Vallée d’Aspe : jour blanc à Barlagne


Le Père Noël peut quitter la Laponie !

Départ : pk sur D441, chemin de la Mature d’Issaux
Destinations : crête sommitale de la forêt de Barlagne dominant la cabane de Camplong
Qui : collective du Club Alpin Pau-Ossau
Quand : 8 février 2018
Météo : neige durant toute la sortie, – 7° (thermomètre de Jean-Pierre), température ressentie : -14° ?

Journée grand blanc : dans le ciel, sous les planches, dans les yeux. Lunette de soleil désespérément dans les sacs. Masque de rigueur. Descente dans une fraîche plutôt sympa.
La montée du col de Bouesou se fait sur une route saupoudrée de blanc. Les véhicules passent sans problème. Inévitablement, la conversation tourne autour du récent chaos provoqué par les chutes de neige dans Paris et sa région : les Pyrénéens, un brin condescendant vis-à-vis des Franciliens ! En plus, là-bas, les routes sont plates…
A 2,5 km, sous le col, sur la D441 en direction de la Pierre St Martin, parking dans une couche de neige de 10 à 15 cms. Il neigeotte. L’univers est blanc. Il en faut plus pour arrêter des cafistes.
Grimpée franche. Les cales sont de sorties. Sylvie : « c’est du luxe cette poudreuse ». Elle est fraiche et légère même si une très fine couche de regel la recouvre. Mystère de la formation des différentes strates qui forment un manteau neigeux.
Jean-Pierre a voulu assurer. Il y a un petit passage à 40° sur le tracé initialement prévu. Coulée ou avalanche potentielles ? La boucle ne se fera pas. Juste un A&R dans les bois. Safety first !
Les sapins croulent sous la neige. Le Père Noël va pouvoir quitter la Laponie, territoire vierge de population. Ici, il trouvera plus de hottes à remplir.
Les virages s’enchainent. Jean-Pierre annonce -7° sur son sifflet/thermomètre/boussole, fixé sur une des sangles de son sac à dos. Avec la brise, cela fait combien ?
La progression dans la forêt se fait à un bon rythme. Le paysage change peu : sapins gigantesques croulants sous la crème. Beau et peu fréquent sous « nos » tropiques. Ne pas s’arrêter trop longtemps. Le froid n’attend qu’une chose : faire des victimes !
Le point le plus haut est atteint. Trop vite à mon gout. Encore une sortie à moins de 1000 m. A croire que j’y suis abonné !
Casse-croûte debout sous les arbres pour se protéger du vent. Pas la gloire. Personne ne « moufte ».
Peaux rangées. Claquement des attaches et descente. Neige de cinéma ou presque : les derniers se tapent le labourage des premiers.
Jean-Philippe est incroyable de facilité. La prochaine fois, il faudra lui demander s’il est né les skis au pied !
Virevoltage autour des arbres. Pas d’embrassade. Quelques baignoires.
En bas, des cailloux, en embuscade, parsèment la piste finale. Le ski devient « STT » (Christian) : Ski-Tout-Terrain, entre cailloux, branches et arbres à éviter. Portage des skis pour les préserver.
Photo marrante : si au CAF, les techniques sont souvent les mêmes pour tous, à l’heure de poser les skis sur les sacs, chacun y va de sa méthode. Regroupés tournés vers le haut, regroupés en travers, de part et d’autre du sac, à la main, sur l’épaule etc. Pas un pareil. Vive la différence.
Fin de sortie. Il neigeotte toujours. La saison « semble » assurée.
Chocolat chaud plébiscité au « Permayou » à Accous. Bel escargot sur les pentes qui dominent (photo).
A plus sur les pentes.

– par Beñat

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Point le plus bas : 890 m (pk sur D441 chemin de la Mature d’Issaux), le plus haut : 1794 m, dénivelé montant et descendant : 935 m, durée de la sortie : 4h45 h, distance parcourue : 9,4km
– Niveau CAF : 2/2
– Encadrant : Jean-Pierre Petit
– Co-encadrant : Olivier Blanchet
– Participants : Jean-Pierre Belaygue, Bernard Boutin, Sylvie Darrouzin, Christian Ferrere, Jean-Philippe Floras, Clement Hourugou, Christophe Marnas, Robert Marin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
Cet article, publié dans La mule et l'intello, Par-çi, par-là..., Uncategorized, est tagué , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s