Plateau d’Ourdinse : Après la tempête Carmen, la vie animale reprend de plus belle


plateau d’Ourdinse

Départ : table d’Orientation de Bedous
Destination : pic des Taulères, plateau d’Ourdinse, pic de Chebretou en boucle par la cabane de Castéruch (aller) et cabane d’Ourdinse (retour)
Qui : Maïlys et Bernard Boutin
Quand : 4 janvier 2018
Météo : de menaçante à bien dégagée

« Plateau d’Ourdinse : Après la tempête Carmen, la vie animale reprend de plus belle » ou comment voir des dizaines d’izards, de milans royaux, de vautours fauves, de choucas et un gypaète en quelques heures.
Une raison à cela : après des semaines de pluie et de vent, sans soleil aucun, son apparition permet à tous de s’ébrouer, s’aventurer hors du nid ou de la tanière, et partir en quête de nourriture. Un moment magique.
Départ depuis la table d’orientation de Bedous (665m), à l’entrée de la vallée d’Aspe, sous un ciel chargé et peu encourageant. Pas âme qui vive durant toute la sortie. Les chaussures pataugent dans la boue. L’humidité règne. La montée terminée, le pic des Taulères (1565m) est atteint au-même moment que le brouillard l’accroche ! Malgré lui, décision est prise de parcourir le plateau en direction de son extrémité et du pic de Chebretou (1602m).
Bonne pioche, le vent pousse le brouillard. Il l’efface. Un maigre soleil prend la suite. De plus en plus brillant, il réchauffe l’atmosphère et réveille une vie animale qui vivait calfeutrée depuis plusieurs semaines d’intempéries.
Près de l’étang, à 30 mètres de nous, une vingtaine d’izards, aux couleurs sombres d’hiver, s’échappent et filent vers le ravin de Sens. Ils ne vont pas loin. Les vieux mâles restent derrière et nous observent. Nous faisons de même et gagnons à l’intimidation : un bond en arrière et ils vont se réfugier, à quelques encablures, dans les bois.
Retour sur nos pas, vers la cabane d’Ourdinse. Les courants d’air chaud ascendants se mettent en place. Les premiers milans royaux arrivent par le bas. Bientôt rejoints par des dizaines de compères. Le ciel est inondé d’un ballet aérien sans cesse répété. Moment de magie. Quels beaux voiliers que ces rapaces ! Le blanc, le fauve, le noir, l’orangé colorent l’horizon. Les acrobaties sont multiples. Seul manque à l’appel, un bon téléobjectif pour immortaliser ce magnifique spectacle. Damned, mon petit appareil photo n’est bon que pour des paysages !
Les vautours fauves approchent à leur tour. Pas fous, ils planent tranquillement pendant que les milans dansent sans cesse. un remake de « la cigale et la fourmi ». Rapidement le ciel est constellé de rapaces. Un gypaète se joint à eux. Plus loin, c’est un vol de choucas qui piaille dans un couloir d’air chaud ascensionnel. Le soleil achève de réveiller une nature que l’interminable pluie a complètement choqué, abasourdi, endormi. Aujourd’hui, le spectacle est dans les airs.
Les journées sont courtes. Descente à contre-coeur, Ourdinse recèle probablement d’autres richesses. Vues très belles, sur la vallée de Bedous, tout au long du retour.
Au parking, une vache béarnaise nous attend. Cornes atypiques et impressionnantes. Un air de majesté. Les « blondes d’Aquitaine » n’ont qu’à bien se tenir.
Ourdinse : vraiment un beau coin et une rencontre avec la faune locale exceptionnelle.
A plus sur les pentes.

– par Beñat
Bernard Boutin

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Dénivelé : point le plus haut : 1561 m (pic de Chebretou), le plus bas : 665 m (pk à Table d’Orientation de Bedous), dénivelé montant et descendant : 997 m, durée de la sortie : 6h50, distance parcourue : 11,8 km
– Participants : Maïlys et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.





A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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