Cinquantenaire de POMBIE et tour du Peyreget en prime !


Les ballons du cinquantenaire pour Charlotte

Samedi, 8h45, cirque d’Anéou – Les mules descendent à la rencontre des premiers « festayres » qui arrivent pour célébrer les 50 ans du refuge de Pombie. Le programme est chargé. La République des Pyrénées, l’Eclair et France-Bleu Béarn ont largement annoncé l’évènement.

Là-haut, à côté du refuge, les bénévoles du « Club Alpin de Pau et de la vallée d’Ossau » ont monté 5 tentes marabout pour y loger une exposition et offrir un couchage aux participants.

Montée vers le col de Soum de Pombie. Juste un petit rapaillon, comme on dit dans le coin, sauf qu’il fait face au soleil levant. Coup de chaud pour le randonneur chargé de sa tente, son sac de couchage, son tapis de sol etc. Pas étonnant qu’il y ait tant de gens qui aiment dormir dans les refuges ! Une question de poids. 
Cela dit, les gardiens, rencontrés pour préparer la saga, ont décidé de dormir dehors ! Ils connaissent que trop les nuitées en refuge : Chaud, froid, ronflements, flatulences, portes qui grincent pour la « pause pipi » !

Le cairn immortalisé par Hervé BUTEL

Au col de Pombie, le cairn immortalisé par Hervé BUTEL n’est plus qu’un piètre amas de pierres. Qui pour le remonter ?

Le refuge est droit devant. Un peu en contre-bas. Il s’est fait beau d’un coup de peinture. C’est pas tous les jours qu’on a 50 ans !

L’exposition « Pombie d’hier et d’aujourd’hui » est ouverte. Une bonne chose que ces panneaux qui expliquent, ou tentent d’expliquer, l’origine du mot Pombie, son premier refuge, la construction du second en 1967, les cinq gardiens qui s’y sont succédés etc. Séance photo touchante pour eux et leur famille.

Des grimpeurs, des randonneurs, des guides de montagne, des bergers, des gardes du parc national, des touristes de passage, souvent espagnols, arrivent en nombre. Charlotte et Mathieu arrivent enfin.

Midi approche. Le quart d’heure béarnais est bien passé. Tant pis pour les retardataires. Début des discours officiels. Tous se félicitent du travail réalisé, par les différents acteurs, durant les 50 années passées et posent les jalons pour le futur. Les challenges sont nombreux, avec en premier d’entre eux l’approvisionnement en eau qui devient de plus en plus rare.

Le temps de l’apéro

La faim commence à tenailler. L’apéritif déjeunatoire – et oui, on peut le dire ainsi – est préparé sur la terrasse du refuge. Les tables du « réfectoire » sont sorties pour l’occasion. Elles regorgent de produits à déguster. Nourrir plus de cent personnes, alors qu’il n’y a ni route pour s’approvisionner, ni électricité est un « challenge » qui demande beaucoup de logistique. Karine et Léon, avec leurs cuisiniers, ont fait fort : chapeau ! Dessert, café et tout le monde s’égaille au gré des activités proposées.

Deux gardes du parc national doivent nous introduire aux zones humides du secteur. Justement, elles sont moins humides que jamais. L’eau a disparu « au cours des dernières semaines ». Peu est à observer. Réchauffement climatique, manque de pluie, pollution des eaux partout. Une raison parmi mille : les bouchons des pécheurs qui remontent de lac en lac s’y mettent ! Qualité des matières ? Qualité des peintures ? Réintroduction d’espèces de truites, non autochtones, qui menacent les éco-systèmes locaux. Disparition des batraciens, explosions de la population de rongeurs. Un environnement en pleine mutation. Inquiétudes.

Mais aussi des notes d’espoir avec la découverte, il y a quelques années en Aragon, d’une espèce de grenouilles, jamais observée auparavant : » la grenouille des Pyrénées  » et que l’on a aussi retrouvée dans deux vallons de la vallée d’Aspe. Deux gardes du parc très « pro » et intéressants.

Au même moment, des randonnées partent à la recherche de la mine d’Ossau, à la découverte de la flore ou encore au col de Peyrejet.

sun-set de cinéma !

La « tarde » avance, Monique BEAUDEAN et Pierre VIDAL content, à une assemblée très attentive, leurs histoires de fées et sorcières de ces contrées d’Ossau, perpétuant la magnifique tradition des troubadours en pays d’Oc. Plus, ils avancent, plus les cimes à l’est, allant du Lurien au Palas, de l’Arriel au Peyrelue, se parent d’une belle couleur orangée. Un très beau moment de calme et de quiétude.

Apéritif et diner sur la terrasse pendant que le groupe ESTA de Laruns se prépare à nous entrainer dans de nouvelles « ballades ossaloises ». Douceur du moment alors que les derniers rayons du soleil achèvent de caresser les cimes. Mélodies après une journée bien remplie en rencontres et riches échanges… et avant de rejoindre la tente et sa pierre mal placée sous le tapis de sol. Il y en a toujours une « diou biban » ! Charlotte et Mathieu s’installent aussi sous leur tente.

Quelques gouttes de pluies sur la toile de tente et magnifique soleil dès 6 h. du matin. Mathieu, en guise d’échauffement, file au col de Suzon. Charlotte préfère la « grasse mat »
Petit déjeuner au refuge, pliage des tentes marabout avant que les « festayres » ne s’égaillent dans toutes les directions à la recherche du bouquetin au col de Suzon, à la découverte des araignées ou de la flore pendant que d’autres s’attaquent au Peyreget ou à l’Ossau.

Retour au cirque d’Anéou, en passant par les cols de Peyreget et d’Iou. A défaut de faire le tour de l’Ossau, celui du Peyreget aura été réalisé ! La montée à l’estive n’a pas encore eu lieu. Les pâturages sont gras, épais et bien fleuris. Nous partons « hors-piste ». Dans les montées, Charlotte est derrière. Dans les descentes, elle est devant !

Un beau final après une fête particulièrement réussie. Rendez-vous pour les 100 ans… dans 50 ans !

– par Bernard BOUTIN

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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