Pourtalet à vélo : gros pensums et grands bonheurs !


La preuve !

Départ : Bielle 460 m
Destination : col Pourtalet 1794 m
Qui : Bernard Boutin en solo
Quand : 31 octobre 2017
Météo : Très frais dans la vallée. Givre à Gabas. Beau soleil à partir de Fabrèges. Fraicheur en altitude.

Commencer par le positif ou le négatif ? Pas d’idée… Prenons alors dans l’ordre !
Bielle, 8h30, il fait 6,5° ! Vraiment frais pour un cycliste. Pose de différentes couches vestimentaires : deux paires de gants, deux t-shirts « techniques », coupe vent vélo recouvert par la parka polaire montagne, casquette polaire plutôt que casque. Il reste dans le sac à dos pour plus tard.
Que faire de plus plus pour lutter contre le froid ? Thermos de thé chaud dans le sac à dos. Le premier pensum est géré.
9 h : Laruns s’ébroue calmement. Pas foule, ni de soleil.

Vos vallées puent le gasoil, le Ricard, le tourisme… Je suis reparti en Slovénie !

9 h 15 : Le Hourat : sombre, obscur et déprimant.
Le deuxième pensum attaque grave. De très nombreux véhicules montent soit vers les chantiers en montagne, soit vers les points de départ de randonnée. Il y en a beaucoup en vallée d’Ossau. Les diesels puant crachent leur venin. Damned, j’ai oublié le masque « technique » qu’arborent les pékinois !
Confortablement assis dans leur véhicule chauffé, les conducteurs ne se rendent pas compte à quel point les diesels peuvent recracher comme polluants de tout poils, surtout quand ils montent. Il y a urgence à ce que je change de voiture…
Eaux-Chaudes : moi qui voulait prendre un café à la Caverne, c’est râpé. Fermé.
Centrale de Miegebat, 1926. Quel beau bâtiment ! Le soleil fait des apparitions. Tant mieux mais la forêt reprend vite ses droits jusqu’à Gabas.
Au « Café Restaurant du Pic du Midi », les vieux patous ne bougent même pas au passage du cycliste. Blasés ou fatigués ? Les bas-côtés sont givrés. Qui veut vivre à Gabas ?
Centrale d’Artouste : heureux évènement, des travaux bloquent la route un moment. Je me faufile et laisse les pollueurs impatients de reprendre, sans le savoir, leur nocive besogne.
Virages sous le barrage de Fabrèges. Une plaque rappelle le décès d’une automobiliste enceinte suite à une chute de pierre. J’essaye d’accélérer pour m’échapper de ce lieu maudit. En vain (pour l’accélération) !

On ne présente plus !!!

Après les pensums – le froid et la pollution automobile -, les grands bonheurs approchent. Arrivé au niveau du lac, la route se fait plate. Miracle. Enfin, un vrai moment de respiration. Roue libre.
Au fond, du lac, pause casse-croute et absorption d’énergisants décathloniens : un gel à la banane pour me donner la pêche ! Ne pas oublier de boire pour irriguer les muscles mis à contribution. Le soleil est là. Les couches sont repliées dans le sac.
Ponts de Camps : la forêt se termine. L’horizon s’élargit. Les vues sont enfin dégagées et non étriquées. Reste 10 à 12 kms de pur bonheur pour atteindre le col du Pourtalet. Comme par enchantement, la circulation est moindre. Il y a ceux qui sont allés à Bious-Artigues, ceux qui se sont arrêtés pour le lac d’ER, bientôt ceux qui s’arrêteront pour aller vers le val d’Arrious, ceux pour Peyrelue et ceux, les plus nombreux, pour partir du plateau d’Anéou. Sour le col, le trafic est nul. C’est promis, la prochaine fois, j’irai chercher un col « paumé » en Soule.
Triste de réaliser que les « montagnards », mais aussi le flot d’acheteurs qui grimpent aux ventas « pour gagner 3 euros », seraient les premiers pollueurs en Ossau ! Après tout, je n’ai croisé qu’un seul camion chargé de bottes de pailles…
Les Blondes d’Aquitaine sont installées sur la route. Marre de l’estive ? Je clayonne. Pas de réaction. Le cycliste n’est pas assez « volumineux ».
Arrivée au plateau d’Anéou. Toujours la même magie. Couleurs appaisantes d’automne. Que la montagne est belle ! Photo souvenir.

Au Pourtalet : Ossau et Hotel des Pyrénées

Derniers lacets et le col est là. La montée pour le Pourtalet : pas trop dure mais qu’elle est longue avec ses 30 kms depuis Laruns (40 depuis Bielle) !
13 h : Tapas « tout du bonheur » chez Sancho : croqueta de bacalao (morue), croqueta de calamares, una ración de tortilla, un mosto (jus de raisin) et un café cortado. Le tout pour 7 euros. En bas, une fois de retour dans la vallée, le chocolat chaud coutera à lui tout seul 2,90 euros ! Sancho et ses collègues ont de beaux jours devant eux. Photos à nouveau, au cas où ma famille ne me croirait pas…
Dans le vélo, la descente peut être un moment de pur bonheur surtout si les pentes ne sont pas trop raides, si la voie est plutôt droite et le bitume particulièrement roulant. Vous avez compris, c’est tout le tracé qui va du Pourtalet jusqu’à Fabrèges. Que du plaisir avec en plus des vues extras ! Sensations de liberté.
La suite, moins spectaculaire, n’en reste pas moins de « bon niveau ». Arrivé, un peu fourbu à Bielle, à 15 h30. Une bien belle sortie. Une première.

– par Beñat
Bernard Boutin
31 octobre 2017

Le verdict du GPS (source : BaseCamp et TOPOPIRENEOS ) :
– Dénivelé : +1334 m, point le plus haut : 1794 m (col du Pourtalet), le plus bas : 460 m (Bielle), durée de la sortie : 7 h, distance parcourue : 80 kms
– Participants : Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est LÀ
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama

 

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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