Val Maira – quinto giorno : Retraite au Vallonasso


« l’Antro » : refuge ancestral des hommes et des bêtes. Bienvenu à nouveau !

Départ : depuis la centrale électrique sous Chiaperra
Destination : boucle par « il Passetto » sous le Vallonasso
Qui : raid en étoile du Club Alpin Pau de Pau et de la vallée d’Ossau
Où : Val Maira, Acceglio, Cuneo, Piemonte, Italia
Quand : 22 février 2018
Météo : Chutes de neige toute la journée. Fortes rafales froides sur les pentes.

Descente en camionnette à la petite centrale électrique qui se trouve à 500 m du village de Chiaperra. Traversée de Acceglio. Il neigeotte. La route blanchit. Répétition des manœuvres pour se garer correctement.
Traversée en zigzag d’une forêt dont la pente augmente peu à peu. Sous la neige fraîche, la tôle, plus ou moins glacée, complique la progression. La météo avait prévu « brise légère », ce sont de fortes rafales qui nous agressent à la sortie de la forêt. Rafales froides, neige, tôle, pente ferme : un cocktail qui demande pas mal d’énergie. Gorgées de thermos.
Un gros renard nous nargue d’au-dessus, au loin. Bien campé sur ses pattes, il observe notre lente et hésitante progression.
Les couteaux ne suffisent plus. Gaby nous fait déchausser et monter « tout dret »  quelques dizaines de mètres : « Attention, passez bien dans mes traces ». Les rafales nous fouettent. Les skis servent de bâtons. Bel exercice que cette grimpée.
Un collet atteint, il faut remonter une longue canole battue par les vents violents. Froid sous les casquettes. Trois couches pour mezigue (rien que pour la tête).
Un abris sous les rochers apparaît au loin. Il porte bien son nom : « Antro ». L’antre où se reposent hommes et animaux ! D’autres randonneurs viennent s’abriter. L’antre est un frigidaire, protégé des rafales. Un moindre mal.
Profitant d’une accalmie, départ pour le « Vallonasso di Sautron Settentrionale ». Laissons de côté la grange « Pausa ». Ces italiens, ils ont toujours le bon mot pour désigner les lieux : après l’antre, voilà la pause.
La neige tombe de plus belle et la vue avec elle. Le relief s’efface. La couche de poudre augmente et avec lui le risque. Plus on croit apercevoir un col, plus il s’éloigne. Côte 2211 : Gaby, fort justement, décide le retour.
Neige de cinéma jusqu’au niveau du collet de montée. Légère et ferme à la fois sous nos planches. Régal général. Les Dieux des pistes sont là…
Au collet, la pente redevient plus forte et la tôle n’est pas loin. L’entrainement venant, la descente n’est pourtant qu’une simple formalité.
Pose des chaînes et montée pour visiter le beau village de Chiaperrra. La neige tombe dru. Pas âme qui vive. Village villégiature entretenu par les citadins piémontais de Milan, Turin, Cuneo etc. Disparition d’une dure vie ancestrale d’agriculture de montagne. Un cycle a pris la place d’un autre. En attendant le suivant…
Arrivée au gîte et déjeuner sur place avec nos pique-niques. Gaby est un intarissable conteur. Guide, il a vu tant et tant de choses. Oubli des peaux ou des couteaux sont anecdotiques. L’est moins, ce client béarnais qui, arrivant dans les Alpes pour un raid, se rend compte qu’il a oublié son sac… à la maison !
Chez Rolando et Maria Luisa, la « birra Angelo Paretti », cuvée des « tre Luppoli » a ses adeptes. Un truc authentique… distribué par  Carlberg. Elle était bien italienne avant de passer sous pavillon danois !
A l’auberge, surtout ne pas lire le bulletin météo des deux jours à venir : de plus en plus froid, de plus en plus de neige.
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Nota :
– Point le plus bas :  1549 m (centrale électrique Chiaperra), le plus haut :  2211 m, dénivelé montant et descendant : 700 m, durée de la sortie :  4h30.
– Guide : Gaby Aragües
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Béatrice Barra, Bernard Boutin, José Coste, Jean-Philippe Floras, Chantal Loustau, Robert Marin, Christine Rubichon,
– Crédit photos : Olivier et Bernard
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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