivie d’un plat composé d’aubergines et de piments farcis, de poivrons rouge, de citrons confis, choux fleurs et d’agneaux braisés.

Un deuxième plat l’accompagne : pommes de terre, haricots verts et oeufs en ingrédients. En dessert : salade de fruits frais. Bref, un grand bonheur gustatif.

Excellente ambiance autour de la table d’hôte en compagnie d’Hicham et Kenza accompagnés de leurs enfants, Linda et Brita, Marimar et BB.
Et n’oublions pas : un grand merci aussi à toute l’équipe qui a fait de ce séjour un complet succès : Saïd, Ahmed, Hassan, Brahim et Nessma.

A plus sur les sentes.

– par Beñat

– Participants : Marimar et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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