ski de rando – Anéou : « révision générale ! »


belles vues avant le brouillard

Départ : parking d’Anéou sous le col du Pourtalet
Destination : col de L’Iou, traversée du Pene de Peyreget, descente sur la cabane de la Glère, montée au col d’Anéou et redescente vers le point de départ
Qui : collective CAF conduite par Olivier Blanchet, co-encadrée par Michel Nogaro
Quand : 21 décembre 2017
Météo : très, très moyenne !

Deux jours auparavant, le picto de la météo annonçait « grand soleil » pour la journée. Toute l’équipe est hyper motivée.
Arrivée dans la vallée, ce n’est pas le soleil qui attend la collective mais bien la bruine ! Perspicace, elle est toujours là, 30 minutes plus tard, au parking d’Anéou. Les mines deviennent grises. Les sourires se figent. Le moment est shakespearien : « to go or not to go, that is the question ? »
Tentant : les ventas du Pourtalet sont à côté. Un petit « cafécito » du matin, bien au chaud, serait une bonne alternative. Une manoeuvre déjà coutumière pour certains ! Olivier prévient : « Les ventas n’ouvrent qu’à 10h. » Court instant de doute et le ciel, dans toute sa bienveillance, laisse apparaitre, dans la couche de brume, un peu de son bleu le plus pur. Les affaires reprennent !
Chacun s’anime, les DVA sont testés. Premier objectif : rejoindre le col de L’Iou. On serait tenté de dire, le col « d’Il-è-où ? ». Le brouillard alterne avec de franches éclaircies. La bruine, pour l’instant, nous laisse tranquille. Sous les skis, la neige alterne entre humide et taulée. Attention à la glissade.
Au col, belles vues. Dépeautage et descente vers la cabane de la Glère, dans le vallon de Bious. De suite, la collective constate, qu’aujourd’hui, il sera beaucoup plus facile de grimper que de descendre. C’est ça le ski de rando : tantôt il-y-a des montées faciles et des descentes difficiles, tantôt l’inverse, tantôt tout est difficile, tantôt tout est facile. Cette dernière hypothèse étant de loin la plus rare dans les Pyrénées. Pourtant, on s’accroche à la pratique ! Va savoir pourquoi ?
Révision générale : tout au long du 1,91 kilomètre de la descente et ses 457 m de dénivelé (vive les GPS!), l’équipe est confrontée à une neige alternant entre franchement molle et carrément pourrie. Une occasion unique pour réviser conversion + stem + chasse neige + baignoires. Bien entendu, l’un ou l’autre s’en tirera mieux mais globalement…
Baignoires au pluriel, car le combat est inégal. La neige a souvent le dessus. Interdit de rire. Pauline positive : « il faut les féliciter, ils tentent de repousser leurs limites !!! ».
Fond du vallon de Bious. La brume et la bruine sont là. Le vent souffle l’un et l’autre. Une pause est décrétée, au beau milieu de la neige. Déjeuner debout dos-au vent, assis sur les skis, accroupis sur les chaussures. Pas du luxe ! Grand silence. L’humidité imprègne. Le froid pénètre. Le brouillard règne.
Repeautage et départ au GPS,  pour tracer dans la purée de poix. Le vent froid nous pousse. Olivier et Michel se relaient, carte et GPS à l’appui. Vue bouchée. Elle réapparait seulement à quelques encablures du col d’Anéou de la Gradillères.
Au col, le ciel se dégage. Dépeautage et descente dans une neige toujours aussi peu franche et humide. Quelques virages, volés à des traversées incertaines. Longue descente et arrivée au parking. Heureux d’une sortie différente qui se termine bien malgré des conditions compliquées. Le « charme » de la randonnée (à ski), c’est cela aussi.

Très bonne ambiance de groupe. Merci aux encadrants qui ont su nous extraire du brouillard avec brio.

A plus sur les pentes.

– par Beñat
Bernard Boutin
22 décembre 2017

Le verdict du GPS (source : GPS, basecamps et TOPOPIRENEOS ) :
– Dénivelé : point le plus haut : 2254 m (col de L’Iou), le plus bas : 1720 m (pk à Anéou), dénivelé montant et descendant : 1002 m, durée de la sortie : 6h22, distance parcourue : 12,6 km
– Encadrant : Olivier Blanchet
– Co-encadrant : Michel Nogaro
– Participants : Bernard Boutin, Philippe Capelle, Sylvie Darrouzin, Gérard Estrade, Jean-Philippe Floras, Pascal Guérin, Clément Hourugou, Pauline Levee, Cathy Roques
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

 

 


A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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3 commentaires pour ski de rando – Anéou : « révision générale ! »

  1. Bissey Gérard dit :

    Bravo et merci pour tes carnets de balade si « vrais !
    Tu laisses l’impression que, soi-même, on y était.
    Peut-être à un de ces jours, pour partager l’une de ces balades, mais le plus souvent je sors seul…
    Égoïsme, facilité ?!…

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