Haut-Atlas, Aït Bougmez : A la découverte de la « vallée des gens heureux »


cheminement « cool » à Aït Bougmez

Départ et arrivée : Touda ecolodge (2171m), Zawyat Oulmzi, vallée des Aït Bougmez
Destination : le grenier de Sidi Moussa, les moulins à eaux, les terres en culture, les villages berbères, les traces de dinosaures
Qui : Marimar et Bernard encadrés par Ahmed, guide local
Météo : beau et agréable.

Enserrée entre de hautes montagnes (2500m à 3600m), la vallée des Aït Bougmez (vallée des gens heureux) s’ouvre, très lentement, à l’extérieur. Les routes prennent, peu à peu, la suite des pistes. A l’automne 2018 devrait s’achever le bitumage de la piste qui permettra de traverser de part en part la vallée, depuis Tighza jusqu’au Tizi n’Tirgist (2629m).
Pour l’instant, l’enclavement ancestral domine toujours. Il a favorisé une étonnante vie, en quasi autonomie, pour les populations berbères locales. Le long de l’oued, qui traverse la vallée, s’est développée une agriculture riche et variée : orge, blé, pommes de terre, maïs, seigle, navet, carotte, arbres fruitiers etc. Les canaux d’irrigation distribuent les eaux de fonte des neiges.
D’innombrables troupeaux de chèvres et de moutons, à tête rouge ou noire, paissent. « Les rouges rapportent deux fois plus que les noirs qui, eux-même, rapportent deux fois plus que les blancs. » (Source : Hassan, notre chauffeur de Marrakech à Zawyat Oulmzi). Ils n’ont pourtant pas l’air bien différent !
Une intense vie collective, basée sur les ressources locales, a marqué de son empreinte les lieux où d’innombrables petits hameaux aux maisons en pisé se succèdent. La norme : 3 étages et un toit terrasse. Le premier pour les bêtes, le deuxième pour entreposer les récoltes, le troisième pour la famille – toujours – nombreuse. Une couleur domine : le rouge de la terre, des rochers, des maisons en pisé.
Descente, en camionnette depuis le gite de Touda, vers le coeur de la vallée des Aït Bougmez, jusqu’au grenier à grain de Sidi Moussa qui domine le lieu-dit de Timit. Petite montée pour atteindre le vénérable grenier collectif en pisé. Le gardien nous fait le « tour du propriétaire » et offre le thé – bien évidemment à la menthe – sur le toit plat du grenier. Vue magnifique sur la vallée des Aït Bougmez. Un marabout vénéré par la population est aussi enterré sur place.
A pied, sous la conduite du très aimable et disponible Ahmed, guide parfaitement francophone, cheminement dans la vallée au milieu des champs. Déjeuner à l’ombre de pommiers en fleurs et montée au village de Aït Imi pour découvrir un étonnant moulin à eau qui moud les grains produits sur place. Le couscous démarre là ! Rustique, creusé dans des pierres taillées, il fonctionne parfaitement. Démonstration à l’appui.
Retour dans la vallée où des femmes tissent de magnifiques tapis qu’elles teignent avec des pigments locaux. Lavés, ils sèchent ensuite sur des murs ou des buissons. Cela apporte une touche de couleur à un univers rouge et vert (le long de l’oued). Les couleurs du drapeau marocain.
Les cigognes, installées sur les maisons les plus hautes, plongent régulièrement à la recherche de grenouilles dans les canaux qui zigzaguent dans la plaine.
Passage à Ibaqaliwn pour observer des traces fossilisées de dinosaures. Les paléontologues apprécieront. Questionnements pour les béotiens…
Thé de fin d’après-midi à Tabant, « capitale » de la vallée. Une poste. Pas de distributeurs de billets. Le marché, c’est dimanche. Dommage, il est mercredi. Faudra revenir.
Dans la salle principale de la gargote, les chaises sont alignées face à un écran. La scène est prête pour le derby du soir : Barca vs Real. Oui, jusque là !
Remontée, avec la camionnette, au gite Touda. Somnolence et rêve de couscous ou tagines.
Excellent diner, concocté par Nessma chef-cook au gite, avec finalement un super couscous au poulet +++ mais aussi très bonne ambiance autour de la table d’hôte avec Pascal et Sylvie, en provenance de Tours, Reda et sa compagne de Casablanca, Marco & Co, Marimar et BB.
A plus sur les sentes.

– par Beñat

Les genévriers et le massif du Jebel Ifri n’ou Hilfat

Avertissement : surtout, ne ratez pas l’acte 2 de « à la découverte de la vallée des gens heureux ». De la neige au programme : c’est ICI

– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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