Val Maira – settimo giorno : Monte Estelletta depuis Ponte Maira


Embouteillage au Monte Estellatta !

Départ : village de Ponte Maria
Destination : Monte Estalletta
Qui : raid en étoile du Club Alpin Pau de Pau et de la vallée d’Ossau
Où : Val Maira, Acceglio, Cuneo, Piemonte, Italia
Quand : 24 février 2018
Météo : très fortes chutes de neige toute la journée.

Les jours se suivent et se ressemblent : -4° au réveil et 50 bons centimètres de fraîche supplémentaire. Toujours aussi légère. Il en faut plus pour freiner Gaby. Tout le monde en voiture. Descente, pour Acceglio, sur une route immaculément blanche et remontée sur Ponte Maira.
A Ponte Maira, les collectives se sont données rendez-vous. Le Monte Estelletta est un « clasico » des journées à risque (coulées et avalanches).  Le tracé grimpe tranquillement dans une forêt de mélèzes qui arrive jusqu’à quelques mètres du sommet. Gaby trace dans 40 à 50 cms de poudreuse. Un effort continu gros consommateur d’énergie. Jean-Philippe, puis Chantal, passent devant. Une collective menée par un jeune guide, nous rejoint. Il passe devant à son tour et part à coup de larges enjambées. Solidarité montagnarde.
La neige tombe fort. Heureusement, il n’y a pas de vent. La forêt nous protège. Elle finit par s’estomper et le sommet est déjà là. Après l’avoir fait par le sud-est, il y a trois jours, nous venons de le « vaincre » par le nord-ouest. Embouteillage sur place qui ne dure pas longtemps. La neige en rafale, le vent en rafale, le froid, tout incite à plier bagage. Même pas le courage de poser pour une photo souvenir.
La tradition veut que l’on touche le socle en pierre qui soutient la Croix. Chose rapidement faite et replis stratégique à l’abris des mélèzes. Pliage des peaux. Rapide prise de réconfortants. Amusant : le gobelet du thermos s’enfonce au fur et à mesure de son remplissage ! Reste à l’extraire de sa galerie verticale d’ascenseur.
Le fun démarre avec la descente. La couche de neige fraîche est tellement légère que les skis ne cessent de s’enfoncer. Les sortir est un combat improbable.
Pour débuter, la descente se fait sur le rail de la trace montante. Interdit d’en sortir sous peine d’être « planté ». Les chutes se paient cash.
Une petite canole, assez raide, est à traverser. Chantal s’engage et « plante ». Béatrice qui la suit tombe vers le bas et s’enfonce dans la poudre. Christine vient à la rescousse et chute aussi. Galère générale pour se relever. Au même moment, en contrebas dans la canole, des skieurs ont provoqué une petite coulée. Il faudra dégager à la pelle l’un d’entres eux. Chose rapidement faite.
Y-a-pas que les filles à « mordre la poussière ». Mézigue, à son tour, croise ski amont et ski aval et disparait dans la poudre. Seul le sommet du bonnet dépasse. Inquiétude de Christine. Comment vais-je le dégager ? Plus de peur que de mal.
Au fur et à mesure de la descente, la neige devient plus skiable et quelques sensations positives sont enfin vécues. Ponte Maria arrive alors trop vite.
A Chialvetta, Rolando a préparé un bon repas de fin de séjour et offre un digestif maison, auquel on ne l’attendait pas : du Genepi ! La « Grappa », ce sera pour le prochain raid…
Dernière séance photo dans le village. De nuit et sous la neige. Un moment de magie de plus.
Un séjour complet et fort en sensations. Merci à Gaby, Olivier mais aussi José pour en avoir été les concepteurs et animateurs. Quant au collectif, il a très bien fonctionné.
Chialvetta 2018 : un très bon cru (un peu trop enneigé toutefois)
A plus sur les pentes.

– par Beñat

PS : le retour sur Pau du lendemain démarrera par près de 90 minutes de route sur la neige. Un épisode neigeux vraiment exceptionnel.

Nota :
– Point le plus bas : 1401 m (parking à Ponte Maria), le plus haut : 2318 m, dénivelé montant et descendant : 925 m.
– Guide : Gaby Aragües
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Béatrice Barra, Bernard Boutin, José Coste, Jean-Philippe Floras, Chantal Loustau, Robert Marin, Christine Rubichon,
– Crédit photos : José et Bernard
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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