Col du Soulor et Col d’Aubisque : Yes we can !


Aubisque : la preuve !

Départ : Arthez d’Asson 400
Destination : col du Soulor 1475 et col d’Aubisque 1709
Qui : Corinne Crabe et BB
Quand : 25 octobre 2017
Météo : magnifique soleil lumineux d’automne
Il y a grimpe et grimpe. Monter aux Astazous, c’est de la grimpe alpine. Monter au Soulor et à l’Aubisque, c’est de la grimpe cycliste. Dans les deux cas, il faut contrôler palpitant, effort, moments de repos, moments de concentration. Dans les deux cas,, il faut s’attendre à « s’extasier » sur la beauté incomparable des vues. Aujourd’hui, ce sera celles depuis le magnifique cirque du Litor, entre Aubisque et Soulor. En voiture, à vélo ou à pied, chacun y puise son lot d’émotions.
« La Mule et l’Intello » changent de registre -exceptionnellement- et montent sur leur vélo à Arthez d’Asson, en compagnie de Corinne Crabe, montagnarde avant tout, qui se frotte au vélo depuis peu. Rythme « cool » prévu d’avance. Gage de réussite.
Les 10 premiers kilomètres, qui mènent à Ferrières, permettent de s’échauffer. L’équipe papote.
Ferrières : séquence émotion pour Corinne qui a travaillé, toute jeune, au Moulin. La plonge pour beau-papa. Terminée, avec les copains, elle filait à l’épicerie du village acheter des bombons, chupa-chups ou autre caramba.
Sortie de Ferrières, la côte passe de suite à 7,5 ou 8 %. Mémoire qui flanche. Séquence concentration. On mouline autant que les vélos le permettent. L’humidité suinte de partout dans cette vallée encaissée, orientée au nord-est. Dure vie pour les « autochtones ».
Arbéost et son église, à la taille disproportionnée, pour ce village de 85 habitants. Une belle maison à son côté et, en suivant, une épingle à cheveu qui ouvre sur du 9%. Pas de bavardage dans les rangs.
Le 9%, c’est une histoire d’habitude. En levant les yeux, on voit au loin où il nous conduit. Vers le haut ! Il suffit de se fixer sur cet objectif et la pente devient un lointain souvenir. C’est comme la marche en montagne : regarder au loin l’objectif fait oublier les difficultés du moment.
Corinne – un peu – à la peine. Il faut dire qu’en bonne montagnarde, elle a pris soin d’emporter un sac à dos plein de vêtements et un casse-croûte.
Lacets dans la forêt. La pente varie entre 7,5 et 8% : tout du bonheur. Les arbres s’estompent. L’estive s’installe et, avec elle, la vue vers l’Aubisque apparait : Diu vivan, il est encore loin !
Dernier lacet, le Soulor est là. Photo, devant le panneau couvert d’autocollants, au cas où l’on ne nous croirait pas ! Pause. Un peu de sucré, un peu de salé, boisson et c’est reparti pour l’Aubisque : 114 m de dénivelé de descente pour commencer. Super, sauf qu’il faudra les remonter au retour ! Vues de toute beauté.
Passage dans un tunnel en virage non éclairé. Ne pas voir son vélo est « étrange ».
Remontée vers l’Aubisque. Plutôt facile :  entre 2 et 6%.  Seul le dernier kilomètre est à 7%. Il fait mal. Nous avons plus de 30 kms de « grimpe » dans les jambes.
Au restaurant du col, la fatigue est telle qu’on partage une « assiette de l’Aubisque ». Une seule. Elle est heureusement généreuse : omelette, salade, pomme de terre et jambon poilé !
Séance photo souvenir avec Nigel Goddard, « equestrain photographer », de passage dans la région pour le Concours Complet de Pau. De beaux « shoots » en souvenir.
Si, en randonnée, la montée est souvent dure, la descente ne l’est pas moins : forte mise à contribution des genoux et des jambes. En vélo, par contre, c’est tout du bonheur. Là est toute la différence ! Juste contrôler la vitesse du vélo qui nous entraine : 45 à 50 kms en moyenne. Trop cool…
Corinne file devant. Tout schuss ! Serait-ce une descendeuse à ski ? Une descente qui dure une petite heure, là où la montée en avait demandé environ 5 !

Beau coq au Monument aux Morts d’Arthez d’Asson

Entre Arbéost et Ferrières, les vélos se couvrent d’humidité ! Il fait pourtant grand beau. Quelle vallée ! A Arthez d’Asson, le coq veille sur nos voitures. Terminus.
Une sortie vélo, arrêtée la veille à 21h, en remplacement d’une randonnée au Gabizos, trop chronophage pour Corinne. Mission 100 % accomplie. La clef : le mental. Yes, we can !

– par Beñat
Bernard Boutin
26 octobre 2017

Le verdict du GPS (source : BaseCamp et TOPOPIRENEOS ) :
– Dénivelé : +1416 m, point le plus haut : 1709 m (Aubisque), le plus bas : 400 m (Arthez d’Asson), durée de la sortie : 7 h, distance parcourue : 67,5 km
– Niveau CAf : 4/3
– Participants : Corinne Crabe et Bernard Boutin
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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