Madaméte – Crème fraîche : bottages, gadins et blessures diverses


Tournaboup : La surprise est proche !

Départ : Barèges-Tournaboup ⓣ
Destination :   Pic de Madaméte ⓣ
Qui : Collective du CAF conduite par Ghislaine de Rincquesen, Olivier Blanchet et Jean-Pierre Belaygue
Quand : 23 mars 2017

Une sortie différente d’un bout à l’autre. Alors que, suite aux chaudes températures des dernières semaines, la neige est fortement remontée le long des pentes, à Barèges-Tournaboup, il neige abondamment : 15 à 20 cms de fraîche attendent la collective !

Vestes, bonnets et protège-sacs sont de sorties. La collective de 15 s’ébranle. Claquement des attaches, couinement des chaussures, douces caresses des flocons qui blanchissent la troupe.

Une neige humide, collante qui ne tarde pas à botter sous les skis. Olivier a beau racler les peaux, une fois, deux fois, trois fois, rien n’y fait. Chaque pas devient galère. Il n’est pas le seul. De dépit, Olivier décide de passer le flambeau de la collective à Ghislaine et d’arrêter ! Tristesse générale…

Au fond du vallon de la Gaubie, le soleil pointe son nez pour finir par prendre totalement le dessus. La collective se réchauffe, s’étire et progresse régulièrement. Très belles vues avec toute cette fine couche de neige nouvelle.

Passage au-dessus de la cabane d’Aygues-Cluses , virage à 90° vers le col de Madaméte.  Regroupement à deux encablures du col. Olivier, qui a laissé sécher ses peaux au soleil, nous rejoint ! Surprise générale et « standing ovation ». Super contents !

Montée vers un collet, situé sous la face nord du pic. Passage tôlé pour atteindre la crête située au niveau du collet. Attention requise. Ghislaine met les crampons et assure chacun pour passer trois mètres délicats. Sympa.

Le pic est à nouveau inaccessible à ski. Les cailloux sont recouverts par la fine couche de neige de la nuit. Galère devant pour le gravir à pied. Pause déjeuner décrétée au collet, avant de descendre.

Descente tout du bonheur. Au début du moins ! Jusqu’à ce que la neige devienne plus humide et difficilement gérable. « Gadins » pour beaucoup (l’auteur n’est pas épargné et se rend compte qu’avec l’âge, se relever devient difficile).

Si la qualité de la neige rend le ski difficile, plus vicieux encore sont tous les cailloux qui affleurent. Ils provoquent des fautes de cares accompagnées d’inévitables chutes. Trois d’entres nous s’en sortent avec des blessures plus ou moins graves. Une double fracture du poignet, « forcément le droit », pour Cyrille, une entorse (?) pour Karine et un claquage (?) pour Olivier. La coupe est pleine !

Si la couche de neige est importante et stabilisée en altitude, à mi-pente, la collective vient de retrouver les conditions d’un début de saison quand, en l’absence de sous-couche, il vaut mieux rester chez soi et attendre que celle-ci se forme.

Une sortie mouvementée. Un grand bravo à Cyrille qui, avec un seul bâton et un poignet très douloureux, mène le train pour redescendre au parking !

Pas de pot traditionnel de fin de rando ce jour-là. Direction les toubibs au plus vite.

Souhaits de très rapide rétablissement à Karine, Cyrille et Olivier. Qu’on les retrouve très vite sur les pentes ou plus probablement sur les sentes !

– par Beñat
Bernard Boutin
24 mars 2017

– Le verdict du GPS (croisé avec les évaluations faites sur la carte IGN et Basecamp) : Dénivelé : 1100m, point le plus haut : 2560m, le plus bas : 1490m, durée de la sortie 7h25, distance parcourue : 16kms
– Encadrants : Ghislaine de Rincquesen, Olivier Blanchet et Jean-Pierre Belaygue (serre-file)
– Participants : Brahim Amaziane, Cyrille Massias, Bernard Boutin, Philippe Capelle, Gérard Estrade, Francine Etcharry, Christian Ferrere, Hugo Juilla, Pierre Lurdos, Karine Marsan, Mathieu Mory, Agnes Pourquet
– Les randos d’avant : c’est
– Passez le curseur de votre souris sur les photos pour faire apparaitre les commentaires ou cliquez sur la première photo pour dérouler le diaporama.

