Pyrénées catalanes – Pic du Canigou : belvédère incomparable sur le Roussillon !


Canigou : ho hem fet !

Départ : refuge de Batère (1460 m)
Destination : Pic du Canigou (2758 m) par le Ras del Prat Cabrera et le refuge des Cortalets (nuitée)
Qui : Marimar, Maïlys et Bernard
Quand : 27 et 28 septembre 2017
Météo : un mix de beau temps, brume et brouillard

Une première : monter au Canigou (en famille) après avoir, pour cause de mauvais temps, « raté » son ascension en 2013, lors de la traversée HRP. Par où passer ? Le Canigou : on ne l’atteint pas facilement. Il faut se le gagner. Les topos guides donnent 9 points de départ aux 4 points cardinaux !
Quel est le parcours le plus « cool » pour mes deux accompagnatrices non entrainées et aux genoux « craignos » ? Il y a bien les taxis 4*4 Land-Rover qui peuvent vous grimper au refuge des Cortalets, situé immédiatement sous le sommet. Une fois « brinquebalé », après 22 km de pistes, il ne reste plus, pour le touriste des villes, que gravir le sommet facilement en 1h30 à 2h. Pas pour nous, montagnards pyrénéens !
27 septembre, 10h00 : départ, depuis le refuge de Batère à 1460 m pour suivre un long cheminement sur le GR10 qui conduit, par les abris d’Estanyol et de Pinatel, au Ras del Prat Cabrera puis au refuge des Cortalets. Environ 930 m de dénivelé grimpant et 275 descendant pour 15,3 km. Une longue approche sans difficulté, principalement en forêt. Belles vues, malgré un soleil parfois caché par des bancs de brumes.
Beau bâtiment pour le refuge CAF des Cortalets mais une propreté moyenne et des besoins de rénovation indiscutables du côté des toilettes. Diner sympathique en compagnie d’hollandais et d’anglais. Le tracé du GR10 est vraiment international. Le personnel est de son côté bien pyrénéen : la femme du gardien est de la vallée d’Aspe. L’aide cuisinier vit à Ciboure. L’entrepreneur qui réalise des travaux d’adduction d’eau est de Coarraze, plaine de Nay. Avant d’être béarnais, basque, ariègois, catalan, ne serions-nous pas avant tout des Pyrénéens ?
28 septembre, 8h00 : début de « l’ascension » du Canigou pour Maïlys et Bernard, après une bonne nuit. Belle vue vers le massif à partir du lac des Estagnols. Personne à l’horizon. Nous sommes les premiers. Montée facile dans une végétation composée de myrtilliers et de rhododendrons : un régal pour les narines. Quelques izards. La plaine du Roussillon reste dans la brume. Dommage, on ne verra ni Perpignan, ni la mer.
Arrivée à la Porteille et continuation le long de la ligne de crête vers le sommet atteint en moins d’une heure et demi. Main au rocher, une ou deux fois maximum, pendant un bref instant. Un pic facile à gravir par sa voie normale. A la portée de toute personne en bonne condition physique.
Table d’orientation inutile étant donné la brume dans la vallée. Photo traditionnelle sous la grande croix de fer recouverte d’un drapeau catalan appelant à voter deux jours plus tard au référendum d’indépendance de la Catalogne (espagnole).
Contents d’être arrivé au « toit du monde catalan », mais pressés car Marimar patiente au refuge. Descente en une heure et quelques… : un A&R, avec arrêt au sommet, de 2h50.
11h15 : départ depuis les Cortalets vers le refuge de Batère. Le long parcours ayant été « subit » la veille, des arrêts sont prévus au Ras del Prat Cabrera (pause), à la Carnisserie (déjeuner) et au gite de l’OMS de l’Estanyol (pause).
Un rythme qui permet à Marimar d’encaisser ses 32 kms en 2 jours et à Maïlys ses 40 kms. Bravo pour les randonneuses non entrainées. La clef : la régularité de la marche et les pauses. Rythme toutefois un peu perturbé par une belle cueillette de cèpes des pins qui rempliront deux sacs.
Petite inquiétude quand quelques vaches de l’Aubrac – couleur fauve, yeux cerclés de noir et de blanc – passent devant nous à un rythme de sénateur. Le terrain où chemine le sentier rend le dépassement impossible. Compréhensives, elles finissent par se mettre (un peu) sur le coté. Les dépassons, lentement, la tête rentrée dans les épaules.
Au gite de l’OMS de l’Estanyol, une vieille carte, en bois sculpté, du massif du Canigou donne les principaux « way-points » du site. Passé le gite, remontée des 250 m de dénivelé permettant d’atteindre le col de la Citère avant de pouvoir redescendre, dans un brouillard humide sur Batère. Les cheveux perlent. Fin d’une belle randonnée.
Retour en voiture sur Argelès-sur-Mer situé à 50 km et diner d’une excellent crêpe aux anchois pour célébrer ce premier Canigou, accompagné d’un agréable verre de Kar Magna. Cette région a décidément beaucoup d’atouts…

– par Beñat
Bernard Boutin
1 octobre 2017

Le verdict du GPS (croisé avec les évaluations faites sur la carte IGN et Basecamp) :
– Dénivelé : +1850 m, point le plus haut : 2785 m (pic Canigou), le plus bas : 1460 m (départ à Batère), durée de la sortie : étalée sur deux jours, distance parcourue : environ 41 km
– Participants : Marimar et Maïlys Boutin et BB
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

 

 

 

170928_Pic_Canigou : la trace

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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Un commentaire pour Pyrénées catalanes – Pic du Canigou : belvédère incomparable sur le Roussillon !

  1. Françoise Barrau dit :

    Ah oui, la marche d’approche a été longue ….. mais on est Pyrénéens ou pas !!!!…… 👏
    Félicitations aux dames et à vous Bernard pour encore un agréable compte rendu
    Merci !!!

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