ⓣ Toponyme, traduction avec l’aide de Pierre Salles, excellent chroniqueur sur France-Bleu Béarn
Barèges : [ ßa’RƐdjə]  La petite ( ?) vallée. Etymologie (latine) assez contestée, mais qui semble cependant incontournable. La racine vient du latin « vallem » et le suffixe vient très probablement du latin « -eticam »,…peut-être diminutif ( ?)
« Barège » (en fait « Varètge ») est le nom de la vallée. La commune ainsi nommée n’est apparue qu’au XXème siècle : sous l’impulsion d’Urbain Cazaux, conseiller général de la vallée et président de la Fédération Française de Ski, toute la partie orientale des terres appartenant jusque là à la commune de Betpouey at été soustraite à celle-ci pour créer la commune nouvelle.
Le lieu avait déjà reçu ce nom par le fait de la grande renommée de ses thermes (Cf. leur clientèle impériale) : on disait à l’origine « les bains de (la vallée de) Barège », puis, (à Paris !) on a abrégé en « Barèges » pour parler, de fait, seulement de ces thermes. Cette appellation est restée.

Aygues-Cluses [’aigəs ’clusəs] Très certainement les eaux fermées, cachées (étymologie latine).Le torrent qui descend dans la partie haute de la vallée disparaît ensuite dans un sol composé de blocs granitiques entassés, de sorte que la partie basse de cette vallée est sans ruisseau. Les troubadours du Moyen Âge appelaient le « trobar clus » un genre de poésie dont le sens profond ne pouvait apparaître qu’à ceux à qui on avait donné les clés pour le comprendre, et qui restait caché pour les autres. Orthographe restituée : aigas clusas

Ets Coubous [e(t)s ku’bus]. Très probablement : les pertes et résurgences. Etymologie sans doute pré-latine.  Nous sommes très près d’Aygues-cluses et dans le même type de terrain. Seulement cette fois, c’est à un endroit où de l’eau disparaît par endroits et ressurgit à la surface à d’autres. Orthographe restituée : Eths cobós

Madaméte [mada’metə] Sans doute « petite Madame ». Pourquoi ? je n’en sais rien. Sans doute une anecdote passée et oubliée a-t-elle été à l’origine d’une telle appellation. Orthographe restituée : Madameta.

Tournaboup : Si je me souviens bien, d’autres endroit de la vallée portent ce nom. Seule possibilité : mot composé de « torna » (il revient », « il tourne »), et de « vo(l)p », le renard. Littéralement, donc : Tourne renard. Mais la encore , pourquoi ? Cette étymologie (latine) est au bout du compte assez peu sure, et des déformation ayant pu se produire au cours des siècles. Orthographe restituée : Tornavop.

La trace de la sortie

A propos Bernard Boutin

A 7 ans, mon père me trainait au tour du pic du Midi d’Ossau, en Béarn. A 17 ans, je faisais du stop avec mes skis de randonnée. Je me souviens qu’à la nuit tombée, à la sortie de Tarbes, un paysan me chargeait. Arrivé en rase campagne, en sortant les skis de la bétaillère, ceux-ci étaient plein de purin ! La passion était plus forte que ces petits désagréments. A 27 ans, je quittais un bon « job » à la Défense, pour « descendre » aux Pyrénées. A 37 ans, avec quelques copains, nous grimpions, en ski de randonnée, le Vignemale, le Balaitous et quelques autres… A 47 ans, 57 ans, les Pyrénées toujours. On l’aura compris, pour moi, sans les Pyrénées, point de respiration.
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